Réponse à Mme Laurence Bezaguet Grobet de la Tribune de Genève suite à son article "Quelque 200 manifestants affichent leur colère"

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Chère Madame,

 

J’ai pris connaissance avec intérêt de votre article consacré à la manifestation – autorisée- de protestation contre les mesures sanitaires à laquelle j’ai participé hier et souhaiterais partager quelques perspectives avec vous.

Tout d’abord, je vous remercie sincèrement pour la civilité de votre ton et de vos propos, à laquelle nous ne sommes plus guère habitués de la part de la presse. Cela fait du bien de ne pas être traité d’emblée de complotiste ou de charlatan ni d’être amalgamé à l’extrême-droite et je vous en suis gré.

Au plus nous avez-vous qualifiés de « forts en gueule ». Ce qui à la fois fait honneur à une certaine tradition genevoise, peut être partiellement mérité mais doit aussi être compris en lien avec le verrouillage de la pensée unique ayant actuellement cours dans les médias. Si on réservait au moins une petite place pour les opinions divergentes (dans la mesure où elles sont étayées et documentées) sans doute aurions-nous moins besoin de hausser le ton.

Ceci posé, reste bien sûr un ensemble de questions de fond.

 

Vous rassemblez en une phrase les doléances que nous exprimons en effet :

« dans le désordre «l’esclavage moderne que nous subissons, les masques qui ne servent à rien, la corruption des autorités, des experts médicaux et des journalistes qui ont sonné le déshonneur de leur profession en intoxiquant la population en boucle avec le message officiel sans esprit critique. »

 

Vous avez comme moi le sens du raccourci et je ne saurais vous le reprocher. Reste, plus problématique, la question de la pertinence effective de ces critiques et objections et la manière dont la presse les occulte ou non.

J’ai par exemple rappelé hier qu’il n’y a pas une seule étude sérieuse qui ait démontré que le port du masque en plein air offrait la moindre protection. La seule grande étude diligentée à cette fin, réalisée au Danemark sur des milliers de personnes, a même vu sa publication retardée pendant plusieurs mois du fait que ses conclusions n’allaient pas dans le sens souhaité.

On a vu à de nombreuses reprises depuis (récemment à Moutier, au carnaval à Marseille ou en Guadeloupe) que des rassemblements de personnes non-masquées n’ont pas entraîné de recrudescence des cas. Le Texas et la Floride ont levé ces mesures absurdes et constatent une recul continu et marqué de l’épidémie malgré les projections catastrophistes des scientistes.

J’ai donc simplement rappelé que l’imposition du port du masque ne répond pas aux critères devant prévaloir pour qu’une mesure portant atteinte aux droits fondamentaux soit acceptable, à savoir qu’elle soit efficace, nécessaire (on ne peut atteindre le même but par d’autres moyens), limitée dans le temps et appuyée sur une base légale. A défaut, la mesure est illégitime, illégale et immorale. Ce qui est ici bel et bien le cas.

 

Comme hélas, tant d’autres : j’ai rappelé hier que l’utilité des mesures de contraintes (confinement, fermetures de commerces, de restaurants ou d’écoles, port du masque et distanciation sociale) ne repose non plus sur aucune base scientifique solide. Le Pr Ioannidis de l’Université de Stanford (l’épidémiologiste le plus réputé au monde selon les critères prévalent en la matière) a publié récemment une analyse comparative entre différents pays concluant à l’absence d’effet probant à ces mesures.

Ce qui signifie -je l’ai rappelé hier- que les mesures de contrainte qui nous sont infligées depuis une année avec une casse sanitaire, économique et sociale sans précédent, l’ont été en pure perte. Voilà le genre d’informations qui intéresserait sans doute vos lecteurs. Hélas,  toute votre énergie depuis une année est mise à soutenir les mesures imposées de façon inconditionnelle, sans recul ni  considération pour la science digne de ce nom.

Je me permets d'insister : le dogme du confinement ne tient que grâce à l'omerta médiatique contre toutes les oppositions à ces mesures hors-sol -en ce sens qu'aucun plan pandémie sérieux ne les prévoyait, et pour cause. Car en fait, hormis les "comités scientifiques" à la botte des pharmas, les scientifiques crédibles et compétents les contestent vigoureusement !

