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  • Covid : sommes-nous en train de dériver ?!

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    La vague de mobilisation intense passée, alors qu'on continue à générer de l'anxiété extrême au lieu d'une saine prudence, bien des personnes se (re)mettent à penser et à questionner l'étendue, la validité et les impacts à prévoir des mesures prises au cours des derniers mois.

    Bien des médecins contestent la séquence invraisemblable qui aura vu les autorités renoncer à dépister les personnes malades et refuser aux médecins de ville le droit de les soigner.

    Bien des juristes et avocats questionnent les violations graves et durables aux droits fondamentaux, que les gouvernements donnent l'impression de chercher à prolonger alors même que les raisons avancées à l'adoption de lois d'exception ne sont plus présentes.

    Et bien des philosophes et des éthiciens se questionnent sur la violence qu'on a fait subir aux personnes âgées et aux enfants plus encore qu'à l'entier de la population, dans la dérive d'une "médecine" exclusivement biologique et alignée sur les vues pasteuriennes là où on sait que la santé est une question bien plus vaste... avec une confusion saisissante entre le sécuritaire et le sanitaire.

    Votre serviteur lui continue à essayer de provoquer le débat d'idées auquel nous avons droit et dont nous avons absolument besoin pour sortir d'une ornière qui risque de conduire à des dégâts socio-économiques et psychiques de grande ampleur à court, moyen et long termes.

    Je suis heureux de partager ici un nouveau tour d'horizon avec la journaliste indépendante Amèle Debey, fondatrice de L'Impertinent média. Dans lequel nous évoquons bien des choses... du personnel au civilisationnel au sujet de l'époque (carrément) folle dans laquelle nous sommes désormais plongés jusqu'au cou et sans savoir jusqu'à quand !

     

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  • Deuxième vague ?! "C'est difficile de rester silencieux"

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    Nous vivons une époque formidable ! Alors que l'épidémie, selon les critères usuels en la matière, n'existe plus chez nous, le matraquage médiatique continue de plus belle. Avec des titres confinant au surréalisme comme celui-ci provenant de l'OFSP : nous vivons une stabilité dangereuse. Ah, la vache !

    La perte des repères abondamment soulignée au long des mois sur ce blog semble ne pas être prête de prendre fin. La réalité est qu'il y a une augmentation mécanique de "nouveaux cas" due au fait que l'on teste de plus en plus. Mais corrélée à une baisse tout aussi significative en Europe des cas graves, des hospitalisations et des décès.

    L'immunité de groupe -grâce notamment à l'immunité croisée avec les autres coronavirus- semble sur le point d'être atteinte, le virus a perdu (comme il est naturel) de sa virulence à la faveur d'un processus d'adaptation à la nouvelle espèce d'hôtes que nous sommes pour lui, les indicateurs sont dans l'ensemble aussi rassurants qu'il est possible de l'être... mais il en faudrait plus pour calmer la panique chronique des autorités et de la presse.

    On prend comme un danger terrible la circulation résiduelle du coronavirus alors que sauf à trogloditiser durablement la population, il est normal et même bon à ce stade qu'il circule ainsi, puisqu'il le fait aujourd’hui à peu près sans dommages et essentiellement auprès des jeunes, qui ne risquent rien, hors cas bien sûr tristes mais heureusement exceptionnels.

    Tout ceci alors qu'après huit mois d'épidémie worldwide, le Sars-CoV-2 a fait moitié moins de victimes que la grippe de Hong Kong de 1968-69, avec une surestimation évidente tenant à la manière de comptabiliser les décès, dont la plupart ne sont de toute manière pas dus au coronavirus mais aux conséquences de la panique qui s'est emparée de nos sociétés et des décisions qui ont été prises.

    Bref, la bouffée délirante perdure et il serait tout de même temps de remettre -enfin- les choses en perspectives !

    Comme le relevait un internaute commentant le diagramme figurant en-tête de cet article :

    La psychose entretenue autour du Covid-19 devient étrange, elle n'a plus aucun rapport avec le nombre de décès et de cas, sur lesquels on ne communique soudainement plus. Après le tabou sur le profil des personnes vulnérables, voici carrément le tabou sur les indicateurs faisant office de juge de paix. La réalité est que ces indicateurs sont en chute libre. Éluder à ce point ces faits est invraisemblable.

    Que se passe-t-il ? Des hypothèses parmi d'autres, n'hésitez pas à répondre ou compléter.

