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  • ”Covid 19, un virus et des hommes” : petit essai de psychopathologie apocalyptique

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    J'ai la très grande joie de partager un nouveau texte (le troisième publié ici) de M. Frédéric Badel, médecin-psychiatre. Il nous livre un tour du propriétaire après dix mois de psychose collective qui fait évidemment quelque peu froid dans le dos.

    Commentant le documentaire "Hold-Up" (diffamé comme on le sait avec une violence extrême par la presse mainstream), Edgar Morin a eu cette remarque tellement sagace : "Pas une fois dans Hold up on n’entend parler d’une techno-science sans conscience produite par un système, d’une logique capitaliste marchandisant mondialement jusqu’à notre imaginaire ou une critique de l’État total en formation, mais toujours de personnages néfastes."

    Le film, contrairement à la critique outrancière qu'en a faite la presse, n'impose aucune thèse. Il montre et donne la parole à des acteurs, politiques et économiques, qui réclament un Nouvel ordre mondial et on pensé, depuis au moins une décennie, qu'une pandémie (avec la peur qu'elle générerait) serait le meilleur moyen pour parvenir à l'imposer.

    En relevant cela, le réalisateur n'impose rien. Libre à chacun d'en faire la lecture qu'il veut (ce qui est, précisément, ce qu'entendent empêcher les médias qui se tiennent désormais pour détenteurs de la vérité -et travaillent donc à l'imposer à la population.)

    Mais Edgar Morin vise juste dans sa critique en indiquant que ce qui importe -et ce qu'il est urgent désormais de mettre en lumière- c'est l'idéologie et le programme de ce capitalisme totalitaire qui cherche à prendre le pouvoir sur le monde et réduire ses habitants à des sujets dociles. Un capitalisme soviétique, ou plutôt à la chinoise, hanté par un délire transhumaniste et eugéniste hélas très réel.

    Dans ses textes, le Dr Badel décrit avec une précision d'entomologiste les procédés manipulatoires qui nous sont infligés depuis bientôt une année avec là aussi une violence extrême -et leurs effets terribles sur les psychismes individuels comme le psychisme collectif.

    A voir aujourd'hui la presse s'agiter comme une seule division blindée avec le "nouveau variant tellement contagieux" que l'on dit avoir détecté en Angleterre, on se demande comment faire pour que la machine à produire de la panique puisse juste se mettre en pause pour laisser un peu souffler la population.

    Il y a bien sûr quelque chose d'irresponsable et de brutalement maltraitant dans cette insistance quotidienne à peindre le diable sur la muraille et achever de détruire la santé mentale de la population. C'est exactement ceci que le médecin-psychiatre décrypte et analyse ici avec une lucidité sans concession.

    Au fond, c'est bel et bien la psychiatrie (la vraie, la noble, il en est aussi ô combien hélas des formes abusives) qui aura le plus manqué à nos prises de décision collectives. Les conseils scientifiques et autres task forces n'ont absolument pas intégré la variable santé mentale à leurs travaux, et sont eux-mêmes tombés dans des modes de fonctionnement et de pensée hautement pathologiques. Le prix à payer collectif de cette psychopathologie sera lourdissime.

    C'est donc avec joie que je vous invite à découvrir l'article du Dr Badel, que je remercie à nouveau chaleureusement de sa confiance et de sa fidélité à ce modeste blog.

     

     

    Covid 19, un virus et des hommes

    par le Dr Frédéric Badel, médecin-psychiatre

     

    En dix mois, notre quotidien a été grandement modifié et nos repères profondément changés. Notre démocratie a subi de fortes turbulences, malmenée par l'état d'urgence et les mesures rongeant nos droits fondamentaux.

    L'apparition du virus nommé Covid 19 peut-il en être l'explication ?

    Dès mars 2020, soit peu de temps après la date supposée d'apparition du virus, certaines incohérences dans la communication et dans la gestion de la maladie pouvaient alerter.

    La création d'un conseil scientifique fin mars, composé de personnes ne tenant pas compte des données de terrain et décidant seules de mesures sanitaires nouvelles, court-circuitant toutes les instances en place, constituait une anomalie. Le confinement pour un virus ne se justifiait pas, la France n'étant pas en guerre contrairement à ce qu'annonçait le Président, et l'interdiction faite aux médecins de soigner librement leurs patients était une atteinte à l’un des piliers fondateurs de la médecine. Traiter l'infection avec du paracétamol et ne pas consulter son médecin, ou encore aller à l'hôpital directement, a participé au retard de prise en charge et à l'augmentation de la mortalité, ainsi qu'à la surcharge de certains services. Nombre de structures privées ont vu leurs lits réquisitionnés rester vides. Et dans le même temps, leurs malades habituels n'ont pu être soignés comme ils auraient dû l'être, certains en sont morts. Le traitement donné à cette épidémie, tant médical que médiatique, ne ressemblait en rien à celui donné aux précédents épisodes virologiques. Le comptage quotidien du nombre de victimes rendait l’atmosphère menaçante et contribuait à terroriser la population.

    De même l'annonce dès le début de l'épidémie d'un « monde d'après » devant être opposé au « monde d'avant » amorçait une rhétorique étonnante concernant une épidémie virale.

    Les médias ont très largement propagé une parole gouvernementale basée sur la manipulation (essentiellement par la peur et les modifications des indicateurs d'épidémie), sur le mensonge (au sujet de la disponibilité puis de l'efficacité des masques par exemple), sur l'infantilisation (se faire à soi-même une attestation), et sur la culpabilisation (embrasser ses proches les fera mourir).

     

    Le nombre de morts diminuant dès le mois de mai, les indicateurs de l'épidémie ont été modifiés pour créer volontairement la confusion et l'illusion d'un virus persistant. Les malades devenant rares, ils ont été remplacés dans les chiffres par les « cas ». Ces cas, qui n'ont aucune signification épidémiologique et sont donc ininterprétables, ont été détectés à l'aide de tests qui s'avèrent donner un très fort taux de faux positifs. Mais pourtant et en dépit du bon sens, cette application à débusquer les « cas » au moyen de ce même test s'est accentué.

    Le nombre croissant de « cas » a justifié la prise de mesures privatives de liberté, toutes aussi incompréhensibles, illogiques et inopérantes les unes que les autres. Leur inefficacité prévisible a été maquillée en mauvaise observance des règles et a justifié de nouvelles mesures toujours plus contraignantes, contradictoires et arbitraires.

    La culture du non-sens s'est installée comme moyen efficace de sidération des masses. En témoigne la fermeture des bars et autres salles de sports et de spectacles sans protestation aucune de la majorité d’entre nous alors que, dans le même temps, l’accès reste libre aux transports en commun.

    Ces techniques de manipulation ont eu pour finalité de sidérer les esprits. Terroriser une population en diffusant en permanence des messages catastrophiques n'est pas nouveau. Après un temps variable s'installe l'indifférence, l'impuissance apprise, autant de phénomènes adaptatifs naturels qui consistent à ne pas s'agiter en vain lorsqu'il est évident que le résultat ne dépend pas de l'action entreprise.

     

    S'est ainsi installée une tolérance de plus en plus grande à la fonte de nos droits fondamentaux : les confinements, puis les couvre-feux et les fermetures arbitraires d'établissements conviviaux. La tolérance aux injustices et la soumission à l'autorité ont été mesurées en permanence, en repoussant chaque fois un peu plus loin le curseur de la restriction des libertés. Une mesure charnière a semble-t-il consisté dans l'obligation de port du masque à l'école imposée aux enfants dès six ans. Le gouvernement a su que, dorénavant, les gens étaient capables d'appliquer à leurs propres enfants des mesures pouvant nuire à leur santé physique et psychologique, sans qu'aucune preuve scientifique étayant l’utilité de tels sévices n'ait jamais été apportée. Et pourtant, peu nombreux sont ceux qui ont retiré leurs enfants des établissements scolaires.

    Les données du réel, celles constatables dans le quotidien par l’observation directe (par exemple il n'y a pas des malades partout et moi-même je n'en connais pas), ne sont pas parvenus, après le mois d'avril et la fin de l'épidémie, à rétablir une organisation psychique cohérente suffisante pour éviter à certains parents d'infliger la maltraitance à leurs enfants.

     

    Aujourd'hui, la manipulation se poursuit au moyen des mêmes méthodes pour inciter à la vaccination.

    En effet, vacciner contre un virus qui expose au décès moins de 0,5 % des personnes infectées, l'âge médian des victimes étant de 84 ans, vacciner contre un virus qui, de surcroît, est régi comme ce type de virus par la règle de la mutation (plusieurs sont déjà détectées), n’est pas rationnel. C’est une absurdité sur le plan médical. Le rapport bénéfice-risque n'est pas favorable et la question de l'élaboration d'un tel vaccin ne devrait même pas se poser. De plus, les traitements pour cette affection existent et sont efficaces. Mais la science n'a pas sa place. Ce sont les médecins des plateaux-télé qui forgent l'opinion, et ce en dépit de leurs collusions avec les laboratoires sur lesquelles des comptes ne leur sont que rarement demandés.

     

    La population est désormais scindée en deux groupes.

    Le premier, hétérogène, est composé des personnes favorables au vaccin. Il réunit celles qui, par conviction ou par lassitude, sont prêtes à s’y soumettre pour sortir de la crise. Il abrite ainsi les personnes qu'il a été possible de sensibiliser, qui croient sans hésitation au message relayé par les ondes. Celles-là resteront réceptives à tous les messages de danger et agréeront la méthode de sortie de crise, fût-elle assortie de privations pérennes de leurs droits. On trouve aussi dans ce groupe les personnes qui se sont coupées de toute information depuis longtemps, pour se protéger, et qui sont devenues indifférentes à tout discours. Pour elles, l’essentiel est de ne plus entendre parler du sujet. Elles ont disqualifié tous les avis pour les neutraliser. Ainsi le leurre des tests conduisant à une épidémie de cas, sans morts ni malades, ne parvient plus à leur entendement, comme si leur cerveau avait été débranché. Leur priorité est de mettre un terme à la maltraitance qui leur est infligée en se coupant de toute nuisance.

