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  • Covid-19(84) - La vérité (politique) du mensonge sanitaire

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    En entremets avant le prochain article du Dr Badel, je suis heureux de reproduire ici quelques extraits d'un passionnant texte en deux volets publié par le philosophe Michel Weber dans France Soir (avec bien entendu le lien vers la publication originale).

    Ce qui nous amène de suite à deux remarques liminaires, en ces jours où il est de salubrité personnelle (et publique) de ne manquer aucune occasion de s'amuser de la cocasserie de certaines choses pour contrebalancer le scandale et la morosité du temps.

    Certains correspondants, m'ayant fait parvenir les plaintes qu'ils ont adressées (à maints sujets et toujours à juste titre) à la RTS en y citant France Soir, se sont vu inoxydablement répéter que l'auguste régie de propagande ne s'abaissait pas à considérer cette publication comme un organe de presse digne de ce nom.

    Impayable de la part d'une régie (publique et financée par une redevance obligatoire) qui trahit de manière systématique depuis des mois sa mission envers la population ainsi que la plus élémentaire déontologie journalistique.

    Il suffit de relire la Déclaration des devoirs et des droits du/de la journaliste édité par le vénérable Conseil suisse de la presse pour être saisi d'une hilarité salutaire, quoiqu'un peu jaune. Si, si, essayez, vous verrez ça fait bien rire, surtout le paragraphe intitulé "Déclaration des devoirs" dont nous citons ici quelques extraits:

     

    • Rechercher la vérité, en raison du droit qu’a le public de la connaître et quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même.
    • Défendre la liberté d’information et les droits qu’elle implique, la liberté du commentaire et de la critique, l’indépendance et la dignité de la profession.
    • Ne publier que les informations, les documents, les images et les sons dont l’origine est connue de lui/d’elle; ne pas supprimer des informations ou des éléments d’information essentiels; ne dénaturer aucun texte, document, image et son, ni l’opinion d’autrui ; donner très précisément comme telles les nouvelles non confirmées; signaler les montages photographiques et sonores.
    • Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des sons, des images ou des documents; ne pas manipuler ou faire manipuler des images par des tiers en vue de les falsifier; s’interdire le plagiat (nous avons aussi ici une pensée compassionnelle pour Heidi News et Léman Bleu...)
    • Rectifier toute information publiée qui se révèle matériellement inexacte.

    ainsi que de nombreuses autres joyeusetés apparemment obsolètes que vous trouverez ici.

     

    France Soir, fonctionnant désormais en coopérative à l'initiative de son directeur de la publication, M. Xavier Azalbert, multiplie les scoops (comme les interviews des responsables de l'étude rétractée sur Lancet ou de Recovery) et les papiers diablement éclairants sur cette désormais pseudo-pandémie.

    Un internaute m'a par ailleurs signalé que Michel Weber est qualifié de philosophe "complotiste" sur Wikipédia.

    De nos jours, si vous n'êtes pas au moins soupçonné de l'être, c'est que vous n'avez vraiment rien compris à la situation. Et que vous êtes donc de bonne foi convaincu que nos bons gouvernements font sincèrement de leur mieux pour lutter contre un très mortel virus qui nous menace tous impitoyablement. Vous apprendrez avec stupéfaction un jour que si vous ne souffrez pas de maladie grave et si vous êtes âgé :

    - de moins de 45 ans, le risque que vous mourriez du Covid est inférieur à celui de mourir foudroyé.

    - de moins de 60 ans, le risque que vous mourriez du Covid est inférieur à celui de mourir noyé.

    Plus toutes sortes d'autres vérités cachées comme le fait que la mortalité causée par la grippe certaines de ces dernières années passées aura été pire que celle provoquée cette année par le Covid, ou la parfaite inutilité de la plupart des mesures (comme le confinement ou le port du masque) pour ralentir ou diminuer l'épidémie. Ou encore qu'il existait des moyens simples pour réduire de moitié le risque individuel de développer une forme grave du Covid ou en mourir, dont nos vertueuses autorités sanitaires et politiques n'ont simplement jamais eu l'idée de nous informer.

    Tout ceci est, encore et toujours, sidérant au possible !

    Voici ce que rappelait ce matin un médecin sur un réseau professionnel :

    Qu'est-ce que la santé ?

    Selon la constitution de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la santé est « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité » et représente « l’un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soit sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale »

    Alors que de nouvelles mesures "sanitaires" sont annoncées, que notre vie sociale est menacée, que la consommation d'anxiolytique, d'antidépresseur augmente ...

    Comment peut-on faire tout ça au nom de la santé ?

     

    En attendant, face à une explosion de tests "positifs" dont son créateur lui-même a admis qu'ils étaient inutiles pour identifier des personnes malades (et grâce à une modification permanente des critères indiquant soi-disant l' "état d'urgence") les gouvernements parviennent à continuer de terroriser la population : 50 à 65% des Français apparaissent demander des mesures plus coercitives tellement ils vivent dans la peur, que ces mesures soient utiles ou non. Et Emmanuel Macron ne devrait pas les frustrer ce soir en annonçant de nouvelles gesticulations liberticides.

    Après avoir prétendu que nous étions "en guerre" (la gestion d'une épidémie n'a évidemment rien à voir), après avoir imposé un laisser-passer (Ausweis) pendant le confinement, voici qu'il semble vouloir imposer un "couvre-feu" évidemment inutile.

    Je laisse chaque Français méditer sur la symbolique déployée par leur président et leur gouvernement. Avec la collaboration active de certains milieux médicaux.

    Michel Weber développe ici une passionnante réflexion historico-politique. Dont je ne partage pas forcément l'intégralité, mais qui interpelle salutairement et force à penser plus loin.

    Exercice qui n'est pas un luxe par les temps qui courent.

    Dans l'extrait que je vais maintenant citer, le philosophe revient sur la corruption des corps politique, médiatique et scientifique, la communication toxique des autorités ainsi que la saisissante faillite de l'expertise soi-disant "médicale" et "scientifique". Des thèmes en effet saillants de ce "désastre" sanitaire et surtout sécuritaire.

    Bonne lecture !

     

     

    (...)

    L’incompétence des uns et l’expertise des autres

    Alors que la chose politique est abandonnée aux universitaires, ceux-ci ne sont que très rarement à la hauteur de la tâche qui leur est dévolue, et ils se contentent de travailler à la prolongation de leur mandat. Du reste, dans une technocratie qui ne dit pas son nom, on comprend la nécessité de s’en remettre aux experts, dont l’objectivité est proverbiale.

    En fait, l’incompétence, c’est-à-dire l’absence d’expertise adéquate, ne devrait être aucunement problématique en politique : seul le sens commun devrait importer. S’il faut être un expert pour gouverner, nous ne sommes plus en démocratie (représentative), ou même en particratie (pas représentative), mais en technocratie. Le recours aux experts est donc intrinsèquement problématique. Il l’est d’autant plus qu’il suffit de connaître l’employeur de l’expert, ou son bailleur de fonds, pour déduire par avance la nature de ses conclusions.

     

    La corruption

    Le niveau de corruption des acteurs politiques est un secret de polichinelle. On se permet même, dans notre monarchie bananière, de rire sous cape des malversations qui finissent par être médiatisées dans d’autres pays, de préférence situés plus au Sud. (Et cela vaut bien sûr pour le regard que la Flandre porte sur la Wallonie.)

    On le sait depuis Platon (ce sont les Grecs qui ont créé la démocratie participative) et, plus particulièrement, depuis Machiavel (1532) [iii], le pouvoir est recherché par les corrompus en puissance, et exercé par des corrompus de fait. Du reste, répétons-le, les conclusions de l’expert se trouvent en germe dans la source de financement de ses études.

     

    La coercition en toute illégalité

    L’imbroglio gouvernemental et institutionnel belge a donné naissance à un fort curieux proto-totalitarisme : un gouvernement en affaire courante s’est octroyé les pouvoirs spéciaux pour euthanasier le législatif, instrumentaliser le judiciaire, et instaurer un État d’urgence (sanitaire) qui ne dit pas son nom. Les mesures et règlements liberticides ne se comptent plus — à commencer par le confinement dans les maisons de repos, la généralisation du confinement à domicile, la distanciation « sociale », le port du masque, etc.

    Avec ce cortège de mesures liberticides, illégitimes, inefficaces et illégales, on obtient, de fait, la fin de l’État de droit. Le bien public est devenu privé, c’est-à-dire source de profit. Et l’intimité de la sphère privée est exposée au regard (parfois à la vindicte) de tous.

     

    La communication pathogène

    La communication des « responsables » et particulièrement sa composante absurde, constitue la vraie signature de cette crise, durant laquelle les responsables politiques ont épuisé toutes les formes pathologiques du langage. Épinglons les suivantes :

    • l’évitement : ignorer les objections, refuser le dialogue sous quelque forme que ce soit ;
    • l’indignation : faire l’innocent, plaider la bonne foi, le dévouement au bien commun ;
    •  le mensonge pur et simple : le masque protège des virus et pas seulement des infections bactériennes ; le vaccin est efficace contre une maladie qui n’est pas immunisante ;
    •  la censure : refuser l’accès à une information ou à une conférence de presse ;
    •  la propagande : gonfler de vraies informations ;
    •  la désinformation : propager de fausses informations ;
    •  la sur-information : inonder d’informations (vraies, fausses, vraiment fausses, faussement vraies, etc.) ;
    •  l’usage de la contradiction : soutenir deux propositions contradictoires (le masque est inutile ; vous devez porter un masque) ;
    •  l’usage du paradoxe : utiliser des énoncés indécidables tels que : l’épidémie progresse sans empirer ; le monde d’après sera, et ne sera pas, différent ; seuls, ensemble ; soyez solidaires (dans la solitude) ; faites confiance aux responsables (!) ; informez-vous (dans les médias) ; vaccinons tout le monde pour contrôler la démographie ; imposons la monnaie digitale pour permettre aux pauvres d'épargner ; instaurons un gouvernement mondial démocratique ; ce que je vous dis est faux… Tout ceci ressort de l’effort pour rendre l’autre fou (Searles 1959) [iv].

