Covid : un immense virologiste partage mes analyses

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Les temps sont compliqués. A la suite du "discours officiel" qui trace depuis plus de deux mois son sillon de contre-vérités dans les consciences avec la placidité d'un tracteur, les positions sont devenues souvent hystériques et même fanatiques. C'est le risque de l'endoctrinement : une fois que la psychose est répandue, il est difficile d'en revenir à des discours complexes, nuancés et surtout réalistes.

Les données pleuvent pourtant, confirmant massivement ce que j'énonçais dès le 12 mars : l'épidémie est limitée et sans danger particulier, l'immense majorité des gens ne courent aucun risque et pour ceux qui hélas ont connu ses terribles complications, on aurait sans doute pu en sauver les 2/3 si on avait fait autre chose que de les regarder mourir en contemplant l'horizon dogmatique et funeste des statistiques.

par Jean-Dominique Michel, MSc anthropologie médicale et expert en santé publique, Genève.

 

Il aura peut-être croisé le champ de conscience du lecteur que si la fameuse (mais foireuse avant même d'être débutée) étude DISCOVERY n'a jamais apporté les réponses qu'on attendait, c'est bien sûr parce que ce n'est pas ce que l'on lui demandait.

Dans le même temps, les voix se multiplient (et parmi les meilleures qui soient) pour souligner (comme je le répète depuis des semaines) que le confinement non seulement n'aura servi à rien mais aura en plus selon toute probabilité aggravé les choses... Puisque j'en vois déjà bondir de leur fauteuil, wait and see : ce sera le sujet de mon prochain article, et comme d'habitude il sera lourdement documenté.

L'état d'endoctrinement hystérisant est tel qu'il faudra des semaines et des mois pour que l'on ose s'engager dans le post-mortem de cette crise. Je me demande (mais sans m'en réjouir étant donné les pertes humaines et les dégâts socio-économiques majeurs) comment les autorités s'y prendront pour expliquer aux centaines de milliers de personnes qu'elles auront précipitées en pure perte dans la précarité -ou aux proches des milliers de victimes qu'on aurait pu sauver en les traitant- que, ma foi, ma foi, elles se sont trompées, mais de bonne foi…

 

Comme des diables hors de leur boîte

En attendant donc on voit les gardiens du temple d'une version indéfendable de la réalité s'agiter comme de beaux diables. Tel le Pr Morel dont l'état de tension (le Pr Raoult a parlé de "crise de nerfs" au sujet des élites) l’a rendu (temporairement je l’espère)  incapable d'entendre quoi que ce soit -et en particulier que si l'on passe du champ de la clinique à celui de l'épidémiologie. Il faut encore reconnaître à ce stade que, l'influenza faisant de 300'000 à 650'000 morts par année (et parfois jusqu'à 1'000'000 comme lors de la grippe de Hong Kong de 1968-1969), nous en sommes pour l'instant avec le Covid à 280'000 décès, ce qui est évidemment très triste mais reste habituel pour ce type d'épidémie !

Le rédacteur en chef de 24h, lui, s'est permis un éditorial à faire tomber les chaussettes en incriminant (entre autres) « un fameux anthropologue (éructant) sa vérité complotiste sur un terrain qu'il connaît bien mal ". J'ai eu beau regarder autour de moi, je ne connais pas d'anthropologue régional qui soit fameux à part moi. Que ce pauvre Claude Ansermoz me trouve complotiste ne prouve rien d’autre que le fait qu'il ne m'a jamais lu  -ou s'il l'a fait que comprendre mon propos est hors de sa portée. Qu'il se sente habilité, en tant que figure de proue d'un vénérable journal, de proférer de tels anathèmes ne rassure pas sur l'état d'une presse désormais sous perfusion de l'état et reléguée au rang d'une mauvaise Pravda de fond de province...

A ce vilain papier (qui incriminait également tant qu'à faire le Pr Raoult) un internaute a réagi avec droiture -et je l'en remercie :

Quel droit de réponse peut-on donner à la morgue d'un journaliste du 24heures, Claude Ansermoz ?
- Sa manière de caractériser le portrait qu'ils ont fait de Didier Raoult "entre ombres et lumières". On pourrait faire un portait de M. Claude Ansermoz, du 24heures, d'Alain Berset, etc. "entre ombres et lumières". Qu'est-ce que c'est que cette manière de parler des gens, cette manière d'insinuer du négatif, du péjoratif, le grand art d'un journalisme de bas niveau ?
- Et parler de Jean-Dominique Michel, comme d'"un fameux anthropologue" qui se plaît à "éructer sa vérité complotiste sur un terrain qu'il connaît bien mal" est tout simplement inacceptable.

M. Ansermoz, rédacteur-en-chef de ce média soit-disant de référence pour les Vaudois, procède par anathèmes. Il insulte, il diffame. Il n'argumente pas. C'est tout à fait honteux. Le canton de Vaud mérite un journalisme de meilleure qualité.

Et non, le 24heures n'est pas spécialement factuel. Il n'investigue pas beaucoup de sujets importants. Ses "mensonges par omission" sont dès lors légions. Son refus de s'intéresser à des choses essentielles est inacceptable et indique un journalisme paresseux, si ce n'est complice. Le 24heures n'est pas intéressé à certains faits, car il y en a à traiter que ce média ne traite pas, volontairement, semble-t-il.

 

On m'a souvent charitablement rappelé que je n'étais pas virologiste, précision qui est exacte mais n'était pas nécessaire dans la mesure où je le rappelle moi-même abondamment. On m'a aussi affirmé que je n'étais pas non plus anthropologue de la santé, alors que c'est mon métier depuis 25 ans. Ni épidémiologue, tant qu’à faire, alors que je suis un des meilleurs spécialistes des déterminants de la santé dans le domaine des maladies non-transmissibles. Enfin, un anthropologue lausannois a cru bon de dénigrer mon "orthodoxie" disciplinaire, là où j'ai choisi depuis toujours d'éviter les élucubrations intellectuelles théoriques et absconses dans lesquelles certains anthropologues, dont l'horizon se restreint aux couloirs des bâtiments universitaires, se confinent sans grand bénéfice pour qui que ce soit.

 

« On vit une époque formidable ! »

Reiser l'avait dit avant de passer l'arme à gauche… Encore que, à y regarder de près : pas tant que ça !

Depuis donc que j'ai pris mon courage à deux mains devant les constellations de demi-vérité et de délire bureaucratique des autorités et le silence pleutre de mes collègues, j'ai évidemment reçu bien des attaques.

Jamais bien sûr sur le fond (quiconque a le courage de s'y aventurer est le bienvenu !) mais à travers des bassesses du même ordre que celle écrites par M. Ansermoz : des propos visant à jeter l'opprobre et à stigmatiser, sans la moindre argumentation.

Le canton de Vaud avait pourtant fait croire à une évolution fulgurante depuis ces années (je le sais, j'y étais) où il s'évertuait à ressembler à une sorte de bailliage, paysan et bourgeois, de l'ex-Allemagne de l'Est, étouffant tout débat, toute créativité, toute pétillance.

