BROUHAHA SUR LES PRIMES

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Je m'excuse d'insister : 80% de la morbidité globale (de toutes les maladies !) serait évitable si l'on s'occupait de protéger la population de ce qui endommage sa santé (pollution, malbouffe, bruit, mauvaise organisation du travail, sédentarité et mauvaise médecine - qui constitue la troisième cause de maladie et de décès).

Tant qu'on n'agira pas sérieusement sur ce qui empoisonne les gens et les rend malade, on continuera à accorder des rentes de situation à des industries toxiques et à voir les primes augmenter.

Le plan de prévention et de promotion de la santé récemment présenté à Genève est bon.

Mais les politiques publiques ne sont pas à la hauteur des enjeux et des besoins. Il y a urgence socio-sanitaire autant que climatique -la prise en otage systémique de la population est la même !

Comprendre le fond du problème est assez simple :

80% des maladies seraient évitables. Elles sont dites "anthropogènes" car elles ont des causes non pas naturelles, mais tenant à notre mode de vie.

Des industries gigantesques tirent profit d'écouler des produits malsains qui détruisent la santé des gens. Comme la malbouffe, la pétrochimie, les pesticides, le bruit, le stress au travail, etc.

Elles manipulent les données et la recherche pour noyer le poisson.

L'état de la santé de la population en pâtit lourdement - ces facteurs sont à l'origine de 90% des maladies cardiovasculaires, 80% des diabètes, 50% au moins des cancers, des maladies auto-immunes, neuro-dégénératives et même psychiatriques, ainsi que de l'épidémie de douleurs chroniques.

Ce qu'aucun responsable politique n'ose dire, c'est que ces grandes industries ont des rentes de situation liées à un véritable "permis d'empoisonner" accordées par nos "démocraties". Elles infiltrent les gouvernements, les parlements, les soi-disant instances de contrôle et de régulation, de sorte à ce que rien ne vienne faire obstacle à leur soif de profit, quels qu'en soient les coûts sur la population.

Le jour où un responsable politique osera mettre sur la table ces éléments de compréhension, établis par la recherche scientifique, peut-être aurons-nous une chance d'avancer.

D'ici là : la honte. Et une triste manipulation collective.

 

 

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