• Paniques anticomplotistes

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    Je suis heureux de partager ici les premiers paragraphes et le lien vers un article remarquable de Frédéric Lordon, économiste et philosophe, chercheur au Centre de sociologie européenne et directeur de recherche au CNRS.

    Le déluge de boue déversé sur Hold-Up par les médias et les bien-pensants aura eu un avantage : celui de donner de la matière à analyse et réflexion quant à ce formidable unanimisme (selon la judicieuse expression, à nouveau, du Dr Thierry Gourvénec) des médias, sans précédent en démocratie.

    Des commentaires avisés (et bien plus intéressants que la propagande monomanique qu'ils analysaient) ont pu être rédigé et -enfin- ouvrir un petit coin de débat.

    A ce sujet, un projet de débat public entre le Dr Astrid Stuckelberger et votre serviteur d'une part et le Dr Samia Hurst et un autre membre de la Task Force de l'autre, proposé par trois médias romands (Bon pour la tête, l'Antipresse et L'Impertinent média) et porté par deux journalistes de renom (Romaine Jean et Michel Zendali) a tourné court par refus de vous devinez qui. Étant donné les incohérences massives (et les conséquences graves) des avis de la Task Force, on comprend que ses membres ne s'empressent pas de venir justifier l'indéfendable face à des interlocuteurs sachant de quoi ils parlent.

    C'est évidemment petit, mais Didier Pittet, Daniel Koch et Virginie Masseret se sont également défilés lorsque la demande leur fut ensuite adressé. Le courage est une denrée rare par les temps qui courent... Et on comprend certes qu'il soit plus confortable d'aller déblatérer devant les passeurs de pommade et de plats de la RTS ou des "contradicteurs" connaissant au fond peu ou mal le domaine sanitaire.

    Heureusement, des penseurs dignes de ce nom restent capables d'enjamber le mantra obsessionnel "complotistes !" dont Jean-Marie Bigard, dans un coup de gueule certes coloré, rappelle qu'il est un peu gonflé de le sortir à tout va étant donné les dérives gravissimes auxquelles on assiste.

    Après donc les excellents papiers de Slobodan Despot et de Louis Fouché, ainsi que d'Hélène Strohl, je suis heureux de proposer celui de Frédéric Lordon au libre esprit des lectrices et lecteurs de ce blog.

    Celles et ceux qui préfèrent se faire dire quoi penser savent où chercher - et ont hélas l'embarras du choix !

     

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  • BIENVENUE EN UNION-COVIEDIQUE !

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    "Le temps est fou.

    Ce n'est plus de la science. Ce n'est plus du droit. Ce ne sont plus des mesures sanitaires.

    Cela relève de la psychiatrie collective."

    Telles sont les paroles fortes mais de plus en plus évidentes proférées par Me Fabrice di Vizio, avocat du Pr Didier Raoult, dans un entretien de derrière les fagots à TV Libertés -dont je conseille vivement le visionnement.

    Il y nomme -avec sa pensée juridique implacable- l'incroyable totalitarisme religieux dans lequel nous sommes entrés, faisant passer des mesures délirantes comme scientifiques et sanitaires là où elles n'ont vraiment plus rien de ces deux qualificatifs.

    Le "Conseil scientifique" en France et la "Task Force" en Suisse ne font plus qu'une pathétique pseudo-science abusive et totalitaire, reprise en boucle par des "faiseurs d'opinions" comme des professeurs d'université, des médecins cantonaux ou rédacteurs de "revue médicale", en plein hygiénisme et en pleine perte de repères éthiques.

    La santé publique (c'est bien connu des spécialistes) était à risque de devenir une nouvelle religion avec ses dogmes, ses fatwas et ses lapidations. J'avais -pour ceux que l'éthique en santé publique intéresse- invité le Pr Raymond Massé, alors directeur du Département d’anthropologie de l'Université Laval de Québec, à donner une conférence à Genève sur ce sujet en 2001 (dont le compte-rendu se trouve ici). Voici par exemple ce qu'il exprimait  :