Ansermoz nous ramène à cette époque de vive médiocrité. Seule l'insulte a changé : on traitait alors de "gauchiste" ou de "contestataire" quiconque osait penser hors de la ligne du très lourdingue Parti radical. Désormais, l'anathème est donc "complotiste" mais la vivacité ou l'intelligence de la pensée aussi désespérément éteinte. Et le journal des notables choucroutant paraît, dans un come-back éblouissant des spectres du passé, à nouveau aussi fidèlement soumis à la voix de son maître.

A côté donc de ces nuisances qui impressionneraient peut-être (et encore) un trentenaire, j'ai eu le privilège et la joie sincère de recevoir depuis deux mois une avalanche de messages pleins de vie, de bon sens et de cœur. De la part de gens qui me remerciaient d'oser dire une parole autre que les discours creux énoncés en boucle (dans un registre désormais chinois) par nos braves autorités et les médias serviles qui s'empressent de ne les contredire sous aucun prétexte.

Leur principal remerciement en particulier m'a touché : « merci, disaient en substance la plupart des gens, d'avoir mis des mots sur ce que je savais intuitivement et que je n’arrivais pas à me représenter clairement, ou que je pensais sans avoir les mots pour le dire. » C'est là en effet que j'ai pu parler de perversité : lorsqu'on conduit des personnes qui pensent juste à imaginer qu’elles ont tort, on est de facto dans une forme d'abus particulièrement pernicieux. Je l'ai dit et je persiste.

Dans ce flux bienfaisant de pensées qui reprenaient des couleurs, me parvenaient aussi souvent des voix professionnelles et expertes. Nombreuses étaient celles d'hommes et de femmes médecins, consterné(e)s par la dictature sanitaire qui les privait soudainement du sens et de la dignité de leur métier, leur interdisant (rien que ça) de respecter le serment qu'ils avaient prêté de chercher avec leurs patients le meilleur traitement disponible.

Ils me disaient leur déception, leur désarroi mais aussi leur peur, qui les poussait à se taire comme l’ensemble de leurs collègues. Ce qui pose une sacrée question démocratique : est-il normal, dans notre verdoyant et auto-satisfait pays, que les médecins privés (avec la violence institutionnelle que cela suppose) de leur droit de soigner et indignés à juste titre aient peur au point de s’empêcher de parler ? Mais peur de qui ou de quoi ?!

Est-il acceptable que dans une démocratie digne de ce nom, des professionnels aussi qualifiés que les médecins soient terrifiés à la perspective d’exprimer ce qu’ils ont à dire ? Peut-être ont-ils peur de se faire traiter de complotiste par Claude Ansermoz ?

 

Sommités

En-dehors de ces messages de médecins, il m’arriva parfois encore de recevoir le message d’une sommité dans son domaine. Quelques professeurs de renommée internationale en infectiologie, microbiologie ou épidémiologie m’écrivirent. Qui me disaient aussi leur plaisir à lire mes billets, leur amusement de me voir décrire sans ménagement (mais sans injustice ni excès) les innombrables scories, méthodologiques et éthiques, du domaine de la « science » médicale. Certains me dirent que mes écrits circulaient entre collègues, qui attendaient presqu’impatiemment mes prochaines livraisons.

Et puis, une nuit (c’est plus qu’une image puisque j’écrivais la nuit tout long de ces semaines), je vis arriver le message suivant d’un très éminent virologue, se référant à mon article « Covid-19 : fin de partie ?! »

 

Bonsoir 

En tant que virologue ayant consacré 50 ans de ma vie à étudier les VIRUS, j'adhère à 98% à votre analyse.

Inutile d'étaler mon cv vous pouvez regarder sur Google ou ncbi pubmed (h index de 70) ; j’ai créé en partant de zéro le département de virologie humaine à Lyon Gerland, donné des cours et conférences aux USA,Canada, France, Chili, Argentine, Espagne, etc.  et collaboré et publié avec trois prix Nobel.

Je n'en fais pas gloire mais ce fut intéressant. 

Oui on est tombés sur la tête, et on a oublié que tout est vanité car les médias, les politiques et lesdits experts vous matraquent avec des idées et des chiffres particulièrement anxiogènes, chaque jour qui passe.

Par exemple, les tests RT PCR on les a utilisés des 1997 au labo et ils sont d'une grande simplicité et fiabilité. 

Alors pourquoi venir nous dire qu’ils sont compliqués et chers (cf interview des hautes autorités de l'état français) ; certains journalistes disent qu’ils sont peu fiables alors qu’ils sont utilisés depuis 15 années pour mesurer la charge virale chez les personnes HIV+. A ce titre l’Allemagne et la Corée les utilisent à grande échelle or pas la France.

Pourquoi tous ces mensonges et non-sens qui sont générateurs de chaos ? Car détruire est facile, alors que reconstruire est de fait synonyme de patience et longueur de temps font mieux...

Les bras m’en tombent car on approche du phénomène de glissement qui donne un pronostic fort négatif. 

Bon courage pour la suite »

Pr Jean-Luc Darlix

 

Je dois confesser ne pas lui avoir répondu. J’étais alors en pleine expérience du Covid, je rédigeais mes articles avec un rythme de locomotive à vapeur endiablée tirant la langue à chaque virage et recevais environ 200 mails par jour (ce qui a doublé depuis)…

Ne pas répondre m’a toujours embêté, pour des raisons de prévenance et de courtoisie. J’ai lu diligemment chaque message reçu, toujours avec un rayon de soleil de reconnaissance et de gratitude pour celles et ceux qui avaient pris la peine de m’écrire. Je me souviens avoir été conforté, avec aussi une forte impression : un immense virologiste me disait être en accord avec mes analyses, dans un domaine où je ne disposais d’aucune compétence autre que celle d’un anthropologue médical aguerri.

 

Anthropo ma non troppo ?!

Bien peu de personnes je gage sauraient dire ce qu’est cette profession. Croyant peut-être me disqualifier, un haut responsable d’un parti genevois de droite (c’est dans ce secteur de l’échiquier politique qu’on est en général le plus ignorant des réalités sanitaires, peut-être s’agit-il d’un privilège de nanti…) me lança sur un réseau social que j’étais « un penseur mais pas un scientifique ». Je lui demandai ce qu’il entendait par là et il me rétorqua que la science n’était pas son domaine (en effet) et qu’il avait demandé à un virologue qui lui avait dit que je n’étais pas un scientifique. J’ai donc confirmé à ce monsieur que je n’étais pas virologue…

Il y a tant de caricatures… et de projections. Si par scientifique on entend un monsieur (ou même exceptionnellement une femme) en blouse blanche, une éprouvette à la main, alors oui, cette définition ne me correspond pas. Tout comme si pour un professeur d’anthropologie n’ayant plus vu depuis longtemps la lumière du jour, seule sa propre et un peu triste situation définit un anthropologue, je dois convenir que je n’en réponds pas.

