Des primes d'assurance maladie à 150 francs ? (04/11/2016)

Petit retour, car cela mérite qu'on enfonce le clou : la recherche scientifique montre que 60 à 70% des maladies pourraient être évitées par quelques ajustement simples du mode de vie. Et nous parlons ici aussi bien des "petites" maladies (grippes, bronchites, gastros, etc.) que des maladies graves ou chroniques. Et donc des deux tiers de nos primes d'assurance-maladie !

90% des maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité, pourraient être évitées. 80% des cas de diabète. 30 à 50% des cancers. Etc.

Comment ? A partir de quatre petits principes tout simples touchant au mode de vie.

Vous ne le saviez pas ? Votre médecin ne vous l'a pas dit ? Les autorités restent muettes ? Vos journaux ne l'écrivent pas ? Ben oui...

Un entrefilet publié ce jour dans la TG relève que seuls 22% des Suisses mangent les cinq portions quotidiennes de fruits et légumes recommandées.

Or l'adoption d'une alimentation essentiellement végétale et complète (fruits et légumes, céréales, légumineuses et noix non raffinées et exemptes de pesticides et autres polluants) est la mesure ayant le plus grand impact sur la santé. On considère que 9 portions quotidiennes sont souhaitables, avec un effet démontré sur la santé physique mais aussi mentale.

Si en plus vous faites une demi-heure d'exercice quotidienne (marcher d'un bon pas suffit...), que vous évitez d'être en surpoids (45% des Suisses le sont) et vous abstenez de fumer, vous réduisez dans la proportion indiquée le risque de connaître les problèmes de santé évoqués plus haut, ainsi que de deux tiers tous les autres.

La rétention de cette information, le manque de formation des médecins ainsi que l'absence d'une politique publique qui œuvre à encourager les gens à protéger leur santé constituent un pur scandale.

Comme les affirmations demandent à être documentées et vérifiées, je transmets aux lecteurs la référence d'un site, Nutritionfacts.org, qui présente les données "evidence-based" (démontrées scientifiquement) à l'appui de celles avancées ici -et bien d'autres. Médecin engagé dans la mission de porter ces données à la connaissance du public, le Dr Michael Greger épluche la littérature scientifique pour en rendre les conclusions disponibles à chacun.

Et explicite par ailleurs les logiques qui mettent en échec cette diffusion, laissant le champ libre au développement des problèmes de santé tout en faisant passer à la caisse le citoyen-contribuable-consommateur.

Parler des scandales est toujours compliqué, on court le risque de passer pour un oiseau de mauvais augure, un contestataire ou un insatisfait. C'est quand ils émergent au grand jour qu'on regarde en arrière avec consternation et l'embarras d'avoir été si peu "aware", et en définitive passivement complices d'une aberration destructrice.

La manière dont la santé de la population est prise en otage par des intérêts privés avec la complicité des pouvoirs publics apparaîtra tôt ou tard comme un pur scandale. Alors autant le dire tout de suite, en assumant le risque de passer pour un fâcheux... En tant qu'anthropologue de la santé, il serait irresponsable de ne pas indiquer une connaissance aussi importante. En attendant que les "responsables" politiques et médicaux veuillent bien y prêter attention.

Les 4 mesures pour prévenir la plupart des maladies

 

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