    "Sans nier les importantes contributions de la santé publique au bien-être physique et mental des populations, une analyse critique de cette vaste entreprise sanitaire montre que ces succès reposent sur un ensemble de proscriptions (interdits divers parfois sanctionnés par des réglementations) et de prescriptions (de comportements sains, d'habitudes de vie, voire d'une philosophie de vie saine) dont le succès repose sur le développement d'une « culture sanitaire ». Confrontée à un certain plafonnement des retombées de ses mesures de promotion et de prévention, la santé publique peut être tentée de pousser au-delà d'un seuil de tolérance « acceptable » son entreprise de contrôle socio-sanitaire. Certains sociologues et anthropologues tels Petersen et Lupton voient ainsi la santé publique comme une forme de « religion séculaire » dans le cadre de laquelle de nouveaux prêtres (les professionnels de la santé publique) définissent les voies impénétrables (pour le citoyen non initié à l'épidémiologie du risque) du salut sanitaire à travers l'identification de péchés séculiers (exposition volontaire aux facteurs de risque, refus de modifier des comportements à risque). Ces professionnels seraient,plus ou moins consciemment, plus proches des missionnaires prosélytes que des scientifiques neutres et désintéressés qu'ils croient être (Metcalfe, 1993 : 41)."

    Il ajoutait :

    (...) Ces positions ont le mérite de recentrer la réflexion sur ce qui apparaît être le noyau dur des enjeux éthiques générés par la santé publique, soit la promotion, via des moyens coercitifs ou des pressions à caractère proprement moral, d'une conformité à des comportements et des manières de vivre promus au rang de conditions obligées du salut sanitaire. Cet impératif de « bienfaisance » (on agit toujours pour le bien d'autrui, par bonté) expose, en fait, la santé publique à des dérapages paternalistes caractérisés par l'interférence entre des pratiques préventives promues au nom de l'intérêt supérieur de la santé et le droit de décider ce qui est pertinent pour soi. L'un des lieux d'expression de la crise des systèmes de santé publique est donc la résistance qu'oppose une population profondément marquée par les valeurs de droits individuels et la quête du bien-être, aux valeurs et aux normes promues par la santé publique. La crise est donc en partie « éthique »; elle oppose la valeur fondamentale voulant que « tous ont le droit de décider ce qui est pertinent pour eux » et le paternalisme des pratiques préventives imposées.

    (...)

    L'un des lieux importants des enjeux éthiques en santé publique est justement cette construction culturelle du blâme et des jugements moraux posés sur les groupes « à risque » (Coughlin et Beauchamp,1996). Elle passe par une culpabilisation de la victime et une intériorisation de l'impératif d'auto-contrôle."

    Nous sommes actuellement dans bien pire que ce décryptait à l'époque Raymond Massé : nos états (même la Suisse !) adoptent des législations liberticides, violant nombre de droits constitutionnels et fondamentaux. Le tout en s'appuyant sur des "comités d'expert" qui non seulement n'ont aucune légitimité démocratique, mais ne font même plus rien qui s'apparente à de la science comme le relève avec une lucidité cinglante Me di Vizio.

    "Se réveiller, c'est maintenant !" pour parler comme le malheureux François Hollande...

    La santé psychique de la population est en plein effondrement comme résultat des mesures absurdes et infondées prises depuis des mois et des mois par nos sociétés. On constate en certains endroits un  doublement des tentatives de suicide chez les jeunes, conséquence évidemment directe de la Covidose délirante de nos gouvernants et des fanatiques qui les conseillent. Quand le rédacteur en chef de la Revue médicale suisse, Bertrand Kiefer, ose venir raconter que si nous avons connu une recrudescence saisonnière en octobre-novembre, c'est parce que les citoyens (et les jeunes en particulier) se sont mal comportés ("se sont relâchés") en juillet, c'est non seulement FAUX (les courbes épidémiques sont alignées entre les pays, y compris ceux avec les mesures les plus coercitives !) mais c'est même franchement maltraitant.

    Relâchement ?!.png

    Tant que le délire dure, de tels individus ont l'oreille des médias et du public. Quand celui-ci sera passé, on leur demandera des comptes quant à une telle cécité en matière de santé publique.

    Je suis heureux (pour alléger l'ambiance mais aussi remettre un peu d'ordre et de bon sens) de redonner ici la plume à cette médecin-psychiatre anonyme qui a déjà partagé avec nous différents textes. Elle nous propose ici un petit test sur la Covidose et l'Union Coviédique souhaitées par les hygiénistes et les pseudo-scientifiques de tous bords.

    Un texte qui fait du bien... et dont je la remercie chaleureusement de me l'avoir adressé pour que je puisse le partager avec les lectrices et lecteurs de ce blog.

    Peut-être à ce stade faudrait-il surtout mobiliser une "Task Force psychiatrique" pour s'occuper de nos autorités, des médias et des pseudo-scientifiques qui sévissent à bien plaire.

    Si cette introduction vous laisse avec un malaise ou des doutes (ce qui est normal étant donné son ardeur), de grâce, écoutez l'entretien de Me di Vizio et lisez le texte qui suit...

