• Covid : le point de vue des réanimateurs

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    Nous vivons une période d'incertitude avec une sorte d'emballement. Certains chiffres s'envolent, d'autres progressent, avec certaines données et variables qui posent question.

    Ce qui est sûr, c'est qu'il ne s'agit pas d'une deuxième vague. Si deuxième vague il y avait dû y avoir, elle se serait produite au déconfinement de mai, quand aucune des mesures imposées depuis n'était en vigueur.

    Nous sommes face à un regain de diffusion du virus, certainement saisonnier, mais encore peu lisible du fait du changement de critères : on a essentiellement renoncé aux critères habituels pour évaluer une épidémie au profit de certains autres qui posent beaucoup de questions - comme les "tests positifs" avec des cycles d'amplification élevés dans le cadre de  campagnes de testing absolument sans précédent.

    De nombreux services hospitaliers tirent la sonnette d'alarme dans la crainte d'une future surcharge -et certains responsables appellent même à un reconfinement immédiat.

    Et comment faire la part des choses quand on sait que les hôpitaux sont en surcharge année après année du fait des infections respiratoires hivernales. Sommes-nous simplement dans une nouvelle saison habituelle ou bien dans un cas de figure hors normes ?

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    Dans toute cette incertitude, beaucoup de médecins, de responsables politiques et de citoyens ont le souvenir des mois de mars et avril rivé à l'esprit et nous dessinent un scénario du pire qui serait un re-belotte de ces mois tragiques.

    D'autres pointent du doigt le fait que le gouvernement français, contrairement à ses engagements, n'a pas augmenté la capacité en soins intensifs en prévision de la mauvaise saison ! D'autres que la grippe a complètement disparu des radars et statistiques depuis le mois de  mars et que la mortalité 2020 n'est pas supérieure à la normale. D'autres encore que la situation n'est plus la même pour différentes raisons et qu'il faut vraiment garder la tête froide et éviter de paniquer pour pouvoir prendre les meilleures décisions.

    Tant de chose posent question qu'il faudra encore plusieurs jours pour y voir clair.  Certaines données récentes ne sont par exemple pas cohérentes avec ce qu'on a vu jusqu'à aujourd'hui et donc soit décrivent des réalités nouvelles, soit sont le fruit d'erreurs. Sans entrer dans les détails de ces vérifications (sur lesquelles je travaille avec bien d'autres), je donne ici la parole (parce que c'est essentiel pour la compréhension éclairée de la réalité sanitaire) à deux médecins-réanimateurs hospitaliers dont j'ai déjà cité certains textes, articles ou interventions.

    Sur la différence fondamentale entre mars-avril et aujourd'hui dans les traitements hospitaliers et la prise en charge en réanimation, un excellent résumé est celui énoncée par le Dr Xavier Pothet sur LCI fin septembre.

    Sur les stratégies de réanimation elles-mêmes, le mieux est de prendre le temps d'écouter la magistrale présentation du Dr Louis Fouché du 7 octobre intitulée "Réanimation et COVID – quelques points saillants !" Franchement, ça vaut la peine, vous apprendrez plein de choses et comprendrez mieux les difficultés des hôpitaux telles qu'elles nous sont décrites de jour en jour.

    Enfin, je suis heureux de reproduire ici les premiers paragraphes d'un autre excellent article du Dr Pascal Sacré, intitulé "Voyage d’un réanimateur au centre de la COVID-19", paru sur le site de l'Association internationale pour une médecine scientifique, indépendante et bienveillante.

    Ce tour d'horizon est l'invitation précieuse dans cet univers d'un praticien hospitalier qui vient de passer 6 mois au contact des formes graves du Covid-19. Il n'y a pas de meilleure source d'information.