    En somme, la communication gouvernementale, servilement relayée par les médias et aiguillée (et endossée) par les experts en sciences médicales, a entretenu la peur et, surtout, l’angoisse. La peur est un sentiment naturel positif, car mobilisateur : face à une menace palpable, l’individu réagit par la fuite ou le combat. Au contraire, l’angoisse est paralysante : on pressent une menace invisible, sans savoir comment réagir… La communication absurde vise à stupéfier par l’angoisse, pas à perdre par la peur. Le dispositif est beaucoup plus efficace : la peur demande à être orientée afin qu’elle ne nuise pas au statu quo social ; l’angoisse paralyse les citoyens qui acceptent passivement tout ce qui leur est imposé.

    La banqueroute politique signale en outre deux faillites supplémentaires : celle des médias et celle des experts scientifiques, et tout particulièrement des médecins. Les médias ont donné une ampleur inouïe à la communication absurde et au sensationnalisme morbide des politiques et des scientifiques. Il y a eu cooptation des uns par les autres. On peine à trouver un dissident dans la classe politique ; il en existe peu dans le monde scientifique et, s’ils s’expriment dans les médias, c’est généralement de manière très pondérée ; rares sont les journalistes qui ont fait leur travail, Alexandre Penasse constituant une notable exception.

    Tous se sont couverts d’ignominie en participant, activement ou passivement, à cette mascarade ; tous devraient se voir sévèrement sanctionner.

     

     

    Lien vers la première partie de ce texte

    Lien vers la seconde partie de ce texte

     

    [iii] Machiavel, Nicolas, Le Prince. Traduction française [1532], Paris, Éditions Gallimard, 1980

    [iv] Harold F. Searles, « The Effort to Drive the Other Person Crazy—An Element in the Aetiology and Psychotherapy of Schizophrenia », British Journal of Medical Psychology, XXXII/1, 1959, pp. 1-18

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  • Les raisons, simples et claires, pour lesquelles je ne me ferai pas vacciner contre la COVID-19

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    A n'en pas douter, c'est envers et contre tout Noël !

    Après le texte remarquable du Dr Frédéric Badel, qu'il m'a donné à publier hier sur ce blog, c'est aujourd'hui la contribution de mon confrère anthropologue Jacques Pollini, chercheur associé à l'Université Mc Gill de Montréal, que je reçois.

    Un texte franc, honnête, parlant, la parole d'un homme et d'un scientifique qui ne cède pas sur la nécessité de voir les choses comme elles sont.

    Comme cette question risque de se poser pour chacun d'entre nous, les avis autorisés (les vrais, pas ceux qui sont achetés ou le reflet d'un simple conformisme idéologique, fût-il "scientifique") comptent.

    Je partage donc avec vous sans modération cet énoncé de raison, de valeurs et de bon sens.

    (source image en-tête : Center for Disease Control, 19 décembre 2020).

     

    Les raisons, simples et claires, pour lesquelles je ne me ferai pas vacciner contre la COVID-19

     

    Sur la planète entière, les gens sont en train de débattre pour savoir s’ils vont se faire vacciner contre la COVID-19. Est-ce un débat ou une guerre de tranchées ? Il semble que l’on soit plutôt dans la deuxième situation. Comment en sortir ? Comment établir enfin un dialogue permettant à chacun de quitter son retranchement et faire un choix informé ? Il me semble que pour sortir de l’impasse, il faut réaliser que deux questions distinctes, mais liées, se posent : celle de l’efficacité et l’innocuité des vaccins, qui est une question scientifique, et celle de la confiance envers les décideurs, qui est une question politique.

    Pour la première question, seules quelques poignées d’individus peuvent répondre. Un citoyen ordinaire ne dispose pas des compétences techniques lui permettant de juger si les vaccins COVID-19 seront efficaces et inoffensifs ou pas. Notre choix ne pourra donc se baser que sur la réponse que nous donnons à la deuxième question, c’est-à-dire sur notre confiance envers nos décideurs.

    Cette question se pose de manière particulièrement aiguë car la technologie utilisée dans ces vaccins est nouvelle. Il s’agit de vaccins à ARN, c’est-à-dire que des fragments de code génétique seront injectés dans notre organisme, l’objectif étant que les protéines virales codées par cet ARN soient produites par les cellules de notre organisme, déclenchant ainsi une réponse immunitaire (Ulmer et al. 2012).

    Cette technologie soulève de nombreuses interrogations, notamment concernant le risque que des fragments d’ARN contenus dans les vaccins soient transcrits en ADN et s’intègrent à notre génome (Velot 2020). L’intégration de code génétique étranger à l’ADN de cellules hôtes est un phénomène qui se produit couramment, comme le montre le fait que l’ADN humain contient des séquences héritées de virus. Des chercheurs ont d’ailleurs déjà découvert des ARN chimériques humains/SARS-CoV-2, laissant penser que des fragments d’ARN de SARS-CoV-2 (le virus qui transmet la COVID-19) auraient été transcrits et intégrés à l’ADN de cellules humaines (Zhang et al. 2020). Ce risque associé aux vaccins à ARN n’est donc pas quelque chose de nouveau.

    Une chose est nouvelle, toutefois. Dans la nature, l’intégration de fragments de codes génétiques étrangers au génome humain n’est pas liée à une intention humaine. Elle est le fruit du hasard ou de nécessités naturelles, tandis qu’avec la vaccination, il devient possible de choisir quel code injecter et sur quelle population l’injecter. Le vaccin à ARN, et les thérapies géniques de manière plus générale, rendent donc possible de modifier intentionnellement le code génétique humain. L’ingénierie entre dans une ère nouvelle dans laquelle elle ne porte plus seulement sur la transformation de l’environnement humain, mais peut porter sur la nature humaine, sur notre identité génétique. C’est là que se trouve le virage fondamental et il soulève des questions éthiques qui sont négligées dans les débats en cours sur les vaccins.

    Bien sûr, cela ne signifie pas que les vaccins COVID-19 modifieront notre génome ou que ceux qui les ont conçus ont cette intention. Mais presque personne n’a la compétence technique ou le pouvoir juridique permettant de vérifier ces deux points. Nous n’avons donc que la confiance, accordée ou pas aux décideurs, et a ceux qui ont développés ces vaccins, pour guider notre décision.

    D’autre part, l’impact sur notre génome n’est qu’un des problèmes possibles. La facilitation de l’infection par les anticorps après la vaccination (Lee et al. 2020), phénomène déjà observé dans le cas d’un vaccin contre la dengue (Normile 2017) et qui peut conduire à des formes plus graves de la maladie, est souvent discutée. A noter que si une telle facilitation d’infection avait lieu, l’opprobre serait sans doute jeté sur les non vaccinés puisqu’ils faciliteraient la circulation du virus et donc les réinfections. Un autre risque serait le développement de pathologies immunitaires en cas de réinfection par le virus après vaccination, phénomène observé sur les souris (Tseng et al. 2012). Le risque de réaction auto-immunes vis-à-vis de protéines placentaires, qui pourrait causer des stérilités, a également été évoqué, du fait de la similitude entre certaines protéines virales et placentaires. La liste des risques possibles est sans doute plus longue et certains médecins considèrent que les garanties apportées par les études réalisées par les fabriquant de vaccins ne sont pas suffisantes.

    Enfin, nous n’en sommes pas à la première controverse sur les vaccins. La question des liens entre autisme et vaccins n’a toujours pas été clarifiée et aussi longtemps que le lanceur d’alerte Thompson, qui a dévoilé le masquage de ce problème par des autorités en charge de la santé aux USA, ne sera pas convoqué au Congrès américain pour témoigner sous serment, la confiance envers les vaccins et les firmes qui les fabriquent ne pourra pas être établie. Une autre affaire non élucidée concerne des vaccins contre la polio, administrés en Inde avec l’appui de la fondation Bill Gates, qui pourraient avoir causé des paralysies chez près de 500,000 enfants (Dhiman et al. 2018). Un vaccin contre la dengue développé par SANOFI et l’Institut Pasteur a également provoqué des décès aux Philippines, du fait d’une facilitation de l’infection pas les anticorps, phénomène évoqué ci-dessus.

    Tout argument en faveur des vaccins COVID-19, entendu dans les médias, les instances de décisions, ou les réseaux sociaux, qui consisterait à invoquer des arguments techniques ou scientifiques pour nous convaincre que ces vaccins sont sûrs, est donc hors sujet car la question centrale est celle de la confiance, qui est perdue et pour de bonnes raisons. Sans cette confiance, ces arguments techniques ne peuvent conduire qu’à des polémiques stériles d’autant plus que pratiquement personne, voire personne, ne peut réellement trancher. Personnellement, comme beaucoup de citoyens, je n’ai pas cette confiance. Donc je ne me ferai pas vacciner. Pourquoi je n’ai pas cette confiance ? Pour les raisons mentionnées si dessus, mais aussi parce que depuis 10 mois, notre gouvernement a fait preuve d’une incompétence totale dans cette épidémie, son conseil scientifique se montrant anti-scientifique en niant ou ignorant les acquis de la science. Et parce que les algorithmes des réseaux sociaux et les « fact-checkers » sont devenus des instruments de censure et de propagande qui maintiennent nos administrations et nos médias dans le déni des faits rapportés par la science.

