APPEL AU CONSEILLER FEDERAL ALAIN BERSET

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ainsi qu’à M. Maura Poggia, Conseiller d’État en charge de la santé du canton de Genève, pour la restauration des médecins généralistes dans leur droit inaliénable de prescrire de l’hydroxychloroquine à leurs patients atteints du Covid.

par Jean-Dominique Michel, MSc anthropologie médicale et expert en santé publique, Genève.

 

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Monsieur le Conseiller fédéral, Monsieur le Conseiller d’Etat,

 

J’en appelle à vous de manière pressante pour que vous restauriez d’urgence les médecins généralistes dans leur droit de prescrire de l’hydroxychloroquine à leurs patients atteints du Covid, droit inaliénable qui leur est aujourd’hui de fait retiré.

Nous avons aujourd’hui le recul suffisant pour savoir que les dégâts en lien avec la pandémie en cours sont directement corrélés à la pertinence des mesures sanitaires qui ont été prises. Vos services et vous-mêmes aurez à répondre, Monsieur le Conseiller fédéral, d’une impréparation saisissante face à un risque majeur ayant conduit à l’élaboration de différents plans depuis 20 ans, remisés les uns après les autres au fond d’un fédéral tiroir comme autant de lettres mortes.

Vous aurez également à répondre d’avoir adopté des mesures qui sont à des années-lumière des meilleures pratiques, par exemple celles adoptées par nos voisins allemands, qui ont d’emblée multiplié les tests de dépistage (au lieu d’en priver la population), isolé les personnes malades (et non pas l’entier des gens), distribué généreusement masques et moyens de protection tout en pratiquant la distanciation sociale.

Votre réponse aura été celle des siècles passés, et non celle hélas des pays qui sont le mieux parvenus à lutter contre la pandémie.

 

J’en appelle toutefois à vous sur une autre question, encore plus urgente. Nous avons aujourd’hui une somme d’evidence convaincante qu’un traitement simple, peu coûteux et extrêmement sûr cure la charge virale d’une personne infectée en quelques jours. Ce qui permet :

  1. d’une part de réduire drastiquement la durée pendant laquelle une personne est contagieuse ;
  2. ensuite de protéger toute personne traitée contre le fait de développer des complications comme des pneumonies et a fortiori un syndrome de détresse respiratoire aiguë.

 

Ce traitement -combinant l’hydroxychloroquine à un antibiotique à action antivirale, l’azithromycine, a été élaboré dans le meilleur centre d’infectiologie d’Europe (l’IHU Marseille-Méditerranée) par l’un des plus grands infectiologues-microbiologistes au monde, le Pr Didier Raoult.

En dépit des résultats obtenus empiriquement (confirmés depuis puis reproduits désormais à travers le monde), le protocole de Marseille est l’objet d’ignominieuses polémiques scientifiques, nourries par des hordes de méthodologues ne connaissant rien à l’épistémologie des maladies infectieuses.

Le Pr Raoult le rappelle : la méthodologie en infectiologie est une affaire très simple, puisque c’est simplement une affaire d’efficacité. Si la mise en contact d’un remède avec l’agent pathogène conduit à la disparition de celui-ci, alors vous êtes dans le juste. Le Pr Raoult souligne ainsi qu’au troisième patient HIV guéri avec la même anti-protéase, les scientifiques savaient sans le moindre doute qu’ils avaient trouvé la bonne réponse.

Les objections scientistes énoncées par les pontes que l’on entend aujourd’hui ne passeraient pas la rampe du savoir d’un étudiant de deuxième année en épistémologie des sciences ! Il s’agit de l’expression d’un grave problème systémique et éthique quant à l'autorité et aux méthodologies scientifiques, portées par des formalistes dont la principale fonction est devenue de ratiociner ad nauseam– avec un pouvoir de nuisance terrifiant.

 

On ne meurt plus à Marseille !

L’IHU Méditerranée-Infection est un hôpital où l’on ne meurt actuellement plus du Covid depuis plus de cinq jours - leur choix étant de dépister systématiquement, puis de traiter toutes les personnes infectées.

Une quarantaine d’hôpitaux en France (et de nombreux en Suisse) utilisent exactement le même protocole tout en suppliant que cela ne se sache pas !

