Réponse à Heidi News

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Ce média en ligne a publié un article me concernant le 13 mai, sous la plume de M. Yves Pandelé. La rédaction indique avoir été sollicité par « beaucoup de lecteurs » qui s’interrogeaient sur mes interventions. Ce qui se laisse comprendre puisque mes analyses se sont très tôt éloignées des affirmations répétées par les autorités -notamment suisses et françaises- au long des semaines.

Je suis heureux qu’Heidi news démontre par son article qu’un débat d’idées est encore possible dans notre pays, ce dont je commençais à douter étant donné la « sourde oreille » des médias établis. Dont j’ai souligné cependant la qualité du travail journalistique à certains aspects, tout en déplorant une approche inutilement anxiogène ainsi que l’empêchement problématique de leur part de tout vrai débat d’idées.

De bonnes âmes ont exhumé de mes nombreux passages à la RTS plein de sujets anecdotiques que ce média m’avait invité à traiter. Le domaine d’expertise d’un anthropologue est ma foi bien celui des phénomènes de société. Certains d’entre nous ont choisi de nobles sujets de recherche, d’autres de plus triviaux (comme la salle de bains pour en donner un exemple) ; je me suis en ce qui me concerne activé en santé publique depuis 1995. Et autant la RTS a aimé en effet à me faire parler un peu de tout et n’importe quoi (qui restent des sujets valables pour une analyse ethnologique), autant j’ai à la longue constaté que lorsqu’il s’agissait de mon domaine d’expertise, leur intérêt s'évanouissait comme par magie !

 

Engagement

J’ai souligné abondamment comment et pourquoi je m’étais lancé à produire des articles sur le Covid bien que je ne sois ni médecin, ni infectiologue, ni épidémiologiste des maladies transmissibles : une épidémie n’est pas réductible à un phénomène médical.

La médecine joue bien sûr un rôle central dans les réponses à apporter, mais elle a en l’occurrence glissé (ou a été mise) dans une position autocratique qui n’aura pas été bonne, ni pour elle, ni pour la qualité des décisions publiques. Le philosophe Comte Sponville l’a souligné mieux que moi -on peut bien sûr être d’accord avec lui ou non- mais la question pour éviter de reproduire les écueils du passé immédiat sera celui de constituer des commissions d’experts qui disposent d’une mixité de savoirs et d’intelligence : toutes les grandes catastrophes militaires, industrielles et sociétales ont toujours suivi des décisions prises par des comités d’expert pensant tous la même chose…

Je ne vais pas répondre en détail à l’interprétation de M. Pandelé, étant actuellement affairé aux dernières corrections avant publication de mon livre « Covid : anatomie d’une crise sanitaire » qui paraîtra mercredi en version électronique (et dans les librairies à partir du 17 juin). La réponse complète aux critiques de Heidi news (et d’autres) y figure.

Pour ici, je rappellerai juste que ma motivation à publier des perspectives provenait à l’origine de ma préoccupation d’entendre martelés des chiffres qui étaient simplement faux et qui ne pouvaient que l’être. Le lecteur se souviendra par exemple de ce temps pas si lointain où l’OMS et diverses autorités sensément responsables énonçaient par exemple que 15% des personnes infectées par le Covid finissaient en état critique aux soins intensifs et que la létalité du coronavirus était de 3,5%,

Ces données étaient épidémiologiquement hallucinantes et répandaient leur traînée de terreur dans la population alors -à nouveau- qu’elles ne pouvaient qu’être très fausses. Le Pr Drosten (qui a si bien conseillé le gouvernement allemand) essayait de calmer les esprits début mars en évaluant la létalité réelle à une fourchette entre 0,3 et 0,7%. Pour ma part, je l’évaluai dès le 18 mars à « au plus à 0,3% et probablement encore moins. Soit moins du dixième des premiers chiffres avancés par l’OMS. »

Deux mois après, les données semblent m'avoir donné raison. L’étude du Pr Ioannidis que j’ai cité dès sa prépublication à la mi-avril a en effet été fort critiquée, mais, ayant intégré ces critiques et observations, l’équipe de l’Université de Stanford confirmait tranquillement son évaluation début mai, corroborée par différentes autres études – la liste est dans mon livre.

 

Problèmes

Je l’ai expliqué : étant un spécialiste de l’épidémiologie des maladies non-transmissibles, je me suis tourné vers ceux que je considère comme les meilleurs dans leur domaine (citons les Prs Gotzsche, Ioannidis, Giesecke, Wittkowsi, Darlix et Krüger parmi de nombreux autres). Et là, surprise, l’évaluation qu’ils portaient sur l’ampleur et la gravité de l’épidémie n’avaient rien à voir avec le discours « officiel ».