     

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  • COVID 19 : la "terreur permanente" et la "dictature sanitaire"

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    Il est extraordinaire de constater comment le conditionnement opérant mis en œuvre ces derniers mois parvient à entretenir ni plus ni moins qu'un état de terreur au sein de la population. On savait les gouvernements occidentaux au sommet de l'expertise en matière de création "fake news" (demandez-en quelque chose au journaliste Julian Assange, lâchement lâché par ses "confrères") - les voici aussi en pleine action pour terroriser durablement leurs populations.

    Dans une suite de manœuvres qui n'est bien sûr pas perdue pour tout le monde : le constat, posé par l'OMS, de l'inefficacité du fameux Remdesivir (celui qui a conduit nos gouvernements à prohiber l'hydroxychloroquine dans un élan magistral de corruption systémique...) fait suite d'une semaine à l'achat par la Commission européenne de  500'000 doses du pseudo-remède pour un coût de 850 millions d'Euros.

    D'un médicament approuvé à la hâte, sans données probantes, et dans une inégalité de traitement scandaleuse avec l'HCQ, dont la prescription en AMM n'aurait jamais dû être contestée en aucune manière et encore moins interdite.

    Une des choses que cette crise révèle, c’est en effet que nous ne savons plus ce qu’est une épidémie et la réalité de la vie, de la maladie et de la mort.
     
    Les « autorités » confondent des tests PCR à 40-45 cycles d’amplification avec des cas diagnostiqués de COVID-19 !
     
    Prendre des décisions intelligentes dans un tel état d’égarement n’est simplement pas possible.
     
    Et oui, les services d’urgence des hôpitaux sont régulièrement engorgés du fait d’infections respiratoires virales, année après année.
     
    Voici ce qu'en dit un observateur hautement averti, le Dr Christophe de Brouwer, professeur honoraire de l’Université libre de Bruxelles à l’Ecole de Santé Publique, dont je recommande la lecture des réflexions toujours pertinentes et sagaces. Le Pr de Brouwer, qui fut directeur d’un centre de recherche et responsable de filières d’études, ainsi que président (doyen) de l’École de Santé publique, est médecin et docteur en sciences de la santé publique (PhD).
     
    Gardons la tête froide par rapport à ce qui se prépare!
     
    On a chaque fois la vilaine impression que, juste avant ces "conseils nationaux de sécurité" et/ou "comité de concertation", on fait le forcing pour que l'image soit la pire, la plus tragique possible. Justification cherchée de nouvelles mesures prises ?
     
    Troublant que l'on fasse plus de 70 000 tests, un record, le 14 octobre, troublant que ce soit, forcément le chiffre de tests + (> 8000) lié à ce record, qui soit repris par tous les journaux apocalyptiques. Pourtant, en chiffre relatif, ce n'est pas le pire taux que nous avons connu ces derniers jours. (Et nous savons la précarité de tels chiffres!)
     
    Et que dire de nos hôpitaux proches de l’asphyxie: ils sont encore largement vides, mais comme on réserve spécifiquement des lits covid bien séparés du reste, on induit une difficulté supplémentaire de gestion à un période où, avec les températures descendant, la saturation des hôpitaux, comme chaque année, est en vue. Merci à la politique générale suivie depuis des années. Pour se faire soigner, faut-il aujourd'hui être covid+ ?
     
    Que dire de la grippe qui vient de reprendre pied dans notre pays, comme chaque année. Sont-ils considérés comme covid, compte tenu de symptômes identiques? Il est à craindre que oui pour un certain nombre: les courbes d'augmentation d'hospitalisation sont aujourd'hui bien parallèles à l'augmentation des syndromes grippaux repérés par notre système de "vigie". Il faudra être attentif à cet élément de confusion (et nous savons par l'expérience que confusion il y a).
     
    Encore beaucoup de chose à dire, mais on a la semaine pour examiner cela à tête reposée.
     
    Car, il est un fait que notre mortalité générale est parfaitement stable, même un peu inférieure à l'"attendu" en ce début de mois d'octobre, et que ce simple fait, statistiquement solide (contrairement aux autres chiffres qu'on nous jette), devrait complètement nous rassurer.
     