     

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  • Recette pour une pandémie perpétuelle et référendum urgent !

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    Les autorités (dans nos différents pays) jouent d'un sacré double paradoxe, de ceux qui ne font pas du bien : d'une part, alors que la loi telle qu'elle existe leur fournit déjà tous les moyens dont elles disent avoir besoin pour gérer une endémie comme celle à laquelle nous faisons face, elles prétendent qu'un droit d'exception durable serait pourtant nécessaire.

    Et alors que ces nouveaux droits d'urgence en voie d'être imposés présentent certaines caractéristiques de systèmes totalitaires, elles nous invitent à nous rassurer (et à avaler docilement la pilule) au motif que, précisément, nous ne sommes pas en dictature.

    Le débat helvétique est un modèle du genre : la loi Covid prévoit ainsi expressément la possibilité d'imposer une vaccination généralisée - contraire au droit de la santé telle que la déclaration de Nuremberg, au sortir de la guerre et des atrocités nazies, l'avait coulé dans le bronze : nul acte médical ne peut être imposé de force à quiconque contre son gré !

    Or on nous explique depuis qu'il est hors de question qu'une vaccination générale soit imposée. Peut-être (et alors tant mieux) mais alors pourquoi diable inscrire cette possibilité dans la loi ?!

    On connaît la pente (c'est la tactique du pied dans la porte du vendeur d'aspirateur) consistant à proposer une mesure prétendument utile. Puis, les journalistes (qui ressemblent de plus en plus dans les médias mainstream à de vulgaires VRP des pharmas) commencent à demander à leurs invités triés sur le volet s'il ne conviendrait pas quand même de rendre ces mesures obligatoires étant donné la mauvaise volonté (et donc la mauvaise influence) des mauvais esprits.

    On rejoue de la peur de la mort un grand coup et hop ! le tour est joué, la population effrayée comme une harde de biches, d'hères et de faons de se précipiter dans les filets du chasseur...

    Je partage donc ici le lien vers le site du référendum helvétique contre la loi Covid-19 qui foule aux pieds plusieurs garanties fondamentales de notre état de droit et de la constitution fédérale. Tout démocrate digne de ce nom devrait à mon sens le signer, quelle que soit sa position sur la loi en question. Parce qu'un objet de cette importance, dans une démocratie semi-directe, doit être décidé par la volonté du peuple souverain et non des parlementaires lourdement influencés par les lobbies.

    En apéritif, je re-publie (avec son aimable autorisation, dont je le remercie) un petit texte fulgurant d'esprit et de pertinence du psychanalyste et philosophe Michel Rosenzweig.

    Ce bel esprit fait partie des nombreux interviewés du film Hold-Up. Il faudrait vraiment être totalement perméable à la désinformation mise en œuvre par les médias pour voir en lui (comme dans les autres intervenants) un complotiste croyant que la terre est plate.

    Son "entretien long format" publié il y a peu par les producteurs du film, vaut vraiment le détour pour quiconque cherche à mettre de la pensée complexe et de l'intelligibilité dans la compréhension de ce qui nous arrive. Les autres peuvent bien sûr continuer à biberonner TF1, BMFTV, la RTBF ou la très médiocre RTS...

    "Nous avons le droit d'être intelligents" clamait récemment un fameux professeur. Aujourd'hui, c'est même un devoir devant les forces délirantes  et destructrices qui mènent le bal. Merci donc à Michel Rosenzweig et aux Amis de la Constitution de partager avec nous l'antidote à cette recette perverse.

     

     

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  • Lettre ouverte d'un citoyen suisse à M. Alain Berset au sujet du Remdesivir...

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    Je suis heureux de partager aujourd'hui la lettre envoyée par un citoyen helvétique à notre ministre de l'Intérieur (incluant en Suisse la santé) au sujet de la politique pour le moins étonnante de la Confédération en matière de médicamentation anti-Covid.

    Je me suis suffisamment épanché ici sur le scandale de la diffamation d'une certaine molécule pour renoncer à y revenir une fois de plus. L'autre "bras" du scandale réside bien dans l'homologation précipitée et injustifiée d'une autre molécule, lucrative à souhait (US$ 2'000- 3'500 pour 5 jours de traitement, à comparer avec un prix de revient de $10 !). Dont les études ont fini par conclure à la parfaite inutilité (doublée d'une toxicité rénale semble-t-il élevée) à la fin du mois d'octobre, alors que cette fin était plus que probable dès le mois de mars !

