Covid-19(84) - La vérité (politique) du mensonge sanitaire

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En entremets avant le prochain article du Dr Badel, je suis heureux de reproduire ici quelques extraits d'un passionnant texte en deux volets publié par le philosophe Michel Weber dans France Soir (avec bien entendu le lien vers la publication originale).

Ce qui nous amène de suite à deux remarques liminaires, en ces jours où il est de salubrité personnelle (et publique) de ne manquer aucune occasion de s'amuser de la cocasserie de certaines choses pour contrebalancer le scandale et la morosité du temps.

Certains correspondants, m'ayant fait parvenir les plaintes qu'ils ont adressées (à maints sujets et toujours à juste titre) à la RTS en y citant France Soir, se sont vu inoxydablement répéter que l'auguste régie de propagande ne s'abaissait pas à considérer cette publication comme un organe de presse digne de ce nom.

Impayable de la part d'une régie (publique et financée par une redevance obligatoire) qui trahit de manière systématique depuis des mois sa mission envers la population ainsi que la plus élémentaire déontologie journalistique.

Il suffit de relire la Déclaration des devoirs et des droits du/de la journaliste édité par le vénérable Conseil suisse de la presse pour être saisi d'une hilarité salutaire, quoiqu'un peu jaune. Si, si, essayez, vous verrez ça fait bien rire, surtout le paragraphe intitulé "Déclaration des devoirs" dont nous citons ici quelques extraits:

 

  • Rechercher la vérité, en raison du droit qu’a le public de la connaître et quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même.
  • Défendre la liberté d’information et les droits qu’elle implique, la liberté du commentaire et de la critique, l’indépendance et la dignité de la profession.
  • Ne publier que les informations, les documents, les images et les sons dont l’origine est connue de lui/d’elle; ne pas supprimer des informations ou des éléments d’information essentiels; ne dénaturer aucun texte, document, image et son, ni l’opinion d’autrui ; donner très précisément comme telles les nouvelles non confirmées; signaler les montages photographiques et sonores.
  • Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des sons, des images ou des documents; ne pas manipuler ou faire manipuler des images par des tiers en vue de les falsifier; s’interdire le plagiat (nous avons aussi ici une pensée compassionnelle pour Heidi News et Léman Bleu...)
  • Rectifier toute information publiée qui se révèle matériellement inexacte.

ainsi que de nombreuses autres joyeusetés apparemment obsolètes que vous trouverez ici.

 

France Soir, fonctionnant désormais en coopérative à l'initiative de son directeur de la publication, M. Xavier Azalbert, multiplie les scoops (comme les interviews des responsables de l'étude rétractée sur Lancet ou de Recovery) et les papiers diablement éclairants sur cette désormais pseudo-pandémie.

Un internaute m'a par ailleurs signalé que Michel Weber est qualifié de philosophe "complotiste" sur Wikipédia.

De nos jours, si vous n'êtes pas au moins soupçonné de l'être, c'est que vous n'avez vraiment rien compris à la situation. Et que vous êtes donc de bonne foi convaincu que nos bons gouvernements font sincèrement de leur mieux pour lutter contre un très mortel virus qui nous menace tous impitoyablement. Vous apprendrez avec stupéfaction un jour que si vous ne souffrez pas de maladie grave et si vous êtes âgé :

- de moins de 45 ans, le risque que vous mourriez du Covid est inférieur à celui de mourir foudroyé.

- de moins de 60 ans, le risque que vous mourriez du Covid est inférieur à celui de mourir noyé.

Plus toutes sortes d'autres vérités cachées comme le fait que la mortalité causée par la grippe certaines de ces dernières années passées aura été pire que celle provoquée cette année par le Covid, ou la parfaite inutilité de la plupart des mesures (comme le confinement ou le port du masque) pour ralentir ou diminuer l'épidémie. Ou encore qu'il existait des moyens simples pour réduire de moitié le risque individuel de développer une forme grave du Covid ou en mourir, dont nos vertueuses autorités sanitaires et politiques n'ont simplement jamais eu l'idée de nous informer.

