Covid : nous avons le droit de questionner les "experts d'état" !

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Pour faire suite aux récents billets publiés sur ce blog, je suis très heureux de voir que des initiatives se font jour pour oser, enfin, questionner le "narratif officiel" qui nous adressé en boucle et qui comme nous l'avons évoqué s'éloigne toujours plus de la réalité comme de la science.

J'ai souligné mon étonnement que les "experts" triés sur le volet qui se succèdent à tour de rôle sur les plateaux continuent à délivrer des affirmations qui ont été invalidées pour certaines d'entre elles (et non des moindres) ou sont contestables.

Il y a vraiment quelques chose à comprendre dans ce narratif clos.

Je mentionnais hier que cette idée, entre autres, que les mesures prises en mars-avril ont empêché un grand nombre de morts a été invalidé par la science, clairement. Il est dès lors étonnants que les "experts" des HUG, de la Task Force ou du monde médical continuent à l'affirmer comme une vérité dont il serait hérétique voire même blasphématoire d'oser douter !

On comprend par ailleurs l'intérêt pour le président Macron d'avoir nommé Didier Pittet, qui adhère inconditionnellement à cette thèse désormais disqualifiée, comme expert en charge d'évaluer la pertinence de la réponse française à l'épidémie. Celle-ci semble mieux résumée dans le titre du livre du Pr Perronne ("Y a-t-il une erreur qu'ils n'ont pas commise ? L'union sacrée de l'incompétence et de l'arrogance"), mais avec le Pr Pittet, Jupiter peut roupiller sur ses deux oreilles.

Le site tous.ch se lance désormais dans une véritable opération de salut public : interpeler, courtoisement mais fermement, les experts déclarés qui se succèdent sur les plateaux quant à leurs affirmations. Ce que j'apprécie d'autant plus que ses responsables insistent sur le fait qu'ils n'ont aucune intention de prendre à parti le messager (telle ou telle personne) mais bien de questionner le message. Ce que Darius Rochebin savait faire mais plus personne semble-t-il après lui, tant les présentateurs actuels du JT ne servent guère que de faire-valoir.

Ici, c'est Samia Hurst qui est questionnée. Cela pourrait être (et sera sans doute car cette action n'en restera pas là) Didier Pittet, Bertrand Kiefer ou Alexandra Calmy, qui tous sont venus débiter le "catéchisme officiel" sur les plateaux complaisants de la RTS.

Je connais Samia Hurst ainsi que Bertrand Kiefer et (moins bien) Didier Pittet pour les avoir rencontrés à différentes reprises au sein des dispositifs de santé. Il s'agit de personnes de qualité, fort sympathiques, compétentes, et auxquelles on a tout sauf envie de chercher des noises.

La première est incontestablement une éthicienne de talent, qui a notamment travaillé avec perspicacité et non sans audace sur des questions comme le financement des soins ou encore la contrainte en psychiatrie.

Comment ces professionnels compétents peuvent-ils en venir à s'éloigner autant de la réalité des faits et même de la recherche scientifique ? C'est une question intéressante, tenant sans doute à l'effet "bocal" des cercles auxquels ils se limitent et de déformations de perspective teintées de stress post-traumatique issues de la situation compliquée du printemps.

Libres à eux de se méprendre, mais libres à nous -et c'est même notre devoir puisque la presse ne l'assure plus- de questionner ces messagers sur la validité de leurs messages.

Nous œuvrons avec quelques observateurs compétents à créer un observatoire de la presse romande pour pouvoir "débunker" en direct les productions de messages questionnables, tendancieux voire même parfois de propagande qui semblent hélas devenus sa marque de fabrique. Un "Swiss Covid Media Watch" qui permette d'analyser immédiatement ces messages déformés pour en informer le grand public.

Tant que nous n'aurons pas ainsi une information de qualité rapportant des faits et perspectives fiables, nous ne pourrons que rester pris dans l'ornière conduisant vers le moins bon sinon le pire...

En attendant, je remercie le comité de tous.ch et M. Charly Pache, auteur de cette nouvelle interpellation, pour l'autorisation de re-publier ici ces "questions posées à Samia Hurst", invitée du 19:30 de la RTS du 12 septembre 2020.

 

 

Lettre à l’invité du 19:30 du 12 septembre, Madame Samia Hurst, et à la RTS

La RTS, depuis des mois, n’invite au 19:30 que des experts qui soutiennent les mesures. Nous avons décidé de questionner ouvertement cette manière de faire régner « une unique vérité ». Voici la lettre ouverte que le comité de tous.ch vient d’envoyer suite au 19:30 du samedi 12 septembre où l’invitée était Madame Samia Hurst, bioéthicienne et médecin.