    1) Après que les médias, le gouvernement et une majorité de médecins aient annoncé l'apocalypse sanitaire, on ne veut pas admettre que le virus soit en train de décliner voire de mourir, alors qu'il y a de plus en plus de "relâchement". Il n'y a pourtant pas de mal à admettre qu'on ait pu se tromper, au contraire.

    2) Après avoir annoncé que seul un vaccin pouvait nous sortir de ce pétrin, et mis des milliards sur la table pour le développer, on ne veut pas admettre que nos défenses naturelles, l'immunité croisée, les tests, le traçage et l'isolement des malades, et notre civisme puissent suffire (pour précision, je suis totalement pro-vaccin, par exemple lorsque ça permet d'éradiquer la polio ou la rougeole... et pointer des conflits d'intérêt ne relève pas du conspirationnisme).

    Dans ce concert de distorsions informationnelles et cognitives, la voix du Pr Yonathan Freund, médecin-urgentiste à la Pitié-Salpêtrière, s'est fait salutairement entendre. Je livre aux lectrices et lecteurs de ce blog le texte intégral du fil de Tweets qu'il a publiés avant-hier.

    Le thème est le même aujourd'hui qu'hier : comment donner des informations pertinentes et mesurées qui invitent à une saine prudence sans entretenir une panique elle-même excessivement dommageable pour la population ? L'équation est évidemment complexe, mais c'est peu dire que nous sommes encore loin du compte en entretenant diligemment la panique comme continuent à le faire les médias et les autorités.

     

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  • To mask or not to mask ?! En tout cas, ne masquons pas la réalité !

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    La question de l'utilité réelle du port du masque pour lutter contre la transmission du Sars-CoV-2 est plus que jamais d'actualité alors que la nouvelle tendance est de l'imposer dans les espaces fermés comme les magasins ou les restaurants (pour manger, pas très pratique...) Ceci alors que l'épidémie est terminée selon les critères prévalant en la matière.

    Pour aborder cette question, il faut rappeler que le port du masque (comme le confinement) ne sont pas des mesures sanitaires mais sécuritaires. Les mois écoulés ont brouillé ces notions à la faveur d'une confusion des registres : les politiques s'en s'ont bien à tort remis aux médecins pour les décisions à prendre, alors que le corps médical n'est pas compétent à appréhender globalement les effets sociétaux de mesures sécuritaires, y compris sur la santé.

    Ce qui est pourtant logique : les médecins n’ont que peu d’expertise en santé, leur travail consistant à diagnostiquer et traiter les maladies. Alors que l’essentiel des déterminants de la santé sont de nature existentielle, relationnelle et socio-économique.

    Pour en donner un exemple, la perte des liens et l’isolement provoquent chez ceux qui les subissent des flambées inflammatoires avec une élévation massive du taux de cytokines. Le traitement réservé aux personnes âgées au cours de l’épidémie aura constitué à peu près le pire de ce qu’on pouvait leur faire vivre. On a ainsi enfermé, de gré ou de force, une tranche entière de la population « pour la protéger » tout en provoquant par ces mesures une détresse et une fragilisation tragiques face au virus.

    Les dispositions sécuritaires adoptées à la hâte auront causé des dégâts bien plus lourds que l’épidémie elle-même : une récente étude publiée dans The Lancet a estimé que les 2/3 des décès attribués à la Covid en Angleterre ont eu en fait d’autres causes que le virus, comme l’impossibilité d’accéder aux soins pour les malades souffrant de maladies graves.

    Les conséquences du confinement en termes économiques et sociaux comme d’impact sur la santé psychique promettent d’être largement pires que ce qu’il prétendait éviter, avec notamment une perte d’années d’espérance de vie en lien avec la forte augmentation prévue des suicides.

    Dans le même temps, mettre sur la touche le  « premier rideau » essentiel en cas d’épidémie que constituent les médecins-généralistes en les privant de prescrire les traitements qu'utilisaient pourtant les hôpitaux aura eu de lourdes conséquences. Une analyse parue dans la prestigieuse Revue politique et parlementaire en France affirme sans ambiguité : « Avec le manque de matériel de protection et de tests, les principales causes de l’hécatombe française résident dans la démobilisation des généralistes et dans le refus de les laisser libres d’exercer leur métier de médecin. »

    En Suisse aussi, une proportion évidente mais restant à quantifier des décès dus à la Covid aurait sans doute pu être évitée sans cette  mise en échec de la séquence requise face à une épidémie : dépister - isoler et traiter les malades - protéger les soignants et les groupes à risque.

