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  • PÂQUES AVEC MAURICE ZUNDEL

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    Je ne crois pas qu’il soit possible de devenir anthropologue sans être habité par une fascination passionnelle pour la condition humaine. Comme le proposait avec sa délicieuse finesse Jean d’Ormesson dans un de ses tout derniers livres, nous sommes tous sur cette Terre des « égarés ». Aucun d’entre nous n’a la moindre idée de ce que nous fichons ici, ni d’à quoi peut bien rimer cette si insolite expérience. Le pire étant peut-être (du moins en apparence) l’assurance que nous avons de ne jamais pouvoir trouver une réponse complète, définitive à cette énigme de notre vivant.

    Face au vertige de cet impossible donc, il semble n’y avoir en définitive que deux réponses adaptatives : la première est de refouler (toujours un peu anxieusement et un peu furieusement me semble-t-il) ce questionnement et de se rabattre, littéralement, sur des boucliers ou des calmants. Chercher l’affirmation de notre valeur dans la réussite professionnelle, la position sociale, l’exercice du pouvoir, la séduction, l’acceptation par les autres (conformisme), la recherche d’attention ou des honneurs. Ou encore nous réconforter avec la nourriture, la dépendance affective, le sexe, l’abus de travail ou de substances psychotropes -légales ou non-, les nouvelles ou le numérique.

    Ou bien (comme on dit en Romandie) : empoigner ce questionnement à bras le corps comme Jacob lutta avec l’ange, et nous engager dans la contemplation du mystère, en acceptant notre impuissance à le réduire. Posture sans doute plus inconfortable, mais aussi plus courageuse, plus cohérente, conduisant à la plus belle des vertus humaines : la vulnérabilité.

    par Jean-Dominique Michel, MSc anthropologie médicale et expert en santé publique, Genève.

     

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  • HUG : incohérence, hypocrisie ou toute-puissance ?!

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    Décidément, notre brave mastodonte cantonal nous fait (aussi) passer par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel ! Son sémillant directeur, Bertrand Levrat, était tout heureux de rapporter le compliment du Conseiller fédéral Alain Berset, qui lui a soufflé : "votre hôpital est comme un éléphant qui aurait réussi l'exploit de faire un saut périlleux arrière."

    J'ai souvent exprimé mon admiration pour l'excellence et la rapidité de l'extension de la capacité d'accueil en soins intensifs et le travail remarquable de professionnalisme et de dévouement des équipes. Autant d'ailleurs que je crois à la sincérité du directeur quant au fait de mettre le bien et l'intérêt des patients au cœur du dispositif (c'est une phrase qui certes paraît d'emblée suspecte tellement elle fait marketing managérial, mais en l'occurrence, le connaissant un peu, je suis convaincu de l'authenticité des valeurs qui animent Bertand Levrat).

    A d'autres endroits hélas, le pachyderme semble tantôt marcher sur la tête, tantôt se marcher sur la trompe. Donnant un peu l'impression d'une créature qui serait soit incohérente soit multicéphale.

    Ce matin, j'entonnais des chants de louange pour le pragmatisme d'une institution qui, sans "preuve scientifique irréfutable" avait franchi le pas de prescrire à 50% de ses patients Covid le plus convaincant des traitements actuellement disponibles (je vous laisse deviner lequel).

    Ce soir, une par ailleurs brillantissime éthicienne des HUG, le Dr Samia Hurst-Majno, défend la position indéfendable des HUG sur l'hydroxychloroquine, que j'ai dénoncée sans aménité dans mon billet intitué " Le Pr Raoult, les HUG, le gratte-papier et le nom de la rose..." Voyons un peu.

    par Jean-Dominique Michel, MSc anthropologie médicale et expert en santé publique, Genève.

     

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  • Hydroxychloroquine : coup de chapeau aux HUG, au CHUV et aux hôpitaux romands (et maintenant, on se bouge !)

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    L'info est finalement sortie au Journal télévisé de l'inoxydable Darius Rochebin : les hôpitaux romands utilisent massivement le traitement suggéré par Méditerranée-Infection pour les patients atteints du Covid.

    Ce n'est évidemment pas une suprise. J'avais reçu dès le 19 mars une réaction outrée à mon article "Covid-19 : fin de partie ?!" du chef de service d'un des plus importants hôpitaux alémaniques, dans laquelle l'éminent professeur me disait que "bien sûr" ils utilisaient déjà l'hydroxychloroquine, tout en se disant très agacé par le raout du Pr Raoult.

    Des contacts aux HUG et au CHUV m'ont renseigné pareillement au long des semaines sur le pragmatisme des réponses de soins, et la prescription à large échelle du traitement marseillais. Tout en me demandant de ne surtout pas le révéler.

    Tout ceci sans oublier cette adorable dame de 95 ans soignée avec le traitement en question à l'hôpital du Locle, dont j'ai beaucoup partagé la vidéo réalisée par la RTS.

    par Jean-Dominique Michel, MSc anthropologie médicale et expert en santé publique.

