Covid-19 : où en sommes-nous actuellement ?!

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Image supra : statistiques de mortalité pour la France (source : Euromomo)

 

Qu'il est difficile d'y voir clair dans cette "seconde vague" pour tout un chacun ! Les conclusions du printemps n'ayant pas été tirées (à dessein ou par incompétence ?), nous voyons exactement les mêmes motifs : abandon des patients à eux-mêmes avant qu'ils décompensent (alors que les soins précoces sont la principale clé du succès thérapeutique), absence de recommandations de prophylaxie et traitement (hormis les mesures autoritaires, arbitraires et largement inutiles), diktats des gouvernements au mépris des principes de santé publique et des droits constitutionnels, communication anxiogène et biaisée des médias, franchement on aurait espéré que cette somme de non-sens ait quelque peu été identifiée et corrigée.

Eh bien non !

Focalisant l'essentiel de son effort à la traque au complotisss et aux règlements de comptes internes à la profession, les médias continuent à marche forcée à balancer des données sans les mettre en perspectives, sans les contraster, bref, sans faire leur élémentaire travail journalistique.

Ce qui prive la communauté du moyen d'y voir clair, ceci alors que les médias reçoivent des aides publiques massives ! On savourera l'absurdité : on finance un secteur dont la responsabilité est d'informer la population alors qu'il ne le fait que peu ou pas.

Les médias nous terrorisent avec la "seconde vague" alors que celle-ci :

a) n'en est en fait pas une ;

b) ne laisse rien voir de fondamentalement inhabituel pour cette période.

Il a fallu (nous l'avons déjà évoqué ici) que de vraies journalistes, Mmes Catherine Riva et Serena Tinari, aillent creuser le sujet sur un média quelque peu marginal pour faire apparaître que les services de soins intensifs des hôpitaux sont dans une situation -et notamment des taux d'occupation- habituels pour cette saison malgré les roulements de tambour qui se succèdent.

Dans Bon pour la tête (qui l'est de temps à autres), Fabien Balli-Frantz arrive aussi à cette conclusion à la fin d'une soigneuse analyse :

« Cette revue de données statistiques ne permet nullement d’affirmer que les services hospitaliers suisses sont actuellement surchargés face à l’épidémie au Sars-Cov2. Cependant, les états de situations régionaux doivent être considérés. En effet, les capacités hospitalières en Suisse diffèrent fortement d’un canton à l’autre et peuvent expliquer des risques de surcharges hospitalières locales et justifier des transferts intercantonaux de patients. »

On voit donc que les mêmes problèmes se posent qu'au printemps, avec la même dramatisation / exagération brouillant les pistes d'une évaluation sereine de la situation.

 

Pourquoi il n'y a pas de deuxième vague

C'est dans la réalité du temps que nommer des éléments de réalité apparaisse négationniste ou conspirationniste aux yeux des bien-pensants se contentant de la médiocre doxa officielle. Je me risque donc à une tentative de plus pour expliciter pourquoi nous ne sommes pas dans une seconde vague.

Je me réfère et renvoie entre autres à l'excellent travail de M. Ivor Cummins, ingénieur biochimiste irlandais, qui tient des chroniques du Covid (en anglais) sur sa chaîne Youtube qui sont des petits bijoux de vulgarisation et de rigueur scientifique : ce que nos médias locaux seraient inspirés de faire s'ils en avaient la compétence. L'épisode ici cité a été sous-titré en français grâce au travail bénévole d'un citoyen belge, M. Johann van der Elst, à qui j'exprime ici ma gratitude.

Pour qu'il y ait deuxième vague, il faudrait qu'il s'agisse du même virus Sars-CoV-2 reprenant de la vigueur en circulant plus largement. Or le variant responsable de l'épidémie du printemps s'est bel et bien atténué au cours de l'été jusqu'à devenir très peu virulent, malgré les dénégations entêtées de notre ministre genevois de la santé.

Des rassemblements de masse, par exemple en Cornouailles (voir photo infra) n'ont donné ni une augmentation des hospitalisations ni des décès au cours des 3 mois qui ont suivi : rien, nada, que pouic !

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Un nouveau variant -identifié à la fois à l'IHU de Marseille et à l'Université de Bâle- est apparu à la fin de l'été puis s'est diffusé en Europe, créant une nouvelle épidémie, restant toutefois d'amplitude modérée.

Nous connaissons bien sûr maintenant beaucoup mieux la bestiole : comme je l'avais écrit dès le mois de mars, elle pose un paradoxe de taille entre sa banalité extrême pour l'immense majorité des gens (86% de personnes infectées asymptomatiques, il faut quand même mesurer ce que cela veut dire en terme d'innocuité !), des formes paucisymptomatiques pour la plupart des personnes qui ne sont pas asymptomatiques... et des formes dramatiques pour une faible minorité des personnes infectées. Un sacré casse-tête à vrai dire, même si cela me s'éloigne pas beaucoup de nombre d'autres infections respiratoires virales. Avec une médiane des décès (en termes d'âge) supérieure à l'espérance de vie !

On nous a donc (à nouveau) terrifiés avec cette seconde vague annoncée comme apocalyptique... alors qu'un monstre petchi règne à nouveau dans les indicateurs et donc les données.

