• Mortalité du Covid : vulnérabilités et climat essentiels, confinement sans effet

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    "Cinq chercheurs ont étudié les statistiques internationales de la mortalité liée au Covid. Des facteurs de vulnérabilité physiologique impactent surtout les pays occidentaux les plus développés et les plus vieillissants de l’hémisphère nord. Face à leur puissance, les actions des États, telles que le confinement général, ne montrent aucune association déterminante sur l’évolution de la mortalité."

     

    Je reproduis ici in extenso (étant donné l'urgence du débat) un article publié hier par Laurent Mucchielli, sociologue et directeur de recherches au CNRS, sur son excellent blog hébergé par Mediapart.

    Il y présente les conclusions d'une étude en cours de parution ayant évalué l'impact de différents facteurs et paramètres sur la mortalité due ou liée au Covid.

    Ce débat est essentiel à l'heure où on multiplie des mesures lourdes censées protéger la population alors qu'elles sont inefficaces, qu'elles génèrent des dommages terribles... et font diversion puisque pendant ce temps, on n'agit pas sur les véritables facteurs de risque et de protection.

    Bonne lecture et aidez à faire connaître ces conclusions appuyées sur la meilleure science pour inverser la fuite en avant hallucinée et destructrice dans laquelle nos sociétés sont engagées !

     

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  • Epidémiologie du Covid-19

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    Sommes-nous en train de vivre la fameuse "deuxième vague" annoncée depuis des mois ?

    Rien n'est moins sûr, mais cela demande évidemment quelques explications.

    Pour la plupart des gens, la résurgence de l'épidémie en cette fin du mois d'octobre ressemble bien à une "deuxième vague" selon une logique assez simple : il y a eu une première vague en mars-avril, il y en a une deuxième maintenant.

    Cette représentation est évidemment renforcée par les messages des autorités et des médias qui décrivent ainsi ce que nous vivons, avec force prophéties terrifiantes ("cette deuxième vague sera encore pire que la première") s'appuyant sur des modélisations tout aussi hyperboliques que celles du printemps (les 400'000 morts possibles annoncés par le président Macron avant-hier contre 500'000 au printemps) !

    Pourtant, une ensemble de compréhensions et d’indicateurs devraient nous rassurer.

    Pour bien les appréhender, il importe d'avoir des repères solides en matière d'épidémiologie. Le terme "vague" est évidemment une métaphore, une épidémie n'est pas liquide. Et ce à quoi nous assistons actuellement présente des critères radicalement différents de ceux du printemps.

    Nous y verrons plus clair d'ici quelques jours, aussi importe-t-il à ce stade de rester prudents. L'exponentialité de la recrudescence de l'épidémie qui nous est annoncée a toutes les probabilités de s'avérer erronée : il y a bien recrudescence de l'épidémie avec une croissance des hospitalisations mais peu des décès. Et avec une mortalité toujours alignée sur et même au-delà de l'espérance de vie :

    En Suisse en semaine 43 (18 au 25 octobre) le nombre moyen de personnes hospitalisées n'a pas été publié mais 128 personnes se trouvaient en moyenne aux soins intensifs dont 75 sous assistance respiratoire. L'age médian des personnes hospitalisées et des décès augmentant respectivement à 71 ans et 86 ans.

    La réalité, adéquatement énoncée par Eric Zemmour (si !) est que nous sommes actuellement en train de boucler des pays par engorgement de systèmes hospitaliers dont on a massivement réduit les moyens au cours des deux décennies écoulées.

    Pire : en France, l'augmentation des lits de réanimation annoncée au mois d'août par le ministre de la santé, Olivier Véran n'a pas été organisée. Et tout comme au printemps, le réservoir de lits disponibles dans le secteur privé (115'000 lits dont 6'000 en réanimation) n'est absolument pas mobilisé.

    Ceci alors que, rappelons-le, on ne meurt plus du Covid-19 aujourd'hui pour autant qu'on dispose de places en réanimation, sauf à souffrir d'une vulnérabilité rare ou à être déjà en toute fin de vie. L'intubation étant une procédure à laquelle on a beaucoup moins besoin d'avoir recours aujourd'hui, une oxygénation en structure stationnaire (ou même à domicile) suffit dans un grand nombre de cas.

    Bref, nous paralysons nos sociétés et (en France) précipitons des millions de personnes vers la très grande pauvreté du fait d'une mauvaise gestion hospitalière.