     

    Le second groupe rassemble les détracteurs du vaccin, ceux qui ont échappé à l'influence du matraquage médiatique, qui ont souvent pris des avis ou cherché des informations hors des sources classiques, tout en restant sensibles à la réalité de leur environnement (services hospitaliers non saturés, nombre de morts comparable aux années précédentes, mesures prises non proportionnées, amenuisement des droits fondamentaux sans justification etc.). Ces personnes ont également intégré qu'une vaccination n'exempterait pas des mesures de distanciation sociale et, par conséquent, que la convivialité ne serait pas rétablie, que le gouvernement garderait de façon arbitraire le contrôle de la population et de ses activités. Elles observent avant tout l’immixtion toujours croissante de l’État dans leur quotidien et dans leur vie privée.

     

    Ces deux groupes sont désormais séparés par une ligne qu'il sera difficile de faire bouger. La manipulation a montré des limites qui étaient prévisibles et elle sera sans effets sur ceux qu’elle a tenté, en vain, de convaincre. Ces groupes se sont figés, leurs effectifs se sont immobilisés, et peu importe les arguments avancés, les scandales établis ou les preuves apportées, ceux-ci se noieront dans un récit national inaliénable impossible à dénoncer sauf à être traité de complotiste. Les mots se seront substitués à la réalité et, utilisés à contre-emploi, ils auront perdu de leur sens et véhiculeront des idées en rupture avec les faits. Le pouvoir en place pourra même avouer ses mensonges, le peuple l’acclamera, incapable de le croire mal intentionné et persuadé qu’il est au-dessus des soupçons. Il n'est donc plus temps de publier des résultats d'études prouvant l'efficacité de tel produit, le mensonge sur tel autre, de produire des courbes démontrant le caractère infinitésimal du risque sanitaire et disproportionné des réactions de peur. Surdité et aveuglement règnent en maître chez les personnes qui, conditionnées, sont privées de jugement et incapables d’admettre que des faits objectifs puissent démentir la réalité qu’elles ont construite.

     

    Organiser l’affrontement de ces deux groupes de la population est une possibilité -opportunité ?– désormais envisageable. Nos dirigeants devraient rapidement s’en saisir pour encourager une organisation sociale qui opposerait bons et mauvais citoyens, gens sains, dociles, responsables et vaccinés et gens toxiques, rebelles, inconséquents et non vaccinés. Ce système de bons citoyens est présent en Chine. Il repose sur la délation et l'obéissance à la règle.

    Le bon usage par le gouvernement de la graduation dans la contrainte et la soumission du peuple conduisent à ce jour à l’acceptation d’une vaccination inutile dont la toxicité n'est pas évaluée et pour laquelle les laboratoires, compte tenu de la rapidité d'élaboration des produits, ont déjà négocié de ne pas être tenus responsables de potentiels effets secondaires, obtenant des États qu’ils répondent de telles conséquences.

    Et pourquoi pas en définitive puisque les politiques sont devenus médecins. Nos gouvernants et nos parlementaires, de par leur pouvoir et leur influence, vont inciter toute une population à faire un geste dont l’intérêt n’est pas démontré et dont les conséquences ne sont pas mesurées, et se présenter ainsi en sauveurs.

    Cela évoque les techniques sectaires et les suicides collectifs. Pour échapper à la fin du monde ou aux extra-terrestres -ici au virus mortel-, le sacrifice est présenté comme salvateur. La réalité ensevelie sous les messages quotidiens discordants, culpabilisants, a laissé la place au délire dans lequel les liens logiques se dissolvent.

    Les sectes se servent de ces moyens : isoler les individus en les coupant de leurs liens sociaux et familiaux, rendre les gens dépendants en les privant de leurs moyens de subsistance, propager un discours univoque martelé dans des grand-messes permanentes, évincer toute pensée divergente, présenter les opposants comme des nuisibles qui ne comprennent ni leur propre intérêt, ni l'intérêt commun supérieur. « Nous contre les autres » est généralement la doctrine simple compréhensible par chacun car simpliste, et hélas adoptée.

     

    Le cap est franchi. Maintenant que les lignes de partage qui clivent la population se précisent, ce gouvernement n'a plus la possibilité de revenir à des positions plus raisonnables et proportionnées. Il a fait tout son possible dans le domaine de la manipulation, il a mobilisé toutes les sphères d'influence tout en restant crédible auprès d'une partie importante de la population. Pour ceux qui, rebelles, refusent d’adhérer, d'autres méthodes plus coercitives encore s'imposent.

     

    Les signes de cette dérive totalitaire se trouvent dans les techniques de lavage de cerveau employées, identiques à celles des sectes. Elles étaient là dès le départ, mais comment croire qu'un gouvernement démocratiquement élu puisse se retourner contre son peuple ?

    Aujourd'hui, une partie de ce peuple est plongée dans la pauvreté, le désarroi, les « non-essentiels » commencent à se suicider, les troubles psychiatriques se multiplient et… le conseil scientifique continue d’assurer sa grand-messe à une armée de fidèles hallucinés.

    Demain, n'importe quel virus, réel ou fictif, pourra de nouveau semer la terreur chez des populations prêtes à se faire vacciner pour conserver un peu de liberté. Elles y sont prêtes. Et si les tests actuels sont encore utilisés -contre toute logique-, même les populations vaccinées seront positives et resteront contagieuses. Les mesures de distanciation resteront la règle.

    Signe supplémentaire de la supercherie, les hommes qui murmurent à l'oreille des virus prédisent déjà les vagues à venir et leurs dates d'apparition. Toute science a vraiment déserté nos sociétés.  Les réseaux sociaux, « complotistes », ont donné des dates de confinement bien avant leur annonce officielle, montrant ainsi que toute préoccupation sanitaire était absente des décisions officielles.

     

    Les conséquences humaines sont terribles. Tout lieu de convivialité a disparu, les gens sont plus isolés que jamais, ils souffrent de mesures iniques imposées par une poignée de dirigeants, sans aucune concertation, sous couvert d'assurer leur salut. Ce qui fait l'humain, sa capacité à tisser des liens, son besoin d’entrer en contact avec l’autre, est menacé. Le tissu social s'est dissout dans les mesures imposées par un régime devenu fou, hors de contrôle, déroulant une feuille de route établie de longue date en dépit de toute considération du réel. Les mesures prises altèrent la santé de la population et tuent. Elles sont anti-sanitaires. La dictature est en marche.

     

    Notre mode de vie a effectivement bien changé ; le Covid n'en est que le prétexte, le catalyseur. Cette dégradation de nos conditions d’existence et la disproportion des mesures prises pour lutter contre un virus donne du crédit au discours de ceux qui voient là le moyen d'instaurer un nouvel ordre mondial qui doit annihiler notre vie privée et nos droits individuels.

    Les premiers constats montrent les signes de la réalisation de cet ordre nouveau.

     

     

     

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  • Covid et médecine : vers plus d'humanité

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    Je suis heureux de partager avec vous -grâce à l'autorisation de son auteure, que je remercie- le texte suivant qui pose fort bien quelques-unes des questions essentielles soulevées par le Covid au sujet de la pratique médicale.

    J'avais déjà publié un texte cet été de cette médecin-psychiatre, préoccupée (comme beaucoup d'entre nous) par la déshumanisation de la médecine et les transgressions de plus en plus graves de repères humains et éthiques franchies à l'occasion de cette pandémie.

    Au sommet du hit-parade de l'horreur, il y a pour moi l'obligation faire aux parturientes, même négatives au Covid, d'accoucher en portant un masque.

    Une forme d'horreur "sanitaire", laide, brutale, inhumaine. Complètement insensée, sans la moindre utilité autre que l'application psychorigide d'une norme en l'espèce imbécile et brutalisante.

    Les formes moins graves sont pourtant nombreuses, souvent perverses dans leur nature, ce que l'auteure ose aborder et développer dans son article.

    Je la remercie d'oser nommer les choses, c'est le seul antidote à ces dérives : oser les dire, les montrer, les mettre en question, c'est-à-dire les soumettre à la réflexion à l'aune de la pertinence et des valeurs.

    L'auteure conclut en rappelant l'importance vitale de la conscience réflexive. Les découvertes des neurosciences nous montrent que la faculté de porter un regard distancié sur moi-même s’appuie sur les structures cérébrales également impliqués dans l'intelligence émotionnelle, la conscience de l'autre, l'empathie et l'éthique.

    Le "connais-toi toi-même" en prend d'autant plus de valeur : s'il permet (peut-être) de connaître l'Univers et les dieux, il semble en tout cas mettre à l'abri de la propension à causer des dommages et de la souffrance aux autres -ce qui pourrait être simplement le plus important !

    Les autorités politiques et médicales ne semblent actuellement plus très douées en la matière, dans l'emballement post-traumatique qu'elles continuent de propager pour s'y trouver elles-mêmes enfermées -ce qui mérite bien sûr aussi notre compassion.

    Et j'observe que nombre de psychiatres tentent de nous alerter sur cette psychopathologie collective en cours qu'il faudrait peut-être finir par prendre en compte !

     

     

    Vers plus d'humanité

     

    Je tente ici de nourrir la nécessaire réflexion et d’alimenter l’indispensable débat qui devra suivre pour aller vers une médecine plus saine, plus humaine et souveraine.

    La crise actuelle révélée par le SARS-CoV-2 est apocalyptique au sens étymologique du terme. Elle agit comme un révélateur très puissant.

    En médecine, c’est en premier lieu la révélation des conflits et liens d’intérêt incroyables que certains médecins entretiennent avec les laboratoires pharmaceutiques et qui les empêchent d’exercer leur rôle de médecin en toute transparence et en toute liberté.