    Pour illustrer ce déni des faits scientifiques, j’aborderai la question des traitements précoces, que j’ai suivie de près. A ce jour, plusieurs traitements précoces contre la COVID ont montré leur efficacité. Il y a eu d’abord l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine et au zinc ; puis l’azithromycine seule ou d’autre antibiothérapies ; puis l’ivermectine associée à la doxycycline ; puis la prévention par la vitamine D voire le zinc ; et enfin d’autres molécules révélées récemment comme la fluvoxamine (Lenze et al 2020) ou la bromhexine (Ansarin et al 2020). Le point commun de ces approches est qu’elles consistent à repositionner des molécules peu couteuses et déjà connues, non protégées par des brevets, et que les traitements doivent être apportés très tôt, dès la déclaration des premiers symptômes, pour avoir leur maximum d’efficacité. Des centaines de publications, dont la liste est disponible sur ce site, ont montré l’efficacité de ces traitements, les plus prometteurs étant la combinaison azithromycine/hydroxychloroquine (Risch 2020), et l’ivermectine (Kory et al. 2020), éventuellement associée à la doxycycline, traitement dont on n’entend parler ni au niveau des autorités de santé ni au niveau des médias. D’après ces publications, l’efficacité de ces traitements est telle que s’ils étaient utilisés, il n’y aurait besoin ni de confinement généralisé, ni de vaccination généralisée. La gravité de la pandémie COVID-19 deviendrait celle d’une épidémie de grippe. Malheureusement, la censure par les algorithmes des réseaux sociaux et le discrédit par les médias et les « fact-checkers  » ont rendu ces résultats quasiment inaudibles, malgré des tentatives de « fact-checking » des « fact-checkers » !

    Comment a-t-on pu en arriver là ? Ne soyons pas naïfs. Le repositionnement de molécules ne génère pas de profits élevés pour l’industrie pharmaceutique, contrairement aux molécules nouvelles telles le remdesivir qu’elle a réussi à nous vendre malgré l’absence de preuves de son efficacité, et contrairement aux vaccins. Cette logique mercantile, qui a été à l’œuvre dans la pandémie et qui nous a privé de traitements, débouchant sur des centaines de millier de morts inutiles, est un crime contre l’humanité et les responsables devront être jugés. Je ne vois pas pourquoi la même logique n’agirait pas dans le cas des vaccins. Je ne vois pas pourquoi l’industrie pharmaceutique ne ferait pas passer ses profits avant l’intérêt des patients. Je ne vois pas comment je pourrais lui faire confiance quant à l’innocuité de ses produits, d’autant plus que les vaccins ont été développés très rapidement, et que leurs effets secondaires dans le long terme n’ont pas été évalués puisque les tests ont démarré il n’y a que quelques mois. L’industrie pharmaceutique est en outre exemptée d’indemnisation des patients en cas d’effets secondaires aux USA, ou cela était déjà la norme, et devra être indemnisée par les états membres en Europe si certains types de problèmes, non spécifiés, apparaissent, dans le cadre d’accords spéciaux et en dérogation aux règles habituelles.

    Ainsi, à toute personne qui tenterait de me convaincre de me faire vacciner contre la COVID-19, je répondrai, clairement et simplement :

    « Si c’est ma santé qui vous préoccupe, donnez-moi de l’azithromycine et de l’hydroxychloroquine, ou de l’ivermectine et de la doxycycline, ainsi que de la vitamine D et du zinc, car je sais, publications scientifiques et témoignages de médecins de renommée internationale à l’appui, que ces traitements fonctionnerons si j’attrape la COVID-19, et je n’ai donc pas besoin d’être vacciné. Si vous n’êtes pas convaincu par ce que je dis, voici la liste des publications sur le sujet : https://c19study.com/. Si vous n’êtes toujours pas convaincu, lancez des essais randomisés testant ces traitements en médecine ambulatoire. Et si vous voulez que les gens fassent à nouveau confiance aux vaccins, mobilisez des commissions d’enquêtes indépendantes pour mesurer leurs liens possibles avec l’autisme et permettre aux lanceurs d’alerte de témoigner sous serment. Et dans la foulée, demandez la mise en œuvre d’une vaste enquête internationale sur les liens et conflits d’intérêt entre industrie pharmaceutique et pouvoirs publics ».

    Il y aurait beaucoup à dire sur les vaccins contre la COVID-19 mais je m’arrêterais la, car ces arguments, aussi simples soient-ils, me paraissent irréfutables et suffisants pour justifier un refus de se faire vacciner. Sans doute nos gouvernants ne voudront pas les entendre, car choisir l’ivermectine et la doxycycline plutôt que les vaccins, c’est supprimer, dans la fraction de seconde où se fait ce choix, les centaines de milliards de dollars de profits que l’industrie pharmaceutique et ses actionnaires se préparent à recevoir. Ces gens feront bien évidement tout ce qu’ils peuvent pour empêcher toute décision en défaveur des vaccins. J’espère donc que nous serons nombreux à partager cette résistance non pas aux vaccins (je ne suis absolument pas un anti-vaccin) mais a ce vaccin dans ce contexte. Nous devons faire entendre raison à nos gouvernants afin de rendre enfin disponible, massivement, les traitements contre la COVID-19, ce qui rendrait la vaccination inutile ou quasiment-inutile, pour une prise en charge précoce des patients COVID-19, notamment dans les maisons de retraite ou ils continuent de mourir non pas de la COVID-19, mais des erreurs de décideurs et Comités qui n’ont pas pris le temps de lire la littérature scientifique.

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  • La crise du Covid est-elle aussi une BONNE NOUVELLE ?!

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    Après le Dr Frédéric Badel, je suis heureux de partager ici le texte d’une autre médecin-psychiatre, la Dre Frédérique Giacomoni. J’ai souvent souligné combien cet ordre d’expertise avait manqué dans la gestion de cette crise. Les dérives de certains cercles (par exemple les comités d’experts) ont eu pour quiconque connaît tant soit peu le domaine une dimension psychodynamique et même franchement psychopathologique qu’il aurait été essentiel d’appréhender.

    Pareillement, l’impact de mesures sanitairement douteuses mais à l’évidence psychiquement et socialement délétères a été très mal évalué et apprécié par ces soi-disant savants.

    Nous devons donc ramener de toute urgence les dimensions psychique, socioéconomique et psychosociale à l’avant-plan de la gestion de cette syndémie / endémie pour sortir du réductionnisme scientiste et de l’imbécilité technique qui en est la conséquence – caractérisé par des mesures qui font bien plus de dégâts qu’elles n’apportent d’avantages.

    Le texte du jour (que je remercie chaleureusement son auteure de m’avoir autorisé à publier ici) donne un point de vue original mais ô combien important : nous avons bien sûr à ce stade toutes les raisons de nous lamenter de la médiocrité catastrophique des réponses politiques, des dérives éthiques et largement corrompues des milieux « scientifiques », des dégâts massifs produits sur tous les segments de la population et d’une hystérie collective qui restera dans l’histoire comme une bouffée délirante sans équivalents.

    Mais nous pouvons (et même devons) aussi y voir le passage obligé pour avancer vers une civilisation qui soit moins imbécile socialement, écologiquement et humainement. Pour avancer vers une reconnaissance avisée de la réalité de nos besoins et vulnérabilités en tant qu’êtres humains et en tant qu’espèce.

    Pour entreprendre in fine de créer enfin un monde qui soit digne de cette humanité (en nous et entre nous) qui reste à naître sous une forme viable et durable.

    La position de Frédérique Giacomoni est donc à la fois réconfortante et encourageante : oui, nous avons basculé dans des modes collectifs de pensées et d’affects régressifs, infantiles et superstitieux – le moins cocasse en l’espèce n’étant pas que les dérives les plus hallucinées de ce mouvement se soient présenté comme « scientifiques » et « responsables » alors qu’elles auront été la parfaite antithèse de l’un et de l’autre qualificatifs.

    Mais chaque crise (on connaît l’étymologie du mot) est un possible marchepied vers un futur désirable. En dépouillant la situation actuelle de son hystérie régressive mortifère (avec ses évidentes tentations totalitaires) nous pouvons porter les questionnements urgents au point d’incandescence qu’ils réclament.

    Pourquoi des cercles d’experts se trompent-ils avec autant de systématicité et de suffisance ?

    Pourquoi les corps intermédiaires et ceux qui les dirigent ont-ils basculé dans autant d’aberration et cette « banalité du mal » qui les conduit à infliger des souffrances aussi massives qu’inutiles aux populations fragilisées qu’ils sont censés protéger ?

    Pourquoi les citoyens sont-ils aussi soumis à l’autorité, au point de vivre collectivement une gigantesque expérience de Milgram ?

    Pourquoi des évidences comme l’inutilité du port du masque (équivalent à placer un filet avec des mailles de 3cm sur la carrosserie de votre voiture pour la protéger d’une tempête de sable !) et sa nocivité crasse, notamment sur les enfants, ne rencontrent-t-elle majoritairement que des esprits éteints ou abrutis ?

    Pourquoi une telle absence de réflexivité, un tel défaut d’intelligence, la résurgence de tant de bassesse parmi nos élites et gouvernants ?

    Voilà de bien belles et bonnes questions. La Dre Giacomoni débute son texte en rappelant le fameuse formule « nous sommes en guerre » du président (sociopathe) Emmanuel Macron. Elle déroule son propos plein de lumières à partir de là. Tout en la remerciant de sa si constructive contribution, je me résous pour ma part à accepter que si nous sommes bel et bien en guerre, ce n’est jamais in fine que contre la bêtise humaine qui donne à ce stade l’impression (j’espère me tromper) d’avoir encore de beaux jours devant elle…

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    BONNE NOUVELLE

     

    Le Président Macron l’a dit en Mars 2020 : « Nous sommes en guerre ».