     

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  • Covid : poursuites civiles et pénales contre les autorités ?

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    J’observe que la question des suites judiciaires à la gabegie du Covid soulève beaucoup de passions. Je travaille depuis 1998 avec d'excellents spécialistes du droit de la santé et sans toujours tout comprendre à cet univers compliqué, j'espère avoir au moins quelques bases.

    Les commentaires que je lis me semblent manquer pour la plupart d’une connaissance élémentaire en la matière. Voici deux courts extraits de Me Régis De Castelnau (à lire son expérience il semble difficile de contester sa compétence - encore que de nos jours...) pour celles et ceux qui se poseraient des questions.

    J'ajouterai que j'évoque ce risque depuis des semaines, ayant pris la peine d'en alerter nos autorités (genevoises et fédérales), en pure perte. J'en suis sincèrement triste.

    Parce que je continue à croire que MM. Berset et Poggia sont des personnes intègres et honorables. Mais en situation de responsabilité publique, s'appuyer sur des expertises médiocres (sans constituer en soi un délit) pose une sérieuse question d'accountability à la mesure des dommes provoqués.

    Encore une chose : pour ceux qui me croient un fanatique de l'hydroxychloroquine, la question des poursuites judiciaires se pose aussi pour :

    - l'impréparation complète à réagir à une épidémie (risque sanitaire majeur connu depuis plus de 20 ans);

    - le défaut de mise à disposition de tests de dépistage et de moyens de protection (contrairement à nos voisins allemands);

    - le choix de moyens de lutte contre l'épidémie relevant du XIXème siècle et non du XXIème (certes une conséquence directe de n'avoir eu en réserve aucun des moyens nécessaires);

    - la mise à sac de l'économie pour un problème sanitaire d'envergure relative et qui -selon les meilleurs épidémiologues / infectiologues- pouvait passer en trois semaines. Avec la précarisation massive de pans entiers de la population, évidemment plus dramatique pour les personnes en bas de l'échelle socio-économique. Même les milliardaires se sont appauvris - c'est dire !

    - le mensonge d'état systématique, par exemple l'affirmation que les masques ou les tests de dépistage ne servent à rien, pour camoufler la faillite à mettre en œuvre les moyens nécessaires au cours des longues semaines au cours desquelles il était encore possible de s'organiser;

    - Etc...

    Bref, beaucoup de questions bien au-delà du protocole de Marseille. Et qui seront aussi, assurément, traitées par des tribunaux.

    par Jean-Dominique Michel, MSc anthropologie de la santé et expert en santé publique, Genève.

    Lisez donc plutôt Me De Castelnau et Me Prigent...

     

     

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  • وفيد-19... هل هي نهاية اللعبة؟

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    J'ai l'immense joie de partager avec les lecteurs arabophones la traduction dans cette langue splendide de mon article "Covid-19 : Fin de partie ?!", réalisée à l'initiative de Mme Alma ABOU SAMRA, pharmacienne et docteur en chimie thérapeutique, spécialisée en recherche et développement pharmaceutique.

    Mme ABOU SAMRA m'avait contacté pour me dire que mon article avait attiré son attention ainsi que celle du rédacteur en chef adjoint du journal Al-Akhbar, M. Pierre ABI-SAAB, pour "sa valeur intellectuelle abordant le conflit du Coronavirus avec toutes ses contradictions, que ce soit au niveau politique, anthropologique, scientifique ou médical, en toute objectivité et transparence, mais également en style et avec beaucoup d'élégance linguistique." Commentaires dont je les remercie pour sa bienveillance.

    Al-Akhbar est un quotidien de renom au Moyen-Orient, basé à Beyrouth, Liban et publié en langue arabe <https://www.al-akhbar.com/>. Mme ABOU SAMRA s'est généreusement proposée pour arabiser cet article en vue d'une publication dans ce quotidien.

    Habité d'une profonde révérence pour l'islam authentique ainsi que pour la langue et les cultures arabes, je suis profondément touché de la reconnaissance ainsi manifestée à mon travail.

    Qui est désormais traduit en anglais, en espagnol, en portugais et donc en arabe.

    Nul n'est prophète en son pays dit-on. Au silence de la Tribune de Genève, du Courrier, du Temps et de la RTS quant aux perspectives que j'aurai proposées à travers cette série de blogs aura donc répondu l'intérêt de Paris-Match, de l'Obs, de Libération, de Mediapart, de Marianne et de Radio-Canada, sans oublier nos amis colombiens, brésiliens et désormais libanais.

    Qu'ils en soient chaleureusement remerciés. Voici donc "Covid-19 : Fin de partie?!" en arabe, ainsi qu'en version à télécharger (en fin d'article) accompagnée du pdf de l'article paru dans Al-Akhbar.

    par Jean-Dominique Michel, MSc anthropologie de la santé et expert en santé publique, Genève.

     

     

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