    Brandir une situation normale pour la mi-octobre comme un événement paniquant est le nième non-sens de la gestion catastrophique des pouvoirs politiques et médicaux. Les procès en responsabilité des dommages collatéraux vont être, eux, sans précédent !

    Et si vous avez des questions sur l'affirmation d'Emmanuel Macron qu'il allait falloir nous habituer à subir des mesures violant nos libertés fondamentales, individuelles et publiques, jusqu'à l'été prochain, le lecteur un tant soit peu éduqué de ces réalités aura compris que c'est à l'heure actuelle l'horizon prévisible de la mise sur le marché (et l'imposition directe ou indirecte) du vaccin contre le COVID, aussi risqué soit-il.

    Bref, tout ceci ressemble bel et bien à un gigantesque Hold-Up, sachant que le "business modèle" de l'exploitation lucrative éhontée d'une pseudo-pandémie avait été testé en 2009 à l'époque donc du virus H1N1 : vente massive aux états d'un médicament dont il a été révélé par la suite qu'il était inutile, vente massive de vaccins à risque (causant une épidémie d'effets secondaires et handicapant à vie 200 enfants français), tout ceci pour des dizaines de milliards de dollars de profits pour l'industrie pharmaceutique et vaccinale. Le détail de ces faits -et leur documentation rigoureuse- figure dans mon livre "Covid : anatomie d'une crise sanitaire".

    Terroriser en continu la population est la condition sine qua non pour toucher le jackpot. Ce qui devrait (éventuellement, pourquoi pas) poser la question de l'allégeance de nos gouvernements, et de leur respect du serment solennel qu'ils ont tous fait de servir prioritairement le bien de la population.

    Heureusement, des citoyennes et citoyens de bon sens, intègres et engagés, s'activent pour que nous ne soyons pas juste les dindons d'une farce qui n'est plus drôle depuis longtemps. Je suis très heureux de donner ici à lire (avec son aimable autorisation, dont je le remercie) le second texte du Dr Frédéric Badel, médecin-psychiatre, sur la folie (mais peut-être encore plus encore la perversité) des temps.

     

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  • Au nom de la santé

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    C'est un très grand honneur pour moi que de publier le texte reçu ce matin même de Mme Hélène Strohl, Inspectrice générale des affaires sociales honoraire, auteure de L’État social ne fonctionne plus (Albin Michel, 2008) et co-auteure, avec Michel Maffesoli, de l'excellent et essentiel La Faillite des élites (éditions du Cerf, 2019) dont je recommande vivement la lecture pour y voir plus clair dans le naufrage civilisationnel en cours.

    Elle passe ici en revue de manière magistrale les principales lignes de force de l'annonce du couvre-feu par le président Macron, ce dont il est le symptôme préoccupant ainsi que de ses impacts prévisibles.

    J'avais -je le confesse- espéré en une maturation de la conscience collective à la faveur de l'absence évidente de "2ème vague". Il aura suffi d'une petite reprise (prévisible puisque saisonnière) des hospitalisations et des décès pour que tout reparte en vrille. A la faveur certes de l'exploitation que le président de la république en a immédiatement faite, préparée quelques jours auparavant par la locution sans ambiguïté de son premier ministre, affirmant que "les Français avaient besoin de mesures saignantes." Halloween n'est pas éloigné il est vrai... et les pauvres Français vont être servis au-delà de tout ce qu'ils peuvent imaginer.

    A nouveau pour le pire hélas : un couvre-feu comme celui-ci n'a aucune pertinence sanitaire avérée, et il achèvera  d'achever différents pans d'activité économique qui sont autant de gagne-pain pour des millions de personnes, tout en précipitant le saccage de tout ce qui fait la vie en société (et même la vie tout court.)

    L'industrie des arts vivants entre autres ne s'en relèvera probablement pas. Sans doute pas grave pour un président-banquier issu du capitalisme financiarisé.