    Une guerre contre un virus ? Bien sûr que non !

    Une guerre psychologique réellement pandémique menée par les gouvernements contre leur peuple avec une remarquable coordination sous couvert d’un virus pandémique.

    A vrai dire nous étions nombreux à nous attendre à une 3ème guerre mondiale. En revanche, je pense que peu d’entre nous s’attendait à une guerre psychologique.

    Une guerre attendue sous une forme inattendue et particulièrement terrible, voilà ce à quoi nous sommes confrontés depuis une année maintenant.
    Notre cerveau supporte très mal l’inattendu et nous perdons environ 40% de nos capacités lorsque nous sommes confrontés à la surprise. C’est vraiment énorme et cela explique en partie du moins la sidération mentale dans laquelle nous nous sommes tous peu ou prou retrouvés.

    Pourtant je l’affirme :  cette guerre psychologique est une bonne nouvelle !

     

    C’est une bonne nouvelle car cela pousse chacun d’entre nous à tourner son regard vers ses propres profondeurs et à y chasser  ses tendances à la perversion ou à la manipulation, comme par exemple : croire à des mensonges, agir selon ses peurs, se complaire dans un certain confort ou conformisme - qui serait d’obéir servilement aux ordres incohérents en se disant qu’en faisant le dos rond tout cela passera un jour ou l’autre et que la vie d’avant reprendra-  sans en percevoir les conséquences délétères pour sa propre humanité et finalement pour l’humanité toute entière - conséquences particulièrement terribles puisqu’il s’agit de l’instauration pure et simple d’une dictature « sanitaire »- et finalement ne pas pouvoir s’affirmer en tant qu’être humain souverain et libre.

    Nous vivons actuellement une opportunité pour notre humanité toute entière de grandir en responsabilité, en liberté et en vérité.

    Cette guerre menée à l’encontre des peuples n’est possible que parce que nous la croyons possible et que nous l’acceptons. Il s’agit donc bien d’examiner nos croyances et chacun d’entre nous est questionné dans cette période sur ses propres croyances.

    La plupart d’entre nous avons donné notre pouvoir de réflexion et notre responsabilité à d’autres que nous. Nous avons confié notre réflexion et notre responsabilité à un Autre : des experts, des personnes d’autorité, un gouvernement sur le modèle « bon père de famille ».

     

    Sommes-nous toujours des enfants qui aurions besoin d’un « bon père de famille » ?

    Sommes-nous devenus incapables de voir la réalité telle qu’elle se présente ?

    Si nous regardons la réalité à travers notre téléviseur, nos écrans de toute sorte, nous aurons en effet une réalité tronquée voire truquée. Mais sommes-nous devenus incapables de regarder par la fenêtre ? De sortir dans les rues d’observer ce qui s’y passe ?

    Sommes-nous incapables de prendre la moindre distance avec le discours du « bon père de famille » ?

    Sommes-nous toujours des enfants convaincus que notre père est toujours bon pour nous ?

    Sommes-nous des enfants dociles qui se laissent dicter leur manière de vivre, de penser et de se comporter ?


    La psychanalyse nous l’enseigne : pour devenir adulte il faut tuer (symboliquement bien entendu) son père !

    Cette guerre psychologique utilise de plus toutes les techniques de manipulation rencontrées par exemple dans les sectes : le gourou annonce un problème (fin du monde) terrible (peur) et lui seul a la solution (le sauveur). Il faut la conjonction de 3 paramètres pour que le maintien dans la secte fonctionne : un fait - une émotion - une solution

    Les adeptes de la secte sont maintenus dans la peur par le gourou et trouvent un confort dans l’acceptation de l’attente de la solution promise car ils n’ont plus besoin de réfléchir, de s’investir ou d’agir. Dans cette guerre-covid, l’équation est : mort assurée à cause du virus - peur- vaccin.

    L’ingénierie sociale explique également comment on fabrique le consentement, comment on manipule les foules, comment en jouant sur l’émotion plutôt que sur la raison on peut faire croire n’importe quoi à n’importe qui…ou presque. Il s’agit de rendre les gens victimes de leur propre complaisance.

    Reprenons l’équation covidienne : mort à brève échéance-peur-vaccin et revenons dans la réalité observée depuis notre fenêtre.

    Dans aucun pays du monde il n’y a eu de surmortalité liée au covid en 2020. La moyenne d’âge des décès se situe au-delà de 80 ans dans tous les pays. A-t-on attendu 2020 pour apprendre que les personnes âgées se rapprochent de leur propre mort ?

    Malgré la désinformation forcenée des médias, des traitements à tous les stades de la maladie existent et sont efficaces. Toute la littérature scientifique est disponible sur la toile, il suffit d’aller la chercher ou de lire ce blog qui informe excellemment sur ce sujet. Peur de quoi alors ?



    Dernière partie de l’équation : le vaccin.

    Depuis quand la vaccination représente-t-elle la seule solution pour une maladie nouvelle qui ne tue pas plus que 0,05% (selon le meilleur épidémiologiste du monde : le Pr John Ioannidis) de la population et qui se soigne puisque des traitements préventifs et curatifs existent.
    La question de la vaccination ne devrait donc même pas être posée pour une maladie qui guérit dans plus de 99% des cas et pour laquelle des traitements existent.

    De plus a-t-on informé les personnes qui  se font vacciner qu’elles participent à un essai de phase III? C’est-à-dire la phase d’évaluation clinique du traitement testé et qui dure en principe plusieurs années ?

    A la lumière de la réalité, l’équation covidienne (mort-peur-vaccin) devient : pas de mort - aucune raison d’avoir peur - expérimentation humaine de phase III.

    Nous sommes devenus fous, la folie étant une perte de contact avec la réalité, à force de laisser un Autre que soi décider et réfléchir à notre place puisque nous sommes devenus incapables de regarder la réalité depuis notre fenêtre.

    Et pourtant c’est cela aussi qui nous sauvera ! La solution est contenue dans le problème.

    Il suffit de reprendre notre liberté de considérer la réalité, notre liberté de réfléchir, notre liberté de nous informer, notre liberté de lire, notre liberté de conscience et tout ce cauchemar fond comme neige au soleil.


    La réalité est :

    Une maladie nouvelle de mieux en mieux connue - des traitements curatifs et des traitements de prévention existent - et une létalité extrême faible 0,05% selon le meilleur épidémiologiste du monde : le Pr John Ioannidis.

    On peut donc vivre !

    Reste à nous libérer du « bon père » qui souhaite nous confiner - il est largement prouvé maintenant que les confinements ne servent à rien et aggravent les choses - qui nous ment - sur les chiffres et les traitements - et qui nous maintient dans la peur.

    Or un « bon père » ne peut être « bon » et laisser son enfant dans la peur.

    Maintenir son enfant dans la peur est de la maltraitance.

    Pour nous libérer il faut que chacun d’entre nous tourne le regard vers sa propre intériorité et réalise les mensonges auxquels il a cru bon de croire ou de répéter comme un perroquet, réalise que ses peurs l’ont aveuglé, et puisse nommer la maltraitance de ce qu’il a cru être un « bon père ».

    Réaliser les abus dont on a été victime est extraordinairement douloureux, c’est vrai.

    Et c’est également extraordinairement salvateur !

    Alors voici la bonne nouvelle : Chacun d’entre nous a le pouvoir de regarder la réalité en face et ainsi de changer de regard sur le « bon père de famille » auquel on a accordé sa confiance, soit un expert, un médecin ou professeur de médecine, une institution, une association professionnelle, un média ou encore un gouvernement. Chacun d’entre nous devra faire preuve de courage pour effectuer ce travail et il le pourra car il est un Être Humain. Et chacun d’entre nous peut en changeant son regard sur la réalité sauver l’humanité toute entière.

    Pour terminer je vous laisse sur des citations à méditer :

     

    Une prière attribuée à Marc-Aurèle et reprise de nombreuses fois depuis, notamment par les AAH (alcooliques anonymes)


                                               
    Mon Dieu,

    Donne-moi le Courage de changer ce que je peux changer,

    la Force daccepter ce que je ne peux changer,

    et la Sagesse den connaître la différence.

     

    Une citation de Carl Gustav Young :


    « Les crises, les bouleversements et la maladie ne surgissent pas par hasard. Ils nous servent d'indicateurs pour rectifier une trajectoire, explorer de nouvelles orientations, expérimenter un autre chemin de vie. »

     

    Une citation de Martin Luther King :

    « Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui. »

     

     

    Dre Frédérique Giacomoni

     

     

     

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  • COVID-19 : le non-sens

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    J'avais publié l'image figurant en exergue de cet article début août, alors que le président Macron venait d'imposer le port du masque dans tous les espaces clos.

    Il est peu contestable quelques mois plus tard que nous continuons d'avancer joliment (c'est-à-dire docilement) dans la direction souhaitée.

    Certes, il y a une recrudescence saisonnière des cas qu'il serait indécent de nier. Avec le défi que cela pose à nouveau au système de soins hospitalier. Celui-ci, on le sait, est en grave difficulté en France et en Belgique depuis des années comme l'ont révélé les nombreuses grèves et crises récentes (par exemple cette menace de démission collective de 1'000 médecins-hospitaliers au mois de janvier dernier) ou comme l'énonce de manière implacable le Dr Jean-Jacques Houben, chirurgien belge, dans un retentissant "J'accuse".

    Et l'on a vu, aussi, que les pays qui ont le mieux réagi au Covid-19 ont été ceux qui avaient préservé au cours de la décennie écoulée les meilleures capacité en soins intensifs.