    France Soir a publié la liste de 13 médecins (1) payés par des laboratoires et qui sont encore actuellement des experts radicalement opposés au traitement préconisé par le Pr Didier Raoult pour traiter précocement les malades atteints par le virus. Peut-on être juge et partie ?…

    C’est aussi la révélation de la corruption systémique (2) qui règne dans le monde médical. Le système pervertit lesprit des personnes, fausse leurs jugements et favorise des prises de décision qui ne servent que lintérêt du système et non lintérêt de ses acteurs. il sagit soit de faire douter les individus sur le bien-fondé de leur éventuelle résistance : on veut tout de même toujours que les laboratoires pharmaceutiques fassent de la recherche et fassent avancer la science et il faut donc bien quils vendent des médicaments toujours plus chers pour financer tout cela ; de faire douter sur le bien-fondé de ses propres croyances : tous les autres pensent différemment donc ils ont sans doute raison ; de faire douter du bien-fondé de ses propres actions : tout le monde accepte des repas, voyages, nuits dhôtel…cest lusage, inutile voire idiot d’y renoncer.

    C’est enfin la révélation des conflits violents, sourds et profonds qui rongent la profession. Je rappelle un passage du Serment d’Hippocrate que prête tout étudiant en médecine qui atteint le stade du doctorat : « Je témoignerai à mes professeurs, à mes collègues et à mes étudiants le respect et la reconnaissance qui leur sont dus; Je partagerai mes connaissances médicales au bénéfice du patient et pour les progrès des soins de santé » (version de Genève 2017).


    Le Prof Raoult exerce dans cette crise sanitaire exactement son rôle de médecin et professeur des Universités : il examine, observe, réfléchit et soigne au mieux en fonction des connaissances actuelles et il vérifie l’efficacité du traitement. Enfin, il partage ses connaissances et constatations pour en faire profiter tous ses collègues et patients. Or, beaucoup de médecins crient au scandale et accusent le Prof. Raoult de bidouiller ses résultats, d’être incompétent, de jouer au druide, d’être un charlatan, de devenir une sorte de gourou, de ne pas faire de la science et même de participer à la « gilet-jaunisation » de la médecine voire d’alimenter des théories complotistes… Un tel déferlement de haine et de violence est strictement interdit et punissable par le Conseil de l’Ordre. Or, pour ne citer qu’eux, deux médecins généralistes mosellans qui ont traité et guéri certains de leurs patients atteints de Covid-19 sont poursuivis par le Conseil de l’Ordre des médecins au motif d’avoir utilisé un protocole thérapeutique - celui dit de « Marseille » - en dehors de la législation en vigueur. J’ignore à ce jour s’ils ont été ou non sanctionnés mais le seul fait que le Conseil de l’Ordre convoque 2 médecins qui soignent leurs patients en leur âme et conscience et ne convoque pas tous ceux parmi les médecins qui insultent ou nuisent à la réputation du Prof. Didier Raoult est proprement scandaleux.

    C’est finalement la révélation de la perversité de notre époque. La perversion, au sens étymologique de « per via « cest-à-dire par voie détournée, est ici extrêmement visible.

     

    Voici quelques-uns des principaux mécanismes pervers utilisés dans cette crise :

     

    Inversion des valeurs 

    On encense des « experts » achetés par les laboratoires dont les prises de position sont par conséquent très discutables et on condamne ceux qui restent des cliniciens de terrain.


    Transfert de responsabilité 

    Le politique fait faire le sale boulot par les médecins eux-mêmes les dressant ainsi les uns contre les autres. Les médecins ne sont formés qu’à traiter des maladies, pas à faire de la santé publique et encore moins de la politique.

     

    Accusation de folie et humiliation 

    Le Prof. Raoult est un druide, un gourou ou un charlatan…


    Semer la confusion 

    Tous les jours des médecins, des experts, une task-force de tel ou tel pays disent une chose et d’autres, le contraire, et ce, sur tous les médias disponibles. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits.

     

    Entretenir une peur déraisonnable

    En semant et maintenant sciemment la confusion entre « cas dépistés » et « malades donc avec des symptômes », en ne distinguant pas les malades graves de tous ceux qui pourront se soigner en ambulatoire, en entretenant l’idée qu’aucun traitement n’est efficace et qu’il faut attendre encore de longs mois notre délivrance avec l’arrivée d’un vaccin.

     

    Culpabilisation majeure et incessante

    Comme le souligne le Dr Badel, psychiatre (5), « Celui qui ne respecte pas les consignes est responsable de laggravation des consignes restrictives, de la poursuite de l’épidémie, de la mort de ses proches. »

     

    Pour les autres mécanismes pervers utilisés tous les jours depuis plusieurs mois, je renvoie à cet excellent article du Dr Badel disponible sur Covidinfos.

    Alors comment aider les médecins eux-mêmes à sortir de la perversité du système auquel ils participent ? Dans lequel ils travaillent ? Dans lequel ils étudient ? Dans lequel ils poursuivent leur formation continue ? …

    Pour entrer dans une démarche de changement, il faut tout d’abord réaliser la perversité du système et en accepter le diagnostic. Cette première étape nécessite de regarder la réalité en face.  Et c’est déjà un gros travail sur soi que de regarder la réalité en face et ne pas se laisser aller à suivre la pensée de tel ou tel qui nous plaît, nous séduit ou nous paraît convaincante. Car alors, ce ne serait pas « penser par soi-même » mais juste « répéter les propos de » et risquer de tomber dans la croyance. Il ne faut rien croire à priori mais toujours en faire l’expérience par soi-même. Ne rien croire que je ne puisse expérimenter. Ce n’est pas facile d’appliquer cette ligne de conduite lorsqu’il s’agit de connaissances dites scientifiques. Cependant, c’est à la portée de tous de lire les avis pour et contre. Lire ceux qui ne pensent pas comme nous est éminemment instructif. Soit pour se forger des arguments contraires, soit pour infléchir son propre système de pensées.

    Ensuite il faut travailler sur soi pour apprendre la maturité émotionnelle, l’autonomie et la modération de l’esprit qui sont un préalable à toute évolution individuelle puis collective. Le travail sur soi n’étant en aucun cas une fin en soi mais un préalable pour le développement d’une intelligence collective. Il s’agit de travailler à prendre conscience de la réalité pour sortir de nos illusions. Prendre conscience de notre réalité individuelle et sortir de nos propres résistances qui mènent à l’illusion. Le chemin thérapeutique nous confronte à ce que nous n’avons pas su entendre ou pas pu voir. Et la « vie spirituelle est de laisser émerger en nous le réel » - Père Philippe Dautais (6).

     

    Il existe plusieurs manières de travailler sur soi : la philosophie, la psychothérapie, la méditation et la spiritualité sont en quelque sorte des voies royales pour ce faire. La méditation est sans doute celle de ces techniques qui est la plus facile à apprendre et à reproduire. D’ailleurs le Dalaï-Lama postule que « si la méditation était enseignée à tous les enfants âgés de 8 ans sur la Terre, la violence du monde disparaîtrait en une génération ». Je partage avec beaucoup d’autres la conviction que la méditation est une étape essentielle et facilement reproductible pour aller vers ce que Michel Maffesoli nomme l’Humanisme intégral (4): 

    « Leffervescence en gestation va rappeler, à bon escient, quun humanisme bien compris, cest-à-dire un humanisme intégral, repose sur un lien fait de solidarité, de générosité et de partage. Voilà ce qui est lincarnation de labsolu dans la vie courante. »


    Il est grand temps d’imaginer toutes les réformes nécessaires des études médicales et plus largement de l’éducation pour amener davantage d’humanité et de souveraineté dans notre société.

     

    1. http://www.francesoir.fr/societe-sante/top-13-des-revenus-annuels-recents-verses-par-lindustrie-pharmaceutique
    2. https://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/08/05/mars-2020-la-date-ou-l-industrie-pharmaceutique-aura-definit-308012.html#more
    3. « C’est en ce sens que Tosquelles disait qu’en psychiatrie on est retard de plus de cent ans sur la médecine et la chirurgie. « On n’a pas encore inventé l’asepsie. » Ou comment chaque institution n’a pas à affronter la lettre contre le nosocomial « physique », mais contre le nosocomial « psychique », au sens où il y a une contamination tout aussi délétère pour les structures de soin, qui n’est pas Marielle mais immatérielle, relationnelle, intersubjective, et qui renvoie aux instances de domination, de mépris, de discrimination dans les rapports sociaux. »
    4. Michel Maffesoli dans « Stratégie de la peur »
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  • Communication gouvernementale autour du Covid : autoritarisme, infantilisation et perversité.

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    Quelques nouvelles du front pour commencer : tout d’abord, l’OMS a implicitement reconnu un taux de létalité du Covid-19 encore plus bas que celui que j’avais annoncé (faisant alors scandale !) au mois d’avril. Nous nous situons donc définitivement au niveau d’une épidémie grippale moyenne, avec de surcroît une mortalité alignée sur l’espérance de vie. Ce qui signifie que l’épidémie ne se montre létale, sauf exception, que pour des personnes en fin de vie du fait de leur âge ou de maladies graves.

    Seconde nouvelle : l’OMS a rappelé (elle l’avait déjà timidement fait au mois d’avril) qu’elle ne préconise pas le confinement comme mesure principale de lutte contre l’épidémie. Le docteur David Nabarro, envoyé spécial de l’OMS, professeur en santé globale à l'Imperial College de Londres et spécialiste de la lutte contre l’épidémie d’Ébola, a déclaré qu'il fallait arrêter "d'utiliser le confinement comme méthode de contrôle principale [du coronavirus]", car "le confinement a une conséquence que vous ne devez jamais minimiser et qui rend les pauvres beaucoup plus pauvres".

    Ce qui a entraîné ce commentaire de Me Karin E. Ritmann, avocate :
    C'est fascinant. La très corrompue Organisation mondiale de la santé (OMS) s'oppose maintenant au confinement et reconnaît enfin ses résultats catastrophiques, notamment la mortalité et le désespoir induits :
    "Regardez ce qui est arrivé aux petits exploitants agricoles dans le monde entier... Regardez ce qui arrive aux niveaux de pauvreté. Il semble que nous pourrions bien voir la pauvreté mondiale doubler d'ici l'année prochaine. Il se pourrait bien que la malnutrition infantile ait au moins doublé."
     