Mais on est là dans des définitions par l’absurde. On m’a dit que je n’avais pas publié dans des revues d’anthropologie, ce qui est à peu près vrai (pas tout-à-fait.. pour ceux qui passent des journées à fouiller mon passé, voilà un premier indice ;-) J’ai fait partie pendant onze ans du comité de rédaction d’une importante revue dans le domaine de la santé, rédigé des articles, donné des conférences devant des dizaines d’organisations prestigieuses ainsi que lors de congrès scientifiques nationaux et internationaux, présidé pendant quinze ans la Fondation pour le musée d’ethnographie de Genève, enseigné l’anthropologie de la santé dans des universités et hautes écoles !

Cet art du procès en légitimité est une nouveauté qui m’intéresse bien plus qu’elle me navre. Dans ses emportements sur les réseaux sociaux, le Pr Morel lança plusieurs fois rageusement : « vous n’êtes pas virologue ! Vous n’avez aucune légitimité ! » et voici qu’un des plus prestigieux virologues au monde me lançait au fond de ma nuit qu’il était à 98% d’accord avec mon analyse… Cherchez l’erreur ?

Un anthropologue médical donc est quelqu’un qui n’est pas médecin et qui ne fait pas forcément de recherche scientifique. Son métier est d’étudier et d’analyser la recherche et les pratiques. Pour les non-initiés, la production de recherches médicales est une grosse usine à gaz avec un bon trois quarts des recherches publiées qui ne veulent plus dire grand chose tant elles sont percluses de biais ou de falsifications. Cela fait quinze ans que tout le monde le sait dans notre domaine. Des efforts méritoires sont faits notamment du côté d’Oxford pour assainir les choses, mais sans résultats probants : c’est en fait la méthodologie elle-même qui pose de sacrés problèmes.

Les médecins et chercheurs sont mal formés en épistémologie, en méthodologie et en philosophie des sciences et donc il y manque les connaissances et la réflexivité nécessaires à produire moins et mieux. Comment s’y retrouver dans cette masse de production ? C’est drôlement compliqué -et c’est justement, avec la santé publique, mon métier.

Un producteur de téléfilms (si) m’interpela sévèrement après mon premier entretien vidéo avec Michel Herren et Guillaume Laurent de Phusis et Athle : « je vais fact-checker vos affirmations car vous n’êtes pas un scientifique ! » menaça-t-il dans une envolée bien plus digne de facebook (où l’échange se passait en effet) que de Racine.

Je confesse avoir une certaine gourmandise dans ce genre de situations, héritée des années où je dus faire face à des attaques quant à mes recherches portant sur les guérisseurs. De petits malins rationalistes se faisaient une joie de m’interpeller pour condamner ce sujet de recherches selon eux indigne – et m’accuser (what else ?!) de complicité avec eux. Dès lors que les notions de placebo (du côté médical) et d’efficacité symbolique (du côté anthropologique) ont été mises en lumière, cela habilite à chercher à comprendre le modus operandi de toutes les pratiques de soins, qu’il s’agisse de massage des doigts de pieds, de chant chamanique ou même de bio-médecine (je plaisante !)

Toujours sans méchanceté j’espère, je pouvais avec la facilité et l’agilité d’un samouraï ayant consacré sa vie à l’aïkido mettre sur le toit mes contradicteurs : leur hostilité ne trouvait aucune prise logique face à l’ouverture d’esprit distanciée de l’anthropologue. S’intéresser à une pratique ne veut pas dire y adhérer ou l’épouser. Investiguer de manière scientifique des pratiques de soins non-scientifiques n’est une contradiction que pour les sots.

Je challengeai donc mon producteur-contradicteur en m’enquérant de sa définition de la science, ce qui m’intéressait en tant qu’épistémologue. « Je n’ai pas à en avoir, me répondit-il, celle de Wikipédia me suffit ! Mais je vais fact-checker tout ce que vous avez dit ! »

Le pauvre, 70 à 80% de ce qui est publié tient mal ou pas la route. Et il faut connaître à fond ce domaine pour pouvoir repérer ces biais et ces failles, compétence qui ne se construit pas en moins de dix à vingt ans, et voici que ce jeune homme venait rouler les mécaniques pour m’intimider sur les réseaux sociaux. Après qu’il m’ait traité de « dysfonctionnel » (toujours l’injure jaillit quand de telles personnes sont à court d’arguments, ce qui se produit très vite), je le bloquai de ma page -politique que j’adopte systématiquement face à l’injure ou à l’attaque personnelle. Et oui, on vit vraiment une époque formidable !

 

Les grands et les petits

Après bien d’autres critiques en illégitimité (jamais étayées sur rien de sérieux) dont celles  lassantes du Pr Morel, je reçus le 8 mai ce nouveau message du Pr Darlix :

Cher Monsieur,
Les propos tenus lors de votre interview sont dits avec justesse, maniant les termes scientifiques avec clarté comme tout scientifique, particulièrement les virologistes (dont je suis, voir plus loin) devrait le faire, tact, sourires, un peu jaunes de temps en temps (même si je manie l’ironie froide un peu comme un citoyen Suisse que je suis.) Et indiscutables, n’en déplaise aux médias français que j’ai contactés pour savoir raison garder à propos de cette épidémie (ce n’est pas une pandémie stricto sensu) à de nombreuses reprises (TF1, TV5, ARTE, le Figaro, le Monde, Mediapart, etc.)

Or un seul m’a répondu poliment que c’était hors sujet (le Monde).
Mon CV ou parcours, 50 ans de virologie, travaux sur les bactériophages, les virus associés à des cancers, rétrovirus dont le virus du SIDA, virus de l’hépatite, virus émergeants Hanta Virus, Sin Nombre virus) ; collaboré avec des prix Nobel comme J Dubochet (Suisse de Lausanne), David Baltimore (USA) et Françoise Barré-Sinoussi (France).
300 publications, des prix, mais là n’est pas l’important ; en effet l’important c’est de relativiser, et il est inconscient de comparer cette épidémie à celle de fin 1918-1920, à celle de HONG KONG, sans omettre celle à Coronavirus porcin qui a touché les porcs dont il a fallu abattre 300 Millions d’entre eux (oui 300 millions).
En fin de compte comme je l’ai dit sur Facebook, le virus dit COVID-19 n’est que la conséquence de nos agissements, et non la cause.

 

Je lui répondis alors

 

Cher Monsieur,

Je vous remercie pour vos messages chaleureux et suis à vrai dire impressionné qu'un aussi éminent virologiste non seulement se donne la peine de m'exprimer son soutien mais encore de confirmer mes intuitions (ou plutôt mes humbles déductions).

C'est un motif étrange : l'épidémiologie infectieuse n'est pas mon domaine d'expertise et pourtant depuis le début, j'entends de telles incohérences dans le discours dominant que je me suis dû de rassembler mon courage pour exprimer une opinion dissonante... que je puise auprès des meilleurs spécialistes de ce domaine.