    Ici, donc, nous avons non pas une deuxième vague, mais une résurgence saisonnière d'un coronavirus qui semble devenir endémique. Cette possibilité, les Pr Raoult et Toussaint l'avaient énoncée à haute et intelligible voix dès le mois de mars. Il est donc à nouveau un peu consternant de voir les journalistes se remettre à frétiller  : "Alors, cette deuxième vague dont vous avez toujours nié la possibilité, elle est finalement bien là !?"

    Les pays occidentaux semblent pied au plancher pour reconfiner. Les lectrices et lecteurs de ce blog n'en seront pas outre mesure surpris, puisque c'est bel et bien un élément important du business-modèle de l'exploitation juteuse d'une pandémie qui dicte leur conduite à nos pseudo-gouvernements - dont nous avons la complaisante naïveté de croire qu'ils nous gouvernent.

    Bref, les technocraties privilégiant d'autres intérêts que celui de leurs populations vont -cela est clair comme de l'eau de roche- se tirer la bourre pour voir qui osera aller le plus loin dans la dérive autoritaire.

    Les pays Anglo-saxons (comme l'Australie ou le Canada) ont franchement  fait déjà très fort en la matière. Un regroupement de médecins de l'état de Victoria dans le premier nommé a pris position pour supplier les autorités locales de ne jamais plus imposer un confinement aussi brutal à la population.

    Aux antipodes (relatives) que nous habitons, l'Irlande et le Pays de Galles inaugurent cette nouvelle danse macabre, puisque ces nations ont décidé d'un confinement de 6 semaines pour le premier et de 2 (à voir) pour le second, démarrant dès que possible. Ceci alors que  l'explosion du nombre de tests positifs (calibrés à 40-45 cycles d'amplification au lieu des 25-30 requis, et rappelons au passage qu'à 60, n'importe quel échantillon donne un résultat positif) ne s'y accompagne pas d'une explosion de la mortalité ou des hospitalisations. En Irlande, le nombre de décès "Covid-19" le 19 octobre a été de... 0 !

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    On est donc désormais dans une situation où, de manière préventive, pour éviter une surcharge possible des hôpitaux, on est prêt à arrêter des pays entiers et jeter au chômage mais aussi dans la très grande pauvreté des dizaines de millions de citoyennes et citoyens européens.

    Au lieu de renforcer rapidement et par tous les moyens les capacités hospitalières ! Le gouvernement français a consacré ces derniers mois : 2 milliards d'euros pour soutenir une presse toujours plus servile (et aux mains pour l'essentiel de milliardaires). 2 milliards d'euros pour une campagne de testing à large échelle (un million de tests actuellement en France chaque semaine) qui ne sert strictement à rien étant donné la non-pertinence diagnostique des résultats. Et.... (roulement de tambour...)... 50 millions pour les hôpitaux ! Hourrah !

    Résultat : la capacité en soins intensifs est à risque d'être saturée rapidement même par une résurgence d'ampleur modérée de l'endémie. Et donc nous voilà bien parti pour tout re-bloquer, vaille que vaille.

    Ceci alors que l'envoyé spécial de l'OMS vient de rappeler que le confinement est une mesure à éviter dans toute la mesure du possible étant donné sa destructivité, tant sanitaire que socio-économique. C'est à se demander ce qu'ont prévu (ou non) nos gouvernements pendant les mois où ils annonçaient l'inéluctabilité d'une 2ème vague ! Rien ?!

    Où sont donc les 12'000 lits de réanimation annoncés par Olivier Véran au mois d'août pour faire face à une éventuelle deuxième vague ?!

    Les directions médicales des hôpitaux tirent la sonnette d'alarme et on ne saurait les en blâmer : ce sont eux bien sûr qui sont au front, et ils s'expriment depuis leur territoire. Doit-on pour autant aller dans ce sens ? Tout doit dépendre (comme cela aurait dû être systématiquement le cas) de la prise en considération rigoureuse des coûts / bénéfices globaux d'une telle mesure, contrastée avec d'autres options.

    Comme les gouvernements (aux mains de leur technocratie inféodée aux industries) n'ont jamais fait ces balances décisionnelles de manière transparente, il est loisible de douter que ce sera le cas cette fois-ci.

    Ce d'autant plus qu'elle ne jurent que par un vaccin depuis mars, parti-pris invraisemblable pour quiconque a un minimum de connaissances en santé publique. Mais qui s'éclaire certes joliment quand on pense business...

    Bref, un nouveau choc sur le système de soins est là, indiscutablement, plus ou moins fort selon les pays et les régions. Faut-il pour autant reconfiner ? C'est douteux, pour les deux raisons évidentes suivantes :

    Tout d'abord, l'évaluation de l'efficacité du confinement de mars-avril est globalement négative. Impact destructeur sur les personnes souffrant de toutes les autres pathologies, impacts délétères sur la santé psychique, économique et sociale, et effet probable sur l'explosion de cas graves : se trouver confiné au contact de personnes contagieuses est la plus sûre manière de se sur-infecter.

    "Ah oui, et que proposeriez-vous concrètement ?!" m'interpelle-t-on souvent.

    Les procédures habituelles de gestion d'une pandémie (telles que décrites dans mon livre Covid : anatomie d'une crise sanitaire ainsi que dans les différents plans nationaux idoines -dont il faut rappeler qu'aucun n'a été appliqué dans aucun de nos pays !), complétées par l'activation du premier rideau des médecins-généralistes, libres de prescrire tout ce qui peut aider d'une part et par l'augmentation rapide des capacités en réanimation d'autre part.

    Rappelons que la ventilation non-invasive est aujourd'hui recommandée dans la plupart des cas, ce qui change la réalité des contraintes par rapport à mars-avril.

    Et pour le reste, nous devrions en avoir pour quelques semaines de tension sur les systèmes de soins (probablement jusqu'en janvier). Sans que l'immense majorité de la population soit en danger en aucune manière.

    Retomber dans les réactions désordonnées du printemps (compréhensibles à l'époque du fait de notre ignorance au sujet du nouveau coronavirus) paraît être la pire mauvaise idée.

    Comme la "Task Force" helvétique milite déjà pour cette option, nous appelons ici une nouvelle fois à la dissolution de ce collège de pseudo-experts bardés de conflits d’intérêts. Et générons enfin de l’intelligence collective en invitant des compétences et des talents indépendants et issus de différents domaines touchant à la santé publique au sens large.

    Je suis très heureux de vous donner ici à lire un nouveau texte du Dr Frédéric Badel, médecin-psychiatre, qui explore avec ténacité et pour notre plus grand profit les dérèglements psychiques qui participent à cette désorganisation du bon sens et des valeurs.

    Qu'il soit chaleureusement remercié pour cette nouvelle contribution et de son accord à ce qu'elle soit publiée ici !

     

     

    COVID 19 : le non-sens

     

    Nous pensions que le monde démocratique dans lequel, quelles que soient nos croyances et nos opinions, nous pouvions débattre, avait un sens car nous avions un référentiel commun. Nous nous trompions sans doute car ce sens a disparu en peu de temps.

    Le 17 mars, le confinement a été mis en place. Chacun a espéré qu'il ne durerait pas. L'état d'urgence a permis d'imposer des mesures de restrictions de liberté, plus ou moins bien acceptées, comprises probablement comme étant transitoires et justifiées par la santé de tous.

    Le 14 octobre sont apparus les couvre-feux, notions évoquant les guerres et les coups d'État. Premier non-sens. Pourquoi de telles mesures ? Nos efforts d’adhésion aux mesures transitoires n'auraient-ils servi à rien ?

    Durant cette période de sept mois, de mars à octobre, nous avons tenté de nous adapter, d'être patients, de nous rassurer, en nous situant encore dans un espace d'illusion qui nous garantissait que le Gouvernement prenait soin de notre sécurité à l'aide de décisions justifiées par l'intérêt général.

    Mais progressivement, dans le même temps, une série de non-sens a éclos, rendant les analyses difficiles et confuses.

     

    Le non-sens, une réalité

    - Pourquoi annoncer un monde d'après dès le début d'une épidémie virale saisonnière ? La question aurait pu alerter dès avril.

    - Pourquoi les masques, inutiles quand nous n'en disposions pas, sont-ils ensuite devenus obligatoires ? Et pourquoi le sont-ils par intermittence ? Aucune mention de protection contre un virus ne figure sur les boîtes... Ils sont imposés en station debout, pas en station assise... dans certaines villes et pas dans d'autres... Leur mode d'utilisation habituelle est fantaisiste ; et quand bien même ils auraient une efficacité prouvée, celle-ci ne pourrait que très rapidement disparaître, les masques étant touchés, enlevés, remis à longueur de journée.

    En plus d'être inutiles pour nous protéger ou protéger les autres, ils peuvent se révéler toxiques.

    Quel sens donner à tout cela ?

    - Pourquoi recourir aux test PCR (polymerase chain reaction) ? Ces tests, très sensibles, détectent le moindre fragment d'ARN viral mais ne disent pas si la personne est malade, si elle est contagieuse, quelle est sa charge virale. La population crédule, anxieuse, ou encore sous le choc du confinement (ou du dé-confinement) se presse vers des laboratoires saturés de demandes pour se rassurer.

    L'organisation de la campagne de détection a favorisé cette ruée vers les tests et a créé une épidémie de « cas positifs », néo-entité de personnes considérées comme malades, et de cas contacts, souvent mis en quarantaine. De nombreuses personnes asymptomatiques ont été testées. La population s'est fait piéger en facilitant ainsi, de plein gré mais sans le réaliser, la formation de cette deuxième vague attendue depuis le mois d'avril.

    - Pourquoi laisser pratiquer à grande échelle des tests non interprétables qui maintiennent une tension insupportable dans la population ? Cela n'a pas de sens.

    - Pourquoi parler, pour la première fois dans l'histoire de la médecine, d'une épidémie de cas positifs ? Cela défie l'entendement.