Le Pr Perronne à l’hôpital de Garches témoigne publiquement ne plus avoir eu à envoyer le moindre patient en réanimation depuis qu’il a commencé à prescrire le traitement de manière précoce à ses patients infectés par le Coronavirus.

Dans l’état de New York, le Dr Zelenko témoigne d’une même expérience avec plus de 699 patients. Avec un taux de réussite de 100% : aucun patient décédé, aucun patient intubé (deux hospitalisations temporaires pour oxygénation) et des rémissions rapides en continu.

Une étude randomisée chinoise, pré-publiée hier, a confirmé les effets sur la charge virale et l’absence de complications dans le groupe test vs le groupe témoin.

Marcus Zervos, médecin spécialiste des maladies infectieuses pour le service de santé Henry Ford dans le Michigan, a déclaré avoir également constaté le succès de la thérapie avec l'hydroxychloroquine chez un certain nombre de patients COVID-19. Ceux à qui le médicament a été administré ont pu sortir plus rapidement de l'hôpital. « Ces faits confirment les études menées en Chine, ajoute-t-il, qui ont montré que les patients sont hospitalisés moins longtemps et que la probabilité de complications est plus faible. »

Il ajoute une conviction éthique partagée par de plus en plus de médecins scandalisés par les blocages faits à la prescription de ce médicament : « En l'absence d'un essai clinique formel, la seconde meilleure preuve est l'expérience clinique et la façon dont les gens se comportent lorsqu'ils reçoivent un traitement ou un autre... L'avantage potentiel de garder une personne hors d'une unité de soins intensifs, de la faire sortir plus tôt de l'hôpital, de réduire la mortalité, nous pensons l'emporte largement sur tout risque potentiel. »

Le Pr Perronne, déjà cité, ancien président de la haute autorité en santé publique de la France, exprime sa stupéfaction face aux recommandations de ses collègues alors qu’il y a urgence sanitaire. "C’est vrai que les données sont préliminaires, et que nous n'avons pas de preuves scientifiques de très haut niveau", convient-il. Mais le temps manque. "Il y a urgence sanitaire. C’est très bien de faire des études, mais les malades en état grave ne peuvent pas attendre", souligne le médecin, poursuivant : "Il faut en donner dès maintenant aux patients."

 

L’evidence est là, les expériences sont là, les résultats sont là. L’exigence éthique est là.

Vous n’avez plus le droit d’attendre, Monsieur le Conseiller fédéral, Monsieur le Conseiller d’État.

Chaque jour supplémentaire où vous interdisez aux médecins-généralistes de traiter leurs patients, ce sont des dizaines voire des centaines de morts que vous laissez advenir du fait de votre inaction.

 

Qui tire les ficelles de quoi ?!

C’est un secret de polichinelle que les politiques de santé sont lourdement au service d’intérêts privés qui les noyautent. Les centres d’éthique des meilleures universités le disent. Les rédacteurs en chef des principales revues médicales le disent. Tout observateur averti et tant soit peu intègre le sait et le dit. Rappelons par exemple quelques-unes des prises de position des meilleurs connaisseurs du domaine, et non de quelque obscur groupe complotiste :

« La plupart des études scientifiques sont erronées, et elles le sont parce que les scientifiques s'intéressent au financement et à leurs carrières plutôt qu'à la vérité. »

Richard Smith, rédacteur en chef, British Medical Journal, 2013

« Il n'est tout simplement plus possible de croire une grande partie des recherches cliniques qui sont publiées, ni de se fier au jugement de médecins de confiance ou à des directives médicales faisant autorité. Je ne prends aucun plaisir à cette conclusion, à laquelle je suis parvenu lentement et à contrecœur au cours de mes deux décennies de travail de rédactrice en chef. »

Marcia Angeli, rédactrice en chef, New England Journal of Medecine, 2009

 

« La profession médicale est achetée par l'industrie pharmaceutique, non seulement en termes de pratique de la médecine, mais aussi en termes d'enseignement et de recherche. Les institutions académiques de ce pays se permettent d'être les agents rémunérés de l'industrie pharmaceutique. Je pense que c'est honteux. »