    En ce qui concerne l'épidémie elle-même, nous sommes face à quatre cas de figure possibles :

    1/ Comme cela nous est annoncé en boucle, nous sommes repartis pour un épisode épidémique de gravité catastrophique.

    2/ Nous sommes face à un variant (une mutation génétique) du Sars-CoV-2 faisant suite à un variant précédent beaucoup moins virulent (celui qui a circulé pendant l'été) -et donc affrontons en quelque sorte à une "nouvelle épidémie" qui aura sa propre courbe, pas forcément de la même gravité que celle du printemps.

    3/ Nous sommes face à une saisonnalité, soit un retour en mode épidémique du coronavirus à la faveur de la baisse des températures, avec une virulence probable plus faible et une rassurante inflexion déjà observable de la courbe épidémique.

    4/ Nous confondons peu ou prou la recrudescence saisonnière  des viroses respiratoires avec une reprise de la Covid-19 à la faveur de la confusion des tests PCR. La "disparition" des autres maladies de saison (comme la grippe ou le rhinovirus) étant difficilement explicable autrement.

    Pour bien saisir ces perspectives, il est nécessaire de ne pas en rester à la pensée terriblement "binaire" (comme le Pr Raoult l'a fait remarquer à David Pujadas l'autre jour) du discours journalistique.

    L'hystérisation du temps ne favorise évidemment pas la pensée complexe et précise. Les "rassuristes" dont je suis censé faire partie en l'illustre compagnie des Pr Perronne, Toussaint, Toubiana et autres nous trouvons exposés à un regain de lapidation médiatique. Même Bon pour la tête s'y est mis, comme quoi l'occasion fait décidément le larron.

    Les méthodes lamentables de certains médias continuent de franchir de nouvelle limites. Libération, L’Express, France TV ont récemment attaqué avec l'agressivité et la partialité de (nouvelle) rigueur le Pr Laurent Toubiana, chercheur en épidémiologie à l’INSERM depuis près de 30 ans, qui a proposé au long des mois écoulés des analyses d'une grande rigueur.

    Le sociologue Laurent Mucchielli vient de publier sur son blog de Mediapart un long entretien avec le Pr Toubiana, dont je reprends ici certains passages. J'en ai omis notamment la première partie, dans lesquels l'épidémiologiste présente ses états de service en réponse aux médias-voyous qui ont injustement mis en cause sa compétence et sa légitimité. Les lectrices et lecteurs intéressés pourront se référer à l'article original.

    Les autres trouveront infra des éclairages précieux et précis sur la circulation passée et présente du Sars-CoV-2.

     

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  • TRIBUNE : le confinement constitue un remède pire que le mal pour la société française

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    Près de 300 universitaires, scientifiques, professionnels de la santé (dont votre serviteur), du droit, de l’éducation et du social, ainsi que des artistes, se déclarent « atterrés » par des discours officiels qui dramatisent indûment la réalité afin de justifier des mesures de confinement.

    Le président Macron, hier soir, a proféré une somme saisissante de mensonges et de données fausses (comme le nombre de décès quotidiens et les "projections" de mortalité, aussi délirantes que celles du printemps).

    Cette tribune remet les pendules à l'heure en insistant sur la nécessité de penser intelligemment et raisonnablement les choses.

    Nous ne pouvons simplement pas nous permettre un second épisode de panique collective destructrice, sauf à souhaiter l'effondrement de nos sociétés.

     

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  • Nouveau confinement : 100.000 morts de plus (en France) ?

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    Alors que toutes nos autorités nationales (dansant une danse de St-Guy dont d'autres sphères décisionnelles tirent les ficelles) s'apprêtent à re-confiner massivement, je me dois ici de continuer à braire dans le désert : il n'y a aucune utilité avérée à ce type de mesures alors que sa destructivité, aujourd'hui solidement documentée, est rien moins que catastrophique.

    Ce qui pose bien la question de la loyauté de nos gouvernements envers leurs populations.

    A ce sujet, la voie judiciaire semble bel et bien la plus solide. Puisque la société civile (comme les parlements) sont  en pleine bouffée délirante, il n'y a plus que le droit pour nous ramener sur terre. Le collectif d'avocats qui a intenté une action collective contre l'OMS marche d'un pas décidé et semble sacrément bien parti.