    Swissmedics (toujours préoccupé exclusivement de la santé de la population, voyons !) s'étant empressé de l'autoriser, il est légitime de relever que cela pose tout de même moindrement question.

    Encore plus chez nos infortunés voisins (qui n'en auront pas raté une dans la construction du désastre) puisque l'Union européenne (toujours préoccupée exclusivement de la santé de la population, voyons !) aura commandé pour 1 milliard d'euros de ce poison alors que son inutilité était semble-t-il d'ores et déjà confirmée. Le gouvernement français (je retiens ici tout qualificatif) ne trouvant rien de mieux que d'inciter les médecins et hôpitaux à le prescrire quand même et le leur mettant à disposition au passage gratuitement pendant qu'il continuait à poursuivre de sa haine le Pr Raoult, l'IHU de Marseille et l'autre remède (dont on ne doit pas prononcer le nom si on ne veut pas être censuré par les "organes de presse" payés et instruits à cette fin par MM. Zuckerberg et Gates.)

    Vraiment rien de louche dans tout cela ? Mais non voyons... la science est faite de glorieuses incertitudes comme nombre de correspondants me l'ont martelé pour botter en touche d'une vraie saga criminologique !

    Un monsieur m'a donc fait parvenir le courrier qu'il vient d'envoyer à notre Conseiller fédéral pour lui demander quelque éclairage sur ce qui ressemble bien au volet helvétique de cette magouille, forcément moins tonitruante et flamboyante que chez nos voisins français, mais guère moins questionnable !

    J'ai trouvé cette lettre suffisamment intéressante et bien tournée pour solliciter de son auteur l'autorisation de la re-publier ici - dont je le remercie chaleureusement.

    J'ai en effet une tendresse particulière pour cette démarche civique par laquelle un "simple citoyen" (l'auteur est certes ingénieur en microtechnique et titulaire d'un master en sciences sociales portant sur la santé et la science) interpelle ses autorités en leur demandant, avec civilité mais sans complaisance, de s'expliquer sur certaines décisions qui demandent en effet à l'être.

    Bien des personnes se sentent aujourd'hui démunies et même sacrément déprimées devant l'inexorable marche en avant de ce qui ressemble trait pour trait à une grosse magouille - sanitaire sur le dessus mais financière et sociétale en-dessous. La population est brutalisée de multiples manières, qui ont comme caractéristique commune de s'éloigner autant que faire se peut des pratiques reconnues et validées en santé publique et gestion d'une épidémie respiratoire.

    Devant les progrès au pas de charge des mesures liberticides, autoritaires et nocives pour la santé imposées par les autorités de nos pays, beaucoup se demandent comment agir pour protéger les droits fondamentaux individuels et publics.

    Je dois dire que j'aime beaucoup l'idée d'une révolution épistolaire et pacifique. Nous pouvons certes braver en masse les couvre-feus (j'y suis favorable), manifester au risque des abus de pouvoir désormais encouragés de la soldatesque, mais imaginons : que se passerait-il si l'Elysée recevait un million de lettres de protestation chaque jour que Dieu fait ?!

    Si l'on imagine (confortablement) qu'une dizaine au moins de millions de Françaises et de Français sont indignés par les mesures absurdes et abusives prises par Emmanuel Macron et ses sbires, il suffirait que chacun(e) envoie une lettre de protestation tous les dix jours à l'autocrate en culotte courte pour noyer le Palais sous un puissant flot de protestations.

    C'est une idée -il faudra en trouver de nombreuses pour mettre en échec cette sombre histoire et déborder les verrous de la presse aux ordres et de l'hyper-contrôle de l'information.

    Dernier point : l'auteur a préféré accepter ma proposition de ne pas dévoiler son identité. Votre serviteur est suffisamment bien placé pour savoir ce qu'il en coûte aujourd'hui d'oser énoncer un point de vue autre. Les attaques sont soit génériques (comme dans un édito de la Julie de ce matin, bien inquiétant dans son contenu...) soit évidemment -c'est de loin le plus courant désormais- ad hominem.

    Ceci dit : bonne lecture ! Et à vos plumes si le cœur vous en dit.

     

     

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  • Covid - Faut-il dé-confiner ? Oui et en super-urgence.

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    Je suis profondément heureux de pouvoir partager ici une nouvelle fois (avec son accord, dont je le remercie chaleureusement) les analyses du Pr Christophe de Brouwer au sujet du Covid.

