Le Pr Raoult, les HUG, le gratte-papier et le nom de la rose...

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Extraordinaire réalisation de la prophétie-constat de feu Umberto Eco sur notre époque :

"Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d'imbéciles qui, avant, ne parlaient qu'au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu'aujourd'hui ils ont le même droit de parole qu'un prix Nobel. C'est l'invasion des imbéciles."

Quelques exemples choisis...

par Jean-Dominique Michel, MSc anthropologie de la santé et expert en santé publique.

 

Les HUG ont publié une "recommandation" sur leur site au sujet de l'hydroxychloroquine qui fait un peu froid dans le dos, ressemblant plus à la circulaire bâclée d'un dispensaire de brousse qu'à un avis médical éclairé. Le texte trône fièrement sur leur site comme une directive administrative de la plus haute importance, alors qu'il relève d'une sacrée misère intellectuelle. Il réalise notamment l'exploit de dire que non, rien ne permet de dire scientifiquement que le traitement marseillais donne des résultats (ben tiens!) et que donc les gens ne doivent pas en demander à leur médecin-traitant, mais que par ailleurs l'hôpital se réserve bien le droit de l'utiliser au cas où, sait-on jamais. Comment dit-on "hum" en jargon médical ?!

Les auteurs se réfèrent à la première publication marseillaise (du 9 mars) alors qu'une étude randomisée chinoise a depuis corroboré les résultats de l'IHU de Marseille, lequel a ensuite publié une second essai clinique portant sur 80 patients avec toujours les mêmes résultats, confirmés ensuite par des responsables de services en infectiologie comme le Pr Christian Perronne qui ont testé concrètement le traitement avec de vrais malades.

Même Didier Pittet, ce grand professeur altruiste qu'on aime aimer, a proféré d'énormes âneries au sujet du protocole de traitement de Marseille. Comme le fait qu'il soit réservé pour les patients en état critique alors qu'il s'agit (hormis absence d'infection ou hypersensibilité aux substances) du seul cas de figure où le traitement -selon ses concepteurs- est contre-indiqué !

Gageons que le Pr Pittet aura révisé ses vues depuis : la démarche scientifique ne vise pas à avoir raison, mais à s'être posé les bonnes questions et obtenu des éléments de réponse, tantôt par confirmation tantôt par infirmation de nos hypothèses de départ. Nous ne cherchons pas à avoir raison à tout prix (ce qu'on observe en revanche systémiquement dans le champ du politique) mais à acquérir de la compréhension. Les dynamiques institutionnelles parfois compliquées peuvent déboucher hélas sur des enjeux politiques interférentiels au sein des grands hôpitaux.

Comme l'a rappelé Raoult, il y a en fait un fossé aujourd'hui entre les médecins et ceux qui ont cessé de l'être pour jouer aux scientifiques qu'ils ne seront jamais. Même un étudiant  en épistémologie de seconde année est sensé comprendre que la médecine n'est pas et ne peut pas être une science ! Ce qui n'exclut pas d'employer au besoin des méthodologies de recherche scientifique, mais en aucun cas au détriment de la clinique et de l'efficacité thérapeutique.

Comme le dit si bien le philosophe des sciences Edgar Morin, nous avons affaire à des "experts" scientifiques qui n'ont en fait aucune culture épistémologique. Voici ce qu'il écrit à leur sujet, et je ne peux bien sûr que lui donner raison :

« Malheureusement, très peu de scientifiques ont lu Karl Popper, qui a établi qu’une théorie scientifique n’est telle que si elle est réfutable, Gaston Bachelard, qui a posé le problème de la complexité de la connaissance, ou encore Thomas Kuhn, qui a bien montré comment l’histoire des sciences est un processus discontinu.

Trop de scientifiques ignorent l’apport de ces grands épistémologues et travaillent encore dans une optique dogmatique. »

 

Edgar Morin ajoute plus loin au sujet des discours de politique sanitaire (je vois évidemment le lien entre ses deux affirmations, qui traitent toutes deux des limites dans la capacité à reconnaître et assumer la complexité) :

"Je regrette que certains besoins aient été niés, comme celui du port du masque, uniquement pour… masquer le fait qu’il n’y en avait pas ! On a dit aussi : les tests ne servent à rien, uniquement pour camoufler le fait qu’on n’en avait pas non plus. Il serait humain de reconnaître que des erreurs ont été commises et qu’on va les corriger. La responsabilité passe par la reconnaissance de ses erreurs."

 

Nous assistons donc un peu effarés à ce que décrivait Eco : des ignorants et des petits chefs qui interviennent à tort et à travers pour jeter l'anathème sur ce qu'avancent du sommet de leur expérience et de leurs compétences les meilleurs spécialistes dans leur domaine.