    Oui, il fera plus que se pouvoir et cela fait des mois qu’on le dit !

    Dans le même temps, le virologue Pierre Charneau, responsable de l’unité virologie moléculaire et vaccinologie de l’Institut Pasteur, rappelait comme je l’ai souvent répété que le confinement du mois de mars a fait plus de mal que de bien étant donné qu’on avait déjà franchi le pic épidémique : confiner en vase clos personnes infectieuses, personnes saines et personnes à risque était bel et bien une mauvaise option, qui aura fait flamber les cas graves et pas du tout (comme se l’imaginent encore à tort Mauro Poggia et les membres de la « Task Force ») amélioré les choses.

    Enfin, une analyse de la situation en Lombardie révèle qu’au moins 4 décès sur 10 s’étant produit à l’hôpital au gros de la crise n’étaient pas dus au Covid-19. Même Le Temps (qui s’enhardit soudain malgré le risque de se faire à son tour accuser de complotisme) le mentionne, ce qui pourrait être un signe qu’il se remet (enfin) à faire du journalisme.

    Pour finir, on continue de nous brandir le nombre de « cas de Covid-19 » qui serait en explosion alors que les tests PCR ne permettent pas d’identifier les personnes atteintes du Covid (ils signalent des débris d'ARN pouvant avoir appartenu au Sars-CoV-2). On est et reste évidemment dans le registre de la manipulation : parler de « cas (de maladie) » est un grave abus de langage (dont ne se privent hélas ni ceux qui nous « gouvernent », ni la « presse ») dès lors qu'environ 90% des personnes concernées ne sont en fait ni malades ni infectieuses !

    Dernier point à mentionner : ne sommes-nous pas dans cette fameuse « deuxième vague » annoncée prophétiquement depuis mai ? Eh bien non : la progression des cas et leur gravité n’a rien à voir avec la situation de mars-avril et l'immunité collective se construit à grande vitesse. Sachant que 85% des personnes infectées (selon les dernières données) ne sont même pas symptomatiques, c’est évidemment une excellente nouvelle. Répétons, pour le plaisir et avec soulagement, cette heureuse perspective : 85% des personnes qui contractent le virus ne tombent même pas malades et, s’immunisant, protègent les autres.

    Les stratégies adoptées depuis cet été conduisent à retarder l’émergence de cette seule réelle protection ! Il est vrai que les intérêts qui instrumentalisent les politiques publiques voient ce processus naturel d’un très mauvais œil : ce sont des centaines de milliards de dollars de profits vaccinaux qui s’évaporeraient ainsi avec l’acquisition d’une immunité collective.

     

     

    Maltraitance(s)

    La communication gouvernementale reste anxiogène au possible, avec cette triple pointe qu’on observe depuis des mois :

      • Un autoritarisme débridé, conduisant à s’imaginer pouvoir tout faire subir à la population (y compris des violations de ses droits constitutionnels et de sa sphère privée) même en l’absence de justification probante.
      • Une authentique perversité enfin, dont le symptôme le plus évident est ce clip ignoble diffusé sur les chaines françaises, où l’on voit un bambin embrasser sa grand-maman puis, au plan suivant, la grand-maman en question intubée sur un lit de soins intensifs. Comte Sponville, dans l’interview mentionnée, dénonce l’ignominie de ce clip, qui est de surcroît contraire à toutes les recommandations en matière de communication de messages de prévention.

    Un autre observateur averti m’a fait observer qu’il était sans doute excessif de parler de psychose collective car, souligne-t-il, les gens dans leur immense majorité ne sont plus dupes des messages aberrants des autorités. Et que seules celles-ci et les comités d’experts qui disent et préconisent tout et n’importe quoi depuis le mois de mai sont dans une bouffée délirante qui, persistant, se chronicise.

    Cette bouffée délirante s’exprimant en effet depuis le choc des mois de mars et avril par une communication en grande partie perverse : de nombreux psychiatres ont attiré notre attention sur cette question. Parmi eux, le Dr Frédéric Badel, auteur de deux remarquables textes de décryptage publiés sur le Covidinfos.net, qu’il m’a aimablement autorisé à reproduire ici.

    Je l’en remercie d’autant plus chaleureusement que le partage de ces analyses est littéralement d’utilité publique : le propre de la communication perverse est de générer une dissociation chez l’auditeur, une sidération qui suspend l’aptitude à penser normalement et à faire usage de sa pensée critique. Ce qu’on a abondamment observé au cours des mois écoulés, et qui est fort heureusement en recul aujourd’hui. Même les médias suisses se remettent (timidement) à penser, c’est dire si on peut caresser l'espoir que la fin du tunnel soit bel et bien en vue !

    En comprenant ce qu’est cette communication perverse et en apprenant à la décoder, nous nous mettons à l’abri d’être emportés dans cette fuite en avant destructrice dans laquelle sont embarqués nos gouvernants. Qu’il faudra bien accessoirement stopper un jour. Ce qui est une autre histoire.

     

    Covid 19 : techniques de manipulation

    par le Dr Frédéric Badel, psychiatre

    Sauf à vivre en anachorète ou à être engagé dans une retraite méditative, il n’a échappé à personne que notre façon de vivre a été modifiée de façon radicale avec les mesures imposées de « distanciation sociale », le port du masque et la mise en pièce de notre économie.

    Avec une facilité déconcertante, le gouvernement a brisé notre façon de vivre ensemble, restreint nos libertés individuelles fondamentales et il nous prépare quotidiennement à de futures mesures.

     

    Comment en arrive-t-on à un résultat si rapide ?

    Le pilier sur lequel repose une telle prouesse est le conditionnement à la peur. Par la diffusion répétée de messages de danger accompagnés de stimuli tels un son, une image, il est possible de créer assez rapidement chez la plupart des individus un réflexe de peur ancré dans le centre de la peur, un petit noyau dans notre cerveau le plus primitif (nous le partageons avec les reptiles). Les mécanismes de régulation qui logent dans des structures plus élaborées du cerveau (observation, analyse, jugement, classement), qui opèrent normalement une régulation par rétrocontrôle, se trouvent débordés et ce petit noyau reste anormalement activé. A chaque nouvelle stimulation, il va être excité, sans contrôle possible. Il ne reste donc à l’individu que des comportements plus archaïques, on le constate par exemple dans le stockage alimentaire ou les rixes qui apparaissent en cas de risque de pénurie.

    Le conditionnement à la peur est un mécanisme automatique, extrêmement efficace et parfaitement connu. Certaines personnes sont plus disposées que d’autres à ce conditionnement.

    La peur modifie donc les comportements qui perdent leur rationalité. Les soignants ne sont pas vaccinés contre la peur et, comme les autres, la subissent. Ainsi des cabinets médicaux ont été fermés, des médecins n’ont plus examiné leurs patients, la téléconsultation a connu un essor fulgurant.

    Ce phénomène a été aggravé par le court-circuitage de structures de soins habituellement opérantes et performantes en cas d’épidémie ; tout devait être géré par l’hôpital, ce qui a pu engorger quelques services. Des lits ont été gardés en réserve pour la « deuxième vague », la crête de la première dans la plupart des régions n’ayant pas même été perçue, privant ainsi les patients de soins parfois urgents ou d’interventions, allant jusqu’à provoquer leur décès.

    La panique chez les médecins, toujours couplée aux injonctions politiques, a conduit à priver de soins les personnes en EHPAD et plus généralement les personnes âgées. Les conséquences de ce phénomène sont aujourd’hui connues : nombre d’entre elles sont décédées dans le plus grand dénuement affectif, d’autres ont connu des altérations irréversibles de leurs fonctions cognitives ou ont perdu en autonomie. Les personnels soignants font état de cette évolution catastrophique à grande échelle.

    Comme l’a affirmé en substance le professeur Raoult, un médecin qui a peur ne peut pas soigner, il doit changer de métier.

    Les patients ont évité de consulter et on estime à 30000 le nombre de cancers non dépistés en se basant sur le nombre habituel moyen de dépistage.

    Les hôpitaux de jour ont fermé, privant de soins les plus fragiles, en particulier en psychiatrie, et laissant les familles désemparées.

    Les médias ont relayé abondamment ces nouvelles à grand renfort d’images, je pense en particulier à celles de patients transférés par réseau ferré. Ces images inhabituelles ont eu d’autant plus d’impact que leur dimension hypnotique (on cherche à comprendre) crée un cercle vicieux en stimulant les centres de la peur.

    Cette même peur a favorisé des comportements de délation et éveillé chez certains des vertus de justicier. Une de mes patientes s’est vue apostrophée dans une grande surface par une cliente pour avoir toussé « madame quand on a le covid on reste chez soi ! », un autre a failli en venir aux mains pour un masque mal positionné. De nombreuses personnes soumises à la peur et déconnectées de leur intelligence s’érigent en justicier ou en bon élève qui penserait« je suis dans mon droit, je suis toutes les recommandations officielles.»

    Le conditionnement est renforcé par des distorsions de logique utilisées systématiquement. Parmi les plus fréquentes, on trouve l’abstraction sélective qui consiste dans le fait d’isoler un élément mineur et ne traiter que celui-ci. A titre d’exemple, on mentionnera le cas de cette adolescente décédée et les cas de Kawasaki chez l’enfant, qui cultivent auprès du plus grand nombre l’idée que le virus concerne indifféremment toutes les classes d’âge. La généralisation va généralement de pair avec l’abstraction sélective: un détail particulier vient couvrir tous les faits. (« le virus tue les jeunes »). On pourrait conclure selon la même logique qu’il faut abandonner le vélo car il est mortel, que l’on soit cycliste amateur ou professionnel.

    Ce conditionnement à la peur, qui a fait prendre de si mauvaises décisions, a été couplé à une culpabilisation majeure et incessante. Celui qui ne respecte pas les consignes est responsable de l’aggravation des consignes restrictives, de la poursuite de l’épidémie, de la mort de ses proches. Cette culpabilisation se poursuit aujourd’hui au moyen de messages martelés dans tous types de médias intimant de ne pas embrasser ses proches ou recommandant des barbecues masqués entre amis car nous sommes des personnes responsables. Il faut protéger les plus fragiles, message louable mais cynique car il a conduit à infliger à nos aînés le pire, la privation de contacts et de soins.

