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  • Covid : assistons-nous à une soviétisation de la presse en Suisse ?

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    J'ai souvent eu l'occasion d'exprimer ma déception mais aussi ma préoccupation quant à la dérive observée dans le traitement par la presse suisse (RTS en tête) de l'épidémie de Covid et de sa gestion.

    Alignement quasi-inconditionnel sur les positions des autorités, tri dans le recherche scientifique pour ne faire connaître que les article à charge ou à décharge d'une hypothèse, monopole de la parole attribué à un petite panel d'experts quel que soit le nombre d'analyses erronées qu'ils aient proférées au cours des mois, manipulations dans la présentation des données (ah, les fameux "cas" !) : franchement ceux à qui il reste un peu d'éthique journalistique ont de quoi attraper des boutons -et c'est bien le cas, ils nous le disent en privé.

    De nombreux lecteurs me font par ailleurs parvenir les courriers de plainte qu'ils ont adressés à la RTS suite à telle ou telle émission, avec les réponses de leurs correspondants fleurant le meilleur fumet "langue de bois" des administrations les plus obtuses.

    Parmi les dérives de cette institution, on a vu apparaître à l'occasion de la crise Covid l'acmé de la mauvaise foi et, dans ses principes, l'ébauche du totalitarisme : la psychiatrisation des opposants. Si le terme vous paraît fort, observez de plus près.

    Se réfugiant bien sûr derrière les dépêches des agences qu'elle reprend désormais en copier-coller (pratique quand on veut continuer à licencier), la régie a multiplié les "analyses" du "profil psychologique" et "sociologique" des opposants.

    Donnant la parole à des pseudo-experts sortis d'on ne sait où, elles s'en donnent à cœur joie pour dépeindre les personnes osant mettre en doute l'infaillibilité des autorités (même l'OMS, c'est dire !) comme au mieux des dérangés et au pire des criminels en puissance.

    Vous croyez que j'exagère ? Lisez, regardez ou écoutez mieux !

    M. Charles Pache, dont j'ai publié un remarquable article sur ce blog, a partagé avec moi un mail qu'il a adressé, suite à une émission relevant de cette scorie, à un journaliste de la RTS radio, Patrick Chaboudez, resté sans réponse. Je l'ai trouvé si pertinent (et à tel point d'intérêt public) que j'ai sollicité son autorisation de le publier ici, qu'il m'a fort aimablement et courageusement accordée.

    Attachez vos ceintures : nous partons vers une dérive qui est l'amorce du totalitarisme contre lequel je mets en garde sur ces pages depuis des mois. D'aucuns ont beau jeu de moquer cette expression, arguant à juste titre qu'on est loin de vivre en dictature. Mais à négliger les signes avant-coureurs et les symptômes d'un pourrissement, on scie inévitablement la branche sur laquelle nous sommes collectivement assis.

    Je le redis haut et fort : la RTS, média de service public que nous sommes contraints de financer, dérive vers des plis journalistiques indignes et inquiétants. On peut comme toujours s'en désintéresser dès lors qu'on n'est pas personnellement visé. Ou se bouger pour signifier que de tels plis ne sont pas acceptables, point.

    Parce qu'il en va de la démocratie et donc de nos valeurs les plus fondamentales.

     

     

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  • Covid : l’effondrement des repères

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    La revue Dépendances m'a demandé de rédiger un article synthétisant les principales lignes de force des ébranlements que j'ai évoqués et mis en perspectives au long des mois écoulés. Comme je l'ai à maintes reprises souligné, ce n'est pas tant une crise sanitaire que nous avons vécue qu'un séisme caractéristique du "changement de monde" qui se profile.

    J'ai aussi répété ad nauseam à quel point nous avions un besoin vital d'un débat d'idées digne de ce nom pour élaborer collectivement la réalité que nous vivons, mais aussi imposer de toute urgence des contre-pouvoirs aux dérives autoritaires des gouvernants et d'un pouvoir médical toujours enivré par sa propre hubris.

    Dans l'après-coup, la nocivité de cette "médico-cratie" (dont les ravages qu'elle a provoqués au cours de l'histoire, même récente, aurait dû nous rendre prudents) apparaîtra sans doute comme un des grands motifs problématiques. Mais -et de loin- non le seul.

