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  • Médecins en résistance

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    J'ai une pensée en ce jour pour tous ces médecins, femmes et hommes de vocation et de conviction, à qui les décisions absurdes et souvent malsaines des pouvoirs sanitaires ont imposé de renoncer à l'essence même de leur métier. Les privant au passage d'une grande partie de leurs droits et de leur liberté.

    Il n'y a que les caricaturistes (ils abondent par les temps qui courent- certains grassement payés) qui confondent l'activisme des humanistes avec une attaque contre la médecine ou la science. Alors que ce dont il s'agit est de résister aux dérives qui privent ces deux univers de leur probité et par conséquent de leur utilité sociétale.

    J'ai donc été ému de recevoir ce mail (rédigé comme en vers libres) d'une médecin de Paris, ayant la générosité de partager avec moi sa révolte -et ses actes de résistance- de praticienne.

    Qu'elle en soit chaleureusement remerciée et que son exemple encourage toutes celles et tous ceux qui continuent à trouver que nos valeurs sont mises à mal -durablement- dans cette crise et que nous avons à vivre mieux que ce délire de spécialistes qui a capturé notre vivre-ensemble.

     

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  • "Le délire collectif de la covid-19"

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    Je suis très heureux de partager ici un texte passionnant du Dr Thierry Gourvénec. L'auteur, pédopsychiatre, a réalisé il y a longtemps une étude sur la fameuse "rumeur d'Orléans" analysée par Edgar Morin à la fin des années '60. La question centrale étant : comment une collectivité peut-elle en venir à prêter foi à des informations insensées en basculant dans une sorte de délire collectif ?

    "Il y a certes une différence entre la rumeur d'Orléans et le délire actuel, précise l'auteur, où l'expression est moins polymorphe, moins imaginative et témoigne justement d'une erreur de jugement, d'appréciation, participant au déclenchement du délire car l'information née de cette erreur est très anxiogène."

    Il y a ainsi eu une alerte épidémique au mois de mars qui a conduit, à tort ou à raison, les autorités de nos pays à agir vigoureusement, même si de manière passablement incohérente. La force des images (hospitalisations et intubation) et de la peur collective ressentie à l'époque ayant en quelque sorte "engrammé" dans la perception collective une représentation qui en est venue à l'emporter diachroniquement sur le réel.

    Des mois et des mois plus tard, alors que l'épidémie est éteinte (le virus circule encore à bas bruit mais il ne s'agit plus depuis longtemps d'une épidémie et non, il n'y a jamais eu de "deuxième vague" à l'horizon...), le même type de réponses hallucinées continue d'être imposé sans aucune base scientifique ni même aucune relation à la réalité !

    L'imposition du port du masque, la course vers le vaccin pour un virus désormais bénin, l'état de terreur dans lequel reste une majorité de la population continuellement désinformée sur l'ampleur réelle du phénomène, laissent bien constater que nous avons basculé dans un délire collectif qui ne semble pas près de prendre fin (même si l'on peut raisonnablement conjecturer que la vente de milliards de doses de vaccin soit l'horizon souhaité par certains).

    Les gens ont été tellement "brainwashed" que des informations pourtant définitives comme le fait que les pertes dues au Covid en font, en France, seulement  le 9ème épisode épidémique le plus dommageable (en termes de mortalité) depuis l'après-guerre ou encore que malgré le nombre de "cas" annoncés de jour en jour, les hospitalisations et les décès sont aussi bas qu'il est possible de l'être ne franchissent simplement plus la barrière des esprits.

    Il est donc précieux de pouvoir se tourner vers l'éclairage de penseurs comme le Dr Gourvénec. Qu'il soit chaleureusement remercié de l'autorisation donnée de publier son texte ici.

     

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  • LE MASQUE ET LA VIE

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    L'imposition du port du masque est une mesure qui doit faire débat. Et c'est bien le cas, hélas dans une polarisation qui rend difficile d'avoir des échanges d'idées sereins et étayés sur des faits ou des données solides.

    Ceci alors qu'il n'y a à l'heure actuelle aucun consensus sur l’utilité réelle de cette mesure.

    Le Pr Toussaint -qu'il faut écouter car il est une des rares voix libres et rationnelles à s'exprimer actuellement- relève que si le port du masque aurait effectivement fait sens en mars et avril (dans la phase de flambée de l'épidémie) ce n'est absolument plus le cas aujourd'hui. Et que les effets nocifs et délétères de son imposition l'emportent de loin sur tout hypothétique bénéfice.

    Sur ce sujet comme tant d'autres, nous sommes hélas pris dans l' "hyperréalité" comme l'appelaient Jean Baudrillard et Umberto Eco, soit une narration découplée du réel qui est fallacieusement devenue "la réalité" pour la plupart des gens comme pour celles et ceux qui nous gouvernent.