Tout ceci est, encore et toujours, sidérant au possible !

Voici ce que rappelait ce matin un médecin sur un réseau professionnel :

Qu'est-ce que la santé ?

Selon la constitution de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la santé est « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité » et représente « l’un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soit sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale »

Alors que de nouvelles mesures "sanitaires" sont annoncées, que notre vie sociale est menacée, que la consommation d'anxiolytique, d'antidépresseur augmente ...

Comment peut-on faire tout ça au nom de la santé ?

 

En attendant, face à une explosion de tests "positifs" dont son créateur lui-même a admis qu'ils étaient inutiles pour identifier des personnes malades (et grâce à une modification permanente des critères indiquant soi-disant l' "état d'urgence") les gouvernements parviennent à continuer de terroriser la population : 50 à 65% des Français apparaissent demander des mesures plus coercitives tellement ils vivent dans la peur, que ces mesures soient utiles ou non. Et Emmanuel Macron ne devrait pas les frustrer ce soir en annonçant de nouvelles gesticulations liberticides.

Après avoir prétendu que nous étions "en guerre" (la gestion d'une épidémie n'a évidemment rien à voir), après avoir imposé un laisser-passer (Ausweis) pendant le confinement, voici qu'il semble vouloir imposer un "couvre-feu" évidemment inutile.

Je laisse chaque Français méditer sur la symbolique déployée par leur président et leur gouvernement. Avec la collaboration active de certains milieux médicaux.

Michel Weber développe ici une passionnante réflexion historico-politique. Dont je ne partage pas forcément l'intégralité, mais qui interpelle salutairement et force à penser plus loin.

Exercice qui n'est pas un luxe par les temps qui courent.

Dans l'extrait que je vais maintenant citer, le philosophe revient sur la corruption des corps politique, médiatique et scientifique, la communication toxique des autorités ainsi que la saisissante faillite de l'expertise soi-disant "médicale" et "scientifique". Des thèmes en effet saillants de ce "désastre" sanitaire et surtout sécuritaire.

Bonne lecture !

 

 

(...)

L’incompétence des uns et l’expertise des autres

Alors que la chose politique est abandonnée aux universitaires, ceux-ci ne sont que très rarement à la hauteur de la tâche qui leur est dévolue, et ils se contentent de travailler à la prolongation de leur mandat. Du reste, dans une technocratie qui ne dit pas son nom, on comprend la nécessité de s’en remettre aux experts, dont l’objectivité est proverbiale.

En fait, l’incompétence, c’est-à-dire l’absence d’expertise adéquate, ne devrait être aucunement problématique en politique : seul le sens commun devrait importer. S’il faut être un expert pour gouverner, nous ne sommes plus en démocratie (représentative), ou même en particratie (pas représentative), mais en technocratie. Le recours aux experts est donc intrinsèquement problématique. Il l’est d’autant plus qu’il suffit de connaître l’employeur de l’expert, ou son bailleur de fonds, pour déduire par avance la nature de ses conclusions.

 

La corruption

Le niveau de corruption des acteurs politiques est un secret de polichinelle. On se permet même, dans notre monarchie bananière, de rire sous cape des malversations qui finissent par être médiatisées dans d’autres pays, de préférence situés plus au Sud. (Et cela vaut bien sûr pour le regard que la Flandre porte sur la Wallonie.)

On le sait depuis Platon (ce sont les Grecs qui ont créé la démocratie participative) et, plus particulièrement, depuis Machiavel (1532) [iii], le pouvoir est recherché par les corrompus en puissance, et exercé par des corrompus de fait. Du reste, répétons-le, les conclusions de l’expert se trouvent en germe dans la source de financement de ses études.

 

La coercition en toute illégalité

L’imbroglio gouvernemental et institutionnel belge a donné naissance à un fort curieux proto-totalitarisme : un gouvernement en affaire courante s’est octroyé les pouvoirs spéciaux pour euthanasier le législatif, instrumentaliser le judiciaire, et instaurer un État d’urgence (sanitaire) qui ne dit pas son nom. Les mesures et règlements liberticides ne se comptent plus — à commencer par le confinement dans les maisons de repos, la généralisation du confinement à domicile, la distanciation « sociale », le port du masque, etc.