    Le détournement du sens des mots et l’introduction de mots nouveaux. Le chef de l’État a déclaré que nous étions en guerre. Nous n’avons jamais été en guerre mais cela a permis de faire passer facilement le principe de l’état d’urgence et d’imposer toutes les mesures sans concertation. De même une sémantique inconnue a progressivement colonisé notre langue pour devenir aujourd’hui banale. Il en est ainsi du cluster. Qui connaissait le mot ? A n’en pas douter peu d’entre nous. Le cluster s’est imposé et il est devenu une menace, un autre stimulus de la peur, car il semble savant donc « sachant ». Il ne désigne pourtant qu’un foyer de contagion (il existe d’autres significations en musique, informatique etc). Dans ce registre on peut également noter la confusion entretenue sciemment entre « cas positifs » et « malades ». Ne pouvant continuer à nous conditionner en égrainant quotidiennement les nombres des malades ou des victimes décédées, ces derniers diminuant, le chiffre des cas positifs est substitué, entretenant ainsi le sentiment de peur.

    Actuellement, on continue à nous maintenir dans l’idée d’une épidémie de cas positifs, sans victime, sans malade.

     

    D’autres mécanismes sont également employés.

    Le mensonge ou l’action volontaire de tromper : mensonge sur la disponibilité des masques, sur leur utilité qui n’est pas prouvée( des études allemandes rapportent même des effets délétères du port du masque généralisé- présence de microplastiques ; le système européen RAPEX a rappelé 70 modèles de masques car ils ne répondaient pas aux normes de qualité de l’UE et pouvaient entraîner des « risques graves »), sur leurs commandes, mensonge sur la létalité du Covid (CDC aux USA par exemple), sur l’action de l’hydroxychloroquine (HCQ) et sur ses effets secondaires (Carlucci et al, mai 2020). Nous sommes pour cela moqués par les Africains qui utilisent couramment cette molécules (nos soldats également) et chez lesquels l’usage généralisé n’a pas entraîné l’hécatombe promise et a même peut-être permis de limiter les décès. Mensonge sur la nécessité d’un vaccin (on ne vaccine pas une population contre un virus à létalité faible) . Pour plus de détails, les études référencées et leurs résultats figurent sur le site de « Swiss Policy Research ».

     

    La suppression de toute voix divergente : la voix la plus connue en France est celle du Professeur déjà nommé. Difficile de l’entendre en dehors de sa chaîne IHU Marseille ; mais si on lui prête parfois la figure d’un original, il est en réalité loin d’être le seul à avoir des opinions qui divergent des positions officielles. De nombreuses études, dans différents pays, concluent à l’inutilité voire la nocivité des masques en extérieur, remettent en question le taux de mortalité du virus etc …sans se prononcer ici sur la pertinence de ces positions, reconnaissons qu’il est anormal que toute voix divergente soit inaudible ou discréditée d’entrée et qu’il faille vraiment chercher pour y avoir accès !

     

    L’étiquetage : toute personne ayant un avis divergeant est suspecté de complotisme, de liens avec l’extrême droite. Ce procédé permet de faire l’économie d’une réflexion pourtant indispensable ; il est décrété sans analyse aucune ni réflexion que untel est complotiste. Votre intelligence est laissée de côté.

     

    La fausse bienveillance ou injonction paradoxale. Elle consiste à lier deux propositions qui empêchent toute décision et elle paralyse l’action. Par exemple il est laissé à l’appréciation de chacun de porter le masque à l’extérieur dans certaines villes mais un plan de reconfinement est déjà prêt si l’épidémie repart. Ce procédé, bien connu des psychiatres, est un procédé qui rend fou.
    Si vous le couplez au grand niveau d’incertitude entretenu volontairement sur la suite de l’épidémie, vous devenez diabolique.

     

    Prédire certains aspects de l’avenir. Malgré l’incertitude savamment orchestrée, dès le début de cette crise, il a été dit que l’épidémie allait durer, que la rentrée de septembre ne se ferait pas normalement, et, surtout, le mythe du « monde d’après » a été développé et entretenu. C’est là un autre aspect de la manipulation mentale, du lavage de cerveau ou de la propagande. Je vous dis que nous sommes entrés dans le monde d’après, (ceci est rabâché à l’envi), dès avril ou mai. Quoi que l’on fasse, quoi qu’il se passe, le monde d’avant aura disparu. Le maintien des mesures de privation de liberté me donnent raison.

    Ceci est une insulte à l’intelligence puisque la prophétie, par les mesures prises, s’auto-vérifie : malgré des chiffres officiels très bas de décès et de passage aux urgences (voir geodes santé publique France), le maintien de la distanciation sanitaire et du port du masque maintient l’idée de l’épidémie.

    Nous sommes préparés à des mesures restrictives « jusqu’à la vaccination ». Aucune autre voie de sortie ne semble envisageable.

    La sanction permet de rappeler à l’ordre ceux qui n’auraient pas été suffisamment sensibles au conditionnement. Et les chiffres montrent que le procédé a été largement utilisé en France. Le niveau de verbalisation a été important, plus d’un million d’amendes ayant été appliquées pendant le confinement.

     

    Le cocktail conditionnement à la peur, culpabilisation, sanction est extrêmement efficace.

    Quelles conséquences ?

    Les mesures prises ont laissé notre économie exsangue. Or, les pertes d’emplois et les faillites ont toujours été accompagnées d’une épidémie de suicides.

    Le nombre de morts par suicide, par manque de soins, par absence de dépistage, par tristesse seront-ils décomptés ? Combien verr

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  • Le contrôle mental au temps du Covid

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    C’est une grande joie pour moi d’accueillir sur ce blog un nouveau texte du Dr Frédéric Badel. Cet auteur nous avait déjà gratifiés de deux excellents articles sur la manipulation mentale que l’on doit bel et bien observer dans la gestion catastrophique de la crise sanitaire en Occident.

    Les lectrices et lecteurs désireux d’en savoir plus ou de creuser cette question pourront bien sûr se tourner vers les travaux de Mme Ariane Bilheran, docteure en psychopathologie, ou la suite d’entretiens donnés à Ema Krusi par M. Philippe Bobola, physicien, biologiste, anthropologue et psychanalyste, sur le thème de l’ingénierie sociale.

    Ici, le Dr Badel pose des questions qui sont hélas reléguées hors de la sphère publique – ce qui est non seulement dommage mais aussi hautement dommageable. Il insiste en particulier à fort juste titre (l'exemple malheureux de la RTS étant rien moins qu'édifiant en la matière, nos amis belges n'étant pas en reste avec la RTBF et les Français ayant l'embarras du choix...) sur la place  qu'occupent les médias télévisuels comme vecteurs principaux de désinformation et de propagande.

    Avec une conclusion pas chouette à laquelle tous les esprits un peu avertis sont déjà parvenus : nous sommes non seulement maltraités mais aussi délibérément manipulés par nos gouvernements.

    Retrouvez l'ensemble de nos articles sur anthropo-logiques.org

     

     

    LE CONTRÔLE MENTAL

    Comment parvient-on à faire porter le masque à toute une population sans qu’aucune preuve ne soit apportée d’une quelconque utilité du port de celui-ci ? Comment en vient-on à proposer le principe d’un passeport vaccinal pour un virus peu létal, mutant, qui tue essentiellement des personnes de plus de 80 ans ?

    Et comment se fait-il que ces propositions, solutions ou injonctions déclenchent si peu de réactions auprès des populations concernées ?

    Certaines techniques de manipulation de masse permettent d’expliquer l’évolution rapide des contenus de pensée à l’échelle de la population et l’adhésion d’une grande partie de cette population à un nouveau programme.

    La manipulation de masse ne date pas d’hier. Les outils pour la mettre en place se sont modernisés et ont gagné en rapidité. La manipulation va permettre de disséminer à grande échelle une propagande visant à modifier les repères et les croyances habituels, puis à les remplacer par de nouveaux, sans qu’aucune supercherie ne soit détectée.

    De nos jours, la propagation rapide de la propagande d’État est réalisée via la télévision qui reste l’outil d’information quotidien principal pour une majorité de Français. Cette véritable « institution » qu’est cet outil de communication et d’information occupe généralement une place centrale dans un salon ou une pièce où sont pris les repas. La télévision capte les regards et les conversations. Des expériences datant de la fin des années 60 (Thomas Mulholland, Herbert Krugman) montrent qu’après seulement une minute d’écoute, l’activité cérébrale du spectateur se modifie et passe de fréquences bêta à des fréquences alpha. Ce passage signe l’émoussement de la pensée logique et critique pour une détente proche de l’hypnose, ce qui peut expliquer bien des endormissements devant la télé. La propagande va donc employer l’activité hypnotique de cet outil omniprésent.

    La télé propose actuellement des programmes en continu. Deux éléments sont utilisés :

    La répétition d’informations identiques auprès de populations en état semi hypnotique permet de mieux ancrer ces informations dans le cerveau. La population recevant les mêmes informations acquiert un mode de pensée unique qui crée une pression sociale, peer pressure, un mécanisme d’auto-régulation du peuple par lui-même. Une fonction naturelle de l’homme est en effet de se calquer inconsciemment sur le modèle social ; à l’échelle de l’individu, un nouveau modèle s’installe pour correspondre à la pensée dominante. L’instinct grégaire et l’obéissance à la règle transforment les citoyens en gardiens de l’ordre établi.

    La généralisation de programmes ne faisant pas intervenir la réflexion, la diffusion de programmes de télé-réalité faisant appel à la distraction, permettent de détourner l’attention et d’abêtir le peuple en l’éloignant des vrais problèmes sociaux.

    Les programmes proposent donc une alternance d’informations inquiétantes et de programmes aliénants permettant la détente.