M. Cummins souligne que la croissance des hospitalisations (également confirmée comme habituelle pour cette saison par les articles cités plus haut) est conforme à ce que l'on connaît année après année. Par exemple, comme figuré sur le diagramme suivant (correspondant à l'hiver 2017-2018).

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La pente des mois de septembre - octobre, provoquée alors par les virus respiratoires endémiques, est exactement pareille à celle de cette année. Ce qui questionne la moindre, non ?!

Christophe de Brouwer, professeur et président émérite à l'Ecole de santé publique de l'Université Libre de Bruxelles, avait déjà identifié cette anomalie le 30 octobre dernier, à partir des relevés des médecins généralistes :

Grippe - semaine 43 - Belgique.
Nous avons les résultats vigies des consultations pour syndrome grippal chez les médecins généralistes.
Il y a eu cette semaine 43 (19-25 octobre), 359 consultations/100 000 habitants. C'est en faible augmentation par rapport à la semaine 42 (294). 50% de ces syndrome grippaux se sont révélés positifs aux tests sars-cov-2, mais nous avons vu que le lien entre un test positif et un Covid est problématique, même si ces patients sont automatiquement catalogués Covid.
Par contre ce qui est vraiment anormal (graphique 1 et 2)
 
Les nombres de cas répertoriés de syndrome grippal dus à d'autres causes que influenza/sars-cov-2, tels que le virus respiratoire syncytial, l'adénovirus, le parainfluenza ou pour la bactérie mycoplasme pulmonaire, sont résolument en sous-déclaration. Manifestement, il y a un glissement de syndrome grippal autres causes vers le Sars-cov-2, et ce n'est pas normal.

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Qu'est-ce que cela veut dire ? Que dans la remontée naturelle des infections respiratoires conduisant des hospitalisations depuis septembre, les patients infectés par les virus endémiques en cause ont été pour l'essentiel catalogués et déclarés comme souffrant du Covid ! Confusion favorisée par les tests PCR mal calibrés avec pour résultat, selon les termes de la tribune publiée dans Le Monde par les Dr Didier Sicard et Patrick Guérin, que "des biais amplifient artificiellement le nombre de cas positifs et faussent la perception de la gravité de l’épidémie."

 

Pour celles et ceux qui ont de la peine avec les diagrammes ou les chiffres, l'excellent résumé de Mme Isabelle Duchateau, infirmière belge, est aussi parlant que possible.

Tout ceci est déstabilisant en diable ! Comment y voir clair et comment faire confiance à des autorités (et des médias) qui continuent à nous enfumer. Le propos, bien sûr, n'étant une nouvelle fois ni de nier ni de minimiser la réalité sanitaire, mais de ne pas nous laisser enfourguer de force de nouvelles couleuvres par une présentation probablement malhonnête -ou en tout cas qui doit sérieusement nous questionner.

Tout le monde se souviendra (il s'agit de la mémoire courte) des cris horrifiés des autorités genevoises et des HUG sur l'encombrement sans précédent des soins intensifs de l'hôpital cantonal... Well, voici les données telles que publiées par l'OFSP :

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Eh non, vous ne rêvez pas : 77% d'occupation pour le canton de Genève ! Avec bien sûr des taux approchant la saturation dans certains cantons, mais ce qui est le cas chaque hiver. Mmes Riva et Tinari expliquent dans leur article (dont la lecture est un must read) que

Ce fonctionnement à flux tendu et ses conséquences concernent particulièrement les centres hospitalo-universitaires: en 2017, par exemple, le CHUV relevait dans son rapport annuel que le taux d’occupation «reste (…) proche des 90% aux soins intensifs, alors même que pour des lits de soins aigus, le taux optimal se situerait à 85% ». Dans le même rapport, on découvre qu’entre 2015 et 2017, le taux d’occupation en soins intensifs adultes a oscillé entre 90,9% et 93,4%.

Et qu'une des explications aux alarmes lancées par les hôpitaux romands (mettant en avant de manière dramatique le risque d'en arriver à devoir trier les patients -ce qui se fait aussi de toute manière régulièrement) est à comprendre dans ses motivations réelles :

Dans les comptes-rendus qui ont relayé jusqu’ici les «appels à l’aide» de différents établissements hospitaliers, une information fondamentale a systématiquement fait défaut: la particularité du modèle de financement des hôpitaux helvétiques, dont les revenus dépendent largement des prestations ambulatoires, notamment des opérations électives. Actuellement, des bras de fer opposent différents cantons et le Conseil fédéral, mais aussi Berne et certains établissements. Berne souhaite que les cantons contraignent leurs hôpitaux à renoncer à ces interventions, tout en affirmant clairement qu’il n’y aura pas de compensations financières. Or rappelons que de nombreux hôpitaux avaient demandé en avril de bénéficier du chômage partiel, sans savoir s’ils y avaient droit. Mais il apparaît aujourd’hui que la réponse est négative (1) (2) dans le cas des établissements publics et que ces derniers ne seront pas dédommagés. Les «appels au secours» lancés par certains hôpitaux doivent donc aussi être entendus et lus en fonction de cette toile de fond, et pas seulement en fonction de la pandémie.