Une virologue à la retraite m'a pareillement fait part de son étonnement de trouver des informations " virologiquement sensées " sous ma plume, là où les virologues invités sur les plateaux disaient à ses yeux tant d'âneries.

 

Je lui demandai au passage s'il accepterait que je cite ses messages, anonymement ou nominalement. Ce à quoi il répondit :

 

Bonsoir cher JD,

Vous n'êtes pas virologiste, mais vous êtes un homme sensé.

Oui j'ai eu des prix, j'ai collaboré avec des prix Nobel, et même un temps été examinateur pour le comité Nobel.

J'ai été conseiller dans divers gouvernements de Alain Juppé à F Fillon JL Borloo, puis Manuel Valls. Là j'ai signé des engagements écrits de réserve, or certains débats étaient rudes voir très durs.

Pour votre article Blog, c'est avec plaisir que je vous donne mon accord (pour reproduire mes messages) y compris de citer mon nom.

Jean Luc Darlix, septante six ans, car je sens que vous êtes sincère, cette sincérité dont la fille est la confiance ; cette sincérité dont le gouvernement français  semble ignorer la signification du mot.

Continuez et je vous soutiens par la plume, et si possible le verbe

 

Je vous l’ai dit, il y a une telle magie dans tant de messages que je reçois, ceux de personnes de tous horizons, réunis dans la détermination à garder raison et penser avec un sens critique et humanité face au déversement de propagande qui nous est adressé. La générosité, la simplicité et le courage du Pr Darlix me sont allés droit au cœur. Comme un encouragement aussi à poursuivre ce combat pour la vérité des choses.

Comment tolérer que ces immenses voix comme la sienne soient bloquées et tues à l’arrière-plan des âneries proférées à longueur de 24h par des médias aux bottes d’un discours qui, depuis le début, a montré des signes d’incohérence qui n’ont fait que s’aggraver au long des mois pour ne plus être (en France plus qu’en Suisse, mais chez nous aussi) que des hypothèses absurdes balancées comme des certitudes alors qu’elle ne reposent sur aucune science.

Je me suis évidemment intéressé au profil du Pr Darlix. J’y ai trouvé (cela vous étonnera-t-il ?) tout ce que je sais et aime des grands scientifiques : ce sont toujours des hommes ou des femmes incroyablement ouverts d’esprit, curieux de tout, aptes au dialogue, cultivés en diable, invraisemblablement excellents dans leur domaine, intéressés au point de vue de l’autre, humbles, sachant penser hors des boîte et des rétrécissements de la pensée, aventureux et créatifs… et profondément généreux. L’étoffe des héros.

Et tout le contraire hélas des chefaillons, des imbus de leur propre importance, des médiocres et des petites stars bureaucratiques.

En plus d’être une sommité mondiale de la virologie (il collabore encore avec le ministère américain de la santé et à la revue de biologie et de médecine en ligne PLOS One (www.plos.org), Jean-Luc Darlix a rédigé en 2018 un roman, Le virus sorcier, racontant l’arrivée d’un virus d’Extrême-Orient causant des troubles respiratoires analogues à ceux provoqués par l’actuel coronavirus chinois.

Souvent, les grands scientifiques sont aussi des grands créatifs et c’est bien normal : les neurosciences ont documenté comment l’intelligence (les intelligences) sont toujours le fruit d’une coopération optimale entre le ce qu’on appelle le réseau exécutif (la pensée rationnelle et analytique, verbale) et le réseau du mode par défaut (la rêverie éveillée, l’intuition, le flou artistique, l’intelligence non-verbale).

Ces réseaux sont chez la plupart des gens alternatifs (si je me concentre je ne suis pas en état de rêverie et si je suis dans les pensées qui passent du coq à l’âne, je ne suis pas pleinement concentré.) Hormis chez les personnes très douées, pour qui ces deux modes de pensée peuvent s’activer simultanément.

C’est alors que surgissent les grandes intuitions qui éclairent les scientifiques, les artistes et les amants : cette intelligence non-séquentielle et non-verbale est en travail dans le silence, bien en-dessous de nos cogitations, puis fait parfois jaillir ses éclairages que l'intelligence rationnelle et verbale se charge ensuite de formuler pour que nous  puissions nous l'expliquer à nous-mêmes et les partager avec les autres.

Jean-Luc Darlix est un de ces esprits encyclopédiques, aussi agile dans l’intelligence rationnelle que dans la créativité ou l’effort sportif. Il a reçu le premier Retrovirology Lifetime Achievement Award et fut qualifié par ses pairs, au soir de son exceptionnelle carrière scientifique de « Scientifique de la renaissance ».

Comme la piteuse gabegie environnante nous le montre avec tant d’insistance, nous avons urgemment besoin d’un nouvel humanisme et d’une nouvelle renaissance. En attendant, je vais me plonger dans le Virus sorcier du Pr Darlix en attendant de discuter avec lui de cette extraordinaire symbiose entre virus et êtres humains étant donné (comme c’est le cas avec les bactéries) que nous ne pourrions simplement pas vivre sans eux.

« Des virus et des hommes, regards croisés entre un virologiste et un anthropologue » cela ferait sans doute un sacré bon bouquin…

 

 

 

 

 

 

Lien permanent 38 commentaires

Commentaires

  • Merci de ce témoignage du Professeur DARLIX dont, bien sûr, quasiment aucun média n'a demandé son avis en France depuis le début du confinement.
    Chacun de vos articles ou interviews sont une bouffée d'oxygène.
    J'attends votre prochain article.

  • merci mrs de tout coeur de reveler la verite la conscience de la vrai science medecine a notre portee que les anges d Hyppocrate vous inspirent et protregent.

  • Cher Monsieur,
    Les médecins ont peur... imaginez l'état de détresse du citoyen "Personne" accablé par ce que vous dénoncez magistralement... Non seulement, vous parlez vrai publiquement, mais vous permettez à ce *Personne" doté de conscience et de clairvoyance de ne pas sombrer, dans un pays, une société, où toutes les dérives sont moralement incontestées et impunies. Les atteintes aux valeurs fondatrices de l'être humain sont toujours plus violentes et pour consommer la décadence générale, ce sont les dénonciateurs des attaques contre lesquels la violence se retourne. J'en sais quelque chose à mon niveau. Je ne vous remercierai jamais assez.

  • Merci à vous pour vos écrits lumineux. Je vous lis depuis le début du confinement depuis un petit hameau savoyard ( je précise que je me suis , à la retraite depuis dix ans, exilé en Savoie, quittant les rives ligériennes , attiré par les belles montagnes).
    Félicitations pour la qualité et la pertinence de vos écrits, votre courage pour lutter contre le panurgisme ambiant ...