    Alors que l'on aura manqué de tout -du fait d'une impréparation sidérante- au moment où on en aurait eu besoin, voici que les autorités se piquent aujourd'hui d'imposer des mesures lourdes en termes d'atteinte aux libertés, sans que l'on sache si elles sont réellement utiles ou non.

     

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  • Covid19: immunité croisée avec les autres coronavirus, phénomènes immunopathologiques

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    Continuant à échanger avec nombre de scientifiques et penseurs autour de l'épidémie en cours, j'ai l'honneur et la joie de publier un second article de Mme Hélène Banoun, Pharmacien biologiste, ancien Chargé de Recherches INSERM.

    Mme Banoun nous avait déjà fait l'honneur d'un premier texte "Covid-19 et évolution du virus, ce qu'on peut en dire fin juin 2020", publié sur ce blog le 1er juillet, qui avait rencontré un grand intérêt.

    Elle aborde ici une sujet très important et qui suscite bien des questionnements : qu'en est-il de l'immunité croisée entre le Sars-CoV-2 et les autres coronavirus ?

    En la remerciant chaleureusement pour son autorisation de publier ce texte passionnant, je vous invite à sa lecture !

     

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  • Que penser de la recherche médicale à la lumière de la pandémie COVID19 ?

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    Parmi les grandes joies de l'aventure que je vis depuis que mes publications sur l'épidémie en cours ont suscité de l'intérêt (rencontrant un besoin que la presse  comble mal), figure celle des échanges qu'il m'a été donné d'avoir avec nombre de scientifiques de haut niveau.

    La plupart m'ont exprimé leurs encouragements et leur soutien dans mon effort de partager une matière à réflexion avec le public. D'autres encore ont eu la bonté de partager des textes, études et recherches qu'ils avaient produits avec moi. J'étais parfois si enthousiaste qu'il m'est arrivé de solliciter leur permission de les partager avec mes lectrices et lecteurs.

    Une des questions les plus importantes des temps troublés et confus que nous venons de vivre est celle de la recherche médicale. Comme le relevait Edgar Morin, nombre de chercheurs sont profondément ignorants de l'épistémologie (soit la science qui s'occupe du savoir et de ses méthodologies). Ils sont éduqués à "faire" mais pas à réfléchir sur les conditions et les implications du "faire" et s'en retrouvent massivement leurrés dans les biais structurels d'une pensée limitée.

    Une des erreurs de perspective graves a par exemple été cette affirmation maintes fois répétée (y compris par le groupe Covid des HUG) que seuls des essais randomisés en double aveugle pouvaient démontrer l'efficacité thérapeutique d'un remède (comme l'hydroxychloroquine). Ce qui est juste scientifiquement faux : cette méthodologie, bien sûr respectable, ne présente pas d'avantage probant sur des études observationnelles comme celles conduites à l'IHU Méditerrannée-Infection.

    La cause de cette déliquescence (une de plus!) est sans doute à trouver dans le recul des humanités. C'est une des caractéristiques de la pensée technique que de détester celles-ci, qu'elle voit comme un perte de temps et surtout une menace. Alors qu'elle constitue la condition pour que la pensée technique ne tombe pas dans des travers rédhibitoires. L'expression est devenue cliché -et je m'excuse donc de l'employer- mais la question cruciale que nous avons vu exposée au grand jour au cœur des controverses autour du traitement de la Covid est encore et toujours celle de savoir si nous tenons à une science avec ou sans conscience. Soit ce mélange de réflexivité et d'éthique qui permet de hausser son regard et d'éviter les travers de la déshumanisation et de l'erreur de perspective inévitable qu'elle génère.

    Je suis donc particulièrement honoré et heureux de pouvoir partager avec mes lecteurs le texte suivant, remarquablement intéressant, grâce à la permission de ses auteurs.

    Le Pr Raphaël LIOGIER, philosophe et sociologue, est Professeur des universités à Sciences Po Aix, et chercheur invité à la Columbia University à New York. Jean-Louis MEGE, est Professeur d'immunologie à l'IHU Méditerrannée-Infection et à l'AH-HM Hôpital Conception. Jean NAUDIN enfin est Professeur de psychiatrie (PUPH), MD, PhD et Docteur en philosophie à l'Université Aix-Marseille & Assistance Publique Hôpitaux de Marseille.

    Qu'ils soient chaleureusement remerciés d'avoir accepté de partager cette publication, qui emmènera les lectrices et lecteurs intéressés au cœur de cette question complexe dans une réflexion brillante et plus que jamais nécessaire !

     

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