Tout ceci fait beaucoup d'obscurités et d'interférences. Renvoyant encore une fois à la défaillance inadmissible des autorités et des médias à nous informer correctement et honnêtement des données sanitaires dans leur réalité.

Les médias en particulier ne remplissant plus ce rôle, c'est sur la toile, sur des blogs d'experts et dans des médias en ligne qu'il faut chercher des éclairages.

 

Une belle source à consulter à volonté pour trouver bien mieux que dans nos piteux médias suisses est le site belge Kairos. M. Annes Bouria, pharmacien nutrithérapeute, diplômé en sciences pharmaceutiques à l’Université Libre de Bruxelles, diplômé du CERDEN (Centre Européen pour la Recherche, le Développement et l’Enseignement de la nutrition) et membre actif du collectif pluridisciplinaire Transparence-Coronavirus pour l’objectivité de l’information et la liberté thérapeutique s'y exprime régulièrement pour donner des analyses extrêmement pertinentes et bien construites de la situation en Belgique.

Avec son accord -dont je le remercie- je republie ici l'analyse qu'il a publiée hier à partir des données du 9 novembre, qui montre des tendances rassurantes. En Belgique comme en France (infra) et en Suisse, les courbes montrent une inflexion déjà bien engagée qui suggère fortement que le pic épidémique est d'ores et déjà dépassé. Sachant que le décours se produit normalement rapidement -une quinzaine de jours sauf mauvaise surprise (il s'agit toujours d'hypothèses et non pas de prédictions !) nous devrions retrouver rapidement des eaux calmes.

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Avec ce motif essentiel à rappeler : les épidémies virales vivent leur vie sans que l'agitation des humains n'y fasse grand'chose. Ici encore (si la tendance se confirme) le franchissement du pic se sera fait avant que les mesures de confinement aient eu le temps de produire le moindre effet -qu'elles n'ont pas de toute manière !

Ce qui n'empêchera pas nos azimutées autorités de prétendre le contraire, selon le narratif de la banane sur la tête. Il s'agit d'un homme qui se promène avec une banane sur la tête pour éviter les accidents de camion. Le temps passant, il se félicite de plus en plus de l'efficacité de son dispositif ! Et si d'aventure il devait se faire renverser par un camion, gageons qu'il dirait, comme nos autorités politiques et sanitaires, que cela prouve simplement qu'il aurait du mettre deux bananes sur la tête.

Comme le soulignait le philosophe Jean-Loup Bonnamy dans une récente tribune publiée dans Le Figaro «Vouloir arrêter une épidémie avec le confinement, c’est comme vouloir arrêter la mer avec ses bras».

C'est encore hélas la position du Conseil d’État genevois et des khmers blancs (comme les appelle le Dr Louis Fouché) qui lui dictent sa conduite, selon l'étonnante révélation faite hier par sa présidente.

 

 

 

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Mise en perspective au sujet de l’augmentation des “cas” Covid et des hospitalisations

 

Recensés par Sciensano, relayés sans filtre par les médias et utilisés par notre gouvernement à des fins politiques, les chiffres nous font quotidiennement tourner la tête. Annès Bouria nous en donne pourtant de façon hebdomadaire une toute autre interprétation, sur la base du rapport épidémiologique Sciensano en date du 09/11/2020.(1)

Ci-dessous, nous allons analyser en A, les graphiques épidémiologiques de la covid publiés par Sciensano, dans l’ordre : 1 le nombre de cas, 2 et 3 les hospitalisations, 4 les patients en soins intensifs, 5 la mortalité.

Également, en annexe, nous avons  : en B, Un graphique publié par Christophe de Brouwer, Professeur à l’Ecole de Santé Publique de l’ULB, représentant l’évolution au cours du temps de l’Indice de gravité reprenant 4 variables (les nouvelles hospitalisations, les hospitalisations, les patients en USI et la mortalité Covid) exprimés en logarithme népérien. En C, Un graphique du taux de positivité des tests PCR issu du rapport Sciensano du 09/11/2020 (voir note de bas de page 1). En D Un graphique des données de mortalité globale de 2016 à 2020 établi par Statbel(2). Et enfin en E, un graphique de la fréquence de l’identification du variant «  espagnol  » du Sars-Cov2 au sein d’échantillons prélevés chez des malades dans divers pays Européens issus de l’étude de Hodcroft et Al.(3)

 

  1. On constate désormais une diminution significative du nombre de tests positifs qui sont passés à 10500 par jour en moyenne hebdomadaire. Il est toujours bon de rappeler qu’il ne s’agit pas toujours de « cas » au sens clinique du terme et que la majorité présente des formes bénignes de la maladie.

Pour connaître a priori la proportion de cas jugés sérieux, l’indice consiste à rapporter le nombre moyen d’admission journalière de 620 patients aux 10500 positifs, cela fait 5,9 % des positifs nécessitant une hospitalisation. Un chiffre en augmentation relative, qui est due au fait d’avoir atteint le pic de cet épisode épidémique, comme nous allons le démontrer plus loin.

