05/03/2018

Coûts de la santé : d'inconfortables vérités ?

La brutale et continuelle augmentation des primes d'assurance-maladie provoque actuellement bien des débats. Pourtant, malgré la qualité des acteurs en présence, on n'entend que peu parler des causes réelles de l'emballement ruineux que nous subissons (1).

Nous sommes plongés, dans ce domaine comme dans d’autres, dans une énorme crise systémique, avec un système de soins qui court à la faillite dans notre pays comme partout en Occident. Et la tension manifestée par les acteurs concernés révèle une inquiétante difficulté à penser et à agir.

Cette discorde fait du bruit et fâche un peu tout le monde. Elle renforce au passage un douloureux sentiment d'impuissance à trouver des solutions. Elle fait aussi diversion en masquant des réalités inconfortables- qui ne desservent pas tous les intérêts.


Relevons en premier lieu un singulier contresens, puisqu'il ne saurait évidemment y avoir de "coûts de la santé" ! Les coûts dont on parle sont ceux des maladies et des traitements médicaux qu'elles entraînent.

Parler des « coûts de la santé » aurait comme équivalences « coûts du bien-être et de la bonne humeur » pour les maladies psychiques, « coûts de la nature préservée » pour la pollution ou « coûts de la bonne gouvernance » pour les gaspillages et dégâts du mauvais management. A chaque fois que le choix des modalités de langage pose problème, il y a lieu de s’interroger.

Le seul moyen possible pour faire baisser les coûts de la maladie serait qu'il y ait moins de traitements, donc moins de médecine, parce que plus de santé. Or si la médecine est actuellement (assez) bonne pour traiter les maladies, elle reste très ignorante en matière de santé. Pour une raison simple : l'étude des processus et conditions favorisant la santé (saluto-genèse) n'est pas enseignée aux médecins en formation (2).

 

Or 80 % de la morbidité est aujourd'hui anthropogène

C'est-à-dire que 80% de l'ensemble des maladies dont souffrent les gens sont générées par nos conditions de vie, et seraient évitables si on en s'en occupait réellement (3).

C'est ce qu'indique la recherche actuelle, en particuler par la mise en lumière des liens entre le cycle métabolique "atteinte du microbiote - stress oydatif - inflammation chronique de bas grade" et l'ensemble des grandes pathologies non-infectieuses (maladies cardiovasculaires, diabètes, cancers, maladies dégénératives, neurologiques, auto-immunes, et même psychiatriques (4).

La médecine consacre aujourd'hui ses forces à soigner à grand coût des maladies largement évitables, se cantonnant à réparer (plus ou moins bien) les dommages. Si ce modèle constitue aux yeux des décideurs une politique de santé digne de ce nom, nous pouvons continuer à nous faire du souci pour nos porte-monnaies.

Chercher pourquoi règne une telle inaptitude à prendre le problème par le bon bout, c'est tirer un sacré fil de la pelote dans laquelle nous nous débattons. Car si la population s'appauvrit à mesure de l'augmentation régulière des primes, ce n'est pas le cas de tout le monde.

 

Money money money

Il existe, c'est délicat mais il faut le dire, toute une superposition d'intérêts socio-économiques, petits et grands, qui tirent profit, avec ou sans malice, du système actuel. L'économie de la maladie est un secteur juteux qui fournit du travail à une multitude d'acteurs allant des milieux modestes aux plus aisés en passant par toutes les strates de la classe moyenne (ou ce qu'il en reste, déduction faite des primes d'assurance-maladie).

Ce constat n'implique pas de procès d'intention générique. Les soignants comme les administrateurs ou les formateurs sont dans leur grande majorité intègres et œuvrent avec abnégation dans des conditions difficiles. Au sein toutefois d'un système malade.

Et comme on le sait, on peine à mordre (ou à vouloir changer) la main qui donne la pitance. Il y a donc un immobilisme systémique, combiné à l'inquiétant épuisement des acteurs en question, de plus en plus surchargés et sous pression.