    J'ai essayé de toutes mes forces dès le 12 mars de rappeler les contours du "réel" tels qu'ils devraient (enfin !) finir par être reconnus  aujourd'hui : nous sommes sur les sept premiers mois de l'année en sous-mortalité en 2020 par rapport à 2019 et non, contrairement à ce qu'indiquent des membres de la Task Force (hum) le confinement n'y est pour rien : une étude publiée le 21 juillet dans The Lancet (non truquée celle-là) montre que le confinement ne réduit en rien la mortalité due au Covid, ce qui est cohérent avec tous les plans pandémie qui ne recommandaient le cas échéant cette mesure qu'au tout début de l'épidémie sur une durée brève.

    Bref, nous vivons depuis des mois dans un semblant de réalité que la population a introjecté à grand renforts de ce qu'il faut bien appeler propagande.

    Dans cette hyperréalité, le port du masque peut bien sûr faire sens. "Mieux vaut porter un masque qu'avoir besoin d'un respirateur", "on le porte pour protéger les autres" et "même si c'est peu agréable, c'est un effort que chacun peut faire"...

    Sauf que : nous somme dans une phase où cette mesure n'a aucune utilité avérée alors qu'elle est toxique , hygiéniquement, socialement et existentiellement. L'épidémie est terminée depuis avril et nous avons urgemment à reprendre pied dans la réalité : que le virus circule sous une forme atténue dans des groupes qui ne risquent rien est de surcroît à ce stade une bonne chose.

    Les conséquences de cette dérive sécuritaire sont d'une lourdeur dont seule le basculement dans l'hyperréalité explique qu'elle puisse pareillement nous échapper.

    La décision du canton de Neuchâtel d'imposer le port du masque dans l'enseignement post-obligatoire à la rentrée, disons-le haut et fort, est une horreur psychique et sociétale. Qui se profile déjà dans l'imaginaire grimaçant de certains dirigeants pour les classes d'âge inférieures. Et des fabricants mettent déjà sur le marché des masques pour enfants en bas-âge ! Nous sommes en train d’empoisonner psychiquement les générations futures avec des formes de maltraitance imposées au nom d’un moralisme sanitaire absurde.

    Dans le même temps, l'instrumentalisation des acteurs sociaux comme agents de mise en conformité et de répression débouche sur une logique et des dynamiques d'oppression au quotidien. Pour en donner un exemple frappant, le constat que l'on est en train de faire sur l'augmentation des violences obstétricales pendant la période épidémique fait froid dans le dos, en montrant la déshumanisation inévitable à laquelle conduisent toutes mesures sécuritaires. Avec comme d'habitude les femmes, les enfants et les personnes âgées qui en paient le plus lourd tribut.

    Il faut donc bien rappeler les choses, ce d'autant plus que la communication officielle au long des mois écoulés a méchamment brouillé les repères au sein de la population : la plupart des mesures qui ont été imposées (en particulier le confinement et le port du masque) ne sont pas des mesures sanitaires et ne reposent sur aucune science solide.

    Il s'agit de mesures sécuritaires, à l'impact incertain et dont le coût sociosanitaire global est systématiquement minimisé ou nié par les panels "d'experts" qui concoctent diligemment ces mesures attentatoires aux libertés fondamentales comme à la dignité des personnes.

    Si effectivement elles étaient nécessaires ou même utiles, on pourrait y adhérer à la condition toutefois que la pesée d'intérêts coûts / bénéfices soit réalisée avec rigueur. Ici, il n'y a qu'un dogmatisme idéologique mâtiné de manipulation : même le Pr Didier Pittet s'est récemment fait aboyer dessus par certains de ses confrères du fait de sa position tiède sur l'utilité  des masques ! Dès lors que le "message officiel" affirme cette utilité, tout son de cloche autre est problématique, quel qu'en soit la pertinence. Tout ceci n'a bien sûr plus rien à voir avec la science. En français : il s'agit d'une propagande d’état sécuritaire au nom de la science. Inquiétant...

    D'où l'importance d'inclure des penseurs compétents issus d'autres disciplines que la médecine ! La gestion d'une épidémie impacte tous les domaines de la vie en société, et ces impacts doivent impérativement être diligemment pensés et inclus dans la réflexion. Comme le veut l'adage de sagesse populaire, la santé est quelque chose de bien trop sérieux pour être laissée aux seuls médecins.

    Les "répercussions" dommageables du port du masque n'étant pas pensées semble-t-il, je suis heureux de donner ici la parole à M. Michel Rosenzweig, philosophe et psychanalyste, qui nomme les choses avec une vitalité qui fait du bien.

