• Réponse à l’Express

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    Je me suis récemment fait tirer le portrait par cet hebdomadaire qui fut, il y a fort longtemps, un titre glorieux de la presse française. Pour un petit Suisse romand, c’est un honneur.

    Certes de loin surpassé par la nomination de Didier Pittet comme chef de la commission d’enquête chargé par le président Macron d’évaluer la politique publique française face au Covid…

    Rude tâche, tant la politique en question a été catastrophique ! Mais d’après des déclarations récentes, le Pr Pittet semble au contraire les trouve pas mal bonnes. Tout a l’air donc plutôt bien goupillé pour un président déjà fortement engagé dans une opération : « j’ai les mains toutes propres », pour laquelle quelques barils de gel hydro-alcoolique supplémentaires seront bienvenus.

    Le journaliste de l’Express, M. Victor Garcia, reprend à mon encontre une antienne désormais consacrée par la propagande gouvernementale : relever les problèmes chroniques de la recherche médicale, son manque de rigueur et de probité (qui sont depuis 15 ans un secret de polichinelle), revient à attaquer la Science !

     

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  • Coronacolère

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    Le texte qui suit m’a été adressé par un jeune homme de 27 ans qui m’est très cher. Il l’a rédigé pour mettre en mots les sentiments qu’il avait à l’esprit et sur le cœur alors que nous sortons de cette crise sanitaire.

    Je ne saurais dire à quel point il m’a touché. J’ai une conscience poignante du ratage de ma génération qui a laissé advenir un modèle de société dysfonctionnel à tant d’égards : qui, il y a trente ans, aurait milité pour qu’advienne le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui avec son urgence climatique, l’effondrement des écosystèmes, la précarisation de l’emploi, l’ascendant pris par les industries sur les systèmes démocratiques, la perpétuation des disqualifications et des inégalités, la violation continue de la dignité comme des droits humains et sociaux, bref, ce bourbier que le philosophe Fabrice Midal appelle « l’ère du désastre » ?

    La transition énergétique aurait dû être mise en œuvre il y a quarante ans, comme la protection des ressources naturelles et de l’environnement, le développement de systèmes de santé qui aident les gens à aller bien au lieu de tirer profit de leurs maladies, une gouvernance authentiquement au service du bien commun, des institutions qui garantissent la protection contre la détresse, la précarité ou l’abus.

    Nous sommes encore loin du compte essentiellement par inaptitude à mettre en œuvre les dispositifs et processus qui mettraient les vraies priorités en ligne de mire. L’évènement extraordinaire du confinement aura paradoxalement montré à quel point il est possible -dès lors qu’on en fait une priorité- par exemple de réduire drastiquement la pollution, le stress généralisés et la surconsommation.

    A maints égards, la crise du Covid n'aura que reflété ce désastre systémique : autorités impréparées et déboussolées, experts infiltrés par les intérêts privés, perte des repères fondamentaux (comme celui de se rappeler ce qu'est simplement une épidémie.) Avec des réponses boiteuses, pétries de bureaucratose et d'abus d'autorité, couvertes par un déni de réalité orwellien repris en boucle par les  médias...

     

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  • Vous avez dit complotiste ?!

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    Par une de ces ironies du réel, la RTS s’apprête à nous servir une émission Infrarouge intitulée avec suffisance : « Quel vaccin contre le complotisme ? »

    A l’heure du Lancetgate, on n’aurait pu rêver d’un meilleur timing : la plus prestigieuse revue médicale au monde se fait prendre la main dans le sac d’une manipulation foireuse et éhontée et se retrouve à devoir rétropédaler de manière burlesque. L’OMS et divers gouvernements ont sauté sur l’occasion qu’ils attendaient comme une planche de salut et montrent en vérité à quel point ils ne se soucient guère ni de science ni de santé publique.

    Même les médias suisses ont dû faire place dans leurs colonnes pour informer ce qu’il leur reste de public de cette pantalonnade de mauvais aloi, c’est dire !

    Bref, si un signal devait être donné qu’il y a bien (comme je l’annonce depuis des mois, documentation à l’appui) « quelque chose de pourri au Royaume de Danemark » (pour citer à nouveau Hamlet), il aurait été difficile d’en trouver un plus parlant.

     

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  • Nouveaux médias et vraies questions

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    Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais pour ma part la situation de plus en plus ubuesque dans laquelle nous a plongés cette épidémie soulève bien des questions. Des questions précises en lien avec sa gestion, mais qui ne font au fond que révéler des questions systémiques plus fondamentales. Comme :

    Pourquoi a-t-on paniqué pareillement face à une épidémie relativement normale ?

    Pourquoi a-t-on confiné la population dans son entier et ordonné un "lock-down" alors que de telles mesures ne font partie d'aucun plan pandémie ou d'aucune recommandation en santé publique pour la gestion d'une pandémie ?

    Pourquoi les hôpitaux en Suisse ont-ils utilisé avec un pragmatisme de bon aloi l'hydroxychloroquine pour soigner les malades du Covid pendant qu'on en interdisait l'usage aux médecins de ville pour soigner leurs patients ?

    Pourquoi aucune étude scientifique rigoureuse n'a-t-elle été mise sur pied en trois mois pour évaluer de manière indiscutable l’efficacité du protocole HQ + AZT ?

    Pourquoi le Lancet a-t-il pris le risque insensé de publier une étude bidon sur ce traitement ?

    Pourquoi le gouvernement français et l'OMS ont-ils sauté sur l'occasion pour refermer précipitamment le dossier ?

    Pourquoi les autorités continuent-elles de prétendre que le lock-down était la seule solution, alors que le Dr Koch a reconnu par exemple que la fermeture des écoles ne reposait sur aucune raison épidémique ?

    Qui va payer in fine la casse économique et sociale terrifiante qui se profile ? C'est  bien joli de prêter de l'argent aux entreprises et aux indépendants pour éviter qu'ils se noient, mais pourquoi devraient-ils in fine payer les pots cassés d'une gestion calamiteuse qui aura précarisé des millions de personnes qui n'y pouvaient rien ?!

     

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