Hydroxychloroquine versus Remdesivir : la guerre du médicament n’est pas terminée

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Les citoyennes et citoyens intéressés à penser par eux-mêmes ne peuvent qu'être estomaqués par la guerre des médicaments en cours. Après de mois de manœuvres puissamment relayées par les grands médias pour disqualifier l'hydroxychloroquine, après la publication dans les grandes revues médicales d'une avalanche d'études bidouillées ou même falsifiées pour démontrer sa prétendue inefficacité, la partie semble gagnée pour le laboratoire pharmaceutique Gilead et son remdesivir, approuvé précipitamment par les autorités de santé (dont bien sûr Swissmedic !) en dépit de sa toxicité et de l'absence de tout résultat probant.

Les mêmes vertueux intégristes qui expliquaient qu'il ne fallait surtout pas prescrire un remède très sûr dès lors que l'on n'était pas absolument certain de son efficacité (au risque de laisser mourir des dizaines de milliers de patients) cautionnent désormais sans vergogne l'adoption de cette nouvelle molécule dans des conditions qui s'apparentent ni plus ni moins à une monstre magouille.

Ceci alors que dans le même temps, des études sortent les unes après les autres à travers le monde montrant qu'utilisée de la manière recommandée par le Pr Raoult, l'hydroxychloroquine est bel et bien efficace contre la Covid ! Quand la recherche n'est pas truquée, les résultats ne peuvent en effet être que différents...

Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS, de l'Université Aix-Marseille (France) et Jacques Pollini, chercheur associé à l’Université de McGill (Montréal, Canada) nous livrent ici une description saisissante de cette manipulation qui se déroule sous nos yeux en temps réel.

Les positions des autorités sanitaires, des HUG et de la RTS restent plus que jamais à questionner, tant l'évidence d'abus d'autorité et de traitements de faveur, assortis d'une formidable désinformation, est patente. Heureusement que des scientifiques sagaces et intègres, comme les Pr Mucchielli et Pollini, s'activent à contre-courant pour soulever les incohérences et les compromissions (pour rester diplomate) des décisions sanitaires.

Je reproduis ici les premiers paragraphes de leur analyse, avec un lien pour les personnes intéressées à la lire en entier. La logique et les processus qui président à de telles dérives sont par ailleurs décrites en détail -et nombreuses références à l'appui !- dans mon livre "Covid : anatomie d'une crise sanitaire" disponible en librairie.

 

Les agences européennes et françaises du médicament favorisent le produit de l'industriel pharmaceutique Gilead, sans preuve de son intérêt dans la lutte contre le Covid et à un coût très élevé. Dans le même temps, les études se multiplient en faveur de l'efficacité de l'hydroxychloroquine, molécule hors brevet qui ne coûte presque rien et qui est d'usage courant dans la plupart des pays du monde.

L’industriel pharmaceutique Gilead peut se frotter les mains. La vaste opération commerciale qu’il prépare depuis plusieurs années avec son traitement antiviral – le Remdesivir – est en passe de réussir. Après avoir reçu dès le mois de janvier 2020 le soutien de l’OMS, dès le mois de février celui du National Institute of Allergy et de son célèbre directeur Anthony Fauci aux États-Unis, et dès le mois de mars celui des plus influents membres du Conseil scientifique puis celui du Haut Conseil de la Santé Publique en France, le Remdesivir a obtenu le 25 juin dernier la recommandation de l'Agence européenne des médicaments (EMA) puis une commande massive du gouvernement américain. Du coup, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) s’est empressée de faire savoir que « La France s'est assurée de la disponibilité de doses suffisantes » de ce médicament. On crée le besoin, puis on laisse entrevoir un risque de pénurie, et ainsi l’acheteur se précipite pour faire son stock « au cas où ». Le business plan est bien rôdé (et il n'est pas sans rappeler celui qui conduisit au scandale du vaccin contre la grippe H1N1 sous le ministère Bachelot). Dans le même temps on communique à tout va pour déconsidérer toute solution alternative. Au final, malgré les études contestant son efficacité voire soulignant ses effets indésirables, les malades hospitalisés seront orientés vers le Remdevisir.

Si l’on suit le Wall Street Journal (cité ici par Le Parisien) la dose de médicament est produite pour un coût d’environ 10 $, mais « Gilead a fixé le prix à 390 $ par flacon dans tous les pays développés, soit 2 340 $ pour un traitement normal de six flacons en cinq jours ». Certes, l’industriel doit aussi couvrir le coût de développement du médicament. Mais s’il réussit à faire adopter son médicament comme traitement principal du Covid (en particulier dans les pays riches à qui il le vendra plus cher), ses bénéfices seront colossaux. Il y a actuellement plus de 11 millions de personnes dépistées positives au coronavirus dans le monde. Le bénéfice potentiel se chiffre donc en dizaines de milliards. Et toutes les alertes sur le « redémarrage » de l’épidémie ou sa « deuxième vague » sont plus qu’encouragées : ce sont autant de raisons données aux gouvernements de faire des stocks.

Le Covid est un drame pour certains, une aubaine pour d’autres. Ainsi va le monde des humains au 21ème siècle. Au-delà des polémiques stériles sur la personnalité du professeur Raoult, au-delà des affrontements dogmatiques sur la méthode (do you randomise or not ?), la guerre de communication menée par Gilead, relayée dans les pays occidentaux par des responsables politiques, des agences gouvernementales, des journalistes et des médecins hospitaliers en conflits d’intérêt depuis des années, a toujours eu pour but ultime l’intérêt financier.

Lire la suite sur le blog de Laurent Mucchielli.

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