Avec ce cortège de mesures liberticides, illégitimes, inefficaces et illégales, on obtient, de fait, la fin de l’État de droit. Le bien public est devenu privé, c’est-à-dire source de profit. Et l’intimité de la sphère privée est exposée au regard (parfois à la vindicte) de tous.

 

La communication pathogène

La communication des « responsables » et particulièrement sa composante absurde, constitue la vraie signature de cette crise, durant laquelle les responsables politiques ont épuisé toutes les formes pathologiques du langage. Épinglons les suivantes :

  • l’évitement : ignorer les objections, refuser le dialogue sous quelque forme que ce soit ;
  • l’indignation : faire l’innocent, plaider la bonne foi, le dévouement au bien commun ;
  •  le mensonge pur et simple : le masque protège des virus et pas seulement des infections bactériennes ; le vaccin est efficace contre une maladie qui n’est pas immunisante ;
  •  la censure : refuser l’accès à une information ou à une conférence de presse ;
  •  la propagande : gonfler de vraies informations ;
  •  la désinformation : propager de fausses informations ;
  •  la sur-information : inonder d’informations (vraies, fausses, vraiment fausses, faussement vraies, etc.) ;
  •  l’usage de la contradiction : soutenir deux propositions contradictoires (le masque est inutile ; vous devez porter un masque) ;
  •  l’usage du paradoxe : utiliser des énoncés indécidables tels que : l’épidémie progresse sans empirer ; le monde d’après sera, et ne sera pas, différent ; seuls, ensemble ; soyez solidaires (dans la solitude) ; faites confiance aux responsables (!) ; informez-vous (dans les médias) ; vaccinons tout le monde pour contrôler la démographie ; imposons la monnaie digitale pour permettre aux pauvres d'épargner ; instaurons un gouvernement mondial démocratique ; ce que je vous dis est faux… Tout ceci ressort de l’effort pour rendre l’autre fou (Searles 1959) [iv].

En somme, la communication gouvernementale, servilement relayée par les médias et aiguillée (et endossée) par les experts en sciences médicales, a entretenu la peur et, surtout, l’angoisse. La peur est un sentiment naturel positif, car mobilisateur : face à une menace palpable, l’individu réagit par la fuite ou le combat. Au contraire, l’angoisse est paralysante : on pressent une menace invisible, sans savoir comment réagir… La communication absurde vise à stupéfier par l’angoisse, pas à perdre par la peur. Le dispositif est beaucoup plus efficace : la peur demande à être orientée afin qu’elle ne nuise pas au statu quo social ; l’angoisse paralyse les citoyens qui acceptent passivement tout ce qui leur est imposé.

La banqueroute politique signale en outre deux faillites supplémentaires : celle des médias et celle des experts scientifiques, et tout particulièrement des médecins. Les médias ont donné une ampleur inouïe à la communication absurde et au sensationnalisme morbide des politiques et des scientifiques. Il y a eu cooptation des uns par les autres. On peine à trouver un dissident dans la classe politique ; il en existe peu dans le monde scientifique et, s’ils s’expriment dans les médias, c’est généralement de manière très pondérée ; rares sont les journalistes qui ont fait leur travail, Alexandre Penasse constituant une notable exception.

Tous se sont couverts d’ignominie en participant, activement ou passivement, à cette mascarade ; tous devraient se voir sévèrement sanctionner.

 

 

Lien vers la première partie de ce texte

Lien vers la seconde partie de ce texte

 

[iii] Machiavel, Nicolas, Le Prince. Traduction française [1532], Paris, Éditions Gallimard, 1980

[iv] Harold F. Searles, « The Effort to Drive the Other Person Crazy—An Element in the Aetiology and Psychotherapy of Schizophrenia », British Journal of Medical Psychology, XXXII/1, 1959, pp. 1-18

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