Mais aussi, et c'est plus grave, les dérives d'un système dont la priorité n'est pas, quoi qu'en en dise, le bien du patient. Le grand public l'ignore, mais le domaine médical est actuellement plongé dans une crise si profonde que même les principales revues scientifiques -pourtant économiquement dépendantes - tirent frénétiquement la sonnette d'alarme depuis quelques années.

 

Dérives

Manipulation des données et des normes, falsification massive de la recherche, invention de diagnostics pour pouvoir écouler de nouveaux médicaments, emprise d'intérêts privés sur les systèmes décisionnels publics, défaillances des autorités de surveillance et corruption systémique sont les tristes scories d'un business visant à rendre captifs, si possible de manière chronique, des pans entiers de la population (5).

Dans un fameux rapport (6) datant de 2005 mais toujours d'actualité, la Chambre des Communes du Royaume-Uni posait un diagnostic sans détours : « L’industrie pharmaceutique trahit ses responsabilités à l’égard du public et des institutions. Les grandes firmes se sont de plus en plus focalisées sur le marketing, plus que sur la recherche, et elles exercent une influence omniprésente et persistante, non seulement sur la médecine et la recherche, mais sur les patients, les médias, les administrations, les agences de régulation et les politiques. (...) Elle s’est imbriquée dans tout le système, à tous les niveaux. C’est elle qui définit les programmes et la pratique médicale. Elle définit aussi les objectifs de recherche de médicaments sur d’autres priorités que celles de la santé publique, uniquement en fonction des marchés qu’elle peut s’ouvrir. Elle détermine non seulement ce qui est à rechercher, mais comment le rechercher et surtout comment les résultats en seront interprétés et publiés. Elle est maintenant hors de tout contrôle. Ses tentacules s’infiltrent à tous les niveaux. Il faut lui imposer de profonds changements. »

Notre "système de santé" est en fait une économie de la maladie. Tout le système est agi et piloté au profit d'une industrie dont l'influence, les marges et les bénéfices sont hors de toute mesure (7). Les médecins, les facultés de médecine et les hôpitaux sont de facto sous la coupe de ces groupes qui dictent les usages et les pratiques, tiennent le marché, financent l'entier des congrès médicaux dans le monde et contrôlent tant la recherche que la presse spécialisée (8).

 

Traitements, médicaments et/ou soins ?

Ce qui n'exclut pas l'efficacité relative des traitements, mais focalise de manière problématique l'entier des ressources vers une médecine technique, s'occupant des dégâts, et monomaniaquement tournée vers la chimie. Que les médicaments soient une ressource utile en santé, parfois nécessaires, est une évidence. Mais qu'ils en constituent la principale sinon la seule est un non-sens lourd de conséquences. Parce que les principaux déterminants du rétablissement et de la santé tiennent au mode de vie, ainsi qu'à des facteurs relationnels, communautaires et existentiels (9).

Les soignants, les indicateurs de santé le montrent, sont eux-mêmes en sérieuse souffrance (10) perdus au sein de ce système d'exploitation, largement confus quant aux ressources qui pourraient aider leurs patients. Lorsqu'on connaît l'importance de l'intégrité, des valeurs et du sens pour se sentir bien au travail (11), on ne peut qu'y voir un symptôme supplémentaire d'une pathologie systémique affectant des professionnels profondément dévoués et compétents. Mais désinformés.

 

Ce n'est pas tout

En analysant les causes impliquées dans le bataillon des maladies évitables, on trouve 5 grandes catégories de facteurs : mauvaise alimentation, pollution, stress, manque de sommeil et sédentarité (12) Avec à nouveau de gros, très gros intérêts en jeu.

Faire baisser rapidement les "coûts de la santé" ? Ce serait à vrai dire assez simple, par exemple :

  • en taxant la malbouffe (produits transformés et/ou pollués) et en affectant le produit pour faire baisser le prix des aliments sains ;
  • en interdisant le diesel, les perturbateurs endocriniens, les poisons domestiques et les pesticides ;
  • en remplaçant partout où cela est possible les traitements médicaux par des remèdes naturels ou des pratiques de santé montrant une efficacité comparable ;
  • en menant des vraies campagnes d’information sur les causes des maladies ;
  • en formant la population, les autorités, employeurs, employés et médias aux stratégies de santé ainsi qu'aux bonnes pratiques managériales et sociales ;
  • en développant des centres de ressources communautaires consacrés à l'empowerment en santé de la population...