A mesure qu’avançaient les choses, on voyait apparaître d’autres motifs problématiques, structurels, dont les deux suivants :

 

  • La science médicale (qui n’en est pas une, pour des raisons développées ailleurs) a pour particularité de produire des chiffres et résultats à bien plaire, pour un ensemble de raisons. On trouve donc bien une vraie de cacophonie d’avis lourdement divergents sur tous les sujets. L’efficacité de l’hydroxychloroquine par exemple a été soutenue par autant d’essais cliniques qu'on en trouvait démentant un quelconque effet. Comment s’y retrouver ? difficile, sachant que bidouiller les études et contre-études est une des facilités offertes par la démarche de recherche actuelle. Si le CERN détecte une particule, vous aurez sans doute quelques réplications pour confirmer le résultat de l’expérience, mais vous ne verrez pas produite une cancannade de contre-études plus ou moins douteuses affirmant l’inverse. En médecine ? Toujours dès lors que certains intérêts sont en jeu !

D’autre part, certains paramètres d’une épidémie (comme sa contagiosité ou sa létalité) sont à peu près invérifiables en réalité : le fameux R0 n’a aucune constance ni d’une personne infectée à l’autre (certaines sont des « super-contaminateurs » et d’autres même pas contagieuses) ni même d’une heure à l’autre chez le même individu. Ce sera une rude tâche de le quantifier de manière probante, cela prendra des mois et des mois avec des variations à déterminer entre le début, la culmination et le déclin de l'épidémie -et ce, pays par pays et même région par région. Pour l'instant, l’évaluer dans l’incertitude quant au nombre réel de personnes infectées revient à pêcher de nuit au pif et sans lune…  Et oui, l’étude Ioannidis & Co constitue de loin l’hypothèse la plus solide à mes yeux.

Évaluer correctement la mortalité « du Covid » et non pas « avec le Covid » fera l’objet de débats interminables et en partie insolubles. Il est hautement improbable à ce stade que la mortalité globale 2020 soit au final changée par l’épidémie : l’immense majorité des décès ont frappé des personnes âgées et malades qui étaient en fin d’espérance de vie à quelques semaines ou mois près. Une surmortalité sur un mois ou deux est possible, mais selon ce que l’on a vu jusqu’à aujourd’hui très peu probable sur une année.

 

  • Les conflits d’intérêts et les distorsions en lien avec la « corruption systémique » prévalant selon les Universités de Harvard et d’Oxford dans le domaine de la santé sont un énorme problème irrésolu qui aura montré ici toute sa toxicité. Cet état de fait est connue de longue date (pour celles et ceux qui l’ignoreraient cliquer ici ou ici si vous aimez les quizz) mais tant qu’on n’acceptera pas de se pencher sur ce grave problème et faire ce qu’il faut pour le régler, nos politiques de santé resteront assujetties à des intérêts autres que le bien commun.

 

Je ne reviendrai donc pas sur le détail des contestations que fait M. Pandelé de mes analyses, si ce n’est pour soulever quelques points évidents.

 

LA COMPLEXITE

Yvan Pandelé écrit, parlant de moi :

Il s’attache à défendre les positions du Pr Didier Raoult tout en présentant les incertitudes sur les chiffres de létalité et la mortalité de Covid-19 comme autant de raisons de douter de l’ampleur de la menace :

«On construit une hallucination – collective – sur la base de chiffres qui ne veulent rien dire.»

Suivent alors seize longs paragraphes destinés à expliquer «qu’il s’agit d’une épidémie plutôt banale», suivis d’une concession inattendue:

« C’est hélas le vrai point noir: s’il n’y avait pas ces cas graves, l’épidémie serait insignifiante. Il se trouve qu’elle entraîne des complications rares mais redoutables.»

C’est un procédé́ semble-t-il assez fréquent chez l’auteur: minimiser le risque de l’épidémie tout en concédant quelques éléments d’inquiétude plus concrets, sans que le message général n’en soit réellement affecté.

 

C’est bien la difficulté depuis le début ! Le 18 mars, j’avais déjà écrit que nous étions dans un paradoxe compliqué entre la très grande innocuité du coronavirus pour l'immense majorité des gens et sa dangerosité extrême dans certains cas qui rendait l’épidémie difficile à penser.