Il faut rappeler également que ce pic de positifs n’est absolument pas comparable à celui de mars-avril où l’on ne testait que les patients arrivés à l’hôpital à des stades très avancés. Aujourd’hui, la politique de test reste encore très large, plus de 400 000 tests ont été réalisés la semaine précédente (semaine 44). Le nombre de tests PCR avoisine les 60 000 par jour et près d’un million et demi de tests ont été réalisés durant le mois d’octobre. Au cours de cette campagne de testing massive, la décision de ne plus tester les asymptomatiques fut de bon aloi, car depuis cet été, la politique de testing n’était pas ciblée et l’on détectait majoritairement des porteurs sains dont la contagiosité n’est pas établie(4).

 

  1. En ce qui concerne la courbe des hospitalisations classées « covid », elle commence clairement à montrer des signes d’inflexion. Ceux-ci sont plus nets sur les graphiques dynamiques du monitoring sciensano(5).

Faisons le point avec quelques chiffres : les patients covid occupent actuellement 6900 lits, soit environ 19 % de l’ensemble des lits disponibles en clinique sur tout le territoire (37 000) ou 86 % des 8000 lits potentiellement disponibles pour les cas covid(6). Les 620 hospitalisations quotidiennes moyennes classées «  covid  » pour la semaine du 1 au 8 novembre représentent moins de 52 % des quelques 1200 contact hospitaliers quotidiens pour plaintes respiratoires selon les données de 2017 du SPF Santé publique(7). Pour 620 admissions quotidiennes moyennes environ 550 sorties sont recensées. Le chiffre des sorties rejoint celui des admissions, ce qui est un signe d’inflexion de la courbe des hospitalisations.

A noter également que la répartition des hospitalisations n’est pas homogène : Bruxelles et la Wallonie supportent près de 70 % des nouvelles admissions.

La menace, exposée par les experts, ayant conduit les autorités politiques à durcir les mesures sanitaires, est celle de la saturation des hôpitaux. Bien que la situation soit effectivement très tendue dans les unités covid, le phénomène de saturation des hôpitaux en période de recrudescence des affections respiratoires saisonnières n’est malheureusement pas nouveau, il y eut des épisodes de saturations hivernales en 2017 ainsi qu’en 2019 lors des épidémies de grippe(8)(9). Si l’on veut sonder les raisons de cette saturation chronique des hôpitaux, il est important de tenir compte de la nette diminution des lits disponibles pour les affections aigües dans les hôpitaux depuis 30 ans, ils sont passés de plus de 55 000 à 37 000 malgré l’augmentation de la population et son vieillissement  ! Il serait par ailleurs intéressant d’interroger les autorités pour savoir ce qu’elles ont concrètement mis en place en ce qui concerne les moyens hospitaliers pour faire face à la situation qu’elles redoutaient tant depuis plus de 6 mois.

Outre le fait que la situation en milieu hospitalier et même en ambulatoire est fortement alourdie par des protocoles « covid  » empêchant le personnel médical se concentrer sur sa fonction première qui est de soigner(10)(11)(12), le point essentiel à mettre en évidence est qu’il n’existe absolument aucune politique de prise en charge des patients atteints de la covid en ambulatoire (hors hospitalisation). Dans cette épidémie, les médecins généralistes censés être en première ligne sont mis hors course. Selon les recommandations officielles, ils n’ont qu’une seule tenue de route à suivre en ce qui concerne les cas positifs symptomatiques : isolement, prise de paracétamol et, in extremis, orientation vers un centre hospitalier en cas de détérioration de l’état du patient(13). De l’histoire de la médecine, c’est du jamais vu  ! Cette politique de non prise en charge ne serait-elle pas, entre autres, à l’origine de la sur-fréquentation hospitalière covid ?

Enfin, d’autres points importants sont à ajouter à ce manque manifeste de gestion conséquente en matière de santé publique. Il est à noter que depuis une semaine de confinement, certains services hospitaliers sont anormalement sous-fréquentés pour cette période, notamment les services de pédiatrie(14). Le SPF santé publique a même publié ce 6 novembre un avis sur les réseaux sociaux qui incitait les patients à ne pas hésiter à prendre contact avec leur médecins traitant ou spécialiste en milieu hospitalier car ces derniers voyaient moins de patients que d’habitude(15). En outre, ces situations de confinement répétés font que la télémédecine, bien qu’extrêmement discutable en termes de fiabilité et de déontologie, est en passe de devenir la norme(16).

 

  1. Nous avons vraisemblablement dû faire face à un nouvel épisode épidémique de covid. Cependant, mis à part les tensions hospitalières manifestes, cet épisode est-il de même ampleur que le premier  ? A priori, les courbes d’hospitalisation actuelles dépassent celle du mois de mars, mais Il faut surtout tenir compte du fait que l’apparition des maladies respiratoires saisonnières (automne-hiver) implique davantage de suspicions de cas cliniques covid. Les test PCR, dont la sensibilité très élevée et la spécificité non absolue, ne sauront pas toujours distinguer la covid des autres infections respiratoires saisonnières. C’est le problème des faux positifs.(17)

J’insiste sur le fait qu’il s’agit de faux positifs au sens diagnostique du terme et non pas au sens technique. Le test détecte bien une trace du virus, mais sans que cela ne nous renseigne pertinemment sur l’étiologie de l’état clinique du malade.