    Le tout -et c'est bien cela le plus déprimant- sous les applaudissements d'une population déboussolée au point de ne pas voir que le faux remède signe (probablement définitivement) sa perte.

    "Apocalypsis cum figuris" fut le titre d'une pièce de théâtre magistrale de Jerzy Grotowsky et de son "théâtre pauvre" il y a cinquante ans. Ici, cette même valeur précipite un futur théâtre de la pauvreté chez nous dont seule la grande dépression des années '30 peut donner une vague préfiguration. Ceci alors que la situation épidémique n'est pas particulièrement préoccupante à ce stade.

    Emmanuel Macron s'est -à nouveau- appuyé sur des chiffres sans valeur épidémiologique. En affirmant par exemple que le but était de faire baisser le nombre de nouvelles contaminations de 20'000 cas par jour à 3'000.

    Voyez la perversité : le calibrage des "tests" à 40 ou 45 cycles d'amplification ne révèle aucunement le nombre de contaminations mais des traces de débris ARN issus du nouveau coronavirus ou d'autres.Il produit donc une grande majorité de "faux positifs" qui ne sont ni infectés ni contagieux. Pourtant, même l'excellent journaliste Pierre Ruetschi, Directeur exécutif du Club suisse de la presse, affirme ce matin dans la Tribune de Genève que les gens testés positifs sont des "cas de Covid-19" (soit des malades), ce qui est simplement et absolument FAUX.

    Pour connaître la valeur des nouvelles infections, il faudrait que les tests PCR soient calibrés à 30 cycles d'amplification, pour n'être sensibles que dans les cas où le coronavirus actif est réellement présent.

    Or avec un CT de 30 (médicalement pertinent), le nombre défini comme étant l'"objectif" d'Emmanuel Macron serait d'ores et déjà déjà atteint !

     

    Violence mimétique

    Pendant ce temps, la violence mimétique se déchaîne violemment contre celles et ceux qui tentent, un peu désespérément, de rappeler certains repères de bon sens.

    Après d'autres, le Pr Laurent Toubiana fait part de sa lassitude face aux attaques insensées et violentes dont il est l'objet du fait qu'il continue de réfuter à juste titre la notion de "deuxième vague".

    Très simplement, s'il y avait dû y avoir une seconde vague, elle se serait produite au moment du déconfinement alors qu'aucune des mesures imposées depuis n'était en place ! Ce à quoi nous faisons face est la saisonnalité de ce qui est devenu une endémie, avec un caractère de gravité beaucoup moins grave qu'au printemps, du fait notamment des progrès majeurs des traitements en soins intensifs : la maladie ne tue plus aujourd'hui que des gens en toute fin de vie !

    Écoutons le propos du Dr Olivier de Soyres :

    « Médecin réanimateur à Toulouse, j'ai eu l'honneur de soigner des patients Covid-19 graves.
    Ceux qui sont si malades qu'il faut les maintenir endormis, intubés, sous respirateur artificiel, parfois pendant six semaines.
    À ce titre, je me permets ici d'aborder les questions de maladie, de soins et de liberté que cette crise soulève.
    À l'heure où les villes françaises instaurent le masque obligatoire dans les rues, où les cinémas referment faute de public, où les restaurateurs constatent la frilosité des clients, où les plans sociaux se préparent, on désespère d'entendre la voix de la raison et de la liberté.
    À condition d'avoir des réanimations en état de fonctionner, on ne meurt pour ainsi dire plus du Covid-19.
    Cette phrase peut choquer mais c'est notre expérience.
    Quand les services n'étaient pas débordés, seulement très mobilisés, avec des personnels préparés et formés, ce qui a été notre cas à Toulouse, les patients ont survécu.
    Certains sont morts AVEC le Covid, mais pas DU Covid."

    Sans même parler de l'agression abjecte qu'elle a perpétrée à mon endroit, la RTBF a mis en accusation de manière scandaleuse un ensemble de scientifiques belges qui avaient plaidé pour une approche raisonnable et raisonnée de l'épidémie.