...il serait littéralement possible de faire baisser les primes d’assurance-maladie de 40 à 60% en cinq ans. Épidémio-logique!

 

Mais non mais non...

Si d'un point de vue sanitaire, ceci coule de source, c'est bien sûr ailleurs que la difficulté se pose. Le vrai problème, c'est que nous avons donné licence aux grands complexes industriels (agroalimentaire, pétrochimie, transports, pharmas) de prospérer en inondant le marché de produits qui endommagent ou détruisent la santé des gens.

Les particules fines, par exemple, c’est 430’000 morts (et des dizaines de millions de malades) en Europe et par an (13). Soit l'équivalent de la population totale de la Suisse exterminée tous les 20 ans !

La malbouffe ? La principale cause de maladie, toutes catégories confondues (14). 85% de l'assortiment alimentaire courant, vendu en supermarché, tombe dans cette catégorie.

Les pesticides ? Couplés aux particules fines, la première cause d'explosion du nombre de cas d'autisme (15) et avec le sucre, de maladies dégénératives (16).

La chimie toxique ? plus de 100'000 substances dangereuses qui circulent dans l'environnement comme dans nos maisons et nous empoisonnent jour après jour (17).

Les médicaments et les traitements médicaux inutiles ou mal prescrits ? La troisième cause de mortalité en Occident (18) !

Le stress au travail ? Une épidémie qui fragilise aujourd'hui la santé de près de la moitié des travailleurs sans qu'on ne s'en soucie sérieusement (19).

Le constat est cinglant : les consortiums qui contrôlent aujourd'hui la quasi-totalité de la production agricole, de l'alimentation, de la chimie, de l'énergie, des transports, des médias, de la publicité et des médicaments, prospèrent sur nos cancers, nos infarctus, nos AVC, nos diabètes, nos Alzheimer, Parkinson, dépressions et autres scléroses en plaque.

Vous n'étiez pas au courant ?

 

Epidémiologie et politique

C'est ennuyeux : nos parlementaires, gouvernants et autorités de santé ne font pas ce qu'il faudrait pour protéger la population. Il faut bien mourir de quelque chose ? Sans doute, mais peut-être pas pour alimenter la voracité de groupes soudoyant au passage la démocratie avec des pratiques systémiques de corruption institutionnelle (20) inspirées de celles inventées alors par l'industrie du tabac (21).

La lenteur des dégâts pose par ailleurs une difficulté liée au temps politique. Imaginons le terrorisme faisant 428'000 victimes par an en Europe : nous serions sur pied de guerre, avec des militaires à chaque coin de rue. 428'000 morts de rougeole ? Nous vaccinerions même les hérissons et les vers de terre ! Mais 428'000 citoyens mourant à petit feu, les poumons laminés dans une asphyxie silencieuse...

Ou le même nombre, empoisonnés par des traitements et des médicaments inutiles, qui ne devraient même pas être sur le marché (22). "Vous exagérez, me dira-t-on, vous noircissez le tableau !" Ben : non.

 

Une pathogénie requérant lucidité et intégrité

Nous vivons ainsi, malgré les progrès de la médecine et la diminution importante de la violence interpersonnelle, dans une société devenue toxique et pathogène. Avec une lourde charge de maladies chroniques, là où nous devrions vivre en excellente santé, vieillissement compris, avec des primes d'assurance-maladie stabilisées autour de 100.- par personne et par mois.

Le constat est embarrassant, et on comprend que certains préfèrent regarder ailleurs. Sans que cela soit très utile pour mettre un frein à l'inexorable augmentation des coûts de notre "système de santé", essuyés par des contribuables-citoyens passant sagement à la caisse année après année, se faisant dire au passage combien leur santé coûte cher...