    - Les nouvelles rassurantes n'ont pas droit de cité. Les Professeurs Raoult, Toussaint, Toubiana pour ne citer qu'eux sont passés de personnalités scientifiques reconnues à des complotistes originaux. Pourquoi ce dénigrement systématique et cette ostracisation ? Pourquoi continuer à nous affoler en nous privant des informations qu'ils peinent à donner ?

    - Le confinement a été dénoncé par l'OMS -récemment il est vrai et après s'être lourdement compromise avec l'hydroxychloroquine- mais le Gouvernement ne s'en est aucunement fait l'écho. Autre non-sens. Notre Gouvernement s'affranchirait-il désormais des avis l'OMS qu'il a pourtant été prompt à suivre et s'en remettrait-il maintenant au seul conseil scientifique ?

    - Nous disposons de molécules efficaces mais interdiction a été faite aux médecins de les utiliser. Ceux qui ont défié l'interdiction ont pu soigner leurs patients, comme leur intime le serment qu'ils ont signé, dans la limite des connaissances du moment. D'autres molécules, très chères et moins efficaces, ont fait l'objet de publicité. Quel sens donner ?

    - L'épidémie aurait fait 30’000 morts en France mais aucune surmortalité n'est observée par rapport à l'année dernière selon l'Insee. Le nombre de décès survenus au mois de septembre 2020 est même inférieur à celui du même mois de l'année précédente. Comment est-ce possible ?

    - Les mesures qui visent à épargner les personnes à risque, principalement les personnes âgées, appliquées à toute la population ont déjà fait plus de victimes (retard de soins et d'intervention, retard de diagnostic, suicides) que le virus lui-même ; elles n'ont pas non plus épargné nos aînés morts dans un isolement affectif total. Nous ne tirons aucune leçon des désastres de ce confinement et y ajoutons encore en décrétant un couvre-feu. D'autres pays, sans avoir recouru à ces mesures, sortent de l'épidémie et recouvrent un mode de vie proche de celui d'avant. Cela non plus n'a pas de sens.

    - Un virus qui vit la nuit, épargne les foules entassées sur les quais de métro et s'y attaque après 21 heures quand elles sont installées dans un bar, c'est délirant.

    Point n'est besoin de multiplier à l'infini les exemples de non-sens.

     

    Le non-sens, une menace

    Le non-sens est une puissante arme de destruction mentale. Le cerveau a du mal à fonctionner quand les repères logiques disparaissent. Le non-sens permet à la sidération initiale créée par la peur, la culpabilisation et la sanction de s'établir plus durablement dans l'esprit. Privé des informations logiques et cohérentes qui pourraient l'orienter, le cerveau « patine ». Ce qui n'a pas de sens ne peut s'exprimer avec des mots. L'intelligence reste défaillante, comme débranchée, les facultés d'analyse deviennent inopérantes.

    L'afflux d'informations contradictoires permet le maintien de l'emprise et du doute, la persistance de l'espoir qu'en se comportant bien, l'ordre ancien pourrait revenir.

    Ainsi observons nous des excès de confusion chez les personnes qui portent un masque seules à la campagne, à la plage ou dans leur voiture. Ce pourrait être risible si ce n'était là le signe d'une intense soumission liée à une perte de contact avec la réalité de l'environnement, soumission issue d'une terreur savamment entretenue. La plupart de ces personnes ne mesurent pas qu'elles adoptent un mode de pensée qui leur était totalement étranger il y a peu de temps encore et qu'elles développent des comportements régis exclusivement par la peur. C'est pourquoi elles deviennent imperméables aux discours rationnels, par exemple aux chiffres qui démontrent que la situation sanitaire actuelle n'est en aucun point comparable à celle des mois de mars et avril. Leur cortex (le cerveau qui réfléchit) est incapable de freiner l'alarme (située dans des structures plus archaïques du cerveau) sans cesse activée par des messages terrifiants. Ceux qui pourraient rassurer sont immédiatement disqualifiés et ils le resteront tant que les sources officielles resteront alarmistes.

    Un patient resté lucide me confiait ne pouvoir répondre aux questions de son fils sur le port du masque. « Que lui dire puisque ça n'a pas de sens ? Alors je lui dis que c'est comme ça, que c'est la règle, que tout le monde le fait ». Terrible constat que de ne pouvoir expliquer à son enfant de huit ans qui, lui, a perçu les absurdités, la logique de ces nouvelles normes.

    Le non-sens conduit progressivement à l'impuissance apprise, terme issu de l'expérimentation animale. Après avoir essayé de rechercher nombre de solutions toutes aussi vaines les unes que les autres, l'animal renonce à s'échapper et s'immobilise, même s'il continue à être martyrisé (le rat qui reçoit des décharges électriques dans les pattes ne cherche plus à fuir la situation). Il a intégré que toute tentative est vouée à l'échec. Chez l'homme, l'observation clinique permet de mettre en évidence ces phénomènes après des séquestrations, des violences répétées par des personnes ayant autorité, ou après des violences conjugales par exemple. De tels cas sont longs et difficiles à traiter. Ils sont d'autant plus compliqués que l'agresseur a une ascendance, une autorité sur la victime, et que le mauvais traitement se prolonge. Il existe un lien direct entre personne ayant autorité et durée des mauvais traitements d'une part, et sévérité du tableau clinique d'autre part. Le psychisme de la victime peut être littéralement colonisé par des pensées qui ne lui appartiennent pas. Ces pensées sont issues du discours de l'agresseur ; elles ont fini par faire effraction dans l'esprit de la victime. Sa personnalité peut se modifier durablement, voire définitivement.

    La violence institutionnelle installée depuis le mois de mars produira des effets délétères indélébiles. Il est difficile de croire qu'un gouvernement inflige ce type de traitement. Pourtant, regardons autour de nous et admettons qu'il en est ainsi aujourd'hui : nous voyons des foules impersonnelles, masquées, attendant un transport dans lequel elles vont s'amasser avant de rentrer chez elles pour ne plus en sortir jusqu'au lendemain.  Transformer la foule en masse informe, cela rappelle les écrits de Hannah Arendt bien souvent convoqués ces derniers temps. Mais nous le banalisons chaque jour car c'est le seul moyen de nous adapter et de rendre ces nouvelles exigences vivables.

    Un homme décide seul pour l'ensemble des citoyens, coupé du système de contrôle qui en temps normal permet la régulation du pouvoir et en limite les abus.

    Tous les régimes totalitaires ont utilisé ces mêmes stratégies efficaces. La peur, la culpabilisation, la sanction, l'usage de l'arbitraire qui prive de sens, constituent la matrice des dictatures.

    Renoncer à comprendre ou, plus précisément, renoncer à identifier une logique permet d'échapper à la sidération, à l'emprise, au chaos mental.

    L'agresseur -celui qui maltraite, persécute, séquestre, humilie, peu importe les actes qu'il fait subir- a sa propre logique. Pour échapper à la folie, il faut rester dans nos repères habituels, les valider chaque jour, et identifier le fonctionnement de l'agresseur comme relevant du pathologique sous peine de s'identifier à lui (syndrome dit de Stockholm).

    Les premières mesures de restrictions des droits fondamentaux n'ayant pas déclenché de réaction hostile dans la population, ce qu'il est facile de traduire par « le peuple a été bien conditionné », il semble que nous soyons prêts à accepter d'autres privations. Un non-sens de plus ou de moins, qui sera encore capable d'en être conscient ?

    Rien ne fera plus dorénavant obstacle, quels que soient les indicateurs sanitaires par ailleurs et à supposer qu'ils soient encore d'actualité, à imposer à une population soumise et martyrisée un confinement permanent, une vaccination ou des conditions drastiques à son déplacement, par exemple un passeport sanitaire. Qui nous garantit même qu'une élection aura lieu dans un an et demi ?

    Les dictateurs choisissent seuls les chemins menant au bonheur du peuple.

    Quand le non-sens est établi en système, la valeur de l'être humain est niée et la personne, privée de sa logique, peine à conserver une organisation psychique cohérente.

     

    Dr Frédéric BADEL

     

     

     

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  • Covid et destruction psychique: SOS psychiatres !

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    Nous pouvons nous demander à ce stade si la "Covid", entrée dans sa saison 2, n'est pas une fiction dystopique produite par un quarteron de scénaristes sociopathes !

    Alors que l'efficacité des traitements précoces ne cesse de se confirmer, alors que la volumétrie de l'épidémie ne cessent de se confirmer rassurantes, la pression narrative ne se relâche point : des résurgences dans certains contextes sanitairement précaires (comme hier au Brésil et aujourd'hui en Inde) sont brandies par les médias comme de nouvelle évidences de la nature apocalyptique du virus.

    Alors que rapportées à leurs populations et mis en perspectives des problèmes sanitaires endémiques qui s'y constatent, ces épisodes,  tout tragiques qu'ils soient dans la réalité de ceux qui les subissent, n'ont hélas rien d'exceptionnel.

    Et alors que la campagne "vaccinale" confirme être hasardeuse, dangereuse même, ainsi que parfaitement contraire aux règles et aux principes éthiques devant prévaloir en la matière, l'emballement conduit maintenant à ce qu'il faut bien appeler de nouvelles monstruosités.

    Comme l'ouverture dans le canton de Vaud de l'expérimentation génique aux femmes enceintes (malgré l'augmentation constatées des fausses-couches chez les "vaccinées"...), la marche en avant vers la "vaccination" absurde des enfants et adolescents, qui sacrifiera inévitablement un certain nombre d'entre eux qui n'auraient aucunement été à risque ni de faire une forme grave de la maladie ni de la transmettre.