C’est semble être toujours le cas puisque M. Pandelé peine manifestement à appréhender ce paradoxe naturel, qu'il voit comme une contradiction dans mon discours. Alors que la seule position responsable face à l'épidémie et la seule communication cohérente aurait consisté à penser et à dire ce paradoxe.

Faire croire que tout le monde était en grave danger alors que les victimes du Covid de moins de 60 ans et en bonne santé représentent une partie infime des décès me paraissait et me paraît encore irresponsable. Sans oublier des contre-exemples somptueux comme cette dame de 106 ans à Genève qui s’est remise du Covid dans son EMS !

La panique que nous avons générée (même à bruit modéré) aura été une conséquence gravissime de cette inaptitude à communiquer clairement et honnêtement. Avec des effets délétères prévisibles à long terme sur la santé publique extrêmement inquiétants.

 

Acerbe, violent ou courtois ?

Commentant mon premier entretien avec M. Michel Herren, M. Pandelé commente :

La teneur générale de la première partie de l’interview est difficile à résumer car le propos est dense. On y trouve de nouveau un discours visant à minimiser l’importance de l’épidémie de Covid- 19, doublé d’une critique au vitriol de la réponse sanitaire apportée à la crise.

 

Au sujet de cette même interview, Mme Suzette Sandoz, ancienne conseillère nationale et figure romande du libéralisme authentique, écrivit ceci sur son blog hébergé par Le Temps :

On peut trouver sur internet une interview passionnante au sujet de l’actuelle pandémie, de Monsieur Jean-Dominique Michel, anthropologue et spécialiste mondial de santé publique  (…) Or ce qu’il dit, de manière pondérée et respectueuse d’autrui, mais claire et franche, est du plus haut intérêt.

 

Résumons : M. Pandelé me trouve « minimisant » (what else, et à tout prendre mieux que complotiste…) et lançant une « critique au vitriol » (expression très violente quand on y pense) là où Mme Sandoz -et bien d’autres qui me l’ont écrit- me voyaient partager mon point de vue « de manière pondérée et respectueuse d’autrui, mais claire et franche. » Pourrait-on y voir, malgré la correction de M. Pandelé à mon égard, une forme de biais ?

 

GRIPPE

Je me débats avec cela depuis mi-mars et ça n’a pas l’air de vouloir se terminer. Je me permets de donner à nouveau un point de vue de santé publique : les infections respiratoires font chaque année à peu près de 2,5 millions de morts à travers le monde. L’influenza (qui est tout sauf une grippette) faisant à elle seule selon les estimations couramment admises entre 300'000 et 650'000 morts par an, avec certaines années au cours des dernières décennies où le nombre s’élevait jusqu’à un million.

L’influenza et le Sars-CoV-2 ne sont pas pareils, mais pour l’instant, la gravité et la mortalité de l’épidémie de coronvirus est dans l’ordre de grandeur naturel des viroses hivernales comme l’influenza. Ce qui ne veut pas dire que tout soit semblable, les pathologies déclenchées par l’un ou l’autre virus ne sont pas les mêmes, mais il n’y a aucune donnée sérieuse à ce stade pour nous inciter à changer ce repère de bon sens.

Le Covid aurait fait à ce jour 300'000 victimes à travers le monde, après six mois d’épidémie. Les courbes épidémiques retombant rapidement dans la plupart des pays touchés pendant l’hiver et au début du printemps (mais étant en essor ou en culmination dans d’autres pays - comme le Mexique), il est probable que le nombre des victimes augmente encore. De quoi dépasser 600'000 ou 1'000'000 ? Ce n’est pas impossible mais rien ne permet de l’affirmer sérieusement pour l’instant.

A quoi bon, à nouveau, entretenir une panique pour un phénomène épidémique comparable pour l’instant à échelle de santé publique, à ce que nous connaissons hiver après hiver ?! Si nommer les choses dans leur réelle dimension est « minimiser », alors je veux bien qu’on m’adresse cette critique.

 

CONFINEMENT

Enfin, M. Pandelé termine son article par un acte de foi envers le confinement. Je comprends cet attachement, c’est une affirmation (pourtant sans aucun fondement scientifique) qu’on nous répète en boucle depuis deux mois. Je l’invite à y regarder de plus près.

Les dernières recherches pertinentes en la matière fragilisent énormément cette hypothèse : d’une part les courbes épidémiques des différents pays sont les mêmes quelles qu’aient été les mesures de confinement prises ou non. Avec une pointe tragique, qu’il faudra bien commencer à penser un jour : les pays qui ont adopté les mesures de confinement les plus strictes sont ceux où la mortalité a été la plus élevée. Faute à pas de chance ou donnée significative ?