La difficulté réside donc dans le fait de distinguer clairement les affections respiratoires saisonnières du covid, chose qui n’est absolument pas possible d’établir avec certitude.

Les patients admis et répertoriés «  covid  » sont-ils tous malades à cause d’une infection au SARS-COV2, ou sont-ils victimes d’autres infections respiratoires tout en étant porteurs du SARS-COV2 sans que ce dernier soit la cause majeure de leur état clinique  ?(18)

Il est important de noter que selon certaines études, en fonction de la sensibilité des tests PCR, jusqu’à 90 % des tests positifs à la détection du SARS-COV2 n’ont aucune signification médicale lorsqu’ils sont systématisés de manière aussi importante. En effet, un article du New York Times fait état de cette proportion très élevée de positifs non pertinents sur le plan clinique lorsque le nombre de cycles d’amplification (CT) de la PCR dépasse 30(19). Et en Belgique, le nombre de cycles d’amplification (CT) de la PCR va de 30 à 35 (voir nbp 17).

Si les cycles CT des PCR réalisés sont trop élevés, les tests sont hypersensibles et ne peuvent donc pas déterminer, même en étant positifs, si le patient est bien malade de la covid.

Tous ces malades étiquetés «  covid  » qu’ils soient réellement atteint ou non de cette maladie, engendreront de fait une saturation rapide du système hospitalier en raison de la lourdeur protocolaire de leur prise en charge.

Ajouter à cela que certains patients admis pour tout autre chose que la covid, subissent des tests PCR, et s’ils sont positifs, ils sont répertoriés “admission hospitalières covid” !

 

  1. Le nombre de patients en soins intensifs (USI) qui suivait également de manière exponentielle les hospitalisations, ne va probablement pas tarder à s’infléchir, ceci se voit également sur les graphiques dynamiques du monitoring Sciensano. Les patients en USI ont atteint à ce jour le nombre de 1464 sur l’ensemble du territoire. C’est à peu près 70 % de la capacité en lits de soins intensifs en Belgique (environ 2000)(20).

Concernant l’état de saturation des unités de soins intensif en Belgique, ce n’est malheureusement pas non plus une situation exceptionnelle. Selon les dires du Docteur Philippe Devos, intensiviste au CHC Liège, lors du pic épidémique de grippe du mois de janvier/février 2020, le taux d’occupation des lits en USI était de plus de 90 %  ! Et ce, par des patients ayant développé des complications à la suite d’un état grippal sévère(21).

La capacité des USI est bien entamée par les cas répertoriés covid. Mais ce qu’il est impératif de mettre en évidence, c’est que les tableaux cliniques covid sont nettement moins sombres qu’en mars/avril. La proportion des patients ventilés a diminué depuis le dernier épisode du mois de mars, et ce sont bien les patients sous respirateurs qui ont les pronostics vitaux les moins bons et qui «  encombrent  » les USI car leur prise en charge s’échelonne sur plusieurs semaines, ce qui réduit les capacités de «  turn-over  » des passages en réanimation. En effet, cette amélioration en termes de «  lourdeur  » des cas est probablement dû à une meilleure prise en charge des patients en amont grâce à une connaissance plus approfondie de la maladie ainsi qu’à l’instauration de traitements comme les anti-coagulants, les corticoïdes ou l’oxygénothérapie qui réduisent les passages en USI et leur gravité.(22)

Il est évident que les protocoles de prise en charge ont changé et que les intubations ne se font qu’en ultime recours. Cette technique médicale très invasive constituait plus de 80 % de la prise en charge des patients covid en USI lors du pic épidémique d’avril, contre environ 55 % aujourd’hui. Et ceci se confirme par une plus faible mortalité covid à l’heure actuelle.

 

  1. La mortalité «  Covid  » a augmenté de manière significative : 173 décès par jour en moyenne pour toute la Belgique, mais semble également être en passe d’atteindre un pic. Actuellement, la mortalité covid quotidienne se stabilise et est redescendue sous la barre des 160 décès ce 9 novembre. Pour rappel, il y a près de 300 morts par jour en moyenne en Belgique toutes causes confondues, et ce chiffre peut monter jusqu’à 400 en période hivernale. Il y avait près de 300 décès par jour au pic de mortalité du mois d’avril. La mortalité est pour l’instant environ 2 fois moins importante que lors du pic précédent.

En ce qui concerne le taux de létalité « instantanée », nous sommes à 1,65 %. Un chiffre en augmentation relative qui, à l’instar de la relative augmentation du taux d’hospitalisation, est dû au fait d’avoir atteint un pic épidémique avec un décalage de deux semaines environ entre le sommet de la détection des cas et celui de la mortalité. Pour avoir une idée plus précise du taux de létalité apparent de cet épisode, l’on peut reporter le nombre de décès au nombre de cas répertoriés depuis la mi-septembre. Environ 375 000 personnes ont été testés positives durant cette période pour un décompte total de 2600 décès, ce qui porte le taux de létalité apparent de cet épisode automnal à 0,7 %. Un taux de létalité conforme au taux de létalité réel de la covid retrouvé dans la littérature selon les estimations de l’OMS.(23)

On constate donc, fort heureusement, une augmentation de la mortalité Covid plutôt faible par rapport aux autres indicateurs, ce qui est un indice majeur d’une moindre gravité de cet épisode par rapport au pic de mars/avril. Je vous renvoie donc au graphique D qui concerne les données de mortalité générale  : il n’y a, jusqu’au 25 octobre, qu’une notable mais relativement faible surmortalité générale par rapport aux trois années précédentes en ce qui concerne cet épisode épidémique d’automne 2020. Bien que la mortalité de cet épisode risque sans doute d’encore se démarquer dans les jours suivant le 26 octobre, elle sera sans commune mesure avec le pic de mars /avril.