    Des collectifs, nombreux, de médecins et de scientifiques, essaient tant bien que mal de ramener nos autorités sur terre : prétendre "ralentir une épidémie" avec une telle circulation du virus est un projet illusoire, d'autant plus absurde que la réalité dure est là : la Covid-19 ne menace (hors vulnérabilité individuelle rare) que des personnes en fin de vie.

    Dans la mesure où (contrairement au printemps) nous savons aujourd'hui que l'intubation est évitable dans la grande majorité des cas de réanimation (une oxygénation non-invasive suffit), la perspective de bloquer nos pays pour quelques milliers de personnes en réanimation ne fait juste aucun sens.

    Et ce d'autant moins -je l'ai écrit et ré-écrit ici- que les analyses dont nous disposons montrent que le confinement a un coût non seulement socioéconomique mais même sanitaire bien plus élevé que ce qu'il prétend pouvoir éviter.

    Nous marchons donc encore et toujours sur la tête. Comme l'exprime un observateur avisé :

    "Le gouvernement français est-il en plein désarroi? Si ce que raconte France Info est vrai, on dirait qu'il appelle vraiment au secours.

    Confronté à une épidémie qui n'est tout de même pas du choléra ou de la typhoïde, il est complément désemparé: incapable de faire face à un pic momentané d'hospitalisations qui, à ce que les médecins semblent nous dire, sont désormais biens moins graves qu'avant.

    Bref, la faillite du leadership politique, la déroute des compétences individuelles des gérants de la santé publique, et une organisation vétuste et en pleine déliquescence.

    Lorsqu'un gouvernement en arrive au point de bloquer toute l'économie à cause de son incapacité (fautive) de gérer des pics d'hospitalisation et qu'il donne la faute à ses administrés, on sait qu'il faut dégraisser.

    Le dégraissage devrait se faire par le haut, cette fois. Les soignants ne devraient pas se préoccuper pour leurs postes. Par contre, il y en a pas mal, au sommet de la hiérarchie de la santé publique, qui devraient déjà commencer à se chercher un nouveau boulot."

    Je partage ici une tribune rédigée par le Dr Arnaud Plagnol, psychiatre, professeur de psychologie à l’Université Paris 8, docteur en sciences cognitives et en philosophie, publiée hier sur le site UP' Magazine. Il y résume fort bien ce dont il est question et pourquoi de nouveaux confinements sont tout sauf une bonne idée.

    J'observe d'ailleurs que dans l'ensemble les médecins-psychiatres (dont nous avons publié nombre d'articles sur ce blog) sont bien plus censés, perspicaces et réfléchis que nombre d'autres médecins (épidémiologistes, virologues et infectiologues notamment) qui squattent les plateaux de télévisions et monopolisent hélas les oreilles de nos dirigeants...

    Comment arrêter ceux-ci dans leur course en avant suicidaire (pour les autres, pas pour eux), voici la question qui se pose urgemment à nous. Et ce n'est pas une divertissante spéculation de salon : la moitié des PME européennes -d'après une enquête de Mac Kinsley- redoutent de ne plus être en activité dans une année.

    Au Royaume-Uni, ce ne sont pas moins de 6 millions de TPE et PME et 16 millions d'emplois qui sont menacés !

    Les mesures que prennent les gouvernements occidentaux en pleine bouffée délirante sont rien moins qu'homicides, ceci pour pallier à une surcharge qui serait gérable avec un peu de bon sens et d'agilité.

    On ouvre les yeux et on se bouge ou on regarde simplement nos sociétés s'effondrer par un monstrueux défaut de pilotage ?!

     

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  • Covid : l'heure est grave

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    Je reproduis ici la couverture par France Soir de l'interpellation que j'ai adressée au Président de la République Française, Monsieur Emmanuel Macron.

    L'immense majorité des gens ignorent que les réponses apportées à l'épidémie de Covid-19 ne correspondent pas aux bonne pratiques en la matière ni ne sont celles prévues dans le cadre des plans pandémie !

    Nous vivons depuis des mois une incroyable suite de mesures coercitives, hasardeuses, qui ne sont en rien basées sur la science, et aux effets lourdement destructeurs.

    L'heure est grave.
     
    Nous devons revenir aux fondamentaux de l'état de droit et aux bonne pratiques sanitaires au plus vite.
     
    Ce qui implique de sortir de l'engrenage de mesures absurdes et destructrices.
     
    C'est le sens de cette adresse au Président de la République française.

     

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