Ce qui devrait ouvrir à tout le moins à un questionnement (certaines réponses déjà acquises figurent dans mon livre) quant à cet étonnant et funeste paradoxe.

 

Merci et à bientôt

Bref, je remercie Heidi news d’avoir ouvert le débat mais continue à trouver les positions de M. Pandelé dans l’ensemble difficilement défendables.

C’est peut-être une difficulté épistémologique intrinsèque du journalisme. J’avais envoyé mon article « Covid 19 : fin de partie ?! » du 18 mars au rédacteur en chef d’un grand quotidien romand. Non pas dans l’espoir qu’il le publie, mais plutôt pour le débat d’idées, et parce que je parcourais tour à tour dans ce texte différentes facettes de l’épidémie. En dépit de sa longueur, l’article aura trouvé plus 2'000'000 de lecteurs dans six langues différentes. Mon interlocuteur (excellent journaliste au demeurant) m’avait répondu que c’était intéressant mais trop long, trop fouillé « comment résumeriez-vous votre propos en une phrase ? » concluait-il.

Je lui ai répondu que ce n’était pas possible, que cela n’aurait pas eu de sens. C’est au contraire l’entier des facettes de l’épidémie que nous avions à prendre en considération pour éviter les erreurs de perspectives monumentales dans lesquelles sont tombé nombre d’experts (comme le Pr Ferguson à l’Imperial College pour en citer juste un exemple.)

Réduire les perspectives que j’ai dessinées au long des semaines à quelques idées faciles à critiquer ne fait pas grand sens non plus.

Nous devons progresser vers une aptitude à la pensée complexe et notamment la polyphonie des perspectives.

Pour une visite du Covid en tant que crise sanitaire d’un point de vue d’anthropologie de la santé, le lecteur trouvera je l’espère dans mon livre à paraître plein de grain à moudre pour se forger sa propre opinion sur ce qui nous arrivés avec cette épidémie.

Bien sûr, des pans entiers du Covid restent à mieux comprendre. Mon propos est autre : la crise sanitaire invraisemblable qu'aura déclenché cette épidémie peut -elle- déjà être analysée à chaud. C'est le domaine de compétence d'un anthropologue de la santé spécialiste des dispositifs de soins - ce qui est mon cas. C'est à ce titre que je dresse ici des perspectives saillantes relatives à ce que nous avons vécu à travers cette épidémie.

Dont je continue à affirmer, données probantes à l’appui, qu’elle aurait eu vocation à rester banale si nous avions été capables d’apporter de meilleures réponses que celles que nous avons adoptées.

Disponible sur les plateforme de commandes en ligne dès mercredi 20 mai :

 

 

 

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Lien permanent Catégories : Neurosciences, Santé 25 commentaires

Commentaires

  • Merci pour l'ensemble de vos articles éclairants et dissonants du mainstream ambiant, c'est encourageant de voir qu'il ya encore de l'intelligence vive dans ce monde, au travers des personnes intéressantes et indépendantes que vous citez au long de vos blogs et qui donnent beaucoup d'envergure à vos propos. Il est remarquable et toujours aussi surprenant pour moi de constater que la biodiversité, notamment celle de la pensée, semble en irriter plus d'un qui préfèrent suivre le courant, même si celui-là les conduit dans les égouts...
    Je souhaite un grand succès à votre livre et au plaisir de vous lire.

    Dr Sylvain Bugnet

  • Merci, mille fois encore pour la lanterne de votre Blog qui m'amène comme de nombreux lecteurs à une vrai réflexion et plus encore..... Une ouverture extraordinaire bien au-delà de cette "crise"!!!

  • Bonjour,
    J’ai lu avec intérêt votre réponse à Heidi News. Un point m interpelle celui de la comparaison avec la grippe saisonnière. J ai l’impression que si la comparaison tenait déjà moyennement au début de la crise sanitaire... aujourd’hui elle ne tient plus du tout. Déjà il y a la question de la fiabilité des chiffres de mortalité covid dans certains pays, des doutes quant aux chiffres chinois, russes ou brésiliens en tête. Ensuite les morts du Covid sont survenus malgré un confinement plus ou moins strict qui a touché jusqu à 3/4 de la population mondiale, ce qui n est pas le cas de la grippe saisonnière. Enfin l’évaluation des morts de la grippe est une estimation calculée sur la surmortalité saisonnière, elle n entraîne jamais une situation de surcharge dans les hôpitaux. Cette comparaison n’est pas , plus, ou n’a jamais été pertinente car elle ne sert qu’à minimiser une épidémie avec laquelle elle a peut être très peu en commun.