Le pic épidémique de cet épisode automnal semble avoir été atteint aux alentours du 23 octobre, comme on peut le constater sur le graphique B publié par Christophe de Brouwer, Professeur à l’Ecole de santé publique de l’ULB, qui représente l’indice de gravité covid reprenant 4 variables (les nouvelles admissions, les hospitalisations, les patients en USI et la mortalité covid) en fonction du temps. L’inflexion de cet indice de gravité, rendant compte de plusieurs paramètres souvent décalés au cours du temps, a bien lieu durant la fin de la semaine 43 (du 19 au 25 octobre).

Ceci est tout à fait corroboré par le graphique Sciensano en C où un paramètre majeur de la quantification d’un épisode épidémique, à savoir le taux de positivité des tests covid, atteint son pic peu après le 23 octobre.

S’il est communément admis qu’il s’écoule généralement un délai de 10 à 15 jours entre des mesures sanitaires prises pour limiter la propagation du Sars-Cov2 et ses effets escomptés(24), l’impact de ce nouveau confinement sur l’évolution de l’épidémie est fortement discutable pour ne pas dire absolument nul. On pourrait tout au plus attribuer un éventuel effet des mesures prises début octobre, mais celui-ci reste à démontrer. Il n’en reste pas moins que les mesures les plus coercitives prises après la seconde moitié d’octobre ne peuvent pas être à l’origine de l’inflexion des indicateurs constatés à l’heure actuelle. Le plus évident est que ce pic épidémique d’automne s’est exprimé au travers des divers indicateurs sous la forme d’une banale courbe en cloche sur laquelle les restrictions imposées à la population n’eurent vraisemblablement que peu d’effet.

S’il est communément admis qu’il s’écoule généralement un délai de 10 à 15 jours entre des mesures sanitaires prises pour limiter la propagation du Sars-Cov2 et ses effets escomptés, l’impact de ce nouveau confinement sur l’évolution de l’épidémie est fortement discutable pour ne pas dire absolument nul

Quelle serait donc l’origine de cette recrudescence épidémique  ? L’une des hypothèses semblant se confirmer par diverses constatations et études épidémiologiques est que l’Europe occidentale aurait été frappée par une variante du Sars-Cov2 originaire d’Espagne, puis diffusée à travers les autres pays vers la fin de l’été(25) (voir aussi nbp 3).

Ci-dessous, pour bien illustrer le phénomène, un graphique de la fréquence de l’identification du variant en question au sein des échantillons prélevés chez des malades dans divers pays Européens.

 

Résumé des indicateurs clés*  :

Taux d’hospitalisation (nombre d’hospitalisation par cas recensés)  : 5,9 %

Proportion des patients hospitalisés en réanimation  : 21 % (1,3 % des cas)

Proportion des patients en réanimation sous respirateurs  : 57 % (0,74 % des cas)

Taux de létalité instantanée (nombre de décès par cas recensés)  : 1,65 %

Taux de létalité apparent de l’épisode automnal (depuis le 15 septembre)  : 0,7 %

Age médian des décès  : 79 ans

*Moyennes sur la semaine du 01/11 au 08/11. Les 4 premiers chiffres sont en augmentation relative dû au décalage dans le temps entre le pic de détection des cas et les pics des hospitalisations, des patients en USI et de la mortalité.

 

En conclusion

On peut à présent constater un début d’inflexion des indicateurs d’hospitalisations et de mortalité dans la foulée d’un pic de détections de «  cas  » (positifs PCR). Les prémices de cette inflexion et à fortiori ce pic épidémique ont eu lieu durant la semaine 43 (du 19 au 25 octobre) soit bien avant les effets escomptés des mesures les plus coercitives prises par les autorités à la fin du mois d’octobre.

Il semble très probable que le SARS-Cov2 prenne une tendance à la saisonnalité et qu’une variante particulière du SARS-Cov2 soit à l’origine de ce pic épidémique d’automne. Contrairement à ce que la doxa politico-médiatique voudrait distiller, cette recrudescence de l’épidémie n’est pas due à un « relâchement des comportements du citoyen » mais à une évolution classique, identifiable et quantifiable de la dynamique de l’épidémie virale.

En tout cas, force est d’admettre que l’efficacité des mesures prises depuis la mi-octobre sont extrêmement discutables sur le plan scientifique. Sans parler de leurs conséquences médicales et socio-économiques, ainsi que leur illégitimité en matière démocratique et constitutionnelle . Dans une fuite en avant inconsidérée, notre gouvernement appuyé par une expertocratie unanime et dogmatique a plongé le peuple dans un nouveau confinement aux lourdes conséquences, sans réellement analyser la situation ni attendre l’évolution de la situation épidémiologique.