Arnold Relman, rédacteur en chef, New England Journal of Medecine, 2002

"Beaucoup de ce qui est publié est incorrect". Je ne suis pas autorisé à dire qui a fait cette remarque (...)  On nous a également demandé de ne pas prendre de photos de diapositives.  Ceux qui travaillaient pour des agences gouvernementales ont plaidé pour que leurs commentaires restent particulièrement non cités (...) Pourquoi ce souci paranoïaque du secret et de la non-imputation ?  Parce que ce symposium sur la reproductibilité et la fiabilité de la recherche biomédicale, qui s'est tenu au Wellcome Trust à Londres la semaine dernière, a abordé l'une des questions les plus sensibles de la science actuelle : l'idée que quelque chose a fondamentalement mal tourné avec l'une de nos plus grandes créations humaines. 

Affligée par des études portant sur des échantillons de petite taille, des effets minuscules, des analyses exploratoires non valables et des conflits d'intérêts flottants, ainsi que par une obsession à poursuivre des tendances à la mode d'importance douteuse, la science a pris un virage vers l'obscurité.  Comme l'a dit un participant, "les mauvaises méthodes donnent des mauvais résultats". L'Académie des sciences médicales, le Conseil de la recherche médicale et le Conseil de la recherche en biotechnologie et en sciences biologiques ont désormais mis leur poids en termes de réputation au service d'une enquête sur ces pratiques de recherche douteuses. L'endémicité apparente des mauvais comportements en matière de recherche est alarmante. 

Richard Horton, rédacteur en chef, The Lancet, 2015

« Depuis son introduction, les coûts des soins de santé ont augmenté alors que l'on manque toujours de preuves de qualité suggérant que la médecine « basée sur les preuves » (EBM) a entraîné des gains substantiels en matière de santé au niveau de la population (…) Nous suggérons que le potentiel (...) pour améliorer les soins de santé des patients a été contrecarré par des biais dans le choix des hypothèses testées, la manipulation de la conception des études et une publication sélective. Les preuves de ces failles sont les plus claires dans les études financées par l'industrie. Nous pensons que l'acceptation aveugle par l'EBM des "preuves" produites par l'industrie revient à laisser les politiciens compter leurs propres votes. Étant donné que la plupart des études d'intervention sont financées par l'industrie, il s'agit d'un problème sérieux pour la base de données globale. Les décisions cliniques fondées sur ces preuves risquent d'être mal informées, les patients recevant des traitements moins efficaces, plus nocifs ou plus coûteux. »

Journal of Evaluation of Clinical Practices, 2014

 

« Au cours des 35 dernières années, les patients ont souffert d'une épidémie largement cachée d'effets secondaires de médicaments qui ont généralement peu de bénéfices compensatoires. L'industrie pharmaceutique a corrompu la pratique de la médecine par son influence sur le développement des médicaments, la manière dont ils sont testés et la création de connaissances médicales (…) L'industrie a exigé des délais d'examen moyens plus courts et, avec moins de temps pour examiner minutieusement les preuves, il en est résulté une augmentation des hospitalisations et des décès. La satisfaction des besoins des entreprises pharmaceutiques a pris le pas sur la satisfaction des besoins des patients. Si cette corruption des intentions réglementaires n'est pas inversée, la situation continuera à se détériorer. »

Institutional Corruption of Pharmaceuticals and the Myth of Safe and Effective Drugs, Journal of Law, Medicine and Ethics, 2013, Edmond J. Safra Center for Ethics, Harvard University

 

"Aujourd'hui, les objectifs de la politique pharmaceutique et de la pratique médicale sont souvent sapés par la corruption institutionnelle - c'est-à-dire des pratiques répandues ou systémiques, généralement légales, qui sapent les objectifs ou l'intégrité d'une institution (…) En outre, le financement des campagnes électorales et du lobbying par l'industrie pharmaceutique fausse le processus législatif qui définit la politique pharmaceutique.  Certaines pratiques ont corrompu la recherche médicale, la production de connaissances médicales, la pratique de la médecine, la sécurité des médicaments et la surveillance du marketing pharmaceutique par la Food and Drug Administration. En conséquence, les praticiens peuvent penser qu'ils utilisent des informations fiables pour s'engager dans une pratique médicale saine tout en se basant en réalité sur des informations trompeuses et donc prescrire des médicaments qui sont inutiles ou nocifs pour les patients, ou plus coûteux que des médicaments équivalents.  Dans le même temps, les patients et le public peuvent croire que les organisations de défense des patients représentent efficacement leurs intérêts alors que ces organisations négligent en réalité leurs intérêts."