  • Bravo Cher Monsieur,

    Vos articles et vos explications et informations devraient être diffusées en priorité sur tous les médias à la place des infos biaisées et mensongères des Autorités et des "spécialistes" alarmistes.

  • Je suis votre analyse avec attention et admiration depuis le début de cette" crise" avec un seul regret jaloux ...: celui de ne pouvoir exprimer moi-même ces vérités avec tant de clarté et d'acuité.
    Vos écrits, comme un mode d'emploi de l'intelligence, ont suscité de nombreuse discussions familiales ou professionnelles passionnantes et constructives.
    Donc, le monde des idées et de la pensée avance.
    Aussi je vous en remercie et vous souhaite un plein succès pour votre livre.
    Dr François-Xavier Clément

  • Toujours aussi passionnants, vos propos! Merci aussi pour la langue claire et vivante.

  • «Enfin l’évaluation des morts de la grippe est une estimation calculée sur la surmortalité saisonnière, elle n entraîne jamais une situation de surcharge dans les hôpitaux.»

    La seule manière d'avoir une image réelle du nombre de morts et de la gravité de l'épidémie, c'est de faire le décompte d'ici à un an, de la sur-mortalité par rapport à la mortalité ordinaire.

  • Pas d'autopsie pas de savoir donc une information qui tourne en rond dans le vide sidéral de la pensée humaine. Big Pharma - politique - journalisme que de paroles dans le vide sur le Covid-19 ou plutôt que de mensonges. https://de.wikipedia.org/wiki/Klaus_Püschel.
    Pr Klaus_Püschel Médecin légiste à Hambourg "Personne n'est mort de Covid-19 à Hambourg sans maladie antérieure"
    https://www.mopo.de/hamburg/rechtsmediziner--ohne-vorerkrankung-ist-in-hamburg-an-covid-19-noch-keiner-gestorben--36508928

  • Merci et bravo Monsieur pour votre ferveur à défendre la liberté et la clarté de l'information malgré la situation désastreuse de ce qu'on appelle "les médias" aujourd'hui qui se retrouvent bridés et dirigés uniquement par les lobbies. Triste constatation qu'à coups d'argent, le mensonge est établi en vérité ! Ainsi tous ceux qui osent aller à l'encontre de la "pensée unique" et biaisée, sont directement foudroyés de "complotistes" qui, soit dit en passant, est une contre attaque simpliste et lamentable.

  • Bonjour
    J'ai lu avec intérêt votre dernier commentaire et cela m'a conforté et rassuré dans mon ressenti de la situation.
    Je me demandais toutefois pourquoi l'Afrique dans son intégralité n'a jamais été prise en compte dans l'argumentaire COVID,....pourquoi?.

    merci d'avance de votre réponse
    Bien cordialement

  • Bonjour et merci,
    j'ai partagé nombre de vos articles et ai introduit le dernier par "Vive la Suisse des lumières !"

    Il est heureux de voir que dans nombre de pays francophones (mais pas seulement!), des voix pleines de bon sens et d'esprit critique sont encore là pour jouer un tant soit peu le rôle de contre pouvoir (Neosanté en Belgique, Radio-Québec, Tal Schaller, JJ Crevecoeur, Michel Dogna, etc.) Si aucun n'a le monopole de l'infaillibilité, chacun joue un rôle important en ces temps troublés.

    Quand on voit qu'on délègue la censure (déjà critiquable si elle était d'état) à des entités privées étrangères, (blocages FB, Youtube etc.) qui nous disent dorénavant quoi penser, on ne peut que s'étonner de la prédiction plus que centenaire de Rudolf Steiner:

    LA LIBERTÉ DE PENSER ET LES MENSONGES DE NOTRE ÉPOQUE
    " Il ne faudra pas attendre longtemps après l'an 2000 pour que l'humanité ait à vivre des choses fort étranges qui se préparent déjà lentement.
    La plus grande partie de l'humanité sera sous influence de l'ouest. Les prémices idéalistes que nous percevons déjà sont bien sympathiques en comparaison de ce qui vient. On verra apparaître, venant d'Amérique, une sorte d'interdiction de penser non pas directe mais indirecte ; une loi qui aura pour but de réprimer tout penser individuel.
    On assistera à une oppression généralisée de la pensée dans le monde. Et c'est dans cette perspective qu'il faut travailler grâce à la science de l'esprit. Il faut que l'apport des découvertes soit tel – et il le sera – qu'un contrepoids suffisant puisse être introduit dans l' évolution du monde…"

