Médecins en résistance (2)

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Parmi les joies vécues au long de cette époque troublée, il y a pour moi tous ces messages reçus de médecins et de soignants qui partagent avec moi leur indignation de la dérive sanitaire en cours. Il faut vraiment je crois être un "expert" grassement payé par les pharmas ou un politique qui s'arrange avec la réalité comme l'exercice du pouvoir y prédispose pour ne pas voir et entendre la violence qui est leur faite et le désarroi qu'ils ressentent.

Ayant la chance de n'appartenir ni à l'un ni à l'autre groupe, je jouis du privilège certes un peu douloureux d'être à l'écoute, en résonance, parfois même en communion avec ces soignants admirables qui vivent rien moins que le naufrage des repères et des valeurs de leur profession. Beaucoup s'en cachent, d'autres font semblant de ne pas le voir, mais la réalité de l'effondrement est là, cinglante, poignante.

Je suis honoré de publier infra le courrier envoyé au mois de juin par un médecin-gériatre français au Pr Jérôme Salomon, 
Directeur Général de la Santé. Ce noble disciple d'Hippocrate m'ayant adressé au passage des mots aussi bienveillants qu'encourageants, je me permets de les faire figurer en introduction.

Merci donc à ce Médecin et à ce Monsieur... en communion de valeurs et dans la gratitude de son autorisation à publier son courrier.

 

Monsieur,

le seul bienfait de cette « folie » sanitaire a été de découvrir votre blog rafraichissant où l’air est enfin purifié de ses miasmes médiatiques du « sanitairement » correct.

Vous parlez depuis un pays où la hauteur du paysage rend sans doute la vision plus vaste et l’air bien sûr plus libre !

Je fais suivre régulièrement à mon petit niveau vos éditoriaux, tous plus enthousiasmants les uns que les autres, sur le seul réseau social que je tolère encore et me réjouis de les voir partagés à leur tour.

Pour info également en PJ mon courrier au Pr. Salomon en juin dernier, ne supportant plus ces interdictions de prescriptions dignes d’une république bananière …

Le dernier témoignage de cette consœur parisienne, s’ajoutant à tant d’autres, me fait chaud au cœur et me décide à vous présenter toutes mes félicitations, encouragements et soutiens dans ce combat pied à pied contre « Goliath ».

J’ai la faiblesse de penser que nous sommes bien plus nombreux que nous ne le penserions …

« Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit » : nous continuerons inlassablement autour de nous et selon les moyens qui nous sont alloués à redresser les consciences à temps et à contre-temps.

Soyez donc grandement remercié d’être le héraut de chacun d’entre-nous pour lesquels la médecine doit avant tout rester une « science » HUMAINE.

 

Dr J.-F. O.

 

 

Au Pr. Jérôme Salomon, 
Directeur Général de la Santé

 

Le 10/06/2020


Monsieur et cher confrère,

par un message spécifique « dgs-urgent » n° 37, en date du 09/06/2020, il vous a semblé opportun de rappeler à l’ensemble des médecins la bonne pratique « officielle » du HCSP en matière de prise en charge thérapeutique, notamment anti-infectieuse, des patients ayant contracté la covid-19 (« Le HCSP recommande, de manière générale, qu’aucune antibiothérapie ne soit prescrite chez un patient présentant des symptômes rattachés à un Covid-19 confirmé (en dehors d’un autre foyer infectieux documenté) du fait du caractère exceptionnel de la co-infection bactérienne »).

Médecin depuis plus de 35 ans j’ai toujours été très attaché à cette lourde responsabilité que représente la liberté de prescription. Je pense m’être régulièrement astreint à la remise en cause de mes connaissances à des fins thérapeutiques et j’espère de ne pas avoir nui trop souvent par l’administration de drogues inappropriées.

Cependant constatant le déclin progressif de la fiabilité de l’information médicale, et thérapeutique en particulier, devenue un « terrain de chasse » réservé des firmes pharmaceutique et des laboratoires multinationaux, je suis devenu très suspicieux de toute « consigne » officielle.

Je retiens deux déclarations de deux témoins à charge à haut poids symbolique :

Celle du Dr Richard Horton, rédacteur en chef du « prestigieux » journal médical The Lancet (qui s’est récemment offert un nouveau titre de gloire !) : « une grande partie de la littérature scientifique, peut-être la moitié, est tout simplement falsifiée… sans oublier les conflits d’intérêt flagrants ».

Et celle du Docteur Marcia Angell, ancien éditeur en chef du non moins prestigieux New England Medical Journal : « Il est devenu tout simplement impossible de croire en la validité des recherches cliniques publiées ou de se reposer sur le jugement d’autorités médicales reconnues. Après vingt années au poste d’éditeur en chef de ce journal je ne peux que faire ce constat écœurant ».

Force est de constater que la recherche médicale est devenue de plus en plus massivement manipulée par les « big-pharmas », qui infiltrent désormais de surcroît les gouvernements, les parlements et les instances de contrôle. Il est de plus en plus évident que pour un grand nombre de médicaments, en particulier, les effets adverses voire toxiques sont sciemment dissimulés. D’autres passés sous silence car ne correspondant pas aux intérêts pharmaceutiques.

Or une simple recherche sur le site du HCSP permet de constater que les membres de la commission « Maladies infectieuses et maladies émergentes » (CSMime) ont tous déclarés des conflits d’intérêts, dûment rétribués, avec de nombreux laboratoires pharmaceutiques.

Je ne prends plus mes sources d’informations et de formations dans les discours officiels (et la gestion calamiteuse de l’épidémie récente n’a fait que conforter mon opinion) mais auprès de praticiens cliniciens en charge de SOIGNER des patients et non les intérêts économiques et financiers des laboratoires.

Aussi je vous remercie de bien vouloir noter qu’en ce qui concerne la prise en charge médicale des patients qui me sont confiés je continuerais à dispenser mes soins et à prescrire en choisissant au mieux mes sources de références et en sélectionnant celles n’ayant si possible aucune accointance avec l’industrie pharmaceutique.

Vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer, cher confrère, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Dr J.-F. O.

 

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