28/02/2017

LE MOT LE PLUS IMPORTANT DANS VOTRE VIE

Tous les mots ne sont pas égaux ! Certains d’entre eux comme les mots « paix » et « amour » peuvent littéralement activer des centaines de gènes réduisant le stress émotionnel et physique, alors que d’autres entraînent la libération immédiate de stresseurs biochimiques dans le cerveau et à travers votre corps[1].

Mais il y a forcément quelques mots, qui vous sont propres, qui ont le pouvoir de vous apporter du sens, de la satisfaction et même un sentiment de plénitude. Si vous les trouvez et passez quelques minutes chaque jour à les contempler, ils peuvent carrément transformer votre manière de travailler et améliorer vos relations.

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23/02/2017

LE POUVOIR DU OUI

Quand des coaches ou des thérapeutes apprennent à leurs clients comment reformuler leurs pensées ou inquiétudes de manière constructive, leur aptitude à communiquer s’améliore ainsi que leur sentiment de maîtrise et de confiance en soi. Il y a toutefois un problème : le cerveau répond paresseusement aux mots et pensées positives. Comme ils ne constituent pas une menace à notre survie, notre cerveau n’a pas besoin d’y répondre aussi rapidement qu’il le fait pour des mots ou pensées négatives.

Afin de surmonter ce biais neurologique, nous devons répétitivement et consciemment générer autant de pensée positives que possible. Barbara Fredrickson, une des fondatrices de la psychologie positive, a découvert que nous devrions produire au moins trois pensées positives pour chaque pensée négative. En-dessous de ce ratio, les relations personnelles et professionnelles se dirigent droit vers l’échec.

Ces données correspondent avec les recherches de Marcial Losada sur les équipes en entreprise et celles de John Gottman sur les couples mariés. En ce qui concerne ces derniers, un ratio inférieur aboutit dans 94% des cas à un divorce !

Si vous voulez par ailleurs que vos relations s’épanouissent, alors il vous faudra veiller à atteindre une proportion de cinq expressions positives pour chaque expression négative. Des pensées ou des commentaires comme « je suis déçu » ou « ce n’est pas ce que j’espérais » comptent pour un item négatif, tout comme un froncement des sourcils ou un détournement de tête.

En fait, cela n’a pas beaucoup d’importance si vos pensées positives sont irrationnelles ; elles élèveront de toute manière votre sentiment de bien-être et de satisfaction. Et d’être in fine plus réaliste et efficace dans la résolution de problèmes.

Les mots et pensées positifs activent les centres de la motivation dans le cerveau (le système dopaminergique) et aident à faire preuve de résilience et de créativité face aux difficultés. Selon un adage courant, il est alors plus facile de « transformer les problèmes en projets » en envisageant des manières d’agir plutôt que de se plaindre. Selon Sonja Lyubomirsky, une des principales expertes des recherches scientifiques sur le bonheur, ce sentiment est étroitement corrélé avec le fait de savoir savourer les expériences agréables du quotidien, de partager ses moments heureux avec les autres et d’entretenir des pensées bienveillantes envers soi-même.

Notre conseil : choisissez vos mots avec considération, et parlez lentement. Cela aide à contenir la propension du cerveau à se focaliser sur le négatif. Plusieurs recherches récentes ont montré que la simple répétition de mots comme « amour », « paix », ou « joie » activent environ 1’200 gènes abaissant les niveaux de stress et de tension émotionnelle ou physique.

Ce qui permet non seulement de se sentir mieux, mais encore de vivre plus longtemps et d’avoir des relations plus satisfaisantes avec les autres – au travail comme à la maison. Comme Fredrickson et Losada l’indiquent, si vous générez un minimum de cinq pensées positive pour chaque pensée négative, vous ferez l’expérience d’un « niveau de fonctionnement cérébral optimal ».

 

Jean-Dominique Michel, socio-anthropologue, et Mark Robert Waldman, professeur en neurosciences appliquées, Université Loyola-Marymount (Los Angeles)

15:15 Publié dans Neurosciences | Lien permanent | |  Facebook | | | |

21/02/2017

LE MOT LE PLUS DANGEREUX AU MONDE

Si nous vous faisons passer une IRM fonctionnelle –un gros aimant en forme de donut qui peut prendre une vidéo des modifications neurales qui se produisent dans votre cerveau- et apparaître devant vos yeux une image du mot « NON » pendant moins d’une seconde, vous pourrez constater la brusque production de plusieurs douzaines d’hormones et de neurotransmetteurs de stress. Ces substances biochimiques ont pour effet d’interrompre le fonctionnement normal du cerveau en perturbant la logique et la raison ainsi que les processus de langage et de communication.

En fait, voir simplement une liste de mots négatifs pour quelques secondes conduira une personne déprimée ou anxieuse à se sentir encore plus mal. Ruminer longuement ce type de pensées endommagera les structures de notre cerveau qui régulent notre mémoire, nos sentiments et nos émotions.

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