    Bon courage, bonne chance et au plaisir de vous lire

    RUDOLF STEINER à Berlin en 1916

    Tiré de : "12 Conférences", Editions Triades

  • Le problème des traitements ignorés par la médecine officielle ne concerne pas seulement la pandémie actuelle. L'attitude de certains "officiels" de la médecine a fait des ravages et causé d'inutiles souffrances depuis longtemps.
    Je donne un exemple que je connais personnellement.
    Je suis asthmatique depuis l'âge de huit ans, allergique, ne pouvant tout simplement pas vivre dans certaines régions : une allergie aux acariens, plus active dans les climats humides. Je n'ai pas pu vivre dans ma ville natale, Nice.
    J'ai essayé toutes sortes de traitements avec les meilleurs spécialistes. Certains traitements ont amélioré la situation sans jamais résoudre complètement le problème. D'autres traitement ont failli mettre ma vie en danger…
    A l'âge de 80 ans j'ai découvert un traitement qui a résolu complètement ce problème d'asthme allergique : un comprimé dosé à 700 mg d'huile de nigelle matin et soir en permanence. Résultats : plus aucun symptôme d'étouffement (je me réveillais toutes les nuits, coeur battant, étouffant) et de plus j'ai l'impression que je résiste mieux aux refroidissements, voire à la grippe…
    J'ai maintenant 84 ans et je puis vivre mes dernières années à Nice. Mais toute ma vie a été empoisonnée par cette maladie alors que j'aurais pu en être libéré ! Cette huile de nigelle était déjà préconisée par Avicenne (XII è siècle) ! Mais la médecine officielle l'ignore malgré des études sérieuses (en particulier une thèse française, des essais à Londres, etc.).
    La plupart des médecins auxquels j'en ai parlé, pour aider d'éventuels malades qui souffrent m'ont fait comprendre qu'il vaudrait mieux que je ne me mêle pas de médecine, étant un simple directeur de recherche CNRS dans une autre discipline !
    Mon pneumologue, un excellent spécialiste, a été plus attentif et a constaté une nette amélioration de mon état bronchique et il a préconisé la nigelle a d'autres patients avec succès.
    Cette expérience pose la question d'une médecine officielle qui en fait est une médecine peu scientifique ! Pourquoi ne pas lire Avicenne et pourquoi ne pas tester, expérimenter, évaluer dans des essais randomisés ou pas les produits conseillés depuis tant de siècles ? Il faut attendre qu'un laboratoire puisse s'enrichir avec, ce qui ne sera jamais le cas pour cette huile extraite du cumin noir dont la culture ne pourra faire vivre que quelques modestes agriculteurs ! Donc amis asthmatiques continuez de souffrir et de prendre de couteuses molécules, certes plus chères mais certainement moins efficaces !
    J'apprécie beaucoup vos réflexions. Que pourrait-on faire pour briser le mur de silence sur ce traitement de l'asthme ? Cela pourrait soulager beaucoup de personnes… Merci de vos conseils.

  • corinne@ Je peux répondre sans problème à votre question : la mortalité infantile en Afrique est très élevée et ceux qui survivent ont des défenses immunitaires de choc, rien à voir avec nous qui faisons vivre des bébés de 300g à la naissance. De plus, l'espérance de vie en Afrique est très basse. Les vieux sont mort avant l'arrivée du Covid...

  • Au terme de Coronasceptique de Yves Pandelé on peut lui opposer celui de CORONANISTE.

    Si le Coronasceptique est sceptique à propos des informations officielles (en raison notamment de l'influence des lobbies), le Coronaniste avale et recrache telles quelles ces mêmes informations. Le Coronaniste n'est pas ouvert à la discussion ou si peu.
    Terme lu sous la belle plume de Slobodan Despot, autre auteur lucide.

    On pourrait aussi parler de CORONADOXE pour la doxa (ou opinion) officielle sur le Coronavirus ou pour celui qui la fait sienne.

    Le Coronalogue est celui qui parle sur le Corona, le Coronaphile celui qui l'aime le Corona (Bill Gates semble être un Coronaphile).
    On peut aussi entendre les termes de Coronacircus (pour le cirque médiatique autour du Coronavirus), de Covid-1984 (pour les dérives liberticides), de Coronagate (pour les dysfonctionnement et procès à venir), de Coronagates avec "s" (pour les liens entre le virus et Bill Gates), etc.