  • Bonjour je vous remercie de tout cœur pour votre interview le bon sens c’est perdu dans l’es Des gens ils applique à la lettre tout ce qu’ Entendent mais ne sont plus capables de penser simplement je suis tres en colère de voir les gens se comporter comme ça
    Je suis une simple personne je suis gérante d’un petit restaurant en France et j’avais déjà observé le comportement des gens fasse à la nourriture et la avec le virus c’est de pire en pire
    Merci de votre pensée et vos réflexions c’est vital durant cette période

  • Que cela fait du bien de vous lire... j’ai dégusté vos interviews avec Michel Herren, cela m’a encore plus boostée dans mon immunité personnelle qui a ressenti dès le début les déviances et autres histoires relayées par des médias dont les visages faisaient peur... Nous sommes plusieurs à savoir que tout est vibration et qu’a donner du pouvoir aux histoires anxiogènes, inventées ou supposées, nous avons un choix à faire .... difficile d’affirmer ses ressentis, tout de suite le mot qui commence par « c » et comporte 11 lettres vous est étiqueté. Merci d’écrire de manière si vraie et authentique. Gratitude à vous et à ce qui nous permet de vous lire. Je me réjouis de la suite .

  • Merci pour cet écrit qui permet à des personnes telles que moi de penser qu'elles ne sont pas totalement dénuées de bon sens et qui sont effrayées par le discours actuel totalement apocalyptique et guidé par quelle vision, quels intérêts ? Puisqu'il ne peut en être autrement. L'état de guerre instauré par notre président ne signifie qu'une chose, pour peu que l'on s'intéresse aux conséquences d'une guerre que l'on a déclarée, un ou plusieurs pays totalement dévastés, des morts inévitablement provoquées en masse, un vainqueur et des profiteurs... Le temps permettra d'affiner la fin de cette analyse.

  • Bonjour Jean-Dominique,
    J'ai découvert vos écrits et interview récemment notamment à l'occasion de votre interview fin avril. Curieux et intrigué par cette épidémie j'essaie de comprendre en écoutant différentes voix dont la votre que je trouve dissonante mais éclairante. Je ne suis pas convaincu par vos analyses concernant les effets du confinement que vous semblez minimiser et pas convaincu non plu sur l'apparition d'une deuxième vague en France. En effet, vu qu'un confinement strict et de grande ampleur, comme cela, n'a été fait n'a jamais existé, en desserrant les contraintes on pourrait penser que le virus pourrait se remettre à faire des dégats assez logiquement dans une moindre mesure car sa force semble s'atténuer avec le temps. Merci pour votre retour et merci pour vos analyses de virologue expert (...je rigole...) . Très bonne journée.

  • Merci pour vos évidences, vos clartés, vos fulgurances. Merci d'être vous ! Eviter d'essayer de vous défendre, vous n'avez rien à prouver mais à garder votre énergie! Meilleures salutations et le plein de courage,.Continuez que je puisse vous lire .

  • Bonjour,
    Je suis une citoyenne lambda, j'ai travaillée une grande partie de ma vie dans le domaine des relations humaine, je déteste le mensonge et la manipulation. Quel bonheur d'être tombée sur votre blog et m'être abonnée à vos posts dès le début. Vous dites en effet tout ce que je ressens et pressens concernant cette crise. Je n'en peux plus de ce matraquage médiatique de dramatisation destiné à mettre la population dans la peur et l'obéissance à tout ce qui lui sera imposé. Je vois de nombreux lanceurs d'alertes, des médecins, des citoyens ou des scientifiques qui s'expriment sur les réseaux sociaux et qui vont dans votre sens. Ne serait-il pas possible de lancer un grand mouvement commun avec un slogan commun écrit en gros partout et y compris dans la vraie vie ?? Ce pourrait être "Stop à la manipulation COVID" "STOP aux mensonges, nous n'avons pas peur" ou autre chose dans le style. Merci et continuez à dire la vérité, et bravo pour votre courage.

  • Merci pour cet article et sa clarté et tous les bons mots qu’il contient. Merci de remettre l’église au milieu du village et merci de mettre l’humain au milieu de son humanité. Que la confiance soit dans notre chemin de vie...

  • Bonjour, J'apprécie beaucoup vos interventions et j'ai recommandé vos vidéos à mes amis. Bravo : votre parole est une bouffée d'oxygène en ces temps difficiles.
    Il serait intéressant d'analyser pour quelles raisons cette épidémie Covid a provoqué de telles réactions (confinements, etc.) alors que son bilan actuel est moins de morts que la moyenne des grippes qui reviennent tous les ans avec des vaccins peu efficaces (ce qui n'empêche pas aujourd'hui d'attendre un vaccin pour le covid comme si, par je ne sais quel miracle, celui-la devrait être efficace !

  • Concernant Cl. Anzermos, je me poserais les 3 questions suivantes

    1. Qui parle ?
    2. Qui diffuse ?
    3. Qui finance ?

    A tout un chacun de trouver comment ce personnage peut dire, diffuser et être financé pour dire de pareilles âneries

  • L'intelligence, ici de Monsieur Michel c'est de distinguer l'opinion de la vérité au sens étymologique du terme
    sa vue claire est au dessus des l'intellectite aigüe qui sévit et engendre la psychose que j'ai aussi dénoncé
    pour mes bientôt 7000 relations de Linkedin.
    Rien ne peut arrêter la passion de la vérité qui ne craint pas pour sa sécurité d'affronter l'exercice d'un pouvoir
    qui commence à imiter celui de la Chine à la Orwell. Le Covid c'est l'instrument le plus efficace pour diviser pour régner en divisant les corps pour mutiler la relation et faire croire que le frère est pestiféré ."Toute personne bien portante est un malade qui s'ignore :Le docteur Knock"

  • Un autre anthropologue de la santé, Gregory Bateson, est devenu célèbre pour sa contribution à l'essor de l'école de Palo Alto et son approche systémique et interactionniste des phénomènes humains.

  • Encore une fois bravo ! Quelle immense bouffée d'air frais que de vous lire régulièrement : on est ainsi requis à raison garder et à continuer à penser par soi-même en activant les deux hémisphères de son cerveau.
    Je ne dispose pas de vos vastes connaissances, aussi je vous remercie de les partager si généreusement et si régulièrement avec vos lectrices et vos lecteurs : une nourriture pour le cerveau et pour l'âme.
    Continuez à écrire, je continuerai à vous lire.
    Bien à vous,
    Hélène Bregani

  • Comme beaucoup de monde j'essaye de comprendre cette crise sanitaire et j'essaye de me faire une opinion personnelle en comparant les différents avis . Ce n'est pas simple .
    C'est sans doute après la crise et l'évaluation qui en sera faite que l'on pourra trancher sur base des faits .
    Ce blog m'est donc utile . J'habite en Belgique et j'invite autour de moi à le lire .
    Personnellement je pense que les problèmes de santé mentale , les problèmes socio-économiques générés par la gestion de cette crise par les politiques , les médias et les experts feront plus de morts que le virus lui-même .
    Comme écologiste je m'inquiète de voir que cette crise relègue au second plan les problèmes d'environnement ( pollution, chute de la biodiversité , dérèglement climatique ) . On parle aussi très peu de la croissance exponentielle de la population mondiale ( cest un problème qui a des implications éthiques importantes ) .
    Je n'ai pas de solution pour tous les problèmes , je cherche humblement à mon niveau
    Un changement de cap s'impose

