Lettre ouverte à MM. Alain Berset et Mauro Poggia.

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Monsieur le Conseiller fédéral Alain Berset, Monsieur le Conseiller d’État Mauro Poggia,

Je vous informe par la présente renoncer à la pétition qui vous était destinée, que j’ai lancée sur Avaaz.org il y a trois jours et qui a recueilli 2'400 signatures.

Cet appel faisait pendant à la pétition lancée en France par un panel impressionnant de personnalités médicales, réclamant la fin immédiate de l’interdiction faite aux médecins-généralistes de prescrire le traitement mis au point à l’IHU Méditerranée-Infection, combinant l’hydroxychloroquine et l’azithromycine. 

 

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Les signataires de cette pétition française, déjà soutenue par plus de 400'000 citoyennes et citoyens étant :

Pr. Philippe Douste-Blazy, Professeur de santé publique et d’épidémiologie, ancien Ministre de la Santé,
Pr. Christian Perronne, Chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Raymond Poincaré de Garches,
Dr. Michèle Barzach, ancienne Ministre de la Santé,
Pr. Isabelle Bourgult Villada, Professeur de dermatologie à l’hôpital Ambroise Paré,
Pr. François Bricaire, ancien Chef du service de maladies infectieuses à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Membre de l’Académie de Médecine,
Pr. Marc Gentilini, Professeur de parasitologie, de santé publique et de clinique des maladies infectieuses, Membre de l’Académie de Médecine,
Pr. Olivier Goulet, Professeur de pédiatrie de l’hôpital Necker,
Pr. Jacques Marescaux, Président Fondateur de l’IRCAD, Membre de l’Académie de Médecine,
Pr. Catherine Neuwirth, Professeur de microbiologie au CHU de Dijon,
Dr. Patrick Pelloux, Président de l’Association des médecins urgentistes de France,
Pr. Paul Trouillas, Professeur de neurologie au CHU de Lyon,
Dr. Martine Wonner, psychiatre, députée LREM du Bas Rhin.

 

Le traitement évoqué soigne le Covid mieux qu’aucun autre : l’évidence empirique est là, la méthodologie de recherche employée par Marseille est conforme aux meilleures pratiques en infectiologie clinique, des réplications sont en cours dans un nombre croissants de pays (dont certains ont déjà incorporé ce traitement dans leurs guidelines) avec une constance remarquable dans les résultats observés.

Or des comités constitués de médecins et de chercheurs, en Suisse comme en France, font obstruction de manière fallacieuse à ce traitement. Je ne doute pas de leur sincérité. Ils sont toutefois sous l’influence (monétaire) de compagnies pharmaceutiques espérant mettre sur le marché des remèdes bien plus lucratifs que l’hydroxychloroquine et l’azithromycine. Si vous avez le moindre doute, consultez leurs liens d'influence !

Ils baignent également dans un même milieu manquant de regard critique sur l’Evidence-Based Medicine, méthodologie dont l’une des principales caractéristiques (selon les centres d’éthique des Universités de Harvard et d’Oxford et les meilleurs méthodologues) est d’être manipulable et instrumentalisable à volonté, en particulier par les firmes pharmaceutiques.

En interdisant (réserve hospitalière) aux médecins-généralistes de prescrire le seul traitement efficace face au Covid, traitement qui empêche notamment le développement de complications pour les personnes à risque, vos services ont hélas du sang sur les mains.

Je vous prie de croire combien il est inconfortable pour moi de prononcer une telle affirmation. Pourtant, c’est bien le calcul incontestable auquel arrive mon éminent collègue, le Pr Xavier Deparis, spécialiste en épidémiologie et santé publique.

Selon ces estimations, voyez par vous-mêmes le calcul concret du nombre de morts qui seraient évitables avec une prescription précoce du traitement en question :

« L’intérêt du traitement par hydroxychloroquine et azithromycine réside dans sa capacité à diminuer la contagiosité et à diminuer la survenue des formes sévères, s’il est prescrit suffisamment tôt, en fonction de critères cliniques définis. Par million d'habitants :

      • Si ce traitement ne possède aucune capacité à empêcher la survenue des formes sévères de la maladie, nous n’observerons aucun changement. 
      • Si ce traitement réduit de 10% l’apparition des formes sévères, alors nous observerons une réduction de 750 formes sévères, dont 125 décès.
      • Si ce traitement réduit de 30% l’apparition des formes sévères, nous aurons empêché la survenue de 2250 formes sévères dont 375 décès.
      • Si ce traitement réduit de 50% l’apparition des formes sévères, alors nous observerons une réduction de 3250 formes sévères, dont 625 décès. 
      • Si ce traitement réduit de 90% l’apparition des formes sévères, alors nous observerons une réduction de 6250 formes sévères, dont 1’125 décès.»

Rappelons que selon les essais réalisés à Marseille, la réduction de la charge virale en six jours est observée chez plus de 90% des patients ! Même avec une efficacité neuf fois moindre (soit 10% d’efficacité) le nombre de morts dans la balance par million d’habitants est de 125 personnes.

Êtes-vous prêts à sacrifier ces vies à de la mauvaise science et des pratiques sanitaires perverties ?!

Le droit de tout médecin à prescrire à ses patients en son âme et conscience les meilleurs traitements disponibles est au cœur de notre état de droit et de la démocratie sanitaire. Aucune autorité « scientifique » n’a à se substituer à la conscience de chaque médecin, sauf à vivre en dictature sanitaire.

J’en appelle à nouveau à vous en tant qu’hommes d’état, ce que je vous sais être, et qu’hommes libres, ce que je vous espère être encore.

Au-delà de la question urgentissime du traitement du Covid par l’association hydroxychloroquine + azithromycine,  reste posée durablement la question de la corruption systémique actuelle qui sévit, au détriment des soignants et des patients, dans l’univers des pratiques médicales. Ce constat, posé par les meilleurs centres d’éthique au monde comme par les plus prestigieuses revues médicales, constitue un secret de polichinelle.

D’où ma dernière question : prévoyez-vous de vous en occuper sérieusement ?! Et si oui, comment ?

Vous remerciant de votre attention et vous souhaitant la sagacité et le courage requis dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons, je vous prie de recevoir, Monsieur le Conseiller fédéral Alain Berset, Monsieur le Conseiller d’État Mauro Poggia, l’expression de ma respectueuse et soucieuse considération.

 

 

Jean-Dominique Michel

MSc anthropologie médicale et expert en santé publique, Genève.

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