NB – notre intention est de questionner le fonctionnement anxiogène (le message). Nous n’avons pas comme intention de prendre à part Mme Hurst en particulier (le messager). Nous allons faire de même avec d’autres futurs intervenants.

Un extrait qui nous semble révélateur:

Samia Hurst: « …C’est vrai qu’on n’a, pour le moment, pas eu de victimes entre 20 et 29 ans, mais dès 30 -40 ans on a commencé d’en avoir dans notre pays également ». 

Journaliste : « On vous répondra que ça reste des cas assez exceptionnels. »

Samia Hurst: « Oui, mais justement, on a tenu les rênes sur la maladie. On a eu environ un dixième, ou peut-être même moins, de ce qu’on aurait eu si on avait lâché. Cela dit, la question de savoir où on met la priorité est une vraie question. »


 
Chère Madame,
 
Nous avons bien écouté votre intervention de samedi soir lors du TJ et nous avons quelques questions ouvertes que j’aimerais vous poser, si vous en avez le temps.
 
Vous avez affirmé qu’il y aurait eu au moins 10 fois plus de victimes du Covid en Suisse sans les mesures. Sur quelles informations/études basez-vous cette affirmation ?
 
Vous avez affirmé que les jeunes sont également touchés. Pourriez-vous confirmer que, comme je l’ai constaté en regardant les chiffres disponibles sur le site de l’OFS, la grippe tue plus de jeunes que ce coronavirus ?
 
Selon les dires d’un médecin travaillant à l’hôpital de Berne, les deux problèmes principaux auxquels ils étaient confrontés lors du confinement étaient les suicides et les violences conjugales. Existe-t-il déjà des chiffres disponibles à ce sujet ?
 
J’aimerais beaucoup savoir sur quoi vous vous basez pour affirmer qu’il y aurait une flambée « comme au début » si le port du masque n’était plus obligatoire ?
 
Question liée : avez-vous vu qu’on ne constate aucune différence en termes de décès dans les statistiques entre les cantons qui ont une obligation du port du masque dans les commerces et les restaurants, comme GE, et ceux qui n’en ont pas, comme BE ou ZH ? Comment peut-on l’expliquer à l’heure où le port du masque est présenté comme LA solution pour sauver des vies ?
 
Avez-vous vu passer cette analyse que j’ai rédigée et où je montre que le taux de létalité actuel de ce coronavirus est extrêmement bas ? https://medium.com/@charly.pache/26000-cas-corona-positifs-en-suisse-a4d60c9cbaa5
 
Avez-vous lu que le ministre allemand de la santé a publiquement affirmé il y a dix jours que les mesures qui avaient été prises avaient été exagérées (fermeture des écoles, commerces et restaurant notamment) ? Voir https://www.20min.ch/story/gesundheitsminister-sagt-corona-massnahmen-seien-uebertrieben-gewesen-101403914040
 
Dans l’article susmentionné, un sondage avec plus de 32’000 participants semble indiquer que ce soit la majorité de la population qui pense que les mesures soient exagérées en Suisse (en copie plus bas)
 
Par rapport au pourquoi les gens ne vont pas au restaurant aux USA, est-ce que cela ne relèverait non pas de la quantité de virus qui circule, mais plutôt de la quantité de peur qui circule dans les médias ? Phénomène observable même en Suisse avec par exemple Jacques Fellay de l’EPFL qui annonçait entre 15’000 et 20’000 morts du covid en Suisse pour juillet-août (on en a eu 24).
 
Question sur les certificats de décès : ne pensez-vous pas, en tant que bioéthicienne et médecin, qu’il faille plus de transparence sur les certificats de décès des personnes comptées comme victimes du covid ? Voir une modeste pétition que j’ai lancée à ce propos et qui détaille brièvement les enjeux : https://coronews.ch/petition-transparence/
 
La population suisse a la chance d’avoir accès à des hautes formations et d’obtenir ainsi des outils intellectuels pour comprendre ce genre de crise. Aujourd’hui, même parmi des citoyens qui n’ont jamais remis en question la probité des autorités, des doutes de plus en plus grands apparaissent dans leur esprit vu la faiblesse des preuves présentées par les autorités pour justifier les mesures prises, que – comme on l’a vu avec le sondage – la majorité trouve disproportionnées.
 
Et beaucoup d’entre nous ont besoin de réponses moins vagues et plus concrètes qu’une hypothétique éventuelle deuxième vague dont l’absence est flagrante. Surtout à un moment où ces mesures  ont un impact bien réel sur nos enfants (en plus de nos places de travail).
 
Bien à vous, cordialement,

Charly Pache, au nom du comité de www.tous.ch
 
 
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