09/06/2017

Le traitement "M"

Il s’agit d’une des stratégies les plus efficaces pour réduire l’anxiété, la douleur, le stress préopératoire, la dépression, l’hypertension artérielle et différents symptômes neurologiques ! Un indice : la réponse commence avec la lettre M. Et non, il ne s’agit ni de la médecine ni de la marijuana, mais cela améliore le sommeil, la mémoire, la capacité d’apprentissage, l’humeur et la qualité de vie en général. Les effets sont modérés mais systématiquement supérieurs à ceux du placebo et possiblement équivalents à ceux d’une psychothérapie classique. Et nous disposons de 50 méta-analyses à son sujet, couvrant plus de 1'000 recherches différentes. Quel est ce secret ? La musique !

Une suggestion : choisissez votre musique préférée comme fond sonore quand vous travaillez, quand vous voulez vous détendre ou quand vous vous sentez tendus. Vous sentez-vous au trente-sixième sous-sol ou frustré ? Réfléchissez à votre situation en dansant sur une musique pleine de peps. Avez-vous besoin de vous apaiser ? Jouez une musique lente et douce, en évitant toutefois les tonalités mineures qui éveillent la mélancolie. A ce sujet, écouter de la musique triste lorsque nous sommes tristes… est une bonne idée ! La recherche montre que cela aide le balancier émotionnel à repartir vers la neutralité, une fois que ce sentiment a été pleinement éprouvé.

 

Jean-Dominique Michel & Mark Robert Waldman

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06/06/2017

COMBIEN FAUT-IL DE NEURONES POUR CHANGER UNE AMPOULE ?

Réponse : les 80 milliards qui habitent votre boîte crânienne ne suffisent pas ! Vous avez également besoin de 80 milliards de cellules gliales ! 80 milliards est la nouvelle estimation du nombre de chacune de ces catégories de cellules.

C’est plutôt trash : un neuroscientifique a mis des cerveaux dans un mixer, les a réduits en purée (les différentes parties du cerveau ont des densités de neurones différentes) et a compté différents échantillons ! Mais en plus de neurones, le cerveau est constitué de cellules gliales qui réparent les neurones endommagés et recyclent les neurotransmetteurs.

Ces auxiliaires ont aussi une « conscience » propre, ils déambulent pour se rendre utiles et aider les neurones qui eux-mêmes remuent, se déplacent, étirent et rétractent axones et dendrites dans un ballet étonnant comme vous pouvez le contempler ici :

 https://www.youtube.com/watch?v=4TwluFDtvvY

et ici une vue des cellules gliales réparant et réapprovisionnant les neurones. Epatant,  non ?

https://www.youtube.com/watch?v=MinvSz4LaXs&index=4&a...

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02/06/2017

BURN-OUT ET EPUISEMENT PROFESSIONNEL : une pratique de prévention validée scientifiquement

Le burn-out professionnel est devenu un problème de santé majeur à l’échelle mondiale, avec une prévalence particulièrement élevée chez les soignants et les entrepreneurs. Offrir des stratégies basées sur des données probantes (evidence-based) présente de nombreux avantages sur les recettes et conseils « de bon sens » que l’on trouve en abondance dans la littérature et sur les blogs.

Une stratégie ou une technique n’est considérée comme scientifiquement valide que si elle peut être testée en théorie ET dans la pratique, en conclusion d’une étude bien construite, vérifiée par des pairs. C’est la raison pour laquelle bien des formes de thérapie populaire ou empirique sont regardées avec scepticisme par la communauté scientifique. Certes,  scepticisme ne veux pas dire rejet : cela signifie simplement qu’il n’est pas possible de savoir si une pratique, un service ou un produit a une efficacité propre ou relève simplement de l’effet placebo.

Par exemple, au cours de la seconde moitié du XXème siècle, il était impossible d’évaluer l’effet de la prière et la méditation sur la santé parce que leur théorie sous-jacente reposait sur des notions théologiques ou métaphysiques (p.ex. Dieu, le karma, la loi de l’attraction, l’énergie spirituelle, etc.) dont est impossible de prouver l’existence ou l’inexistence. Mais grâce aux recherches en imagerie cérébrale réalisées par Newberg, Waldman, Davidson et d’autres, nous disposons maintenant de données fiables indiquant que les pratiques de conscience contemplatives (religieuses ou non-religieuses) ont un effet stabilisateur sur le cerveau et améliorent ses performances.

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22/05/2017

SAVOURER : un ingrédient de base de la psychologie positive, et une nouvelle stratégie pour la pleine conscience

La plupart des formes de thérapie, de coaching ou de formation se concentrent sur trois types d’objectifs : réduire les effets de difficultés, résoudre des problèmes particuliers et/ou développer de nouvelles compétences. Quand un problème se manifeste, deux autres stratégies sont possibles et de plus en plus souvent utilisées : composer avec et accepter.

La pratique de la pleine conscience a introduit une nouvelle stratégie qui a fait ses preuves comme une des manières les plus efficaces de gérer les émotions et les pensées négatives : les observer dans une attitude de non-jugement. Il s’agit de les regarder d’une manière neutre et détachée, comme si elles étaient des scènes projetées sur un écran géant que vous regardiez en prenant des notes assis dans la salle. Ceci « amortit » l’expérience de n’importe quel état émotionnel. L’imagerie cérébrale montre que cela change le fonctionnement du cerveau en permettant de ressentir plus de sérénité, de confiance et d’optimisme.

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16/05/2017

TRAUMAS, NEGLIGENCES ET MEDITATION

La recherche en santé publique confirme que les expériences négatives vécues au cours de l’enfance ont un impact majeur sur l’état de santé tout au long de la vie, et sont corrélées avec un risque accru de souffrir d’anxiété, de dépression, de maladies cardio-vasculaires, de diabète, d’asthme, de troubles du sommeil, d’agressivité, d’instabilité relationnelle ou professionnelle, et même le risque de basculer dans la criminalité.

Quand des enfants sont victimes d’abus, de négligence ou d’autres formes de traumas (incluant le harcèlement sur les réseaux sociaux), cela peut endommager différentes partie du cerveau, en particulier le cortex préfrontal et le mésencéphale. De tels événements sont nommés aujourd’hui « Adverse Childhood Experiences » (ou ACEs) dans la littérature scientifique.

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