  • Je lis vos articles avec intérêt et vous apportez un éclairage utile. Je reste plus perplexe sur votre "jugement" sur le confinement car à ce stade il me semble difficile de dire si le confinement a permis d'éviter une propagation beaucoup plus forte du virus (et les morts induites) ou si la courbe épidémique aurait été la même sans confinement. La justification du confinement était bien d'éviter une sursaturation des systèmes de santé qui aurait créé une énorme crise sanitaire (ce qui ne veut pas dire qu'au final le nombre de cas n'aurait pas été le même mais PAS SUR LA MEME DUREE). A ce titre je pense qu'une mesure utile aurait été un dépistage à grande échelle de la population dès le début de l'épidémie. J'émettais cette idée le 6 mars ici: https://www.linkedin.com/pulse/de-la-n%C3%A9cessit%C3%A9-mieux-appr%C3%A9hender-l%C3%A9talit%C3%A9-du-covid-19-chem-assayag/
    Bien cordialement.

  • Bonsoir et merci beaucoup pour votre réponse idoine. Tout de bon et meilleures salutations!

  • Pour ne pas devenir (plus) fou , j'ai écrit ce néo-conte français :

    L'histoire se passe sous la loi naturelle et divine du Marché qui inonde la planète de sa bienfaisance sans frontière.

    Les gouvernants-marionnettes de l'Oligarchie financière s'échinent depuis plusieurs décennies à détruire les services publics du pays et à servir l'intérêt privé notamment des multinationales et autres escrocs en bande organisée qui les ont fait élire.

    Ces polichinelles se sont trouvés pris au dépourvu lorsqu'il fut question d'intérêt général à l'occasion d'une épidémie grippale nouvelle.

    Les hôpitaux habitués à fonctionner en flux tendus n'avaient plus les stocks de matériels et de lits suffisants pour accueillir un flux imprévu de consommateurs de soins pressés.

    Les soignants maltraités dont les cris étaient tout récemment réprimés à la grenade et au flash-ball se virent soudain convoqués au front sans bouclier , sans arme , ni munition !

    Les stocks de masque avaient été détruits ou envoyés ailleurs ; les usines de fabrication de masque , de test , ou de matériel de réanimation s'étaient volatilisées dans la merveilleuse mondialisation libérale.

    Le médicament ayant le plus d'intérêt thérapeutique , facile d'accès et peu onéreux , fut interdit de prescription.

    On diligenta une campagne odieuse envers un éminent spécialiste provincial dissident.

    Les média- aux mains de milliardaires - orchestrèrent une mise en scène de la terreur avec comptage journalier de morts supposées liées au virus.

    Une psychose collective fut ainsi créée avec une propagande et un bourrage de crâne digne de la der des der , empêchant de penser l'absurdité orwellienne de la situation.

    Les gouvernants montrant ouvertement leur impéritie, incompétence et mépris choisirent dans la panique de confiner toute la population , et dans un renversement de responsabilité menacèrent et sanctionnèrent gravement les inobservants.

    Le peuple fut assigné à résidence et les résidents de maison de retraite furent enfermés sans droit de visite.
    Les mourants ne purent être accompagnés , les défunts dignement célébrés.
    Les couples furent interdits un temps de marcher dehors côte-à-côte.
    Les maltraitances conjugales , l'alcoolisme , la dépression , l'anxiété , les faillites trouvèrent là un bon terreau.

    Pour couronner ce théâtre inédit , lors du déconfinement :
    les enseignants furent priés d'appliquer des mesures inapplicables hors-sol.
    les médecins généraliste furent assurés d'être récompensés de deux euros par délation de cas-contact.

    Pour finir , comme d'habitude , les politiques s'auto-amnistient de leur crime.

  • Je viens de voir votre video sur athle.ch et reste malgré tout un peu sceptique sur un certain nombre de vos arguments.
    Autant je trouve effectivement que la presse n'a pas du tout bien fait son travail, autant je reste très largement surpris qu'un scientifique puisse cautionner les soit disant "recherches et études scientifiques" du pr. Raoult menées sans aucune rigueur scientifique ou il ne se donne même pas la peine d'utiliser un groupe contrôle, tellement ce monsieur est certain de ce qu'il avance.
    D'autre part, je suis très surpris, non pas du site athle.ch qui font du "journalisme" sportif mais de votre part, car il me semble que vous auriez dû exiger de leur part qu'après le beau laïus que vous nous avez servi pendant plus d'une heure, nous puissions avoir des liens conduisant à vos sources. En ce qui me concerne, après vous avoir écouté, j'ai la forte impression nous sommes là dans du pur argument d'autorité.
    Vous nous avez aussi, à mon humble avis, servis quelques beaux biais de confirmation... Je vous en remercie.
    En bref, vous donnez un joli coup de pied dans la fourmilière... et en cela je vous en remercie, mais je reste de loin pas complètement convaincu par tous vos arguments, mais qui semblent en tout cas ravir les partisans de la théorie du complot. Dommage pour les simples sceptiques.