Le pire étant que ce genre d'ineptie semble se dérouler aujourd'hui dans la plus parfaite indifférence, comme si personne ne pouvait plus concevoir que cela puisse poser problème.

Nous assistons conjointement à une prise de pouvoir de la part des autorités sanitaires qu'il faudra vigoureusement questionner dans l'après-coup. Certes, la situation d'épidémie s'accompagne assez logiquement de l'attribution temporaire de pouvoirs accrus aux responsables des départements de la santé et des hôpitaux.

Mais les poussées d'autoritarisme des petits chefs, les violations répétées du droit des médecins-généralistes, tout comme la violation du droit des patients à recevoir le meilleur traitement quand ils en ont besoin sont devenues carrément scandaleuses. Nous sommes en pleine dérive abusive, il faudra sérieusement s'en expliquer.

Pour celles et ceux qui aiment les proses comminatoires et ubuesques, je recommande la dernière trompétade du médecin cantonal genevois "Circulaire aux laboratoires du canton de Genève". Ça vaut en quelque sorte le détour.

 

It's bad

La seule chose qui ait bien fonctionné dans notre réponse à l'épidémie aura été le développement des capacités hospitalière en soins intensifs et la qualité des soins qui y ont été prodigués. Franchement, ce fut une très belle réussite. En dehors de ça, nous avons pratiquement fait tout faux.

Alors que la menace épidémique est identifiée comme un risque sanitaire majeur depuis plus de vingt ans (et que nous avons eu plusieurs alertes successives au cours de cette période), nos autorités ont fait preuve d'une impréparation sidérante.

Elles ont pris à peu près toutes les décisions opposées à ce qu'il convient de faire en cas d'épidémie infectieuse.

Les meilleures pratiques en la matière se résument assez simplement à quatre grands axes :

    • dépister le plus largement possible ;
    • mettre en quarantaines les personnes infectées et confiner les personnes à risque (personnes âgées et/ ou souffrant de maladies chroniques) ;
    • traiter (avec l'hydroxychloroquine et l'azithromycine bien sûr) les personnes Covid+ à risque de développer des complications ;
    • instaurer enfin une distanciation sociale et recommander le port du masque en public.

Seule une demie parmi ces quatre mesures requises a été prise en Suisse (si vous avez répondu qu'il s'agissait de la distanciation sociale vous avez vu juste !)

La médiocrité de cette réponse (avec un score d'un demi sur quatre, on n'est pas exactement à la note "suffisant") a ensuite généré un merdier collectif sans nom ('scuse my french).

Alors que nous avons de l'autre côté de notre frontière Nord un cas d'école des résultats qu'il est possible d'obtenir lorsqu'on agit de manière adéquate dans la continuité de s'être préparé de manière adéquate.

Que les HUG soignent -et soignent bien, chapeau ! Que le médecin cantonal explique que non, nous ne vivons pas une catastrophe sanitaire, bravo ! Mais au nom de quoi ces institutions ou fonctionnaires s'arrogent-ils des pouvoirs qui mettent à mal la démocratie sanitaire et qui violent de multiples manières les droits fondamentaux ?!

Au final, nos autorités (dont le bilan n'est pas bon) multiplient les abus d'autorité à l'encontre des intérêts de la population et des soignants eux-mêmes. Wow !

 

Je suis désolé de le rappeler encore, mais Méditerranée-Infection est un centre de compétences en infectiologie sans équivalent en Europe. C'est l'équivalent d'un prix Nobel dans leur domaine : ils ont identifié des virus et bactéries inconnus jusque là ; découvert de nouvelles familles de virus ; suivi de près toutes les épidémies au cours de 20 dernières années ; mis au point des traitements qui figurent désormais dans tous les traités d'infectiologie ; travaillé avec les Chinois sur les épidémies émergentes ; accumulé une expérience sans équivalents avec des remèdes comme l'hydroxychloroquine, notamment dans le cadre de nouvelle indications (contre les bactéries intracellulaires en particulier.)

Bref, le top of the pop mondial de l'infectiologie et de micro-biologie.

Et ce sont des petits bras de deuxième ou troisième zone comme le panel de spécialistes des HUG ou le médecin cantonal qui viennent de leur haute science expliquer à ces prix Nobel qu'ils ne savent décidément faire ni de la médecine ni de la recherche ! Mesure-t-on la cuistrerie et l'outrecuidance de cette attitude, là où on attendrait un minimum d'humilité ou au moins de respect ?!

 

Gratte gratte

Un gratte-papier sur le déclin s'en est pris à moi au motif que je faisais selon lui une "croisade" en faveur de Raoult et que je me présentais de manière fallacieuse comme un "gourou" de l'internet, sans bien sûr la moindre compétence.