     

     

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  • “Il y a eu beaucoup trop de décès dus à l’isolement”

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    Parmi les effondrements civilisationnels en cours, beaucoup sont au fond passés inaperçus ou se sont retrouvés noyés sous les coups de klaxon des médias et les enfumages des politiques.

    Heureusement qu'il reste quelques philosophes, sociologues, psychiatres ou même anthropologues pour rappeler certaines réalités.

    André Comte Sponville, récemment en visite chez nous, rappelait qu'il faudrait aussi donner tant qu'à faire un décompte quotidien des décès dus au cancer ou aux maladies cardio-vasculaires pour achever de terroriser la population -mais avec le bénéfice possible de remettre les choses en perspectives.

    Et retrouver le souvenir que nous sommes mortels, que 600'000 personnes meurent chaque année en France (dont plus de 150'000 de cancers et 150'000 encore de maladies cardiovasculaires -dont une bonne moitié serait évitable avec une politique de santé digne de ce nom- contre 30'000 au plus avec le Covid) ainsi que de bien d'autres causes plus destructrices que ce virus à la dangerosité équivalente à celle d'une mauvaise grippe !

    Dans ce processus, on piétine les droits fondamentaux, on implémente des logiques répressives invraisemblables (il suffit de regarder en Belgique, en France ou en Australie), on traumatise les enfants et les ados, on est même allé jusqu'à priver la population du droit de se faire soigner sans oublier la maltraitance violente faite à nos aînés.

    Toutes à leur peur, bien des personnes minimisent, banalisent ou même occultent ces réalités, que l'on préfère évidemment garder loin des yeux et de l'esprit.

    L'audition le 1er septembre dernier de Joëlle Martinaux, dans le cadre de la commission d’enquête sénatoriale sur la gestion de la prise en charge à domicile pendant la crise sanitaire, est de nature à nous dessiller les yeux. Le Dr Martinaux préside l’Union nationale des centres communaux et intercommunaux d’action sociale (UNCCAS); elle est également ancienne adjointe au maire de Nice et médecin urgentiste.

    Les extraits de son audition que je reproduis infra font froid dans le dos quant à la déshumanisation de nos réponses sanitaires et sécuritaires.

    Sommes-nous à risque de reproduire celles du printemps ? Espérons que nous aurons appris au passage et surtout gardons à l'esprit que si une certaine reprise de l'épidémie devait se produire pendant les mois à venir, nous aurions d'autant plus besoin de raison garder et éviter à tout prix de reproduire ces dérives dans toute leur toxicité !

    Des mesures purement sécuritaires et sans validité avérée nous ont été imposées en étant présentées comme "sanitaires" et cette absurdité se poursuit hélas sans qu'un frein ou un stop vienne à l'esprit de nos dirigeants !

    Au million de chômeurs supplémentaires générés par ce modèle de bonne gestion s'ajoute maintenant en France la disparition de 64'000 entreprises détruites par la psychose collective.

    Triste à mourir... et le nombre de décès dus à cette destruction sera in fine bien pire que celui du Covid-19, une simple infection respiratoire (l'ensemble de celles-ci provoquant chaque année la mort de 2'600'000 personnes worldwide, essayons de le rappeler...)

    Si à toute chose malheur peut servir, cela DOIT être ici de nous questionner sur notre basculement collectif hors des repères du naturel et du normal (une épidémie est une épidémie) et sur l'implosion de l'éthique face aux réponses technocratiques.

    Nos anciens (comme d'ailleurs nos enfants) ont en l'espèce payé le prix lourd.

     

     

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  • 26'000 cas corona positifs en Suisse ?!

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    Je suis heureux de partager avec les lectrices et lecteurs de ce blog un texte écrit par M. Charles Pache, informaticien et activiste citoyen bien connu dans notre pays, publié le 31 août sur le medium medium.com.

    Il y traite de la question si actuelle du nombre de "cas" brandi quotidiennement par les autorités et la presse aux bottes, depuis que le nombre de malades et de décès du Covid est bien trop faible pour effrayer la population.

    Rappelons que techniquement l'épidémie -selon les critères habituels- est terminée depuis plus de deux mois. Pour prétendre l'inverse, "on" en est réduit à inventer de nouvelles normes et de nouveaux critères.

    S'agit-il d'une manipulation de plus ? On voit mal quelle autre hypothèse pourrait justifier une nouveauté aussi contraire au bien de la population et de nos sociétés tout en constituant une véritable entourloupe épidémiologique.