    La télé est le média le plus performant pour conditionner les populations. Les journaux, débats d’idées lors de rencontres par exemple sont moins performants car non hypnotiques. Les lecteurs ou auditeurs gardent un esprit critique, une réflexion, qui permettent plus difficilement d’accéder au subconscient pour y introduire de nouveaux concepts.

    Le matraquage médiatique télévisuel utilise certaines stratégies visant à favoriser la modification des croyances. L’ingénierie sociale s’est développée dès les années 30 et plus particulièrement après-guerre. Elle a connu une accélération avec l’arrivée de la télévision qui a permis de s’introduire rapidement dans tous les foyers.

     

    Sur une population hypnotisée, le but est d’effacer progressivement certains programmes mentaux existants et les remplacer par de nouveaux. Comme sur un ordinateur.

    La stratégie des chocs a pour objet d’initier et maintenir un chaos social. Le choc créé par une annonce, une image, un commentaire peut provoquer un état de sidération (se rappeler le visionnage en boucle d’images du world trade center). Les images d’hôpitaux submergés, de malades évacués par convois spéciaux, les commentaires alarmants spéculant sur le nombre de morts à venir, les messages sonores, ont favorisé le conditionnement sur un modèle pavlovien.  Les chocs successifs ont été distillés de façon aléatoire et assez rapprochée. Les masses, par conditionnement progressif, ont attendu avec anxiété le choc suivant fourni par les interventions de l’exécutif.

    Les chocs successifs ont été accompagnés d’une stratégie visant à faire croire que les sacrifices étaient douloureux mais nécessaires et que tout irait mieux demain. Cette stratégie a permis d’amplifier la cohésion sociale autour du narratif officiel.

    Elle a été accompagnée également d’un outil particulièrement redoutable de manipulation qu’est l’infantilisation. Par exemple, s’autoriser à soi-même un déplacement à moins d’un kilomètre de son domicile, pour une durée limitée, à condition de porter un masque est infantilisant, humiliant et très conditionnant ; cela place le gendarme en chacun de nous et oblige à la transgression en conscience. Les demandes stupides imposées font partie de la charte de coercition de Biderman.

    La stratégie des petits pas : depuis les premières annonces, insensiblement, les libertés ont été réduites. Une bonne annonce pour la population aujourd’hui réside dans l’absence de privations nouvelles. Un an après le début de la crise, nous sommes en état d’urgence, sous le coup d’un couvre-feu, avec surveillance des frontières, tests systématiques et sous la menace d’une vaccination obligatoire. Insensiblement, nos libertés se réduisent, le gouvernement réglant avec habileté le curseur pour minimiser les risques de sortie de l’hypnose.

     

    Les techniques utilisées, une fois la peur instillée pour obtenir le chaos, consistent à fausser volontairement la réflexion en l’orientant de façon délibérée vers de nouveaux concepts ou un nouveau langage. Dans un temps ultérieur, un sauveur pourra proposer un ordre nouveau pour résoudre la crise.

    Le gouvernement au cours de la crise sanitaire a utilisé largement des techniques visant à faire croire que la situation était entièrement nouvelle :

    – Un néo-langage : a notion de cluster est apparue dès le début de la crise. La population découvrant ce mot lui a attribué la tonalité émotionnelle dramatique du moment et l’a conservée. En résumant, cluster égale danger. Les clusters se sont multipliés, véhiculant avec eux la peur. Il en a été de même pour le patient zéro, les tests PCR, les plateaux montants, les variants etc. La présentation pseudo-scientifique, donc crédible, de ces notions a bâti jour après jour un monde effrayant.

    des pseudo concepts :

    « Le monde d’après » : quelques semaines à peine après le début de l’épidémie, la présentation du « monde d’après » a été utilisée pour donner une coloration dramatique à la virose. Le monde d’après renvoie dans l’inconscient aux grandes catastrophes, qu’elles soient naturelles, atomiques ou virales, dont raffolent les films catastrophes. Ce concept élimine de fait tout retour possible à l’ordre ancien.

    « Il va falloir vivre avec le virus » :  le public non averti a pensé que nous n’avions pas, jusqu’à présent, à vivre avec les virus de façon durable, que ceux-ci disparaissaient après les épidémies, et qu’il ne nous restait donc plus comme espoir que la vaccination pour nous en débarrasser, (puisqu’il n’existe officiellement en France aucun traitement).

    « Objectif zéro covid ». En contradiction avec le concept précédent, il rend impossible toute sortie de crise. La présence côte-à-côte de ces deux énoncés rend compte du non-sens, très prisé dans la communication gouvernementale. L’objectif étant irréalisable, il prépare le concept suivant.

    « La seule sortie de crise possible est la vaccination » : cette affirmation court-circuite des questions de bon sens sur la nécessité d’un tel traitement, ses conditions d’élaboration etc. Couplée à la menace de pérennisation des restrictions de déplacement auxquelles la vaccination pourrait mettre un terme, beaucoup pensent à se vacciner, permettant sans le savoir qu’une telle mesure soit mise en place. En effet, sans vaccination massive, le passeport sanitaire ou un équivalent serait impossible. On se situe clairement ici dans la fabrique du consentement.

    Ces procédés ne permettent pas de débattre des vrais sujets de façon sereine et confisquent toute discussion constructive. La sidération des esprits ne permet plus à chacun de rétablir le sens commun qui aurait permis de demander par exemple : « comment avons-nous fait avec les épidémies précédentes ? » ou « pourquoi parler si tôt d’un monde d’après ou d’une guerre pour un virus ? », « pourquoi se précipiter sur la recherche d’un vaccin sans savoir si un vaccin est une solution pour l’épisode actuel ? » « pourquoi de nombreux pays disposent-ils d’un traitement ? ». Les questions de fond qui permettraient de construire une réflexion structurée et argumentée ont donc soigneusement été éludées.

    Néo-langage et pseudo-concepts, renouvelés à l’envi, permettent de maintenir la terreur et de supprimer le sens de l’information.  Progressivement, un fait ou une situation seront nommés par des mots galvaudés détournés de leur signification première.

    De ce nouveau langage ont disparu les mots « soigner » et » malades » puisqu’il faut disjoindre le concept d’épidémie de l’idée de malades à soigner. L’épidémie devient une épidémie de cas positifs à isoler et de contacts à identifier. Le peuple passe d’une peur d’être malade à une peur d’être « positif », voire « contact » et accepte docilement les tests et les isolements.

    L’exaltation de certaines valeurs morales : la solidarité et le sens de l’éthique.

    Le port du masque, tout comme la vaccination, deviennent des actes dont on peut être fier car ils sont philanthropes. Ils sont même filmés par les médias pour être mieux mis en valeur.

    Les confinements, les fermetures d’établissements, le déclin de l’économie, les dépressions, les suicides, les retards de prise en charge d’autres pathologies, sont justifiables car nous protégeons les personnes fragiles. L’hypnose des écrans permet d’éluder la catastrophe sanitaire créée par ces mesures prétendument salvatrices. En protégeant les plus fragiles, la vie de millions de personnes est estropiée sans que cela ne pose de problème de logique.

    Ce chaos social est organisé par une « cellule » (ici conseil de défense, conseil scientifique) proposant de façon non transparente les mesures liberticides à mettre en place. De façon arbitraire, sans recours à des arguments scientifiques pourtant disponibles, sans tenir compte des nombreuses voix qui s’élèvent pour dénoncer l’inefficacité et la nocivité de ces mesures, cette cellule n’a pas hésité à faire varier l’intensité des chocs délivrés à toute la population, confinements et couvre-feux alternant, sans que personne ou presque ne s’interroge plus réellement sur le terme de ces mesures. Cette cellule a usé des non-sens pour déconnecter encore plus la population de tout raisonnement (combien de débats sur le port du masque debout, assis, les distances de sécurité, et combien de mesures ineptes comme la fermeture des espaces conviviaux en préservant l’accès aux lieux les plus fréquentés).

    Les chocs successifs permettent d’anéantir la capacité de réflexion des masses et de les sidérer, d’effacer tous les repères antérieurs. Sur ce fond de turbulence, de désorganisation, il est possible de greffer n’importe quel programme visant à résoudre le chaos et à proposer/ organiser/ imposer le retour au calme.

    Le programme actuel est un programme de terreur dont le scénario est basé sur la propagation d’un ou plusieurs virus.

    La transe hypnotique dans laquelle est plongée une partie du peuple ne permet plus de rectifier l’information par l’observation. Le monde chaotique proposé à l’écran est entré dans le subconscient de chacun et il est sans cesse renforcé par les mesures visibles au quotidien, telles le port du masque.

    Sur la table rase cognitive réalisée en peu de temps par la puissance médiatique et les techniques de manipulation mentale, un nouveau monde apparaît dans lequel il est nécessaire de se protéger de tout, quitte à dissoudre les libertés fondamentales.

    Des comportements qui auraient été jugés aberrants hier règnent en règle sociale établie aujourd’hui. Les meilleurs gardiens de ces nouvelles règles sont les personnes ayant subi ce lavage de cerveau. Une manipulation réussie laisse croire à la masse manipulée qu’elle a elle-même décidé de son comportement. Elle passe d’un monde à un autre en traversant une crise déclenchée et résolue par d’autres (stratégie du pyromane).

    Le monde d’après se met en place comme annoncé. Le virus en a été le prétexte, la manipulation des masses le moyen. Aujourd’hui, et sans contrôle ou presque, les gens portent le masque y compris dans les zones où il n’est pas obligatoire, ils se reprennent entre eux pour non-respect de la règle, il est normal que les enfants portent des masques à l’école, que les plus vieux soient isolés en Ehpad, le passeport vaccinal ne choque plus que la moitié de la population et est considéré comme une sortie de crise possible, voire souhaitée.

    En résumé, nous avons connu une épidémie saisonnière dont le traitement politique et médiatique a permis de réduire nos droits fondamentaux, de bousculer tous les repères antérieurs et d’instaurer de nouvelles normes, en décalage complet avec la réalité.

    La puissance de feu de la dyade politico-médiatique a fabriqué le consentement.