    Ce média public et financé par les impôts a osé rendre ces scientifiques responsables de la recrudescence du nombre de "cas" (avec la même réserve qu'exprimée plus haut) parce qu'ils avaient appelé à raison garder !

    Bernard Rentier, virologue et recteur émérite de l'Université de Liège a répondu avec l'élégance qui le caractérise à cette attaque vile et veule. Il n'en reste pas moins : l'hystérie entretenue par les autorités déclenche un ensauvagement et des incivilités de plus en plus grave des corps intermédiaires, de tous ces petits lieutenants et caporaux qui ont la reconnaissance du ventre face aux pouvoirs en place.

    Dernier exemple : un ancien député genevois, pourtant observateur habituellement avisé et facétieux de la vie politique, vient de publier ceci sur les réseaux sociaux :

    Coronavirus et système de santé : pour limiter les risques de saturation du système de santé, je propose que toutes les personnes qui trouvent les mesures excessives portent sur elles cette attestation dûment datée et signée. Ça facilitera le tri et la priorisation des malades...
    "COVID-19 : Attestation de renoncement aux soins
    Je soussigné.e M./Mme X Y atteste par la présente renoncer à toute hospitalisation ainsi qu'à toute admission aux soins intensifs si mon état de santé le nécessitait mais que les hôpitaux ou les services de soins intensifs étaient saturés en raison d'un nombre trop important de patients atteints du COVID-19 à traiter.
    J'atteste qu'il en va également de même pour les enfants mineurs dont je suis le représentant légal
    Le jj.mm.aaaa, signature"
     
    A quoi j'ai répondu évidemment ceci :
    "Ok, et pareillement, que tous ceux qui soutiennent des mesures excessives et inutiles qui feront perdre leur gagne-pain à des millions de personnes s'engagent à payer leurs indemnités chômage de leur poche !
     
    Il faut vraiment arrêter ces enfantillages. La seule question qui compte est : quelles sont les mesures à prendre qui soient réellement pertinentes et présentent une balance coûts / bénéfices raisonnable en prenant tous les paramètres de santé (y compris socio-économique) en considération. Le reste est menuet de politicien."
     
    En ce qui concerne l'épidémie elle-même, voici ce que partageait hier un médecin-urgentiste :
    « Bon les enfants
    Il va falloir se réveiller
    Espérance de vie moyenne en France 82 ans
    Moyenne des DC COVID 84 ans
    Rien ne vous choque ?
    Un couvre feu,
    Interdiction de vie sociale,
    Un stress permanent,
    Des jeunes culpabilisés à l’idée de transmettre et donc de tuer leurs ainés
    Dans le 31, l’activité des urgences a baissé de 10%
    Nous ne sommes pas débordés enfin pas plus que d’habitude.
    Il y a dans les établissements privés dotés de service de Réanimation entre 0 et 5 patients hospitalisés donc l’immense majorité sont en service simple
    L’hôpital n’est pas sous l’eau non plus
    Hier soir à la régulation du SAMU essentiellement des gens terrifiés à l’idée d’avoir le COVID mais pas de détresse respiratoire...
    D’où viennent ces chiffres fous qui ne correspondent pas à la réalité ?"
     
    Mais voici aussi ce que m'a envoyé une fidèle lectrice :
     
    "Jean-Dominique, je lis pratiquement toutes vos publications et j’y adhère pour la plupart. Vous lire m’aide chaque fois à placer les choses en perspective et je vous en sais gré. Vous faites un grand travail nécessaire.
     