Comme je l'ai rappelé hier, la Déclaration de Great Barrington, proposée par trois des épidémiologistes les plus influents au monde (œuvrant à Stanford, Harvard et Oxford, excusez du peu...), co-signée par 42'000 médecins, 14'000 scientifiques et 800'000 citoyens du monde, réclame depuis le mois d'octobre dernier que l'on adopte une stratégie conforme aux bonnes pratiques et non ces mesures de contrainte absurdes !

L'OMS a déconseillé les confinements il y a déjà plusieurs mois... Cinq membres du conseil scientifique français (dont son président ainsi que ma consœur Laetitia Atlani-Duault) se sont récemment exprimés en ce sens dans la revue The Lancet, ainsi que le directeur et le vice-doyen du Center for Evidence-Based Medecine d'Oxford ! Le vérité est que seule le propagande étatique et médiatique (répercutant les avis de scientifiques de seconde zone au service de l'industrie pharmacovaccinale) fait l'éloge absurde de ces mesures...

 

La corruption problématique prévalant dans le domaine de la santé, y compris dans notre pays ? Voyons, c’est une réalité établie et reconnue, par les autorités comme les milieux scientifiques (rapporteur des Nations-Unies, Commission européenne, Sénat français, centres d’éthique des universités de Harvard et d’Oxford, revues médicales elles-mêmes !) Rappelée encore avec insistance par le British Medical Journal ces derniers mois !

Il n’y a guère que la presse pour faire croire que ce problème n’existe pas (ce qu’on appelle du négationnisme en français). J’ai rappelé récemment comment un journaliste à la retraite m’avait confié qu’en Suisse, on pouvait aborder à peu près tous les sujets (avec les précautions requises) sauf ce qui a trait à la médecine et aux pharmas.  

Ici, nous sommes de toute évidence face à un gros tas de magouilles typiques de la corruption systémique, dans un domaine où les scandales succèdent aux scandales et les condamnations aux condamnations (civiles et pénales) infligées à une industrie pharmaco-vaccinale désormais largement criminelle et corruptrice.

J’ai suffisamment listé les questions qui se posent bel et bien dans mes différents écrits pour ne pas y revenir. Celle que j’aimerais vous adresser est : comment assumez-vous votre éthique professionnelle d’occulter systématiquement ces réalités et donc de désinformer la population à ce sujet ?

 

L’USAM vient de relever que la « Task Force scientifique » qui s’est auto-constituée et imposée au Conseil fédéral (!) constitue en fait un lobby au service de l’industrie pharmacovaccinale. Ueli Maurer a de son côté exprimé comment il a l’impression d’être face à une secte tellement le dogme sanitaire ne souffre aucune discussion, aucune remise en question ni aucune contestation.

Toutes les prévisions de la Task Force se sont-elles avérées systématiquement fausses ? Peu importe, la science dystopique n’a pas besoin d’être vraie, il lui suffit d’être crue ! La Task Force en question ne fait pas de science mais rien d’autre que de la politique et manipule les autorités, les médias et in fine la population à cette fin. Il n’y a guère que quelques gogos de gauche (signe des temps !) pour croire que ce cénacle de petits soldats des pharmas et de la Gavi réunies fait de la science…

Aucun élément de réalité ne saurait contredire cette idéologie triomphante : souvenons-nous comment on nous a expliqué qu’une approche à la suédoise (qui, rappelons-le, a décidé d’emblée de n’imposer aucune mesure autre que celles qui avaient une validité démontrée scientifiquement) aurait été contraire à l’éthique, hyper-dangereuse, sinon criminel ! Résultat : une année plus tard, la Suède a des résultats comparables aux nôtres.

Les exemples surabondent à travers le monde : les pays qui ont obtenu les meilleurs résultats face au Covid n’ont jamais appliqué les mesures de contrainte qui détruisent notre société et infligent des souffrances sans précédent à la population. Et pourtant, grâce à votre diligent travail de désinformation, la population reste à ce jour convaincue que ces mesures étaient nécessaires, que sans elles les choses auraient été bien pires et que la situation épidémique pas trop catastrophique que nous connaissons démontre si besoin était leur utilité. Assertions qui sont toutes fausses si la science a encore un sens.