Contrairement à ce que la doxa politico-médiatique voudrait distiller, cette recrudescence de l’épidémie n’est pas due à un « relâchement des comportements du citoyen » mais à une évolution classique, identifiable et quantifiable de la dynamique de l’épidémie virale

A rappeler que, primo, l’efficacité du confinement n’est nullement démontrée. Les pays ayant appliqué cette mesure de manière drastique sont parmi ceux qui ont les taux de mortalité par habitant les plus catastrophiques en Europe : Belgique, Espagne, Italie, Royaume Uni et France. Ajouter à cela qu’une étude de séroprévalence menée par les autorités Espagnoles sur plus de 60 000 sujets a montré que les personnes confinées ont été d’avantage contaminées que les personnes ayant continué leurs activités professionnelles dans les secteurs essentiels. Des données, confirmées par une autre étude italienne, qui peuvent légitimement mettre en doute la stratégie du confinement comme solution pour faire face à l’épidémie(26)(27).

Et secundo, les dégâts collatéraux en terme sanitaire d’une telle stratégie semblent faire pencher la balance du côté des risques plutôt que des bénéfices. Comme le montrent plusieurs études britanniques qui mettent en évidence une recrudescence sans précédent de cancers tardivement diagnostiqués et de conséquences lourdes sur des pathologies non prises en charge comme les accidents cardiovasculaires. Sans compter les suicides, dépressions et la recrudescence des violences intra-familiales(28).

Par ailleurs, le phénomène de saturation des hôpitaux publics semble d’avantage imputable au manque chronique des ressources hospitalières qu’à la gravité intrinsèque de la covid (au vu de la proportion des cas graves ainsi que de la faible létalité actuelle). Néanmoins, les autorités persistent dans une dialectique culpabilisante du citoyen rendant ce dernier unique responsable des évolutions de l’épidémie ainsi que des tensions hospitalières. Ce qui constitue une stratégie politique extrêmement fallacieuse et malhonnête en termes de transparence quant à la complexité des tenants et aboutissants de cette crise sanitaire.

Quelle est la légitimité ainsi que l’impact réel des mesures gouvernementales appliquées récemment compte tenu de l’évolution favorable de cet épisode épidémique ? 

Nous persistons dans l’opinion qu’il est d’une impérative nécessité de mettre en place une stratégie sanitaire proactive et réfléchie au regard de la balance risques/bénéfices (d’un point de vue non seulement sanitaire, mais également économique et social).

 

Il faudrait :

  1. remettre sur le devant de la scène les médecins généralistes en première ligne. A la condition préalable et sine quo non d’alléger leurs charges protocolaires administratives afin de leur permettre une autonomie quant à la prise en charge des patients covid en ambulatoire. Promouvoir leur capacité à soigner les formes moyennement graves par des associations d’antibiotiques (azithromycine/cefuroxime), d’hydroxychloroquine si tel est leur choix, par l’administration de corticoïdes, d’anticoagulants de manière préventive, voire pour les formes plus avancées d’avoir recours à l’oxygénothérapie à domicile. Le tout sous un suivi de proximité attentif et avisé  ;
  2. diriger une prophylaxie ciblée vers les personnes à risques et ne réserver les tests et les hospitalisations qu’aux cas où cela est jugé nécessaire par le médecin traitant. Favoriser la supplémentation en vitamine D, en Zinc, en magnésium, en sélénium et en vitamine B12 souvent en déficit chez les personnes âgées et dont l’apport permettrait de réduire les formes graves de covid selon plusieurs études cliniques(29)(30).

Enfin, la remarque la plus importante  : Quelle est la légitimité ainsi que l’impact réel des mesures gouvernementales appliquées récemment compte tenu de l’évolution favorable de cet épisode épidémique ? 

Cette question mérite d’être portée aux divers ministères ayant la gestion de la crise sanitaire comme prérogative tant son implication revêt une importance majeure pour le quotidien et l’avenir des citoyens.

Merci pour votre lecture.

Annes Bouria

Pharmacien – Membre du collectif Transparence-Coronavirus

https://www.transparence-coronavirus.be/

 



Graphique publié par Christophe de Brouwer, Professeur à l’Ecole de Santé Publique de l’ULB, représentant l’évolution au cours du temps de l’Indice de gravité reprenant 4 variables (les nouvelles hospitalisations, les hospitalisations, les patients en USI et la mortalité Covid) exprimés en logarithme népérien.
Graphique du taux de positivité des tests PCR issu du rapport Sciensano du 09/11/2020

 

Graphique des données de mortalité globale de 2016 à 2020 établi par Statbel

 

