14/03/2017

APPRENDRE ET MEMORISER EN UTILISANT LES SPECIFICITES DU CERVEAU 

Malgré les immenses progrès réalisés en psychologie et en sciences sociales, notre système éducatif n’a pas beaucoup évolué au cours des deux cent dernières années. La recherche en neurosciences montre pourtant que la relaxation, la créativité, l’imagination et l’intuition ont autant d’importance que les modes d’apprentissage traditionnels. Par exemple, la clé pour tirer le meilleur profit de n’importe quelle conférence, livre, cours ou émission audiovisuelle consiste à faire des aller-retours fréquents entre des moments de concentration intense et de brèves périodes de détente. Ce qui réduit le stress cérébral, prévient les décrochages d’attention et permet à votre cerveau d’absorber efficacement l’information nouvelle.

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08/03/2017

LES « PREUVES SCIENTIFIQUES » DE LA PUB SONT POUR LA PLUPART FAUSSES !

Prenez votre magazine favori –Vogue, Psychologies, Paris-Match- et parcourez les publicités qui s’y trouvent. Vous verrez certains bandeaux caractéristiques « Prouvé cliniquement » « Une innovation technologique » « Dix ans de recherche ». Une équipe de chercheurs s’est penché sur plus de 300 annonces de cosmétiques dans les principaux magazines et a découvert que 82% de ces affirmations étaient fausses, soit purement mensongères, soit vagues au point de ne rien vouloir dire[1].

La publicité mensongère est devenue en quelque sorte une norme dans certains domaines ; non seulement elle aide à vendre, mais elle suscite aussi souvent une adhésion irrationnelle auprès des clients qui la croient, et qui peuvent réagir avec colère face aux remises en question des produits auxquels ils sont attachés.

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06/03/2017

Dé-stresser en 60 secondes ?

Cette question a toutes les apparences d’une injonction paradoxale, comme « il est obligatoire d'être libre », le fameux « sois spontané ! » des systémiciens ou, pour les croyants, la jolie prière de la patience : « Mon Dieu, donne-moi la patience…. tout de suite ! »

Les injonctions paradoxales sont stressantes et même destructrices pour le bien-être et la santé. Pourtant, il existe bel et bien un moyen imparable pour faire baisser le stress en soixante secondes ou moins.

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28/02/2017

LE MOT LE PLUS IMPORTANT DANS VOTRE VIE

Tous les mots ne sont pas égaux ! Certains d’entre eux comme les mots « paix » et « amour » peuvent littéralement activer des centaines de gènes réduisant le stress émotionnel et physique, alors que d’autres entraînent la libération immédiate de stresseurs biochimiques dans le cerveau et à travers votre corps[1].

Mais il y a forcément quelques mots, qui vous sont propres, qui ont le pouvoir de vous apporter du sens, de la satisfaction et même un sentiment de plénitude. Si vous les trouvez et passez quelques minutes chaque jour à les contempler, ils peuvent carrément transformer votre manière de travailler et améliorer vos relations.

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23/02/2017

LE POUVOIR DU OUI

Quand des coaches ou des thérapeutes apprennent à leurs clients comment reformuler leurs pensées ou inquiétudes de manière constructive, leur aptitude à communiquer s’améliore ainsi que leur sentiment de maîtrise et de confiance en soi. Il y a toutefois un problème : le cerveau répond paresseusement aux mots et pensées positives. Comme ils ne constituent pas une menace à notre survie, notre cerveau n’a pas besoin d’y répondre aussi rapidement qu’il le fait pour des mots ou pensées négatives.

Afin de surmonter ce biais neurologique, nous devons répétitivement et consciemment générer autant de pensée positives que possible. Barbara Fredrickson, une des fondatrices de la psychologie positive, a découvert que nous devrions produire au moins trois pensées positives pour chaque pensée négative. En-dessous de ce ratio, les relations personnelles et professionnelles se dirigent droit vers l’échec.

Ces données correspondent avec les recherches de Marcial Losada sur les équipes en entreprise et celles de John Gottman sur les couples mariés. En ce qui concerne ces derniers, un ratio inférieur aboutit dans 94% des cas à un divorce !

Si vous voulez par ailleurs que vos relations s’épanouissent, alors il vous faudra veiller à atteindre une proportion de cinq expressions positives pour chaque expression négative. Des pensées ou des commentaires comme « je suis déçu » ou « ce n’est pas ce que j’espérais » comptent pour un item négatif, tout comme un froncement des sourcils ou un détournement de tête.

En fait, cela n’a pas beaucoup d’importance si vos pensées positives sont irrationnelles ; elles élèveront de toute manière votre sentiment de bien-être et de satisfaction. Et d’être in fine plus réaliste et efficace dans la résolution de problèmes.

Les mots et pensées positifs activent les centres de la motivation dans le cerveau (le système dopaminergique) et aident à faire preuve de résilience et de créativité face aux difficultés. Selon un adage courant, il est alors plus facile de « transformer les problèmes en projets » en envisageant des manières d’agir plutôt que de se plaindre. Selon Sonja Lyubomirsky, une des principales expertes des recherches scientifiques sur le bonheur, ce sentiment est étroitement corrélé avec le fait de savoir savourer les expériences agréables du quotidien, de partager ses moments heureux avec les autres et d’entretenir des pensées bienveillantes envers soi-même.

Notre conseil : choisissez vos mots avec considération, et parlez lentement. Cela aide à contenir la propension du cerveau à se focaliser sur le négatif. Plusieurs recherches récentes ont montré que la simple répétition de mots comme « amour », « paix », ou « joie » activent environ 1’200 gènes abaissant les niveaux de stress et de tension émotionnelle ou physique.

Ce qui permet non seulement de se sentir mieux, mais encore de vivre plus longtemps et d’avoir des relations plus satisfaisantes avec les autres – au travail comme à la maison. Comme Fredrickson et Losada l’indiquent, si vous générez un minimum de cinq pensées positive pour chaque pensée négative, vous ferez l’expérience d’un « niveau de fonctionnement cérébral optimal ».

 

Jean-Dominique Michel, socio-anthropologue, et Mark Robert Waldman, professeur en neurosciences appliquées, Université Loyola-Marymount (Los Angeles)

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