Nous avons urgemment besoin d'une autre approche de la santé, audacieuse, et pertinente. Nous en verrons les possibles lors des prochains billets. Heureusement ils existent : notre espèce n'est pas avare en ressources de résilience et de rétablissement -donc de santé !

Mais nous avons aussi grandement besoin, en ces temps de bouleversements sociétaux généralisés, d'une capacité nouvelle à penser nos réalités humaines d'une manière systémique et globale. Plus lucide, assurément, et surtout plus intègre.

En matière de santé comme ailleurs, le reste est hélas enfumage et soulagement dans un violon.

 

 

(1) à la notable exception des contributions de Patrick Saudan, Bernard Buchs et Roland Niedermann, cf. de ce dernier La maladie du système de santé in Le Temps, 19 juin 2017. Quant à Mauro Poggia, il faut lui reconnaître le mérite d'avoir relancé une politique de promotion de la santé à Genève que son prédécesseur avait envoyée à la casse.

(2) Ainsi, pour le plus important facteur de risque global (l'alimentation) l'enseignement médical prévoit en tout et pour toute quelques heures de cours -truffées de données erronées- sur sept années d'études !

(3) Les chaînes de causalité n'étant pas définitivement bouclées, la proportion fait encore débat. Nous en sommes (en termes de données probantes) à 50 à 60% de la pathologie globale ; en causes de mortalité, déjà à près de 80%. A ce sujet :

Bodai BI, Nakata TE, Wong WT, et al. Lifestyle Medicine: A Brief Review of Its Dramatic Impact on Health and Survival. The Permanente Journal. 2018;22:17-025.

Ma, Jun et al., Precision Lifestyle Medicine, American Journal of Preventive Medicine, Volume 50, Issue 3, 395 - 397

Kushner, Robert F.; Sorensen, Kirsten Webb, Lifestyle medicine: the future of chronic disease management, Current Opinion in Endocrinology, Diabetes and Obesity: October 2013 - Volume 20 - Issue 5 - p 389–395

(4) Rajendran, P., Chen, Y.-F., Chen, Y.-F., Chung, L.-C., Tamilselvi, S., Shen, C.-Y., Day, C. H., Chen, R.-J., Viswanadha, V. P., Kuo, W.-W. and Huang, C.-Y. (), The multifaceted link between inflammation and human diseases.  J Cell Physiol. 11 janvier 2018

Egger G, Dixon J. Beyond Obesity and Lifestyle: A Review of 21st Century Chronic Disease Determinants. BioMed Research International. 2014;2014:731685.

Najjar S, Pearlman DM, Alper K, Najjar A, Devinsky O. Neuroinflammation and psychiatric illness. Journal of Neuroinflammation. 2013;10:43.

(5) Smith Richard, Medical Journals Are an Extension of the Marketing Arm of Pharmaceutical Companies, PLoS, Vol 2 n°5, mai 2005, 10.1371

Angell Marcia, Industry-Sponsored Clinical Research: A Broken System, The Journal of the American Medical Association, September 3, 2008

Rodwin, Marc A., Institutional Corruption and the Pharmaceutical Policy (December 6, 2013). Journal of Law, Medicine and Ethics, Vol. 41, p, 544, 2013; Suffolk University Law

Harvard University, Edmond J. Safra Center for Ethics, rapports et projets de recherche:

           The Pharmaceutical Industry, Institutional Corruption, and Public Health

           Corruption and Justification in the Ghost Management of Medical Research

(6) House of Commons, Health Committee, The Influence of the Pharmaceutical Industry, Fourth Report of Session 2004–05, London: The Stationery Office Limited. Voir aussi :

Corruption in the Pharmaceutical Sector, Diagnosing the challenges, Transparency International 2016

(7) Médecins du Monde en lutte contre les profits de l'industrie pharmaceutique, Challenges, 3 juillet 2017 ; ou encore : Kempf Antoine, L’industrie pharmaceutique fait plus de bénéfices que l'industrie du luxe, FranceInfo, 15 mars 2016