    J’aimerais partager une expérience personnelle ici : deux membres de ma famille sont depuis quelques jours hospitalisés, l’un en réanimation, intubation (58 ans), l’autre aux soins intensifs (68 ans). Suite à un anniversaire. Rien ne laissait à penser que nous en arriverions là. Et nous y sommes, hélas. Beaucoup ignorent leurs fragilités... ou les cachent. Soyons critiques, doutons, pensons par nous même mais restons vraiment vigilants en matière de responsabilité individuelle. Pour soi, pour l’autre en face de nous. Merci."
     
    avec ma réponse, complétée de celle d'un internaute :
     
    "Je vous adresse toute ma compassion, accompagnée de tous mes vœux de rétablissement pour vos proches. Oui, une épidémie n’est pas rien ! Heureusement les soins prodigués en réanimation ont fait d’immenses progrès depuis avril (cf. vidéo du Dr Louis Fouché à ce sujet) et les perspectives de guérison sont très bonnes. Si on soignait précocement avec l’HCQ encore plus... L'intubation ne se pratique plus normalement: on ré-oxygène prioritairement de façon douce désormais. Bon courage à vous tous et chaleureusement."
     
    Eh oui, la réalité est toujours complexe. Ces deux dernières citations sont les "bordures" du champ de la question qui nous intéresse. Ce qui rend une contribution comme celle de Mme Strohl d'autant plus précieuse et nécessaire. Pour résister à cette simplification abusive qui emporte tout sur son passage...
     
    Bonne lecture !

     

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  • Covid-19(84) - La vérité (politique) du mensonge sanitaire

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    En entremets avant le prochain article du Dr Badel, je suis heureux de reproduire ici quelques extraits d'un passionnant texte en deux volets publié par le philosophe Michel Weber dans France Soir (avec bien entendu le lien vers la publication originale).

    Ce qui nous amène de suite à deux remarques liminaires, en ces jours où il est de salubrité personnelle (et publique) de ne manquer aucune occasion de s'amuser de la cocasserie de certaines choses pour contrebalancer le scandale et la morosité du temps.

    Certains correspondants, m'ayant fait parvenir les plaintes qu'ils ont adressées (à maints sujets et toujours à juste titre) à la RTS en y citant France Soir, se sont vu inoxydablement répéter que l'auguste régie de propagande ne s'abaissait pas à considérer cette publication comme un organe de presse digne de ce nom.

    Impayable de la part d'une régie (publique et financée par une redevance obligatoire) qui trahit de manière systématique depuis des mois sa mission envers la population ainsi que la plus élémentaire déontologie journalistique.

    Il suffit de relire la Déclaration des devoirs et des droits du/de la journaliste édité par le vénérable Conseil suisse de la presse pour être saisi d'une hilarité salutaire, quoiqu'un peu jaune. Si, si, essayez, vous verrez ça fait bien rire, surtout le paragraphe intitulé "Déclaration des devoirs" dont nous citons ici quelques extraits:

     

    • Rechercher la vérité, en raison du droit qu’a le public de la connaître et quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même.
    • Défendre la liberté d’information et les droits qu’elle implique, la liberté du commentaire et de la critique, l’indépendance et la dignité de la profession.
    • Ne publier que les informations, les documents, les images et les sons dont l’origine est connue de lui/d’elle; ne pas supprimer des informations ou des éléments d’information essentiels; ne dénaturer aucun texte, document, image et son, ni l’opinion d’autrui ; donner très précisément comme telles les nouvelles non confirmées; signaler les montages photographiques et sonores.
    • Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des sons, des images ou des documents; ne pas manipuler ou faire manipuler des images par des tiers en vue de les falsifier; s’interdire le plagiat (nous avons aussi ici une pensée compassionnelle pour Heidi News et Léman Bleu...)
    • Rectifier toute information publiée qui se révèle matériellement inexacte.

    ainsi que de nombreuses autres joyeusetés apparemment obsolètes que vous trouverez ici.

     

    France Soir, fonctionnant désormais en coopérative à l'initiative de son directeur de la publication, M. Xavier Azalbert, multiplie les scoops (comme les interviews des responsables de l'étude rétractée sur Lancet ou de Recovery) et les papiers diablement éclairants sur cette désormais pseudo-pandémie.