  1. https://covid-19.sciensano.be/sites/default/files/Covid19/COVID-19_Daily%20report_20201108%20-%20FR.pdf
  2. https://statbel.fgov.be/fr/visuals/mortalite?fbclid=IwAR0_8aNxz_F2Zc0E7wgdNjIRMLsn6qOei4_K477I8Bw2qxRR55Lokm-BVEQ
  3. https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.10.25.20219063v1
  4. https://www.industrie-techno.com/article/les-tests-rt-pcr-du-covid-19-se-revelent-etre-de-tres-mauvais-tests-de-contagiosite.61389?fbclid=IwAR2xqlwHywpMsjf_wFKarck6HuuJQxDXegak29k8EstFZ2waDJHkF6g1Xg8
  5. https://datastudio.google.com/embed/reporting/c14a5cfc-cab7-4812-848c-0369173148ab/page/uTSKB
  6. https://www.medi-sphere.be/fr/actualites/soins-intensifs-priorite-au-transfert-de-patients-avant-d-augmenter-la-capacite.html
  7. https://www.healthybelgium.be/images/Donne%CC%81es_Phares_Soins_de_sante%CC%81_2019_pdf.pdf?fbclid=IwAR2JmEdwq5MvPWteuh7_1MZiTbiGr1rOdv8oaKcPxveQfTZWgw-zyVnH2eA
  8. https://www.rtbf.be/info/regions/detail_grippe-et-chutes-les-hopitaux-du-hainaut-sont-pleins-a-craquer?id=9506451&fbclid=IwAR1k2fDJ7cwbAakMDmE8iuJH0VG4jG2zaSULBwp6nt4rMQ7igyf7E1WETP0
  9. https://bx1.be/news/nombre-de-cas-de-grippe-continue-daugmenter/
  10. https://www.rtbf.be/info/societe/onpdp/detail_les-generalistes-du-brabant-wallon-pourraient-partir-en-greve?id=10608597
  11. https://covid-19.sciensano.be/sites/default/files/Covid19/COVID-19_procedure_hospitals_FR.pdf
  12. https://www.rtbf.be/info/societe/detail_coronavirus-en-belgique-entre-preparation-et-inquietude-l-idee-de-l-hospitalisation-a-domicile-des-patients-atteints-du-covid-divise?id=10618628
  13. https://covid-19.sciensano.be/sites/default/files/Covid19/COVID-19_procedure_GP_FR.pdf
  14. https://www.lavenir.net/cnt/dmf20201102_01525713/l-appel-des-pediatres-aux-parents-nos-services-ne-sont-pas-debordes-venez-avec-vos-enfants
  15. https://www.facebook.com/santebelgique/posts/3438647496191000
  16. http://www.vivreici.be/article/detail_les-soins-de-sante-a-distance-sont-employes-par-six-belges-sur-10?id=456171
  17. https://www.rtbf.be/info/societe/detail_coronavirus-vous-avez-un-test-pcr-positif-et-vous-ne-l-etes-peut-etre-pas-ou-vous-n-etes-pas-contagieux?id=10578123
  18. https://plus.lesoir.be/329481/article/2020-10-05/coronavirus-pres-de-la-moitie-des-cas-positifs-cet-ete-etaient-des-anciennes
  19. https://www.nytimes.com/2020/08/29/health/coronavirus-testing.html
  20. https://www.medi-sphere.be/fr/actualites/5-678-patients-hospitalises-en-belgique-dont-1-245-aux-soins-intensifs.html?fbclid=IwAR3c3tcYzEhb-vNgNMzCaIIjVRX7Mb7M35zrBxGD4BZWTFhnk_CSOB8qvHY
  21. https://www.lalibre.be/debats/opinions/coronavirus-sans-mesures-de-precaution-drastiques-on-risque-d-avoir-850-000-personnes-infectees-et-50-000-morts-en-belgique-5e5cf60f9978e23106a0bfd9
  22. https://www.europe1.fr/sante/coronavirus-la-prise-en-charge-des-patients-sameliore-chaque-jour-un-peu-plus-3987417
  23. https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/333842/WHO-2019-nCoV-Sci_Brief-Mortality-2020.1-fre.pdf
  24. https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-premier-ministre-a-la-chambre-adapter-les-protocoles-sanitaires-et-attendre-l-effet-des-mesures-prises-la-semaine-derniere?id=10615023
  25. https://www.france24.com/fr/europe/20201030-covid-19-sur-la-piste-de-la-folle-propagation-d-une-souche-espagnole-du-virus
  26. https://www.mediterranee-infection.com/efficacite-du-confinement-et-etude-de-prevalence-serologique-en-espagne/# :~:text=Efficacit%C3%A9%20du%20confinement%20et%20%C3%A9tude%20de%20pr%C3%A9valence%20s%C3%A9rologique%20en%20Espagne,-Accueil%20Efficacit%C3%A9%20du&text=Une%20%C3%A9tude%20a%20%C3%A9t%C3%A9%20men%C3%A9e,anticorps%20contre%20le%20COVID%2D19.&text=Source%20%3A%20Estudio%20nacional%20de%20sero,%2DCOV%2D2%20en%20Espana
  27. https://www.istat.it/it/files//2020/08/ReportPrimiRisultatiIndagineSiero.pdf
  28. https://www.spectator.co.uk/article/the-growing-evidence-on-lockdown-deaths?fbclid=IwAR3v_Dng9pU3hFR-X-c8kSXzjzZJzS_TTiwDuJHctn4cLHytnP_nO3DY4WU
  29. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0899900720303002?fbclid=IwAR2LhYqA0asTANqWpPm-wGacJeq-Jwc2KIP8D9MM6hWfkfbpBP4m9NRZjLo
  30. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7468884/
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