Les vertus du coronavirus (02/03/2020)

Cette bestiole aura réussi la prouesse de faire bouger les gouvernements -dont le nôtre- à la vitesse grand V, là où leur empressement à protéger la santé de la population de ce qui la menace est habituellement lymphatique.

Notre conseiller fédéral Alain Berset a ainsi doctement déclaré qu'un conseiller fédéral "se doit de dire la vérité, quitte à être impopulaire"...

 

Nous nous réjouissons donc de l'entendre rappeler que 80% des maladies (en termes de morbidité comme de mortalité) dont souffre la population sont une conséquence directe du laxisme de notre législation. La laissant exposée à cinq facteurs de risque majeurs : l'alimentation toxique, la pollution atmosphérique, les polluants chimiques, la sédentarité et le stress.

Que les industries agroalimentaire, pétrochimique et des transports déversent à longueur d'année des substances hautement toxiques qui tuent -littéralement- des dizaines de milliers de personnes dans notre pays chaque année, y compris des enfants.

Que des groupes comme Nestlé, Coca-Cola et autres provoquent, en écoulant leur malbouffe (première cause de maladies dans notre société), des centaines de milliers de nouveaux cas de diabètes, de cancers, de maladies auto-immunes ou neurodégénératives chaque année.

Que la troisième cause de mortalité dans nos sociétés est la mauvaise médecine (médicaments dangereux, faux diagnostics, mauvais traitements) et que la moitié des médicaments sur le marché ne passeraient pas les tests de validation actuels, n'ayant que peu ou pas d'effet thérapeutiques mais des effets secondaires nocifs...

Que les empoisonneurs que sont Syngenta ou Bayer ont réussi à nous faire croire qu'une production agricole basée sur des polluants dangereux était incontournable, à tel point que même le plus consciencieux des consommateurs de produits bio est envahi de dizaines de poisons (on en retrouve aujourd'hui en moyenne une centaine dans le lait maternel humain).

Que ces grandes industries toxiques ont infiltré les instances de contrôle étatique, manipulent la science, et font du profit au prix de millions de morts évitables en Europe.

Que nos parlementaires fédéraux -principalement de droite- sont d'une ignorance sommitale sur ces questions ou en tout cas dans un vigoureux déni...

Alors oui, cloîtrons-nous à cause d'un banal virus !

Alors qu'habituellement on laisse mourir sans s'en émouvoir plus de 5'000 personnes chaque année, intoxiquées aux particules fines le long des axes routiers ou en-dessous des couloirs aériens -et que le TCS fait recours à la première velléité de protéger la population-, voilà que le Saint-Gothard se vide !

On découvre qu'on n'a pas forcément besoin d'un Salon de l'auto chaque année, avec ses interminables bouchons entre Genève et Lausanne. Qu'on peut faire autre chose le samedi que du shopping en ville - l'industrie textile est la seconde plus polluante au monde. Même les politiques renoncent à serrer les mains -c'est dire !

A toute chose malheur est bon. Ce coronavirus est bon pour la protection de l'environnement, pour la décroissance, pour le reflux des manifestations mercantiles et pour le constat que prendre des mesures protectrices de la santé est supportable.

On aimerait que ces dernières soient prises face aux réels facteurs de dommages sanitaires, pas sur un épiphénomène infectieux.

Et quant à trouver vertueuses ou rassurantes les gesticulations, il y a loin de la coupe aux lèvres !

 

 

Pour mieux comprendre les facteurs de maladie tels qu'ils existent aujourd'hui : lire cet article.

 

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