  • Comme il est bon de réaliser que "notre" tribu existe et à quel point elle est grande ! le covid 19 a l'effet boomerang de réunir du monde autour d'un foyer de pensée régénératrice dont la propagation ne sera pas contenue : j'en suis désormais convaincue
    Comme ce fut formidable de vous écouter dans l'émission de sud radio "andré bercoff dans tous ses états" ! ""mes" deux sources choisies en bithéraphie autoprescrite depuis la mi mars, unissant leurs voix : ce fut comme une sorte d'apothéose logique ! merci pour cette bonne dose de potion bien revigorante

  • Merci infiniment pour cet article, qui vient encore et heureusement éclairer un réel bien sombre et embrumé par des informations hallucinantes et hallucinogènes qui finissent par entamer notre équilibre mental et notre bon sens, bref notre capacité à appréhender le réel. Donc simplement merci.

  • Bonsoir,
    mes connaissances médicales très limitées m'ont au début de la crise jeté en pature à l'angoisse et la terreur.
    Lci faisant monter ma tension
    BFM nourissant mon angoisse
    Cnews responsable de mes ongles racourcis
    Lacombe, Véran, Macron, philippe et salomon étaient devenu mes crocmitaines.

    Sans la découverte de votre blog et du discours plein de recul du Pr Raoult je n'aurais pas donné cher de ma peau.

    Mon cher Jean-Dominique Michel, vous avez été pour moi un phare dans la nuit.
    Sans vous, j'aurais définitivement succombé au catastrophisme le plus crasse.
    je vous remercie également d'avoir participer au développement de ma culture en me faisant découvrir le PR Ioanidis et Pr Goetsczhe.

    Et je vous resterai fidèle après cette crise. fidélité qui donne ses preuves dès ce soir en ayant commandé via kindle votre ouvrage "Neuro-Stratégies"
    Il était inconcevable pour moi de ne pas venir vous remercier une fois la situation plus calme.
    MERCI !

  • Il y a aussi le sociologue Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS, qui réalise et publie des recherche intéressantes sur la pandémie actuelle, notamment en lien avec le rôle joué par les laboratoires pharmaceutiques et leur travail de lobby.
    A consulter sans modération:
    http://www.laurent-mucchielli.org/

  • Comme beaucoup de monde j'essaye de comprendre cette crise sanitaire et j'essaye de me faire une opinion personnelle en comparant les différents avis . Ce n'est pas simple .
    C'est sans doute après la crise et l'évaluation qui en sera faite que l'on pourra trancher sur base des faits .
    Ce blog m'est donc utile . J'habite en Belgique et j'invite autour de moi à le lire .
    Personnellement je pense que les problèmes de santé mentale , les problèmes socio-économiques générés par la gestion de cette crise par les politiques , les médias et les experts feront plus de morts que le virus lui-même .
    Comme écologiste je m'inquiète de voir que cette crise relègue au second plan les problèmes d'environnement ( pollution, chute de la biodiversité , dérèglement climatique ) . On parle aussi très peu de la croissance exponentielle de la population mondiale ( cest un problème qui a des implications éthiques importantes ) .
    Je n'ai pas de solution pour tous les problèmes , je cherche humblement à mon niveau
    Un changement de cap s'impose

  • Tout simplement... Merci.
    Merci d oser dire tout haut ce qui n'est politiquement pas correct de dire. Cela fait du bien profondément, cela rassure. En tout cas personnellement vous avez rajouté encore une pierre à ce que je pense maintenant de manière ancrée. À savoir.. On se moque de nous. Mais je crains fort que ce soit à dessein, tant le monde entier joue la même partition ! Merci d'allumer la lumière tellement il fait noir !

  • Merci une fois encore de persister à nous informer des derniers développements sur le sujet qui vous et nous passionne. Vous éclairez d'un jour hélas sinistre les mauvaises raisons de la politique de santé publique qui tient le haut du pavé dans nos deux pays France et Suisse, aujourd'hui séparés de contrôles frontaliers parfaitement inutiles.

    Je vous dois d'avoir compris le caractère de leurre de la scientificité prétendue de la médecine dite à base d'évidence (EBM). absolutisant la preuve par placebo et doubles aveugles et dévaluant les observations de la médecine soignante.

    Je vous ai avoué par contre ne pas tout à fait bien saisir les raisons de banaliser la gravité de cet épisode infectieux par rapport aux virus respiratoires à caractère saisonnier en attribuant l'essentiel d'une surmortalité devenue notoire, au moins pour l'essentiel, à la nocivité du confinement généralisé qu'on nous a imposé et perdure sous des formes atténuées (en gros les thèses des prof. Ioannidis et Gotzsche que je vous remercie de m'avoir fait connaître) .

    Vous n'avez pas jugé bon jusqu'ici de publier mes interrogations sous forme de commentaires, aussi je me réjouis de lire l'article que vous nous promettez de consacrer prochainement à cette question.

    Bon vent et courage dans votre entreprise salutaire.

  • MERCI
    MERCI à TOUS ceux qui disent et écrivent si bien ce que je ressens que je n'arrivais pas à formuler aussi clairement
    merci

  • Merci pour vos articles, en fin d'article vous dites : "nous avons urgemment besoin d’un nouvel humanisme et d’une nouvelle renaissance".
    Je me permets humblement de vous inviter à la lecture du second Manifeste Convivialiste qui a cette (humble) prétention (dans la continuité Ivan Illitch). Vous trouverez toutes les informations nécesssaires en tapant "convivialisme" sur votre moteur de recherche ou ici: http://convivialisme.org/
    Bonne lecture , Bien à vous, Thomas.

  • J'habite aussi en Belgique et j'invite aussi autour de moi à lire ce blog et écouter les interviens . Je confronte aussi les différents discours relatifs aux événements extra ordinaires que nous vivons . Les propos repris ici allient authenticité, esprit critique, et éthique. J'y trouveest une analyse qui pose les bonnes questions et met en lumière les déformations par peu ou par déviation qui orientent pour ne pas dire conditionnent voire stérilisent la pensée..
    Ce que nous vivons trace jour après jour avec un changement de cap et de normes,, le balisage et l'orientation du paysage sociétal politique et économique de demain. Les multiples composantes et enjeux -mondialisation, tracing, vaccination, déploiement 5g, climat....- demandent une ethique au sens où un philosophe comme Ricoeur l'entendait, promue par une conscience qui ose placer fans la balance des choix l'humain et la nature afin que me vivant soit servi par l'économique et point l'inverse.

    Mais ce que je me demande aussi, et là, l'anthropologie pourrait sûrement nous éclairer, c'rst au point où nous en sommes, si n'aurions pas intérêt à redéfinir ou redécouvrir les normes du " simple mais véritable " Bonheur.....