    Cette danse de Saint-Guy semblant pour l'instant inarrêtable, il nous restera donc à continuer à en énoncer la tragique et meurtrière absurdité, en soulignant au passage combien la presse (sorry les gars) continue de ne pas faire son travail.

    En taisant par exemple les falsifications des études produites par l'industrie, la complicité crapuleuse au tout-vaccinal de certaines autorités de santé (les scandales de corruption se multiplient à l'échelon de l'Union européenne) ainsi que la réalité préoccupante du taux d'effets indésirables et des décès dus à la "vaccination" dans un contexte de reporting défaillant du nombre réel d'accidents.

    Bref, le bon peuple-marionnette n'est pas près de cesser de danser au bout de son fil et bien malin qui peut prédire la fin de cette "psycho-pandémie" collective comme l'appelle si à propos Michel Maffesoli.

    Restent donc, encore et toujours, quelques sources et ressources pour  raison garder et ne pas être dupes.

    Parmi icelles, relevons le travail d'information remarquable produit par quelques collectifs ou médias indépendants -comme bien sûr Réinfo-Covid. Saluons par la même occasion (avec un lien d'intérêt que je m'empresse d'annoncer puisque j'ai l'honneur de participer à cette aventure !) la création en Suisse romande de la plateforme d'information CovidHub.ch. Dont la mission est de donner l'information manquante (parce que filtrée, occultée ou censurée par les médias grand public) qui permettrait à tout un chacun de se forger ses opinions et prendre ses décision en toute connaissance de cause.

    Le rôle de la presse, traditionnellement, était de présenter l’information de manière neutre, documentée et nuancée, en évitant de prendre partie dans les querelles idéologiques ou de participer aux humaines magouilles. Depuis qu'elle a été instrumentalisée à cette fin -renonçant au passage à son travail d'investigation sur les questions embarrassantes- , non seulement laisse-t-elle nos démocraties orphelines d'un contre-pouvoir essentiel à leur santé mais participe-t-elle activement comme générateur principal à la psycho-pandémie.

    Reste aussi heureusement l'apport salvifique de voix expertes ne cédant pas aux pressions et à la répression de l'omerta, qu'il s'agisse de scientifiques, de penseurs et philosophes, ou de professionnels détenant des pièces du puzzle essentielles à une compréhension restaurée de la relativité et de la complexité des choses.

    Parmi celles-ci (je l'ai souvent affirmé, ayant eu l'honneur de recevoir et de re-publier de nombreux textes de qualité) figurent des voix de médecins-psychiatres.

    Nous vivons un temps où se multiplient hélas les impacts destructeurs des politiques sanitaires imbéciles qui nous ont été infligées depuis quinze mois, que j'avais prévus et annoncés de longue date. C'est sans doute le pire pour moi dans cette affaire : ne pas être entendu, me voir attaqué voire harcelé par certains suppôts de la dérive en cours ou devenir (temporairement) objet de scandale n'est rien face à ces montagnes de drames qui apparaissent.

    Désormais donc, outre une flambée de la détresse psychosociale et des hospitalisations en psychiatrie, outre les faillites à la pelle d'honnêtes travailleurs étranglés puis conduits à la ruine par nos autorités, outre les morts inutiles de dizaines de milliers de personnes qu'il aurait été possible et impératif de soigner, apparaissent des réalités terribles et terrifiantes comme des suicides de jeunes enfants.

    A Toulouse, les services de pédopsychiatrie alertent ainsi sur des pendaisons ou des défenestrations d'enfants âgés de six ans et les larmes -que les cyniques se fassent plaisir et se moquent- coulent en l'écrivant.

    Comment la population, les familles, les parents, comment des corps de métier entiers comme les médecins et les enseignants, ont-ils pu ne pas voir que nous étions en train de générer une réalité mortifère, morbide, destructrice en particulier pour les groupes les plus vulnérable de la population ?

    Notre Constitution -désormais piétinée, abusée, trahie et violentée par ceux qui auraient la charge d'en être les garants- énonce que c'est à la manière dont une société traite les plus vulnérable de ses membres que se reconnaît sa valeur et ses qualités.

    Les yeux de ces enfants suicidés nous regardent depuis le fond de leurs tombes.

    Et que leur regard puisse enfin collectivement nous hanter à l'heure où les crapuleries continuent à exploiter les lâchetés pour poursuivre envers et contre tout une entreprise de destruction massive des fondements de notre humanité.

    C'est avec gratitude et fierté que je publie ici deux textes proposés par des habitués de cette page, les Dr Frédéric Badel et Frédérique Giacomoni. Ces deux médecin-psychiatres font partie des braves qui ne sont pas résignés au silence et à la complicité passive des dérives en cours conduisant à ces réalités terribles qui commencent seulement à nous exploser au visage.

    Qu'ils soient remerciés de leur engagement et de leur courage, comme de la confiance qu'ils m'accordent en m'autorisant à re-publier leurs textes sur cette modeste page...

    Et puissions-nous enfin, enfin, trouver le chemin de retour vers l'intelligence, le bon sens et le socle même minimal de notre humanité.

     

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    COVID-19 : VERS UNE SOCIÉTÉ DU SANS CONTACT ?

     

    Quelques paroles de patients, recueillies au cours des consultations, doivent être rapportées en guise d’introduction. Le premier patient avait été hospitalisé pendant plus d'un mois, le second traité en soins externes, mais leurs récits se rejoignent. L’un et l’autre témoignent de la transformation rapide et profonde qu'a subie notre idée du soin, dans une société devenue monomaniaque, soucieuse avant tout de se préserver du Covid.

    Le premier patient résume en quelques mots le vécu de bien des malades obligés de séjourner pour un temps plus ou moins long dans des cliniques ou des hôpitaux : « Si je sors pour le week-end, je suis en quarantaine pour une semaine en revenant dans l'établissement... si mes enfants viennent me visiter, ils doivent porter le masque, et je ne peux pas les embrasser... ils doivent rester à deux mètres... on ne peut pas sortir, on est en prison. Si j'avais été mieux, je ne serais pas resté dans ces conditions, ce n'est pas digne, surtout avec les PCR à répétition, on ne peut pas refuser, nos droits ne sont pas respectés ».

    Le second, en l’occurrence une patiente, questionne directement notre humanité. Elle se rend à l'hôpital pour quelques heures, pour se voir administrer une chimiothérapie. Les cures antérieures ont affecté sa motricité car le produit a attaqué les nerfs de ses jambes. « Je ne peux pas me déplacer sans aide. Mon mari n'a pas été admis dans l'hôpital à cause du Covid ; il a dû m'attendre à l'entrée. Une patiente qui voulait m'aider à me déplacer s'est fait reprendre par une soignante qui lui a demandé de ne pas me toucher car c'est la règle de distanciation. Vous parlez de soins… on est traités pire que des chiens. Heureusement la patiente ne l'a pas écoutée et m'a aidée. Déjà qu'on est malade, comment voulez-vous qu'on aille bien dans ces conditions ?  C'est inhumain ».

    Si la qualité technique des soins n'est généralement pas remise en cause, les conditions de l’accueil et de l'hébergement, régies par les règles nouvelles, interrogent nécessairement car elles déclenchent des réactions d'hostilité, de défiance, voire de violence de la part de patients, peu habituelles en temps normal.

    Les mesures d'hygiène prises dans certains établissements de soins, parfois drastiques, font oublier que la santé se définit par un état de bien-être physique, psychologique et social. Deux des trois épithètes ont pâti de la crise, jusqu'à parfois être effacés. Certains patients préfèrent renoncer aux soins non urgents tant ils jugent que les conditions de vie sont dépourvues d’humanité et manquent au respect le plus élémentaire de leur personne qu'ils sont en droit d'attendre en ces lieux, tant ils estiment que les mesures sanitaires sont disproportionnées. Le soin, synonyme de lutte contre le virus, a en effet été diminué de plusieurs de ses dimensions fondamentales comme le souci de l'Autre et de son bien-être, ou la bienveillance envers les malades.

    Le propos de ces personnes, souvent devenues dépendantes et vulnérables du fait de la maladie, invite à s'interroger sur le type de gestion de crise que proposent les autorités. Jusqu'où est-il raisonnable d'aller dans la traque d'un virus ? Quel modèle de société point à l'horizon quand la priorité retenue par une certaine science, érigée en guide, est d'éradiquer un virus ou de prévenir toute épidémie, quitte à piétiner un des éléments qui nous fonde de façon ontologique et qui nous situe dans l'humanité commune, à savoir le contact sous toutes ses formes ?

     

    Mesures et démesures

    Les mesures « sanitaires » prises pour lutter contre l'épidémie ont essentiellement consisté dans l’instauration de gestes barrière (lavage des mains, port du masque, distanciation sociale) et la réduction des droits des personnes (interdiction de regroupement, jauges multiples, atteinte au droit de travailler et de se déplacer). Si certaines de ces mesures peuvent sembler classiques et de bon sens, comme le lavage des mains ou le port du masque dans des situations précises, d'autres, si elles devaient durer, pourraient rapidement se révéler préjudiciables. L’histoire de l’humanité le montre.

    La phylogénèse nous apprend en effet que les animaux les plus anciens, de type reptilien, n'ont que peu voire pas de contacts avec leur descendance. Leur progéniture naît autonome et nombreuse, ce qui permet de pallier les lourdes pertes qui se produisent dès la naissance. Elle n'a pas besoin de l’assistance de ses parents, lesquels ne s'en préoccupent pas. Par exemple les petites tortues naissent en grand nombre sur les plages, sans aide aucune et, malgré les multiples dangers qui les guettent dès la sortie de leur coquille, leur nombre permet le renouvellement de l'espèce. Elles sont d'emblée équipées, sans apprentissage nécessaire, pour tout ce qui est indispensable à leur vie, à savoir se nourrir, se reproduire, se diriger. Leur cerveau est centré sur l'auto-protection pour faire face à la menace. On estime cependant que 98 % d'entre elles n'atteignent pas l'âge adulte.