    Un internaute m'a par ailleurs signalé que Michel Weber est qualifié de philosophe "complotiste" sur Wikipédia.

    De nos jours, si vous n'êtes pas au moins soupçonné de l'être, c'est que vous n'avez vraiment rien compris à la situation. Et que vous êtes donc de bonne foi convaincu que nos bons gouvernements font sincèrement de leur mieux pour lutter contre un très mortel virus qui nous menace tous impitoyablement. Vous apprendrez avec stupéfaction un jour que si vous ne souffrez pas de maladie grave et si vous êtes âgé :

    - de moins de 45 ans, le risque que vous mourriez du Covid est inférieur à celui de mourir foudroyé.

    - de moins de 60 ans, le risque que vous mourriez du Covid est inférieur à celui de mourir noyé.

    Plus toutes sortes d'autres vérités cachées comme le fait que la mortalité causée par la grippe certaines de ces dernières années passées aura été pire que celle provoquée cette année par le Covid, ou la parfaite inutilité de la plupart des mesures (comme le confinement ou le port du masque) pour ralentir ou diminuer l'épidémie. Ou encore qu'il existait des moyens simples pour réduire de moitié le risque individuel de développer une forme grave du Covid ou en mourir, dont nos vertueuses autorités sanitaires et politiques n'ont simplement jamais eu l'idée de nous informer.

    Tout ceci est, encore et toujours, sidérant au possible !

    Voici ce que rappelait ce matin un médecin sur un réseau professionnel :

    Qu'est-ce que la santé ?

    Selon la constitution de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la santé est « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité » et représente « l’un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soit sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale »

    Alors que de nouvelles mesures "sanitaires" sont annoncées, que notre vie sociale est menacée, que la consommation d'anxiolytique, d'antidépresseur augmente ...

    Comment peut-on faire tout ça au nom de la santé ?

     

    En attendant, face à une explosion de tests "positifs" dont son créateur lui-même a admis qu'ils étaient inutiles pour identifier des personnes malades (et grâce à une modification permanente des critères indiquant soi-disant l' "état d'urgence") les gouvernements parviennent à continuer de terroriser la population : 50 à 65% des Français apparaissent demander des mesures plus coercitives tellement ils vivent dans la peur, que ces mesures soient utiles ou non. Et Emmanuel Macron ne devrait pas les frustrer ce soir en annonçant de nouvelles gesticulations liberticides.

    Après avoir prétendu que nous étions "en guerre" (la gestion d'une épidémie n'a évidemment rien à voir), après avoir imposé un laisser-passer (Ausweis) pendant le confinement, voici qu'il semble vouloir imposer un "couvre-feu" évidemment inutile.

    Je laisse chaque Français méditer sur la symbolique déployée par leur président et leur gouvernement. Avec la collaboration active de certains milieux médicaux.

    Michel Weber développe ici une passionnante réflexion historico-politique. Dont je ne partage pas forcément l'intégralité, mais qui interpelle salutairement et force à penser plus loin.

    Exercice qui n'est pas un luxe par les temps qui courent.

    Dans l'extrait que je vais maintenant citer, le philosophe revient sur la corruption des corps politique, médiatique et scientifique, la communication toxique des autorités ainsi que la saisissante faillite de l'expertise soi-disant "médicale" et "scientifique". Des thèmes en effet saillants de ce "désastre" sanitaire et surtout sécuritaire.

    Bonne lecture !

     

     

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  • Communication gouvernementale autour du Covid : autoritarisme, infantilisation et perversité.

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    Quelques nouvelles du front pour commencer : tout d’abord, l’OMS a implicitement reconnu un taux de létalité du Covid-19 encore plus bas que celui que j’avais annoncé (faisant alors scandale !) au mois d’avril. Nous nous situons donc définitivement au niveau d’une épidémie grippale moyenne, avec de surcroît une mortalité alignée sur l’espérance de vie. Ce qui signifie que l’épidémie ne se montre létale, sauf exception, que pour des personnes en fin de vie du fait de leur âge ou de maladies graves.