    En tout les cas, un tout grand merc, monsieur Michel, pour votre partage propice à susciter et ouvrir des voies de pensées et de réflexions

    Apprécié aussi, votre clin d'oeil à la langue hébraïque qui dit au travers du mot "iesh" que l'existence = cadeau... , à donner et à recevoir...

  • Vous êtes délicieux à lire. J'observe avec grand plaisir comment, sous les hourvaris de la vermine bureaucratique, vous demeurez serein et presque joyeux. La nuit est vaste, profonde et longue. Quelques phares solitaires en viennent à bout cependant ; vous êtes l'un d'eux.

  • Monsieur bonsoir, je suis abonnée à votre newsletter depuis début avril car je trouve dans vos propos une résonance à mes propres intuitions qui peuvent par votre biais être formulées, et du coup être moins anxiogènes-pas besoin d'en rajouter dans cette ambiance déjà fortement chargée-si je puis me permettre, je trouve que vous passez beaucoup de temps à vous justifier face à vos détracteurs-est-il indispensable d'y consacrer autant de temps ? sans pour autant les mépriser ce qu'ils ne manquent pas de faire à votre égard, et qui peut être blessant, j'en conviens? chacun est dans sa vérité et vois ce qu'il croit-sommes-nous incapables d'instaurer un dialogue ouvert et bienveillant ? je vous remercie de me permettre ces échanges et d'alimenter ma réflexion et mon engagement -

  • Cher Monsieur,
    Je ne vais pas en rajouter sur tout le bien qui a déjà été dit de vos prises de position au sujet de cette (pan)démie, craignant de vous étouffer !
    Par contre, je me sens proche de vous lorsque vous parlez d'un sujet qui n'est pas votre spécialité : la virologie. Je n'ai, de loin, pas atteint votre niveau d'études : en possession d'un CFC de radio-électricien, puis diplômé ETS en électronique et électrotechnique, j'ai enseigné durant 31 ans... les sciences naturelles dans un collège lausannois, ressortant mes souvenirs d'école et apprenant ce qui me manquait "sur le tas". Ma formation et les près de deux ans passés dans une petite entreprise ont marqué à jamais mon approche de l'enseignement, et j'ai toujours ressenti un décalage par rapport à mes collègues, relativisant l'importance que l'on accorde aux "études".
    Parallèlement, j’ai exploité un petit parchet de vigne et produit un vin qui tenait la route ; je me suis lancé dans l'horticulture, alimentant un stand de marché pendant 15 ans et la boutique de ma femme, fleuriste, près de 10 ans. J'ai même été consulté par un horticulteur professionnel sur des problèmes phytosanitaires (je m'en étonne encore).
    Alors, oui, je pense que votre position d'anthropologue vous donne un point de vue différent et une vision plus étendue que celle de beaucoup de spécialistes. Dirai-je que l'on forme trop d'universitaires pas suffisamment "universels" ? Je le crains.
    Encore merci pour votre combat.

  • Monsieur Michel,
    Je suis tout comme la très grande cohorte de vos lecteurs en accord avec vos écrits et votre pensée. La loi Avia dite de la haine sur Internet votée ce week-end en France par nos députés pose au regard de vos écrits ou d'autres relativisant l'épidémie en cours un vrai problème. En effet, que ce soit pour leur retranscription ou de la simple citation. nous pourrions très bien, en déniant et dénonçant la gravité des choses affirmée et affichée à longueur de temps, être soumis désormais à cette loi qui permet à la police d'empêcher ce type de publication sans intervention du système judiciaire.
    Par mesure de précaution, nous allons devoir éviter un certain nombre de citations, ou tout du moins tester en grandeur réelle le système répressif mis en place. Donc voilà : alors qu'on fait à longueur de temps référence à l'expertise scientifiques de comités ici et là, le véritable travail scientifique de mise en perspective, de réflexion collective, et de débats ne pourra peut-être - ma paranoïa est sans doute trop forte - plus être cité comme source fiable.

  • Bonjour M.Michel, comment expliquez-vous la différence entre ce que vous dites dans la vidéo: "la maladie n'est pas plus grave qu'une grippe", "j'étais serein n'étant pas dans les catégories à risque" et ce que vous avez fait: " j'ai désobéi aux autorités pour me procurer du plaquenil car ma survie était en jeu"?
    N'est-ce pas une immense contradiction? Cette maladie est grave ou pas? J'avoue avoir du mal à vous suivre sur ce point.
    Merci,

  • Bonjour et merci pour vos interventions.
    "Ils" vont chercher à vous dézinger, ça c'est sûr. Nous devons parler plys fort et imposer notre point de vue.

    Dans le droit fil des idées que vous soulevez en moi (ainsi que tout espoir n'est pas perdu).
    Vu à la tv présentation du livre de M. Étienne Klein : physicien et philosophe des sciences"Je ne suis pas médecin, mais je..." (2020). Soit ce livre évoque des conversations de bistrots et donc très dispensable, soit ill invite au retour (en arrière) des "sachants" qui détiennent LA vérité. J'ai eu envie de terminer sa phrase : je ne suis pas médecin, mais je suis patient quasi exclusif (sauf si nécessaire) de la médecine homéopathique depuis près de 40 ans.
    C'est un point de vue important. Mais on n'écoute pas ľavis des "gens de terrain" (autre constante).
    Scandalisé par ľextension de ľobligation vaccinale de Mme Buzin sur la forme et sur le fond (violence, mépris, slogan en place de science). Atterré par la tribune du Figaro des "124 professionnels de la sané contre les médecines alternatives" (sic) émanant du groupe "Fake Med" (re sic). Tribune foncièrement malveillante (une constante remarquable et symptomatique), diffamatoire, insultante et grossière, qui a permis à la même Buzin ďobtenir de ľHAS (voir ici aussi le détail de la procédure. Que penser de ces organes officiels, scientifiques, indépendants, objectif..?.) le déremboursement de ľhoméopathie et surtout son dénigrement (effet nocebo assuré par le mégaphone politico médiatique et soi disant scientifique) par une procédure (comme pour les vaccins) ignoble autant par le fond (grotesque) que par la forme (ignorance, vulgarité et toute puissance).
    Je suis exclu (interdit) de participation aux CHAT Wikipedia à cause de ma prise de position sur la polémique autour de ľhoméopathie que je qualifie ďidéologique et non pas scientifique (anti-scientifique).
    Tout cela est un coup ďéclairage rapide et parcellaire (qui me tient toutefois à coeur) sur une situation que je qualifie de politique extrêmement sérieuse.
    De part la puissance financière de ľindustrie pharmaceutique (et agro chimique) et la complicité des politiques, c'est une menace globale et holistique sur la santé, la démocratie, la liberté, la pensée etc.
    Cette "chose" a pris une telle importance malfaisante - protégée par un veritable tabou instauré par ceux qui en sont partis prenante, sur ľesprit des gens qu'ils s'autocensurent et n'osent la moindre critique, remise en question ou simple prudence (Yannick Jadot sur les vaccins) - une telle importance donc, qu'on trouve aujourd'hui plus de vérité dans des sites dits complotistes que dans la parole "officiels". Toutes les agences de sécurité sanitaire semblent contribuer au mensonge planétaire.
    Merci ďagir.
    La différence entre cette pensée dite technocratique (absence de pensée, de réflexion) et la pensée alternative, c'est que la première est uniforme (éléments de langage). Une parole définitive répétée comme des perroquets par une multitude "ďexperts" ("la vaccination ça ne se discute pas" Marisol Toureaine). Le débat est clos.
    La seconde est plurielle, riche de propositions diverses, voire de contradictions. Un débat dynamique en cours de formation ďoù n'est pas exclu ľempirisme, ni... la vie.