 

Vos collègues se gaussent régulièrement de notre dénonciation de la « dictature sanitaire » comme si c’était une plainte d’enfant gâté. Faut-il vraiment vous rappeler que les atteintes à nos droits fondamentaux et constitutionnels ont été massifs depuis une année ? Que la liberté de se mouvoir librement, de respirer sans entrave, d’être soigné même, de gagner sa vie avec son activité, d’être informé honnêtement par les autorités ont été piétinés dans le cadre d’un droit d’exception qui fait que ne nous vivons actuellement plus en régime démocratique ?!

Que les restrictions et mesures abusives répondent aux définitions légales de la maltraitance grave et même de la torture, comme l’ont rappelé nombre de juristes ?

Que tout ceci est imposé aux populations sans que les règles devant impérativement prévaloir en la matière (comme les principes d’efficacité et de proportionnalité) soient respectées ? La vérité est que nombre des dispositions qui nous sont imposées (comme la « quarantaine préventive », une pure stupidité sanitaire) sont purement et simplement anticonstitutionnelles.

Et oui, au lieu de faire leur travail de manière diligente et impartiale, les médias, subventionnés à haute dose par l’état (ils feraient faillite sans ces aides du fait de l’effondrement des sources de revenus publicitaires) sont devenus les communicants serviles du pouvoir. Vous parlez de « cas » là où les tests PCR ne permettent absolument pas de quantifier le nombre de cas. Vous entretenez la peur avec tous les prétextes possibles (dysfonction érectile, covid long, jeunes touchés, nouveaux variants) là où il s’agit au mieux d'épiphénomènes anecdotiques et au pire d'affabulations éphémères. Sauf, j'en conviens, les Covid longs que la prescription d'ivermectine en revanche guérit - ah oui, ce remède est combattu (what else ?!) par l'OMS et les HUG malgré sa magnifique efficacité !

La gravité relative du Covid-19 n’est pas particulièrement terrible en termes de morbidité et de létalité mais à vous lire, nous avons vécu un remake de la grippe espagnole, idée mensongère affirmée par nombre des pseudo-experts qui ont le monopole de la parole. Vos collègues de Re-check ont montré qu’il n’y a pas réellement eu de surcharge hospitalière à l’automne ? Black-out dans vos médias ! Il apparaît que la surmortalité 2020 est essentiellement due à la pyramide des âges ? Black-out dans vos médias ! Les traitements précoces sont validés et mis à profit dans de nombreux pays ? Black-out dans vos médias !

 

Alors oui, nous gueulons un peu, mais en réaction au saccage de l’économie réelle, à la souffrance majeure infligée sans motif valable à la population (je rappelais hier l’explosion du nombre de suicides chez les jeunes et même les enfants) et la prostitution de la science par la Task Force et certaines de nos universités, impliquées au premier rang dans certaines des plus graves publications frauduleuses de ces derniers mois.

Je l’ai rappelé hier : nos « élites » travaillent actuellement contre le bien de la population. Le Conseil fédéral, dans sa dérive sectaire, sert objectivement les intérêts de l’industrie pharmacovaccinale, des GAFAMs et du Forum de Davos contre la santé, le bien-être et la sécurité matérielle de la population. Ce qui pourrait éventuellement vous fournir quelques idées d’articles ou même d’enquêtes intéressants !

Et oui, j’ai terminé mon intervention en rappelant que quand un gouvernement bascule dans la corruption systémique, l’arbitraire et la brutalité vis-à-vis de sa population, se pose tôt ou tard la question de la résistance civile et donc de la violence.

Car le propre d’un état de droit, c’est que l’état y a le monopole de la violence. Seul l’état peut ponctionner, confisquer des biens ou incarcérer. Au sein d’un contrat social où cette délégation est cadrée par le droit avec la garantie que ce monopole sert à éviter la violence civile et l’injustice.

Quand l’état se fait l’abuseur, le tyran ou le tortionnaire du peuple, il est inévitable que la violence légitime et illégale réponde tôt ou tard à la violence légale mais illégitime.

Je ne le souhaite en aucun cas et suis accessoirement un peu vieux pour prendre les armes ou même le maquis !

Mais il est temps que les pouvoirs en place, politique comme médiatique comme « scientifique »  comprennent que les dégâts infligés de manière illégale, illégitime et immorale à la population comme c’est le cas actuellement rencontreront tôt ou tard autre chose que la passivité assoupie dans laquelle le travail de stérilisation du débat démocratique et scientifique (auquel vous veillez si bien hélas) a plongé la population.

 

Avec mes cordiales et respectueuses salutations,

 

Jean-Dominique Michel

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