    Seconde nouvelle : l’OMS a rappelé (elle l’avait déjà timidement fait au mois d’avril) qu’elle ne préconise pas le confinement comme mesure principale de lutte contre l’épidémie. Le docteur David Nabarro, envoyé spécial de l’OMS, professeur en santé globale à l'Imperial College de Londres et spécialiste de la lutte contre l’épidémie d’Ébola, a déclaré qu'il fallait arrêter "d'utiliser le confinement comme méthode de contrôle principale [du coronavirus]", car "le confinement a une conséquence que vous ne devez jamais minimiser et qui rend les pauvres beaucoup plus pauvres".

    Ce qui a entraîné ce commentaire de Me Karin E. Ritmann, avocate :
    C'est fascinant. La très corrompue Organisation mondiale de la santé (OMS) s'oppose maintenant au confinement et reconnaît enfin ses résultats catastrophiques, notamment la mortalité et le désespoir induits :
    "Regardez ce qui est arrivé aux petits exploitants agricoles dans le monde entier... Regardez ce qui arrive aux niveaux de pauvreté. Il semble que nous pourrions bien voir la pauvreté mondiale doubler d'ici l'année prochaine. Il se pourrait bien que la malnutrition infantile ait au moins doublé."
     
    Oui, il fera plus que se pouvoir et cela fait des mois qu’on le dit !

    Dans le même temps, le virologue Pierre Charneau, responsable de l’unité virologie moléculaire et vaccinologie de l’Institut Pasteur, rappelait comme je l’ai souvent répété que le confinement du mois de mars a fait plus de mal que de bien étant donné qu’on avait déjà franchi le pic épidémique : confiner en vase clos personnes infectieuses, personnes saines et personnes à risque était bel et bien une mauvaise option, qui aura fait flamber les cas graves et pas du tout (comme se l’imaginent encore à tort Mauro Poggia et les membres de la « Task Force ») amélioré les choses.

    Enfin, une analyse de la situation en Lombardie révèle qu’au moins 4 décès sur 10 s’étant produit à l’hôpital au gros de la crise n’étaient pas dus au Covid-19. Même Le Temps (qui s’enhardit soudain malgré le risque de se faire à son tour accuser de complotisme) le mentionne, ce qui pourrait être un signe qu’il se remet (enfin) à faire du journalisme.

    Pour finir, on continue de nous brandir le nombre de « cas de Covid-19 » qui serait en explosion alors que les tests PCR ne permettent pas d’identifier les personnes atteintes du Covid (ils signalent des débris d'ARN pouvant avoir appartenu au Sars-CoV-2). On est et reste évidemment dans le registre de la manipulation : parler de « cas (de maladie) » est un grave abus de langage (dont ne se privent hélas ni ceux qui nous « gouvernent », ni la « presse ») dès lors qu'environ 90% des personnes concernées ne sont en fait ni malades ni infectieuses !

    Dernier point à mentionner : ne sommes-nous pas dans cette fameuse « deuxième vague » annoncée prophétiquement depuis mai ? Eh bien non : la progression des cas et leur gravité n’a rien à voir avec la situation de mars-avril et l'immunité collective se construit à grande vitesse. Sachant que 85% des personnes infectées (selon les dernières données) ne sont même pas symptomatiques, c’est évidemment une excellente nouvelle. Répétons, pour le plaisir et avec soulagement, cette heureuse perspective : 85% des personnes qui contractent le virus ne tombent même pas malades et, s’immunisant, protègent les autres.

    Les stratégies adoptées depuis cet été conduisent à retarder l’émergence de cette seule réelle protection ! Il est vrai que les intérêts qui instrumentalisent les politiques publiques voient ce processus naturel d’un très mauvais œil : ce sont des centaines de milliards de dollars de profits vaccinaux qui s’évaporeraient ainsi avec l’acquisition d’une immunité collective.

     

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