Institutional Corruption and the Pharmaceutical Policy, Suffolk University Law School Research Paper No. 13-25, 2014 (revised)

 

J’arrête là. Les seuls à ne pas comprendre sont ceux qui ne veulent pas comprendre, alors que le constat est implacable. Est-ce aux représentants de ces milieux troubles et compromis, Monsieur le Conseiller fédéral, que vous entendez continuer d'attribuer votre confiance ?!

Comme me l'écrit un éminent professeur en microbiologie, le coût d'un traitement complet avec le Remdesivir (antiviral-phare de la société pharmaceutique Gilead) est de l'ordre de 900-1000 dollars (c'est sur leur site) versus 15 euros pour l'association Hydroxychloroquine-Azythromycine.

Se pourrait-il que ce soit une des causes du blocage imposé par des autorités de santé largement sous influence directe et indirecte de tels groupes pharmaceutiques ?! Si vous avez le moindre doute, faites la liste des conflits d'intérêts des gens qui vous conseillent...

 

Agir en homme d’état et en homme libre

Lors d’une interview donnée bien longtemps après avoir quitté les fonctions que vous occupez aujourd’hui, Mme Ruth Dreifuss s’était laissé aller à cette étrange confidence en révélant que lorsqu’il s’était agi des médicaments et des pharmas, elle avait « toujours signé avec un bras attaché dans le dos. »

Avez-vous vous aussi, Monsieur le Conseiller fédéral, Monsieur le Conseiller d'État, un bras attaché dans le dos ? Êtes-vous prêt à vous affranchir des cercles d’influence pour vous appuyer sur de vrais experts intègres pour protéger la santé de la population ?

La prescription d’hydroxychloroquine sous contrôle des médecins-généralistes (avec les quelques précautions d’usage comme le dosage du potassium sanguin, électrocardiogramme préalable et après deux jours de traitement) peut sauver chacun des jours à venir au long des semaines à venir des dizaines et même des centaines de personnes. Comme le souligne l’immense virologue, le Pr Jean-Michel Claverie, « mieux vaut de faux espoirs que de vrais morts. » Et que dire alors des vrais espoirs ?!

A l’heure où même le Directeur général de Novartis (qui n’a aucun intérêt à le faire) affirme que l’hydroxychloroquine est notre meilleure chance face au Covid, et qu’il est prêt à en produire pour la Suisse des millions de doses, oserez-vous, Monsieur Alain Berset, vous engager pour la population et non au service d’intérêts douteux ?!

Nous ne vivons pas dans une dictature sanitaire, mais dans une démocratie sanitaire. Nul n'a à priver les médecins-généralistes du droit de soigner leurs patients en leur âme et conscience, sur la base des informations scientifiques dont ils disposent et avec les meilleurs traitements disponibles. C'est à cette valeur fondamentale de notre état de droit que vous êtes en train de porter gravement atteinte.

Chez nos voisins, des syndicats de médecins et d’urgentistes réclament que l’ignominie de l’interdiction qu’ils subissent de prescrire un traitement efficace soit levée immédiatement. Alors qu’ailleurs, c’est un tribunal qui vient à la rescousse des soignants contre les décisions imbéciles des autorités sanitaires.

J’en appelle à vous, Monsieur le Conseiller fédéral, Monsieur le Conseiller d'État.

Refusez d’avoir sur la conscience des morts inutilement sacrifiés. Agissez en vrais hommes d’état et en hommes libres !

Et si le courage vous manque, regardez ce témoignage d’une dame de 95 ans guérie du Covid avec l’hydroxychloroquine à l’Hôpital du Locle. Combien de personnes comme elle seriez-vous prêt à laisser mourir pour servir les intérêts fallacieux de la mauvaise science et d'industries ouvertement malfaisantes ?!

 

 

Jean-Dominique Michel

Anthropologue médical et expert en santé publique, Genève

 

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