J'ai essayé de bonne foi d'expliquer deux ou trois choses à ce monsieur. Comme le fait que, à l'inverse de ce que l'on entend, le protocole d'essai clinique de Marseille est aussi valide qu'il est possible de l'être du fait de l'épistémologie des maladies infectieuses ; que le barrage du gouvernement français est évidemment orchestré par des intérêts troubles, connus et dénoncés par les meilleures revues médicales et les meilleurs centres d'éthique pour leur mainmise sur les décisions sanitaires ; et que la propagande qui manifestement le ravit de la part du gouvernement français est un détournement d'attention visant à masquer l'indigence extrême de leurs décisions -engageant sans doute leur responsabilité pénale.

Je me suis même permis d'ajouter que sans me prendre pour une sommité (que je ne suis pas), je peux honnêtement me prévaloir d'une compétence en épidémiologie et épistémologie dont peu de médecins ou de chercheurs (et encore moins de journalistes) disposent.

Je lui ai aimablement rappelé que les éléments que j'avais certes un peu hardiment avancés le 18 mars (par dépit d'entendre les inepties délirantes des épidémiologues combinées au silence choquant des éthiciens et des épistémologues) ont été par la suite intégralement confirmés par les meilleurs spécialistes dans leurs domaines respectifs. Ce qui laisse supposer que je maîtrise au moins raisonnablement ma discipline.

Je lui ai indiqué le travail de grande qualité réalisé par un confrère épidémiologue et expert en santé publique, qui pose les bonnes questions et dessine les bonnes perspectives, des fois qu'il aurait sincèrement envie de s'éduquer à ces domaines de la science.

J'ai aussi essayé de lui rappeler qu'il ne s'agit pas de religion ou de croyance mais de science. Que je ne suis en croisade pour rien ni personne, mais que si un traitement donne des résultats aussi probants que ceux obtenus avec le traitement élaboré en Chine, puis à Marseille contre le Covid, il est de mon devoir de scientifique d’œuvrer à déjouer les désinformations qu'on entend matraquées en boucle sur les grands médias.

Vous devinez la chute : rien à faire. Ce monsieur, à l'évidence ignare sur ces questions, se prévaut d'une expertise comparable ou de même valeur que la mienne, me gratifiant au passage d'un : "vous n'êtes même pas un chercheur !" dont la toute-puissance (ce brave homme connaît donc ma vie mieux que moi-même) vaut son pesant de navets.

Un anthropologue médical -c'est sans doute un peu difficile à comprendre- n'est pas un chercheur ni un médecin, mais quelqu'un dont le métier est d'analyser la recherche et la pratique médicale sous l'angle bien sûr de la validité, mais aussi de l'idéologie, des présupposés, des systèmes de croyances explicite et implicite, sachant que toute pensée rationnelle reste élaborée selon des axes symboliques fondamentaux.

Nous avons là en l'espèce la confirmation triomphale de l'intuition exprimée par Umberto Eco. Je laisse le lecteur qui aurait des doutes (ce qui est bien légitime) consulter mes états de service en anthropologie de la santé (incluant les charges et mandats d'enseignement qui m'ont été confiés) ainsi que la liste de mes interventions et publications.

On peut bien sûr ne pas partager mes intérêts de recherche et d'action. Cela ne fait par ailleurs aucunement de moi une sommité ou une référence (hormis sur le thème du rétablissement en santé mentale, dont je suis objectivement un des meilleurs spécialistes à l'heure actuelle - je m'excuse d'avoir à le dire). Mais un praticien compétent et intègre, honorablement estimé dans son domaine, si, c'est ce à quoi je puis légitimement prétendre à ce stade de mon parcours.

D'où le vertige du thème abordé ici : le Pr Raoult et ses équipes se voient dénigrés par des gens qui n'ont pas le dixième de leur expérience et de leurs compétences. Même le modeste anthropologue que je suis se voit contesté et même nié dans ses connaissances et son métier par le premier ignorant venu, qui se pique de m'expliquer pourquoi je suis un fanatique et un gourou.

Hanna Arendt avait il y a longtemps énoncé cet aphorisme redoutable :

"Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n'est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d'agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez."

 

Alors soit.

"Les mots que vous employez n'étant plus les mots mais une sorte de conduit à travers lequel les analphabètes se font bonne conscience" chantait Léo Ferré.

Alors soit, cette pandémie (qui n'a rien changé au taux de mortalité habituel en cette saison) est bien "une catastrophe sanitaire sans précédent" - même si, rappelons-le, le HIV a quand même fait 25 millions de victimes en tout jusqu'à ce jour, que la pollution atmosphérique tue 5 millions de personnes chaque année à travers le monde et les infections respiratoires habituelles environ la moitié - soit 2'500'000 morts.)