    Il nous rappelle l'importance de ne pas oublier l'essentiel, et je le remercie chaleureusement de m'avoir donné son autorisation de publier sur cette page son très beau texte. Espérons que quelques responsables politiques aient le courage de s'ouvrir à cette parole avant d'être tentés d'infliger de nouvelles décisions délétères et à l'utilité douteuse !

     

     

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  • Mars 2020 : la date où l'industrie pharmaceutique aura définitivement supplanté la médecine...

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    Je suis heureux de partager ici une tribune parue lundi dans France Soir, quotidien en ligne qui fait depuis le début des tristes événements qui nous affligent un remarquable travail journalistique. Tribune dans laquelle je reviens sur l'abus de pouvoir et  la violation sans précédent des droits des médecins et des patients... qui, comme on l'imagine, doit bien avoir une cause autre qu'un moment -même durable- d'égarement de nos dirigeants.

     

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  • Back to 1291 ?! Une réponse à la procédure de consultation du Conseil fédéral sur la loi Covid

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    J'ai souvent exprimé au cours des mois écoulés ma contrition de voir à quel point l'intelligence collective -et donc les extraordinaires ressources de compétences disponibles au sein de la société civile- avaient été si peu mises à profit dans la gestion de feu l'épidémie de Covid.

    Toute une bureaucratie sanitaire issue -à peu près- du même moule avec les mêmes biais et limitations de pensée (sans parler des conflits d'intérêts sur lesquels il faudra bien oser se pencher un jour) a pris un pouvoir déraisonnable alors que la diversité qui fonde nécessairement l'intelligence collective a été rien moins que court-circuitée.

    Dans le cadre de la procédure de consultation sur la loi Covid, un citoyen, M. Laurent Franceschetti, ingénieur diplômé en informatique de l'EPFL, au bénéfice d’une expérience de 30 ans dans l’industrie bancaire, notamment dans la fiscalité des instruments financiers et dans la lutte contre le blanchiment d’argent, a fait parvenir au CF une réponse diablement intéressante.

    Il y adresse en particulier deux questions/enjeux majeurs de la situation :

    a. En quoi a-t-on besoin d'une loi spéciale dès lors que nos institutions démocratiques fonctionnent et sont aptes à répondre à la situation (surtout, ajoutè-je, alors que l'épidémie est terminée depuis le mois de mai pour celles et ceux qui ne seraient pas encore au courant...) ?

    b. Au nom de quelle aberration accorder -comme il est en train d'être prévu- une impunité aux producteurs de médicaments et de vaccins en cas d'effets secondaires toxiques de leurs produits (alors ajoutè-je qu'un remède efficace et sans risque toxique a été court-circuité au motif que l'on doutait soudainement d'une sécurité attestée depuis 65 ans....) ?

    Deux remarques puissantes débouchant sur des propositions d'intérêt public, si tant est que celui-ci préside encore aux décisions de notre gouvernement. Ce dont on peut hélas douter à le voir se précipiter dans le consensus international dicté par les intérêts des GAFAM et de Big Pharma au mépris de toute bonne foi, les exemples s'accumulent hélas à un point tel que même les propagandistes les plus dogmatiques commencent à avoir quelques doutes...

    Nous aurons vécu un triste 1er août avec des autorités remettant des couches de mesures inutiles et anxiogènes dans l'attente d'un vaccin qui présente des risques d'être une vraie bombe sanitaire, conçu à base d'OGMs et de tissus d'embryons humains (si, si, renseignez-vous !), avec une technologique (ARN messager) encore jamais utilisée chez l'être humain et visant à modifier son génome, à nos risques et périls évidemment.

    Ces mêmes autorités mondiales qui œuvrent diligemment à cette marche forcée vers le délire transhumaniste (si, si, renseignez-vous !) prévoient donc déjà que ce vaccin qu'elles veilleront à rendre obligatoire (comme le CF en rêve dans son projet de loi cauchemardesque) pour une maladie qui disparaît d'elle-même (en tout cas dans la virulence qu'elle a eue au printemps) ne puisse faire l'objet de plainte en responsabilité et en dommages et intérêts s'il s'avérait toxique. Tout ceci alors qu'on précipite sa mise sur le marché en outrepassant diverses étapes de sécurité...

    Bref, il est grand temps d'un réveil parlementaire et citoyen pour dire un NON haut et fort au Conseil fédéral : vous ne braderez pas la sécurité et la santé de la population pour la prospérité d'industries impériales devenues (selon les meilleures universités) clairement crapuleuses.

    Back to 1291 ?!

    Je remercie bien sûr chaleureusement M. Franceschetti pour l'autorisation qu'il m'a donnée de publier son excellent texte sur ce blog ! Vous y trouverez une argumentation fine, pointue et convaincante contre les aspects problématiques du projet de loi.

     

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