    Le professeur Jean-François Toussaint -à qui l'état français devra décerner l'Ordre national de la vaillance et du mérite une fois revenu de son égarement- ne cesse d'essayer de rappeler nos autorités aux réalités sanitaires. Par opposition à la campagne en cours depuis six mois, continuant de présenter la dixième épidémie la plus sévère depuis l'après-guerre comme une catastrophe sans précédents.

    La seule vraie catastrophe sans précédents que nous ayons vécue étant celle de la réponse publique aberrante basée sur des délires d'experts.

    Sur le plateau de C News, le Pr Toussaint répondait hier avec autorité aux ricanements de Martin Blachier, un des "modélisateurs fous" dont raffolent les gouvernements. Qui prédisait au mois de mai "200 000 morts sans masques en juillet, 85 000 morts avec masque obligatoire et gestes barrière" en France.

     

    Prédictions Blachier.jpg

     

    "Pourquoi les andouilles qui firent ces prédictions terrorisantes début mai passent encore à la télé, au lieu de nous faire des excuses et de se cacher ?" demande un médecin de mes amis.

    Et pourquoi donc, bon sang, nos autorités continuent-elles de sonner les cornes de brume par grand beau temps ?!

    Une réponse possible est apportée par un autre brave, le Pr Christian Perronne, au micro de RMC : "Ils veulent imposer le port du masque jusqu'à ce que le vaccin soit prêt."

    Et comme le-dit vaccin est annoncé pour le printemps, le seul moyen de maintenir la pression est de déformer la réalité pour qu'elle paraisse encore inquiétante jusque là, indépendamment de la gravité réelle de la situation.

    Ajoutez à cela que le New York Times lui-même vient de révéler que les tests PCR actuellement utilisés ont un seuil de sensibilité tel que jusqu'à 90% des "cas" dont on parle aujourd'hui comme étant "positifs" pourraient en fait devoir être considérés comme "négatifs".

    Ce scoop majeur, reprenant un avis du Center for Disease Control aux Etats-Unis et différentes études produites récemment, a bien sûr été communiqué largement par la presse nationale, toujours prompte à informer le public des nouvelles importantes...

    On en est réduit à l'ironie devant autant de désinformation et de mauvaise foi.

    Pendant ce temps, une tribune publiée dans la NZZ par Milosz Matuschek et reprise en Romandie sous le titre "Les corona crétins auront-ils finalement raison ?" par "Bon pour la tête"  "véhicule cette hypothèse osée: et si les rebelles des mesures liées au covid-19 avaient raison? Les dépeindre comme des extrémistes, ce que fait le pouvoir politique et médiatique actuellement, se révélerait avoir été une grave erreur, témoignant d’un mépris de l’esprit critique. Selon l’éditorialiste, il y a même certains éléments qui, déjà maintenant, leur donne raison."

    Cela prendra encore un peu de temps, mais on y viendra. En attendant, je ne peux que conseiller les deux vidéos indiquées plus haut, et remercier M. Pache de son autorisation de publier ici son texte remarquablement pédagogique.

     

     

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  • Covid: attaques ou débat ?!

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    Je passe un peu mon temps à me faire critiquer depuis que j’ai sorti "Covid: anatomie d'une crise sanitaire". Mes détracteurs ne parlent pas du contenu de mon livre, l’ont-ils même lu, ils préfèrent l’attaque sur la personne ... ce que je regrette car comment faire ainsi progresser le débat ?

    Je renvoie les lectrices et lecteurs de ce blog à l’article de Philippe Vergnes figurant plus bas, non pas parce qu’il traite d’une polémique dans laquelle je me retrouve à mon corps défendant, mais parce qu’il pose des questions de fond qui nous regardent tous.

    Les réalités décrites ici ne sont que des désagréments pour l’homme de 55 ans que je suis, et qui en a vu d’autres.

    Je les évoque car elles peuvent provoquer de grandes souffrances chez des personnes fragiles soudainement prises pour cible par des malfaisants qui se mettent en tête de les disqualifier et de les rabaisser publiquement.

    Je vous laisse juge de ce qui est dit à mon propos dans les productions à charge qui circulent sur le net. Pour ma part, je reste convaincu que toutes les opinions ont le droit de s’exprimer à partir du moment où elles sont argumentées.

      

     

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