  • Bonjour J.Dominique, salut à tous.

    La cohorte des remerciements et compliments est si grande que je vais prendre un peu le contrepied. Certes pas méchamment mais j'estime qu'il est nécessaire ici de relativiser aussi dans l'autre sens.
    Comme beaucoup de monde, j'ai découvert ton blog pendant le confinement et je suis assez vite entré en résonance avec ton argumentation.
    Statistiquement, à quel sein se fier lorsqu'on nous balance des chiffres de l'ordre de "taux de mortalité 6-10%" et qu'on regarde les chiffres réels, du moins officiels, dans différents pays dont le taux de mortalité varie du simple au centuple?
    Quand on a fait un peu de statistiques, on a vite fait de prendre conscience que si une taux moyen de mortalité existe, avec des échantillons de 1000 personnes, la fourchette d'erreur est très réduite. Or là, on passait allègrement de 0.3% à plus de 10% - ce qui en soi est impossible. J'en suis personnellement arrivé (avant de t'avoir lu) à la conclusion que le taux de mortalité était bien plus faible qu'annoncé, parce que beaucoup plus de monde était infecté et que nous ne détections pas. Simple logique. Bon sens commun, dirais-je.

    Après avoir découvert ton article "fin de partie" je l'ai abondamment relayé. Il entrait parfaitement en résonance avec ma pensée, et apportait un éclairage sur l'hydroxychloroquine qui me semblait fort intéressant. Je ne m'étais pas encore penché sur la pharmacopée et pour cause, ce n'était pas vraiment mon domaine ni mon centre d'intérêt. Etant plutôt musicien que toubib, à mes heures perdues.

    Pendant tout ce temps, lecteur du monde (et encore en version incomplète) ne possédant pas de télévision, j'ai observé un déni total des traitements du professeur Raoult et une peur réelle de toute la caste politico-médiatique par rapport au déconfinement et à la maladie en elle même.
    Les chiffres balancés et observés sont - malgré la solution radicale du confinement - somme toute, pas si anodins que ce que tu laisses entendre. A titre personnel, je connais deux personnes qui sont décédées après avoir contracté le Covid - contre zéro pour la grippe en cinquante ans de vie.

    Concernant l'hydroxychloroquine, je me suis renseigné auprès de médecins travaillant avec ma compagne qui m'ont appris que ce qui était reproché à l'hydroxychloroquine n'était pas sur l'usage qu'on en fait depuis 70 ans, mais sur le dosage auquel il était préconisé et à son association à l'azytromicine... qui semblait soulever des véritables risques et la balance bénéfice/risques n'était plus si évidente.
    Ce qui ne m'a pas empêché de signer la pétition demandant l'autorisation de prescription du plaquenil.
    ais j'avais un éclairage nouveau sur la question. La simple mise en accusation de l'industrie pharmaceutique ne me suffisait pas comme unique explication à ce veto qui semblait totalement absurde.

    Simplement, aujourd'hui, face à des positions aussi tranchées, je suis dubitatif. J'observe (excuse moi, cher hote) chez toi - et bien que tu t'en défendes - une grande satisfaction à lutter contre des moulins à vent. Et un certain opportunisme à parfois vanter le bon sens populaire, parfois chanter les louanges des meilleurs experts, qui me laisse perplexe. Et un véritable bonheur à savourer tout l'amour qu'on te porte, que cette soudaine notoriété t'a apporté. Quitte à arrondir les angles dans ton sens grâce à la qualité de ta verve.

    En bon humain que je suis, je me nourris de tous les arguments que j'entends. Non par lavage de cerveau, précisément pour peaufiner ma pensée. Et je pense qu'il y a du vrai dans toutes les positions. Qu'elles ne sont pas forcément antagonistes. Tu m'en as beaucoup donné, mais je pense qu'il serait intéressant qu'ici tu fasses un travail de déconstruction de ta propre pensée, d'empathie pour la pensée de tes détracteurs, sans t'arrêter au premier degré. Une grande partie du corps médical ne pense pas comme toi, et plutôt que de n'y voir des raisons qu'épistémologiques, aller te confronter à la pensée de plusieurs contempteurs de la tienne (et des différents) pourrait agrandir ton analyse.
    A bon entendeur!
    Et merci quand même. Continue!

  • Bonjour,
    Merci pour votre discours juste et intelligent. Vous osez dire tout ce que nous somme nombreux à penser tout bas.
    Concernant les médecins, nombreux sont effectivement ceux qui pensent comme vous, et confrontés à la réalité pendant cette crise se rendent compte de l' inefficacité des mesures et des nombreuses conséquences psychologiques : peurs, anxiété, angoisses et j'en passe. Souhaitons une prise de conscience individuelle qui engendrera une prise de conscience collective. Notre société est bien malade, il est temps qu'elle se soigne avec beaucoup de bon sens.
    Continuez en tout cas c'est un plaisir de vous lire
    Frédérique

  • Jean Dominique bonjour, bonjour à tous,
    Merci pour la fraicheur que vous apportez, merci pour ce souffle d'espérance qui m'aide à éclaircir mon esprit.
    Sabria

  • Concernant l'hydroxychloroquine , si j'ai bien compris , elle ne serait pas efficace ( et même dangereuse ) si la maladie est déjà bien avancée ( si on est à l'hôpital c'est qu'elle est bien avancée ), mais pourrait être efficace pour diminuer la charge virale ( encore à prouver ) si on la prend tout de suite après l'apparition de symptômes dont le lien avec le coronavirus a été prouvé par un test .
    Donc il faut encore creuser avant d'avoir un avis définitif sur le sujet .
    Ce qui semble clair c'est que ce produit n'est pas plus toxique qu'un autre puisqu'il est utilisé partout depuis longtemps pour lutter contre la paludisme .
    Interdire sa prescription par les médecins comme s'apprête à la faire la France n'a pas de sens .

  • Bonjour,
    Je vous ai découvert à l'aune de cette pandémie ... et je dois vous l'avouer, complètement par hasard... Quelle belle découverte.. Dommage que nos médias soient aussi peu enclin à vous ouvrir leurs portes...
    Surtout continuez vous êtes un vrai bol d'air incitant à la réflexion
    Bien à vous

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