    Cet exemple, édifiant, permet d’illustrer la vulnérabilité de l’espèce quand ses membres n’interagissent pas et quand les rapports entre les vivants n’intègrent pas la dimension du soin, ce qui a été la règle pendant des millions d'années. Or, le passage de la survie à la conservation des espèces s’est réalisé en partie grâce à l’émergence du soin.

    Il y a environ 120 millions d'années, les femelles mammifères ont commencé à prendre soin de leur progéniture. Ce phénomène, qui s’est accompagné de la réduction du nombre des naissances pour que la mère puisse investir les petits, se double d’un changement dans le cerveau, lequel permet au petit de se tourner vers sa mère, de chercher sa proximité plutôt que de la fuir, et à la mère de lui assurer soins et protection. Cette interaction va bien au-delà de la préservation de la vie physique. Par les soins prodigués et le contact, le parent stimule en effet le système d'apaisement du petit qui calme à son tour son système de menace. Il suffit de regarder les images fabuleuses filmées par le naturaliste britannique D. Attenborough pour constater la magie du soin dans le monde naturel.

    Parce qu’ils naissent avec des capacités d'apprentissage, les petits restent un temps variable avec leurs parents avant de les quitter. L'environnement joue un rôle dans l'épanouissement de ces espèces pour lesquelles l'existence dans son entièreté ne se résume pas au matériel génétique qu'ils détiennent à la naissance.

    Ce phénomène s'est poursuivi jusqu'à l'homme avec, comme corollaire, le développement extraordinaire du cerveau ces trois derniers millions d'années. À sa naissance, le petit d'homme est très incomplet et entièrement dépendant de son environnement. À ce stade, certaines zones de son cerveau sont déjà spécialisées et répondent à la gentillesse et à l'affection. Les gènes qui y correspondent sont activés ou désactivés en fonction de la quantité et du type d'affection qu’il reçoit, tout particulièrement au début de sa vie. Ainsi, des modifications du cerveau sont visibles en cas de carences de soins ou d'abus sévères alors qu'elles ne sont pas observées si les soins sont correctement assurés.

    Le soin a par ailleurs des effets sur la production d'ocytocine, une hormone importante liée à nos sentiments de sécurité et d'affiliation et qui joue un rôle social majeur. L’ocytocine est en particulier stimulée quand des soins sont prodigués par les parents ou leurs substituts, et il a été établi que le contact physique augmente son taux (câlins, bisous, caresses). Cette hormone intervient dans la capacité à faire confiance, à aimer les gens, à nourrir un sentiment de sécurité. Elle diminue également le stress. Plus largement, il est démontré que les animaux chez qui cette hormone est éliminée ne développent pas d'attachement à leur progéniture.

    Le cerveau humain est donc conçu dans son ensemble pour être sensible aux marques d'affection et aux soins issus de l'environnement à travers toute une série de systèmes spécialisés capables de ramener le calme et le sentiment de sécurité.

    Pour contrôler les systèmes d'activation des conduites ou ceux de la peur, un système antagoniste est capable de ramener le calme. Il comprend le système parasympathique et certaines zones cérébrales correspondant aux sentiments de bienveillance, d'affiliation et de compassion, la compassion pouvant être comprise comme la capacité qu'a la mère (principalement) à repérer la souffrance de son enfant et à lui venir en aide.

    Ces systèmes sont stimulés par le regard, la parole et l'étreinte. L'enfant peut être rassuré ou consolé par un simple contact ou une parole gentille (en thérapie, l'auto-compassion passe par le contact avec son propre corps, par exemple le fait de s'étreindre, et procure de l'apaisement).

    Les parties de notre cerveau qui soutiennent et permettent l'attachement et plus largement l'affiliation sont liées à des sentiments d'empathie et d'amitié. Ces sentiments nous permettent d'appréhender le milieu extérieur et nos semblables, de nous sentir dans un même flux d'humanité, de nous considérer comme des humains au milieu d'autres humains, préoccupés, quelles que soient leurs différences, par le souhait d'être heureux et ne pas souffrir. Ce sentiment d'affiliation se développe différemment selon que l'on grandit dans un milieu bienveillant ou dans un milieu plus hostile. L'affiliation est donc étroitement liée au sentiment communautaire.

    Ces systèmes codant pour l'apaisement, la bienveillance, la compassion nécessitent une stimulation suffisante, régulière et permanente, pour que l'individu se porte bien, pour qu’il soit en bonne santé.

    Cela explique que certaines personnes âgées, isolées, privées de leurs seuls repères affectifs - les visites de leurs proches le plus souvent - se laissent mourir ou développent des troubles cérébraux dégénératifs irréversibles. Pour elles, la vie sans affection n'a peut-être plus de sens et les systèmes neuro-hormonaux perdent leur équilibre, favorisant l'apoptose.

    Cet équilibre fragile risque de subir de graves dommages lors chocs importants et/ou prolongés comme le montre l’exemple des personnes qui ont vécu des traumatismes. Ces victimes présentent en effet des modifications de leur fonctionnement cérébral avec une hyperactivation des zones correspondant à la peur et une sous-activation des zones correspondant à l'apaisement. Ces états font suite à des épisodes de peur intense, d'incompréhension ou de sidération plus ou moins durables. Les modifications immunitaires liées au stress peuvent également laisser émerger des maladies auto-immunes, des cancers ou d'autres pathologies somatiques (ulcères, infarctus etc.)

     

    Des mesures délétères

    Les mesures prises à partir de mars 2020 et surtout du mois d’octobre de la même année concernent toute la population. Elles ont mis un terme aux rassemblements, à la fréquentation des lieux d'échanges et de socialisation - bars, restaurants, salles de sport et de spectacles-. Nombre d'associations ont également fermé, une part des salariés a été obligée de travailler à domicile en télé travail. Les cours en distanciel ont réduit les échanges également chez les étudiants et les élèves. Les rares échanges qui subsistent se réalisent avec des normes « sanitaires » impliquant une distanciation, le port du masque et une limitation du nombre des personnes qui se regroupent.

    Cette nouvelle façon de vivre modifie notre système hormonal, immunologique et cérébral. Il se pourrait même, si ces habitudes devenaient pérennes, que des modifications adaptatives de nature épigénétique (mode de lecture de notre code génétique) apparaissent. Ceci est d’autant plus grave que les études menées sur les personnes ayant subi des traumatismes montrent une transmission de ces traumatismes aux générations suivantes. La nature épigénétique de cette transmission a été mise en évidence.

    Les mesures prises pour lutter contre le virus vont donc à l'encontre de ce que sont les humains, des êtres de communication et de contact. Elles sont délétères et nous mettent face à un défi, celui de préserver notre santé. Nous constatons qu'en diminuant la convivialité et les loisirs, la quantité et la qualité des contacts, notre dynamisme et notre joie de vivre s'altèrent. Nous tendons au repli et à l'aboulie. Notre pulsion de vie s'épuise.

    Nous pouvons prendre conscience de cette réalité nouvelle pour réagir au mieux et prendre soin de nous. Des modifications de nos habitudes peuvent se révéler salvatrices pour rétablir ou maintenir l'équilibre entre les systèmes activateurs et les systèmes de détente. La source de stress la plus présente réside dans le réseau d'informations qui relaie presque exclusivement des nouvelles qui activent les systèmes de menace.

     

    S'apaiser

    Par exemple, il est possible de réduire ces sources de stress en regardant les informations peu de temps, en se limitant aux titres, en faisant des pauses d'informations de plusieurs jours, en s'informant de façon indirecte (réseaux sociaux) pour éviter de subir les chocs émotionnels créés par les annonces.

    La réduction du stress peut aussi passer par une alimentation équilibrée, laquelle participe à une bonne digestion et à l'entretien du microbiote (le microbiote comprend des milliards de bactéries, champignons et virus dont le métagénome joue un rôle encore peu connu).

    Activer les systèmes d'apaisement constitue égale une cible majeure et plusieurs propositions peuvent être faites en ce sens :

    - Rencontrer les personnes/amis, échanger sur ses expériences actuelles pour aider à trouver du sens et du réconfort et augmenter le sentiment d'affiliation. S'inscrire dans des associations peut être utile et permettre de rencontrer de nouvelles personnes habitant à proximité.

    - Éviter le repli en sortant, utiliser le plus possible les attestations tant qu'elles sont obligatoires. Le repli peut faire le lit de la dépression. Préférer les sorties aux écrans.

    - Pratiquer de l'exercice physique régulièrement (production d'endorphines apaisantes). La marche constitue une activité physique à part entière.

    - Favoriser les pratiques de détente (respiration, yoga, méditation, qi gong, etc), pratiquer des exercices de pleine conscience pour s’extraire des ruminations et apprendre à mieux observer le moment présent pour en profiter. Les anxieux sont très souvent en hyperventilation et la respiration abdominale, comme les exercices de cohérence cardiaque, sont rapidement efficaces pour la diminuer.

     

    La méditation tournée vers la bienveillance l'émerveillement et la compassion permet de lutter contre les poisons mentaux que sont la colère, la haine, la peur, émotions négatives qui altèrent la qualité de vie. Des études menées récemment auraient montré que la pratique de la méditation diminuerait la vitesse d'érosion des télomères, ces parties distales a priori non codantes des chromosomes qui, avec le temps, se rétracteraient et détermineraient les modifications biologiques du vieillissement.

    - Développer des activités créatrices ou plaisantes: bricolage, dessin, chant, danse, lecture etc.

    - Préserver son sommeil.

    - La prière est également un moyen de se recentrer, de prendre du recul, de

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