     

    Note : la charte de coercition de Biderman définit 8 critères de torture. Les techniques sont employées par les parents ou conjoints maltraitants, les sectes, et à grande échelle tous les régimes totalitaires ; elles permettent de créer l’asservissement et de briser toute résistance.

    Une comparaison avec les mesures prises pour la crise est instructive.

    Isolement (privation du soutien social qui donnerait la capacité de résister),

    Monopolisation de la perception (effets recherchés, fixer l’attention sur une situation difficile, éliminer les informations en compétition),

    Épuisement induit,

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  • COVID 19 : la ”terreur permanente” et la ”dictature sanitaire”

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    Il est extraordinaire de constater comment le conditionnement opérant mis en œuvre ces derniers mois parvient à entretenir ni plus ni moins qu'un état de terreur au sein de la population. On savait les gouvernements occidentaux au sommet de l'expertise en matière de création "fake news" (demandez-en quelque chose au journaliste Julian Assange, lâchement lâché par ses "confrères") - les voici aussi en pleine action pour terroriser durablement leurs populations.

    Dans une suite de manœuvres qui n'est bien sûr pas perdue pour tout le monde : le constat, posé par l'OMS, de l'inefficacité du fameux Remdesivir (celui qui a conduit nos gouvernements à prohiber l'hydroxychloroquine dans un élan magistral de corruption systémique...) fait suite d'une semaine à l'achat par la Commission européenne de  500'000 doses du pseudo-remède pour un coût de 850 millions d'Euros.

    D'un médicament approuvé à la hâte, sans données probantes, et dans une inégalité de traitement scandaleuse avec l'HCQ, dont la prescription en AMM n'aurait jamais dû être contestée en aucune manière et encore moins interdite.

    Une des choses que cette crise révèle, c’est en effet que nous ne savons plus ce qu’est une épidémie et la réalité de la vie, de la maladie et de la mort.
     
    Les « autorités » confondent des tests PCR à 40-45 cycles d’amplification avec des cas diagnostiqués de COVID-19 !
     
    Prendre des décisions intelligentes dans un tel état d’égarement n’est simplement pas possible.
     
    Et oui, les services d’urgence des hôpitaux sont régulièrement engorgés du fait d’infections respiratoires virales, année après année.
     
    Voici ce qu'en dit un observateur hautement averti, le Dr Christophe de Brouwer, professeur honoraire de l’Université libre de Bruxelles à l’Ecole de Santé Publique, dont je recommande la lecture des réflexions toujours pertinentes et sagaces. Le Pr de Brouwer, qui fut directeur d’un centre de recherche et responsable de filières d’études, ainsi que président (doyen) de l’École de Santé publique, est médecin et docteur en sciences de la santé publique (PhD).
     
    Gardons la tête froide par rapport à ce qui se prépare!
     
    On a chaque fois la vilaine impression que, juste avant ces "conseils nationaux de sécurité" et/ou "comité de concertation", on fait le forcing pour que l'image soit la pire, la plus tragique possible. Justification cherchée de nouvelles mesures prises ?
     
    Troublant que l'on fasse plus de 70 000 tests, un record, le 14 octobre, troublant que ce soit, forcément le chiffre de tests + (> 8000) lié à ce record, qui soit repris par tous les journaux apocalyptiques. Pourtant, en chiffre relatif, ce n'est pas le pire taux que nous avons connu ces derniers jours. (Et nous savons la précarité de tels chiffres!)
     
    Et que dire de nos hôpitaux proches de l’asphyxie: ils sont encore largement vides, mais comme on réserve spécifiquement des lits covid bien séparés du reste, on induit une difficulté supplémentaire de gestion à un période où, avec les températures descendant, la saturation des hôpitaux, comme chaque année, est en vue. Merci à la politique générale suivie depuis des années. Pour se faire soigner, faut-il aujourd'hui être covid+ ?
     
    Que dire de la grippe qui vient de reprendre pied dans notre pays, comme chaque année. Sont-ils considérés comme covid, compte tenu de symptômes identiques? Il est à craindre que oui pour un certain nombre: les courbes d'augmentation d'hospitalisation sont aujourd'hui bien parallèles à l'augmentation des syndromes grippaux repérés par notre système de "vigie". Il faudra être attentif à cet élément de confusion (et nous savons par l'expérience que confusion il y a).
     
    Encore beaucoup de chose à dire, mais on a la semaine pour examiner cela à tête reposée.
     
    Car, il est un fait que notre mortalité générale est parfaitement stable, même un peu inférieure à l'"attendu" en ce début de mois d'octobre, et que ce simple fait, statistiquement solide (contrairement aux autres chiffres qu'on nous jette), devrait complètement nous rassurer.
     
    Brandir une situation normale pour la mi-octobre comme un événement paniquant est le nième non-sens de la gestion catastrophique des pouvoirs politiques et médicaux. Les procès en responsabilité des dommages collatéraux vont être, eux, sans précédent !

    Et si vous avez des questions sur l'affirmation d'Emmanuel Macron qu'il allait falloir nous habituer à subir des mesures violant nos libertés fondamentales, individuelles et publiques, jusqu'à l'été prochain, le lecteur un tant soit peu éduqué de ces réalités aura compris que c'est à l'heure actuelle l'horizon prévisible de la mise sur le marché (et l'imposition directe ou indirecte) du vaccin contre le COVID, aussi risqué soit-il.

    Bref, tout ceci ressemble bel et bien à un gigantesque Hold-Up, sachant que le "business modèle" de l'exploitation lucrative éhontée d'une pseudo-pandémie avait été testé en 2009 à l'époque donc du virus H1N1 : vente massive aux états d'un médicament dont il a été révélé par la suite qu'il était inutile, vente massive de vaccins à risque (causant une épidémie d'effets secondaires et handicapant à vie 200 enfants français), tout ceci pour des dizaines de milliards de dollars de profits pour l'industrie pharmaceutique et vaccinale. Le détail de ces faits -et leur documentation rigoureuse- figure dans mon livre "Covid : anatomie d'une crise sanitaire".

    Terroriser en continu la population est la condition sine qua non pour toucher le jackpot. Ce qui devrait (éventuellement, pourquoi pas) poser la question de l'allégeance de nos gouvernements, et de leur respect du serment solennel qu'ils ont tous fait de servir prioritairement le bien de la population.

    Heureusement, des citoyennes et citoyens de bon sens, intègres et engagés, s'activent pour que nous ne soyons pas juste les dindons d'une farce qui n'est plus drôle depuis longtemps. Je suis très heureux de donner ici à lire (avec son aimable autorisation, dont je le remercie) le second texte du Dr Frédéric Badel, médecin-psychiatre, sur la folie (mais peut-être encore plus encore la perversité) des temps.

     

    De l’absence de sens à la dictature sanitaire en passant par la

    “terreur permanente”, le Dr Frédéric Badel explore dans cet article

    les causes et conséquences de la crise associée au Coronavirus.

     

    COVID 19 : l’imposture

    Malgré les nombreux appels à la raison lancés par différentes personnalités du monde médical et scientifique, malgré des recherches mondiales tendant à prouver que l’épidémie est terminée, que le virus a muté, le gouvernement maintient une pression quotidienne à grands renforts de spots alarmistes, pénétrant un peu plus chaque jour dans notre vie privée et nous préparant à une vaccination.

    La peur s’est installée grâce à un conditionnement quotidien, une culpabilisation et des sanctions.

    Elle se pérennise par d’autres mécanismes qui se superposent à ceux-ci.

     

    L’absence de sens

    Dans nos démocraties, nous sommes habitués à avoir des explications qui nous permettent de donner un sens, de comprendre ce qui nous arrive, ce qui arrive aux autres, d’orienter le monde pour nous y mouvoir et nous y adapter. Pour résumer, nous pensons que les personnes que nous avons élues œuvrent pour le bien commun. C’est un monde idéal, voire idéalisé.

    Actuellement, le sens a disparu car tout et son contraire est dit sur le virus, et même les chiffres, éléments objectifs, ne sont plus pris en compte.

    L’annonce de la catastrophe imminente nous maintient dans la plus grande incertitude et notre horizon se restreint. Les mesures de protection sont prises sans discussion, de façon arbitraire, le peuple étant totalement exclu et n’ayant aucune remarque à formuler.

    Le gouvernement décide seul, avec le conseil scientifique covid19, de ce qui est bon pour nous, ce qui doit nous protéger, quitte à nous bâillonner, nous enfermer, nous sanctionner, nous tracer, nous exclure de nos emplois. Certaines villes sont frappées de privation de vie sociale, leur vie économique est réduite, laissant de nombreuses personnes sans emploi, dans l’angoisse du lendemain. Marseille hier en est le triste exemple. Quel sens donner à des décisions iniques ?

    Privés d’éléments factuels et pertinents pour donner du sens, nous sommes de plus en plus sous emprise. Or, une personne sous emprise vit dans une terreur permanente qu’elle essaie de maîtriser en s’ajustant perpétuellement à la personne qui la dirige, pensant qu’elle est responsable de la situation et que, si elle opère les ajustements corrects dans son comportement, la situation s’améliorera. N’y parvenant pas, elle se pense mauvaise, justifie les mauvais traitements et sanctions qui peuvent lui être imposés, se culpabilise et augmente ainsi l’emprise, ou reporte la faute sur le voisin qu’elle sera prompte à dénoncer. Sa faculté de penser, son identité, s’amenuisent jusqu’à disparaître. Il devient alors très difficile de revenir à l’état initial, celui d’avant la peur et l’emprise. Celui du monde d’avant.

    Les études rassurantes sur l’épidémie ou celles rapportant le caractère inutile, voire nocif du confinement, sont mises en quarantaine (ex : Full lockdown policies in Western Europe have no evident impacts on the covid-19 epidemic– Thomas Meunier, 24 avril 2020. ResearchGate).

    Sous emprise (orchestrée par la propagande incessante couplée à la répression), nous sommes donc prêts à agir de façon irrationnelle, à nous faire tester pour ne pas risquer d’être dangereux, pour pouvoir travailler. Si nous sommes positifs, si nous détectons dans notre appendice nasal le signe d’un contact avec le virus, nous nous mettons spontanément en quarantaine pour ne pas nuire, empêchant ainsi l’apparition classique d’une immunité collective qu’on pourrait attendre.