  • Bonjour,

    Vous écrivez concernant le confinement: « Avec une pointe tragique, qu’il faudra bien commencer à penser un jour : les pays qui ont adopté les mesures de confinement les plus strictes sont ceux où la mortalité a été la plus élevée. Faute à pas de chance ou donnée significative ?« 

    Ne pensez-vous pas que les pays les plus touchés ont été acculé au confinement faute de meilleure idée réalisable rapidement. Le confinement a certes de grands effets négatifs mais sous-entendre qu’il agrave la situation n’est pas non plus démontré scientifiquement.

    J’aimerais croire que vous n’avez pas de bias mental « contre » le confinement, j’aimerais croire qu’être « contre » n’est pas juste vendeur, j’aimerais croire à l’humilité, à l’étude, au temps pour analyser les choses avec un vrai recul.

    Belle journée.

  • En parlant de la fatale catastrophe qui attend les groupe humains dont les décideurs s'isolent dans des groupes endogènes au sein desquelles la contradiction devient impossible, je repense a mes cours de génétique agricole ( j'ai un bts en productions animales). On nous y avait appris que les populations trop homogènes finissaient par devenir fragiles et trop spécialisées. Et que le seul moyen pour eviter cela etait de recourir a un phénomène appelé heterosis, qui veut que en croisant deux individus homogènes dans deux populations différentes, le resultat obtenu sera superieur a ce qu'aurait été la moyenne des deux parents.
    Comme quoi mère Nature pratique depuis longtemps la polyphonie des perspectives ;-)
    Dommage que nos elites ne soient pas passées par l'enseignement agricole.

  • Que penser (!) d'un article qui porte pour titre "Que penser de...?"? Quand donc les gens cesseront-ils de demander à des médias ce qu'ils doivent penser de ceci ou cela? Quand donc prendront-ils la liberté (et la responsabilité) de décider par eux-mêmes ce qu'ils pensent de telle ou telle idée ou intervention?

  • Merci Monsieur Michel, je sus une grand-maman heureuse après vous avoir lu. Malade depuis de nombreuses années maladie auto-immune etc. Cancer , nombreuses dyspnees etc etc j’ai été testée négative au covid19 . A l’époque la cloroquine n’était pas pour moi. Problèmes. Cher Monsieur Michel vous avez tellement raison concernant la pollution . C’´est un grave désastre pour la nature ainsi que pour l’homme .







    Espérons que certains de nos politiciens prendront des décisions avec leur conscience.
    L’instant est grave pour l’´avenir de nos enfants.. Monsieur Michel Nous avons confiance en vous. Ce que vous expliquez est vrai. Quant au Messie oui il y en a qu’un . Depuis là-haut et je pense qu’il a bien du souci avec le comportement de certains hommes. Par contre je pense qu’il peut guider les bons. Angela ❤️

  • "Ensuite les morts du Covid sont survenus malgré un confinement plus ou moins strict qui a touché jusqu à 3/4 de la population mondiale"

    Justement, qu'est-ce qui vous suggère que le confinement n'est pas la cause
    1) des contaminations
    2) des morts
    ?

  • le déluge vengeur du discrédit s'abat désormais sur la suéde qui avait choisi de ne pas confiner : les oiseaux de malheur s’acharnent par le truchement de "nouvelles" données venues d'oxford.

  • Cher Jean-Dominique Michel,
    j'ai fait votre connaissance grâce à Yves Rasir le rédacteur de Néosanté qui a parlé de vous dans une de ses toutes premières lettres au démarrage de l'épidémie. La consultation de votre blog m'a encouragée à vous suivre et à vous faire connaître. Je n'ai de cesse de transférer de vos articles sur ma page facebook, tentant d'apporter grâce à vous un autre éclairage sur ce qui se passe en ce moment,,,
    merci infiniment pour votre travail et bravo !
    Régine Coullioud

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