Alors soit, les réponses archaïques et défaillantes de nos autorités de santé sont la preuve de la qualité de nos dirigeants (alors que les pays qui ont le plus limité les pertes et les dommages ont fait exactement l'inverse de nos réactions dignes des siècles passés !)

Alors soit, les spécialistes comme moi ne savent pas de quoi ils parlent. Par contre, les pontes qu'on entend pontifier à longueur d'émission et qui n'ont pas le dixième de notre expérience (ou même simplement les premiers venus, "exprimant leurs opinions") sont des sources d'information crédibles.

Alors soit, les HUG ou le médecin cantonal genevois peuvent en remontrer haut la main (et les doigts dans le nez) au meilleur centre de compétences en infectiologie d'Europe, qui se fourvoie, voyons ! Et vraiment, quelle chance d'avoir de tels génies parmi nous.

Alors soit, des fonctionnaires et des tâcherons de la mauvaise science peuvent expliquer aux mêmes (qui publient à année longue dans les meilleures revues médicales) qu'ils n'ont rien compris non plus à la recherche. Tant qu'à faire.

Alors soit, le premier venu peut venir m'expliquer que je suis animé par un fanatisme religieux, sans avoir beaucoup de concepts à disposition pour m'expliquer ce que peut bien être la science à ses yeux.

Alors soit, les méthodologues de la recherche "Evidence-Based" peuvent bien être d'une inculture crasse en épistémologie, franchement so what ?!

Alors soit, les gouvernements peuvent mentir autant qu'ils veulent pour camoufler leur erreurs et la médiocrité des mesures qu'ils ont prises, c'est nous qui écrivons des fake-news et qui nous faisons censurer quand nous publions des analyses (en particulier épidémiologiques) confirmées ensuite par les meilleurs spécialistes du domaine. Comme sont également censurées nos pétitions ou certaines de nos publications.

Alors soit, je peux bien développer dans différents papiers l'état actuel de la crise de la connaissance et des pratiques en médecine, mal accessoirement reconnu par toutes les meilleures sources, en me faisant répondre par la direction d'un grand hôpital de la région que les informations que je partage (provenant des Universités de Harvard, d'Oxford et de Stanford, du Lancet, du Bristish Medical Journal, du New England Journal of Medecine ou de la revue Science) doivent être lues avec "un esprit critique".

Comme si la corruption systémique qu'identifient toutes ces sources comme la principale perversion affectant le système de santé à l'échelle mondiale ne concernait évidemment pas notre pays. Voyons voyons, "y'en a point comme nous" comme on osait le dire à l'époque. Et on est bien soulagé finalement d'apprendre que ces scories s'arrêtent vertueusement à nos frontières ! même si notre pays reste le paradis des pharmas régulièrement condamnées pour corruption active à travers le monde.

Alors soit, je peux attendre comme la Belle-au-bois-dormant qu'un ou une éthicienne se réveille un jour (il en est de très bons aux HUG) pour évoquer, ne serait-ce qu'au détour d'une phrase, les thématiques que j'ai décrites et qui sont mises en lumière par les meilleurs centres d'éthique au monde.

L'éthique, c'est avant tout empoigner les vrais problèmes qui se posent et les arbitrages de valeur nécessaires, pas juste  digresser ad nauseam sur la procréation ou le suicide médicalement assistés...

Des fois, j'ai juste envie de prendre des vacances ou de changer de métier (ce qui aurait l'inconvénient de trop faire plaisir à certains.)

 

Plus raisonnablement et comme évoqué, je vais encore publier deux articles avant de prendre ma retraite du Covid : le premier reprendra les perspectives que j'ai proposées dès le 18 mars dans mon article "Covid-19 : Fin de partie?!" à la lumière des connaissances que nous avons acquises depuis.

Je terminerai ensuite en esquissant à quoi nous attendre au cours des prochains mois sur le plan sanitaire mais aussi politique et judiciaire. Ma conviction vous le savez étant acquise que les autorités auront à répondre des conséquences de leur impréparation, des mauvaises mesures prises et des abus de pouvoir perpétrés (jusqu'à la mise en danger de la vie d'autrui) non seulement par-devant des commissions parlementaires mais aussi des tribunaux civils et pénaux.

Après ? Je recommencerai à parler d'autre chose, il y a tant de sujets qui en valent le détour.

Surtout du côté de la santé au sens large, ainsi que d'un grand terrain de recherche et d'expérience qui s'est ouvert pour moi il y a trois ans portant sur notre cerveau et la manière dont on vit avec et par lui au quotidien. Pour celles et ceux qui en auront envie, ce sera l'occasion d'autre voyages.

Celui au pays du Covid devient franchement lassant à force d'absurdités.

Sacré miroir d'une époque, certes.

 

 

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