    Les patrons, les employeurs demandent des tests comme garanties d’agir en bons soldats et font du chantage à l’emploi, faisant fi du secret médical.

    Des files d’attente se forment ainsi pour des tests qui, dans l’immense majorité des cas, ne servent à rien, la plupart des personnes étant asymptomatiques ; les gens observent avec méfiance ceux qui ne respecteraient pas le port du masque à l’extérieur, alors même que son utilité est quasi nulle (Swiss Policy Research).

    Ces nouvelles habitudes rentent dans les mœurs. Nous sommes les grenouilles de l’expérience de Friedrich Gold : Gold testait la rapidité du système nerveux des grenouilles en leur infligeant un stress, à savoir faire monter la température de l’eau dans laquelle elles étaient trempées. Si la température montait brutalement, la grenouille s’échappait. En chauffant l’eau très graduellement, la grenouille se laissait cuire sans bouger et on la retrouvait morte. Même prise sous l’angle de la fable, nous pouvons craindre que le feu soit doucement allumé depuis mars par un gouvernement peu soucieux de notre santé.

    De nombreux médecins étant contaminés par cette peur, certains malades ne sont même plus examinés. Ils sont atteints de la monomanie covid et la défiance des patients à leur égard commence à être perceptible.

    Notre monde devient inhumain : les patients malades atteints de pathologies graves qui vont mourir sont évités, y compris par leurs proches, pour leur bien évidemment, et ils vivent leurs derniers moments dans le plus grand isolement ; les personnes âgées, sous prétexte de protection toujours, doivent être évitées… on les prive de ce dont elles ont le plus besoin. Qu’elles meurent de tristesse est permis, mais surtout pas du virus.

    Nous développons la société du sans contact. Après que le sans-contact se généralise pour les paiements, il s’immisce dans les relations, y compris familiales.

    Le maintien des comportements de sécurité inadaptés permet la propagation de la peur, de l’emprise, de l’idée de la présence menaçante du virus.

    Nous sommes sous emprise, ne parvenons plus à réfléchir, nous nous laissons manipuler au point de nous transformer en grenouille.

     

    Restreindre nos libertés, sur quel fondement ?

    Si les décisions de restrictions de nos libertés ne sont pas scientifiquement ou médicalement justifiées, elles ne peuvent être que politiques.

    Après les premières erreurs d’évaluation, le tort de nos dirigeants est d’avoir persisté sciemment dans l’erreur. Pourquoi maintenir des mesures liberticides, populicides (carence de soins, retard de prises en charge, suicides…) et nous pousser vers un avenir déshumanisé dans lequel tout est considéré comme dangereux ? Pour notre bien ?

    Du point de vue ontologique, ce monde vers lequel nous allons est une aberration. Nous restons mortels et ne pouvons nous protéger de notre environnement bactérien et viral qui nous fonde. Les hominidés ont toujours vécu entourés de virus ; certaines pandémies ont décimé une partie de la population mais n’ont pas éteint l’espèce. Le virus actuel est loin de posséder le caractère agressif de la peste noire de 1348.

    Vivre est dangereux, vivre est mortel, l’histoire d’une vie se termine toujours de la même façon. Une question plus intéressante à débattre est de savoir comment nous comptons vivre cette vie.

    Le ministre de la santé a asséné que nous devions apprendre à vivre avec le virus. M. le ministre, cela fait plus de trois millions d’années que nous faisons ainsi et en tant que médecin, vous ne l’ignorez pas. Jusqu’à aujourd’hui, cela s’est plutôt bien passé. Depuis que vous avez l’orgueil de prétendre pouvoir contrôler la propagation d’un virus, toute une population souffre.

    Le port du masque est une tentative de muselage des populations : pas de preuve scientifique de son efficacité ; de plus, à regarder l’usage qui en est fait le plus souvent, (il est plié, mis, enlevé, remis, rangé dans une poche de jean), il serait rendu rapidement inopérant. Le masque est inefficace, et il est dangereux : les témoignages sont nombreux qui rapportent allergies, problèmes respiratoires divers, migraines. Il est vrai que réaliser une journée dans des conditions de privation d’oxygène est risqué.

    On permet ainsi à des élèves masqués d’en fréquenter 35 autres également masqués chaque jour pendant 8 heures mais on interdit les regroupements privés de plus de 10 personnes. Dans les restaurants, on permet aux clients assis d’enlever leur masque mais on impose à ceux qui sont debout ou se déplacent de le mettre etc. Il n’y a plus aucune cohérence visible dans cette accumulation anarchique de règles dites sanitaires, il n’y a plus que l’arbitraire.

    Le port du masque rassurerait la population entend-on parfois. En quoi les comportements de sécurité ont-ils jamais permis d’éteindre un signal de danger ? Au contraire, ils effraient.

    Un proche me disait qu’il avait été arrêté dans la rue car son masque n’était pas positionné correctement. Quelle est cette police des mœurs qui émerge, digne des polices islamiques des Ayatollah iraniens ou des talibans afghans?

    A quand la lapidation publique pour avoir invité chez soi plus de dix personnes ?

    Nous sommes poussés à la délation par des instances qui ont perdu toute boussole et refusent de regarder les données scientifiques.

    La manipulation des chiffres : L’automne et l’hiver sont les saisons propices aux infections ORL et pulmonaires. Nous aurons donc des malades et des morts comme chaque année. Leur décompte, couplé à la détection systématique du covid, risque de gonfler les chiffres des « morts du covid » en ne les différenciant pas des « morts avec le covid », comme cela a été fait semble-t-il en début d’année 2020. Or, « Depuis le 1er mai, comme le confirment les données récentes, on ne constate plus en France d’excédent de mortalité par rapport à 2019, et un excédent minime par rapport à 2018 (+1%). » (cf Nombre de décès quotidiens, France, régions et départements, www.insee.fr, 18/09/2020).

    Ce risque d’amalgame est du reste déjà réalisé, favorisé par l’emploi systématique du mot « cas », source de confusion. Les chiffres présentés par le gouvernement sont ainsi ceux des seuls cas positifs. Or, comme l’explique de façon simple et pédagogique le Pr. Raoult, pour interpréter un phénomène, il faut croiser différentes données. On peut parler de 16000 cas positifs sans qu’il n’y ait aucun caractère inquiétant si la létalité n’est pas supérieure à ce qu’elle est habituellement à la même période, ce que les données de l’Insee semblent attester. Quant aux 41 morts décomptés récemment comme si une catastrophe était survenue et pouvait justifier encore les restrictions qui suivaient, ils n’ont rien d’alarmant.

    Alors pourquoi une telle manipulation alors même que le virus aurait connu des mutations importantes et perdu de son agressivité ? Pourquoi ne pas relayer cette information et, plutôt que d’attiser les peurs, calmer les esprits ?

    Nos dirigeants ont complètement perdu le sens des réalités car ce sont pourtant ces chiffres répétés chaque jour qui permettent à Marseille de renouer avec l’époque des grandes épidémies, lorsque la ville était bouclée. Nous agissons comme au temps d’avant les lumières, d’avant la science, en plein obscurantisme moyen-âgeux.

     

    La dictature sanitaire

    Le projet est déjà bien engagé, la vaccination des professionnels de santé contre la grippe étant d’ores et déjà annoncée. En sera-t-il de même pour le Covid quand, demain, il faudra écouler le vaccin contre un virus alors qu’il a déjà disparu ? Car il faudra bien que les laboratoires aient un retour sur investissement. Le corps des soignants appartient-il au gouvernement, aux laboratoires ?

    Pour la première fois de l’histoire, un vaccin va voir le jour en un an. On peut espérer que nombreux seront ceux qui douteront des conditions de sécurité de son élaboration (raccourcissement des durée des phases 1, 2 et 3), de sa tolérance et de son efficacité. Les laboratoires eux-mêmes ont du reste déjà prévenu que les premières versions ne seraient ni les mieux tolérées, ni les plus efficaces !

    Osons une petite prospection, le gouvernement en fait bien depuis le début de cette crise en annonçant tous les 15 jours l’arrivée de la deuxième vague depuis avril : la pente idéologique nous conduit prochainement au passeport sanitaire, à la vaccination obligatoire… les non-vaccinés, prière de porter une étoile (je vous laisse le choix de la couleur). Les applications de traçage permettront d’interdire de rentrer dans les lieux publics à ceux qui, non vaccinés, ne sont pas de bons citoyens. A l’aide de votre smartphone et de votre carte vitale, la surveillance sera totale.

    Ces gens qui nous gouvernent n’étant pas stupides et disposant des mêmes chiffres que nous, nous pouvons craindre le pire pour nos droits fondamentaux.

     

    Conséquences psychiatriques à ce jour des mesures iniques et arbitraires :

    Aujourd’hui en pratique clinique, je vois des patients anxieux qui auparavant allaient bien, des patients déprimés, que la perte de sens ou de travail conduit au suicide. Certains également culpabilisent de rendre visite à leurs parents, qu’ils craignent pour eux-mêmes ou pour les autres ; je vois aussi des anciens qui pleurent de ne plus avoir de contact avec leur descendance. La possibilité de se rencontrer, d’échanger, de se toucher, disparaît, les lieux festifs ferment etc.

    Et je vois, comme chacun de nous, des conducteurs masqués, seuls au volant de leur voiture, des joggeurs masqués…

    Le peuple se porte mal car il est maltraité. Le monde qui se dessine est un monde qu’il ne souhaite pas et d’où la vie, ou tout ce qui rend la vie passionnante, s’échappe.

    Un premier pas de raison serait de mettre fin immédiatement à l’état d’urgence, de rouvrir les lieux de convivialité qui ont été fermés, de rendre facultatif le port du masque à l’extérieur, d’arrêter de tester les personnes asymptomatiques.

     

    Dr BADEL Frédéric
    Psychiatre

    parution originale : Covidinfos.net, 26 septembre 2020

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