Covid : autorités, la rupture de confiance !

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Jean-Maxence Granier (fondateur et directeur de la société Think Out) est l'un des tous meilleurs sémiologues des médias à l'heure actuelle. Atteint lui aussi du Covid (mais sans possibilité d'accéder au traitement de référence mise au point à l'IHU Méditerranée-Infection, il analyse sans langue de bois le jeu malsain des autorités politiques et montre les failles terribles de cette approche qui ne considère pas les citoyens (pour user d'un euphémisme) comme des gens capables de réflexion...

par Jean-Dominique Michel, MSc anthropologie médicale et expert en santé publique, Genève.

 

Au septième jour de son Covid, Jean-Maxence Granier écrit ceci dans son journal de confinement :

"Dimanche. 7e jour. 4h30. 39°. Dans cette nuit, la colère domine bien plus que l’acceptation. La France est entrain, elle, de sortir du déni. Les appartements confinés vont prendre des airs de lazarets. Quand j’entends cette dame dont la charge est d’ouvrir la bouche au nom du gouvernement, nous indiquer qu’elle ne saurait pas comment porter un masque chirurgical, je deviens dingue. Je crois qu’elle a des enfants en bas âge. Qu’elle ne les confonde pas avec les Français, avec moi.

Ce serait très bien que tout le monde puisse porter un masque depuis des semaines, malade ou bien-portant, et c’est simplement par l’impéritie de notre système qu’il faut les réserver, quand il y en a, aux soignants. Je veux bien passer la nuit à attendre que mon appareil respiratoire se détraque mais pas en plus être pris pour un con par des gens qui donne l’apparence d’une stratégie à ce qui n’est que le fruit d’une faillite. « Les masques c’est seulement pour les gens malades » : mais on va être des millions à être malades et sans même le savoir. Arrêtez avec ce genre d’inepties grotesques qui résonnent comme la flûte du joueur de Hamelin.

Et sur les tests c’est exactement la même chose. Tester et traiter est une bonne stratégie, appliquée avec succès par les asiatiques, plus claire en tout cas que « lisser le courbe » des gens qui vont peut-être mourir. Et si on est incapable de la mettre en œuvre, au moins admettons le. Nous ne sommes pas des rats. Les pontes et les sachants devraient changer de ton s’ils ne veulent pas que tout cela se termine en guérilla urbaine dans les pharmacie et les supermarchés. Les scientifiques devraient cesser de mépriser l’un d’entre eux quand il propose une solution, la chloroquine. Si je commence à m’étouffer, ça m’ira très bien comme protocole compassionnel et je me passerai de l’avis de l’Académie. Le mépris, l’arrogance, la fatuité qui s’étalent sont presque pires que le Covid 19."

 

Le dimanche 5 avril, il ajoute ceci suite à la lecture de mon article "Combien de morts inutiles (et comment je me suis guéri avec l'hydroxychloroquine) ?!"

"La décision politique, c’est d’être capable de décider avec un niveau d’information limité et surtout de laisser les acteurs comme les médecins libres d’agir dans le cadre de leurs prérogatives. Sans la pression continue sur l’État depuis plusieurs semaines, il n’y aurait sans doute pas d’essais cliniques d’ampleur sur la Chloroquine qui répond à une balance risques / bénéfices tout à fait raisonnable. Comme patient, si les choses avaient été plus loin, j’aurais fait exactement comme Jean-Dominique Michel."

 

Avant de citer un extrait d'article ô combien pertinent, qui résume le fond et le fin mot de toute cette piteuse histoire :

"Le New York Times apporte un éclairage sur le pourquoi de ce discours complètement schizophrène des autorités (l'OMS en tête, dont les représentants portent pourtant tous des masques tout en se gavant peut-être de chloroquine au cas où) : il fallait mentir pour gérer la pénurie, quitte à prendre les gens pour des imbéciles. Et fragiliser encore plus la confiance des citoyens envers leurs dirigeants. »

 

On ne saurait mieux dire !

J'ai évoqué les poursuites pénales qui se préparent en France à l'encontre des autorités de santé. La rupture de confiance liée à ces élucubrations malhonnêtes (plus fortes encore en France qu'en Suisse) sera un coût sociétal incalculable de cette triste gabegie.

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