(8) Thibert Cécile, L’enseignement médical sous influence en France, Le Figaro, 10 janvier 2017

Sah, Sunita and Fugh-Berman, Adriane, Physicians Under the Influence: Social Psychology and Industry Marketing Strategies, Journal of Law, Medicine and Ethics, 2013, 41(3), 665-672;

Angelle Marcia, Drug Companies & Doctors: A Story of Corruption, The New York Review of Books,  15 Janvier 2009

(9) Monbiot George, The town that’s found a potent cure for illness – community, The Guardian, 21 février 2018

(10) Omélianenko Irène, Un tabou : le suicide des médecins, France Culture, 20 juin 2016

Canoui Pierre, Mauranges Aline et Florentin Anne, Le burn-out à l'hôpital : le syndrome d'épuisement professionnel des soignants, Masson, 2008

Herchkovitch Jonathan, Les psychiatres au bord du burn-out. Qui vont-ils consulter? What's up doc? 29 novembre 2017

(11) Michel Jean-Dominique, Santé globale et performance en entreprise, StandOut-Consulting, Genève, 2017

(12) Rippe James ed., Lifestyle Medicine, 2nd edition, CRC Press, 2013

Vineis P, Wild CP, Global cancer patterns: causes and prevention, Lancet. 2014 Feb 8;383(9916):549-57.

Medic G, Wille M, Hemels ME. Short- and long-term health consequences of sleep disruption. Nature and Science of Sleep. 2017; 9:151-161.

Preventing Non-Communicable Diseases (NCDs) by Reducing Environmental Risk Factors, OMS / WHO, 2017

(13) Charki Marc, Les particules fines coupables de 428.000 morts prématurées en Europe, Le Figaro, 12 octobre 2017

(14) Greger Michael, Food as Medicine, TEDxSedona, 28 février 2018

Comment ne pas mourir, mieux manger peut vous sauver la vie, Belfond, 2017

(15) Greger Michael, The Role of Pesticides & Pollution in Autism, Nutrition Facts, Volume 40, 29 janvier 2018

(16) Khazan Olga, The Startling Link Between Sugar and Alzheimer's, The Atlantic, 26 janvier 2018

(17) Rosier Florence, L'air intérieur, principal coupable de la pollution atmosphérique, Le Temps, 15 février 2018

Foucart Stéphane et Santi Pascale, Des enfants qui naissent « prépollués », Le Monde, 21 octobre 2015

(18) Makary Martin, Daniel Michael, Medical error—the third leading cause of death in the US, BMJ 2016; 353

Bégaud Bernard & Costagliola, Rapport sur la surveillance et la promotion du bon usage du médicament en France, Ministère des Solidarités et de la Santé, Paris, 2013

(19) Les chiffres inquiétants du stress au travail, Le Point, 27 novembre 2017

Michel Jean-Dominique, Absentéisme dans les institutions publiques : please do something !, Les Blogs, Tribune de Genève, 14 novembre 2017

(20) Harvard University, Edmond J. Safra Center for Ethics, rapports et projets de recherche :

The Economy of Influence Shaping American Public Health and the Environment

Varieties of Corruption and the Architecture of Public Trust

Cartier-Bresson, J. Corruption et gouvernance, un enjeu mondial majeur in En quête d’alternatives : L’état du monde 2018 (pp. 76-84). Paris : La Découverte.

Alain Deneault, De quoi Total est-elle la somme ? Multinationales et perversion du droit. Revue Projet, 2017, 358,(3), 90-91.

 (21) Greger Michael, Big Food Using the Tobacco Industry Playbook, Nutrition Facts, Volume 27, 6 Novembre 2015. On se souvient aussi du triste épisode :

Foucart Stéphane, Horel Stéphane , "Monsanto papers", désinformation organisée autour du glyphosate, Le Monde, 3 octobre 2017

(22) Cf. Petit manuel de Pharmacovigilance et de Pharmacologie clinique, Revue Prescrire, 2ème édition, 2017

 

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