    J'ai déjà eu l'occasion de dire tout le bien que je pense de son travail, qui est, "simplement", de la très belle ouvrage en santé publique selon les règles de l'art et les connaissances acquises au cours des dernières décennies. Le Pr de Brouwer (président émérite de l’École de santé publique de l'Université Libre de Bruxelles) a publié en temps réel sur sa page Facebook un décryptage épidémiologique de cette dite "deuxième vague" - en fait un épisode de saisonnalité avec toutefois certaines caractéristiques inattendues- particulièrement éclairant.

    Tout l'intérêt de cette production (en plus bien entendu d'aider à comprendre la réalité des faits, ce qui n'est pas courant par les temps qui courent) est de donner à voir et à comprendre comment la compréhension s'élabore et émerge dans cette discipline scientifique.

    Avec, bien sûr, bien sûr, un troublant motif : alors que la Task Force s'enferre dans une narration insolite et culpabilisante selon laquelle la recrudescence d'octobre-novembre serait due au "relâchement" de la population au cours de l'été (son "indiscipline" en quelque sorte) avec la conclusion rétroactive qu'il aurait fallu être bien plus strict dans les mesures de coercition comme le port du masque, le travail du Pr de Brouwer montre à l'inverse que les épidémies suivent leur cours à leur propre rythme indépendamment des mesures prises. Et que ces mesures ayant en fait bien plus d'effets pervers que de vertus, il importe d'en sortir au plus vite !

     

    WTF ?!

    Selon le vieux principe aristotélicien de non-contradiction, "we have a problem" comme diraient les Anglo-saxons.

    Que je résumerais ainsi : ou bien la Task Force helvétique a réinventé l'analyse des données en santé publique d'une manière révolutionnaire (qui sait) grâce  aux nombreux mathématiciens et modélisateurs qui s'y expriment. Ou bien elle est complètement à côté de la plaque avec des analyses aussi fausses qu'il est possible, ce qui indiquerait alors qu'elle serait prise corps et âme dans la bouffée délirante dont parlent les psychiatres et notamment le Dr Gourvénec.

    La question est pressante : les analyses et injonctions de la Task Force sont (outre le doute quant à leur pertinence) profondément contraires à l'éthique et aux bonnes pratiques en santé publique, de par leur nature accusatoire, culpabilisante et comminatoire. Elles ont conduit à l'imposition de mesures lourdes et délétères, de plus en plus remises en question aujourd'hui par la bonne science...

    Pour en donner juste deux exemples, la fameuse étude danoise longtemps suspendue a enfin été publiée avec les conclusions auxquelles on pouvait s'attendre : le port du masque en population générale ne prévient pas la contamination par le Covid. Les auteurs ont accepté quelques contorsions politiques dans leur conclusion, il n'en reste pas moins : cette mesure, qu'aucun plan pandémie n'avait jamais envisagée tellement elle est absurde, n'a pas de justification en termes de balance coûts / bénéfices et n'aurait donc jamais dû être imposée.

    Une autre étude vient d'être publiée dans Nature qui conclut (sur la base d'une recherche menée à Wuhan) que les personnes asymptomatiques ne sont par ailleurs pas contaminantes.

    "Par rapport aux patients symptomatiques, les personnes infectées asymptomatiques ont généralement une faible quantité de charges virales et une courte durée d'excrétion virale, ce qui diminue le risque de transmission du SRAS-CoV-2 5. Dans la présente étude, la culture du virus a été réalisée sur des échantillons de cas positifs asymptomatiques, et n'a trouvé aucun virus SRAS-CoV-2 viable. Tous les contacts étroits des cas positifs asymptomatiques se sont révélés négatifs, ce qui indique que les cas positifs asymptomatiques détectés dans cette étude étaient peu susceptibles d'être infectieux."
    "ll n'y a eu aucun test positif parmi 1'174 contacts étroits de cas asymptomatiques."

    Faut-il rappeler que le seul usage possible au masque dans les plans pandémie était bel et bien pour les personnes symptomatiques uniquement pendant le temps où elles le sont ?!

    Vous voyez arriver la conclusion ? Il est à ce stade hautement probable (puisque nous travaillons avec des hypothèses en science il convient de rester toujours prudent) que tout ce qui nous a été imposé depuis des mois -avec force propagande- n'ait eu aucune utilité réelle, avec des coûts monstrueux pour les personnes et la collectivité.

    Afin de garantir la meilleure lisibilité des analyses du Pr de Brouwer, nous avons reproduit en-dessous de son dernier article les posts précédents auxquels il se réfère. Le remerciant à nouveau pour son autorisation de les partager ici, je vous souhaite bonne lecture !

     

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