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  • HCQ : et pourtant elle soigne...

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    Les lectrices et lecteurs fidèles de ce blog connaissent l'invraisemblable flot de turpitudes ayant conduit à une mesure sans précédent dans l'histoire de la médecine : la prohibition, déguisée derrière divers prétextes tous plus fallacieux les uns que les autres, d'un médicament efficace contre le Covid-19 !

    Bien sûr, l'émergence d'une conviction solide traverse inévitablement une phase de confusion où semblent abonder les données contradictoires. D'où l'importance de ne pas sauter aux conclusions, de garder du recul et un regard critique envers nos intuitions ou préférences, et d'éplucher soigneusement les études pour en évaluer la solidité, la pertinence et même souvent la probité.

    John Ioannidis l'avait révélé en 2005 dans son fameux article, ici souvent cité : il faut tolérer l'incertitude temporaire liée à cette phase de données contradictoires avant de voir apparaître une "evidence".

    Le débat scientifique et les multiples aléas de l'expérimentation sont une chose. La production délibérée d'études-bidon, dont la fonction est de brouiller les pistes à dessein, en est une autre.

    Seule la piste souvent évoquée ici du délire collectif permet de comprendre l'angle mort invraisemblable des autorités scientifiques et politiques face à une des plus grandes manipulations de tous les temps.

    Souvenons-nous en : l'annonce par l'IHU de Marseille de résultats positifs corroborant ceux précédemment trouvés par des équipes chinoises et coréennes aura enclenché une des plus formidables (mais aussi terrifiantes) entreprises de désinformation contemporaine. Avec la complicité active des revues médicales, des hôpitaux et des universités (beaucoup des nôtres auront participé allègrement à cette fumisterie).

    Parmi les étapes "historiques" de ce scandale, retraçons les plus saillantes :

    D'abord, en avril et en mai, l’affirmation invraisemblable que l'HCQ (un des remèdes au profil de sécurité les plus solides de toute la pharmacopée) présentait (soudain) des risques cardiovasculaires qui devaient conduire à l'éviter à tout prix. Ce soufflé fétide est retombé depuis, mais quiconque n'a pas la mémoire trop courte se souviendra que la presse (suisse, belge et française) a répercuté bruyamment et sans recul ni discernement cette énormité. Matraquée avec une telle insistance qu'aujourd'hui encore, nombre de baudauds, de médecins et de professeurs des universités restent convaincus de cette billevesée.

    En fait, la science a parlé : l'HCQ s'avère en fait même cardio-protectrice contre le Covid-19 ! N'attendez-pas un erratum ou encore moins un mea culpa de la part du Temps, de la RST ou des HUG. Non, ce gente de choses n'existe pas chez ces gens-là.

    Ensuite, nous eûmes droit à l'affirmation absurde (et sur ce blog maintes fois dénoncée) que seuls des essais randomisés en double-aveugle pouvaient apporter une réponse solide à la question de l'efficacité thérapeutique de l'HCQ contre la Covid. C'est faux et archi-faux, c'est même un grossier mensonge contredit par la littérature scientifique, il n'empêche que des "autorités" comme le Pr Axel Kahn en France ou Anthony Fauci aux États-Unis se sont empressés de le colporter partout où ils passaient, suivis par un cortège de ministres et de professeurs.

    Ensuite, nous eûmes droit à une volée d'études falsifiées, truquées, bidouillées de manière tellement grossière qu'un certain nombre d'entre elles, publiées dans les "meilleures revues" (comme The Lancet, le BMJ, le NEJM ou le JAMA) ont du être rétractées ou se sont fait complètement démonter. Leur malfacture n'est pas la moindre énigme de l'histoire : la production d'études scientifiques truquées qui défendent les intérêts des industries polluantes est vieille comme l'industrie du tabac. Ici -était-ce du fait de l'urgence ?- la médiocrité extrême de cette production n'aura pas fait illusion très longtemps. Suffisamment tout de même pour paraître dans des revues "à comité de lecture" et convaincre la foule habituelle des médecins, politiques et profs d'uni pas très regardants ou calés en épistémologie !

    L'une d'entre elles (la fameuse étude Mehra publiée dans The Lancet) aura même fourni le prétexte à l'OMS pour interrompre toutes les études cliniques (en RCT) impliquant l'HCQ, comme au gouvernement français de verrouiller à triple tour l'armoire à pharmacie. La révélation de la fraude ne conduisant pas ces instances à revenir en arrière, faut pas pousser on imagine.

    Ennuyeux peut-être puisque l'étude Discovery, ainsi interrompue, était elle aussi en train de suggérer une efficacité de l'HCQ et d'elle seule !

    Ensuite, comme il est naturel que ce soit le cas, nous avons eu une longue suite de publications, observationnelles pour la plupart, provenant d'un grand nombre de pays, et dont la régularité à confirmer l'efficacité de l'HCQ, tant en prescription précoce que tardive, contre le Covid. Avec une moyenne de réduction sur les hospitalisations et la mortalité de 25 à 65%.

    Non pas un remède-miracle donc (personne ne l'a jamais sérieusement prétendu à part les caricaturistes de la presse) mais un remède susceptible de rendre d'immenses services et de sauver de nombreuses vies.

    Notre système de santé -corrompu comme on le sait- aura lui choisi (bien au-dessus des autorités de chaque pays, ce ne sont plus elles qui décident depuis longtemps) d'abattre l'espoir généré par les données convaincantes de l'HCQ au profit du très lucratif Remdesivir, inefficace et toxique. Dans le plus beau cas d'école du "deux poids deux mesures" l'ANSM en France, Swissmedic en Helvétie et l'Agence européenne du médicament auront acheté pour plus d'un milliard d'euros de ce produit foireux... en prohibant son concurrent efficace et bon marché.

    Pour comprendre cette dynamique crapuleuse, il suffit de consulter les registres d'arrosage du laboratoire en question (Gilead, désormais associé à Astrazeneca pour la mise au point d'un vaccin...) par exemple dans notre pays.

    Les liens d’intérêts sont aujourd'hui inévitables du fait du modèle de financement de la recherche. Par contre, que celles et ceux qui sont dans cette situation (comme la Pre Calmy aux HUG et tant d'autres) ne s'abstiennent pas d'intervenir sur des sujets impliquant les intérêt d'un de leur financeurs, ni ne les mentionnent publiquement, relève bel et bien de la faute grave.

    En France, le Pr Perronne a souligné que les décisions iniques prise par le "Conseil scientifique" sur cette question sont illégales du fait de l'absence de récusation des membres au bénéfice de tels conflits d'intérêts (la quasi-totalité du Conseil !)

    Seulement voilà : aujourd'hui, les autorités sont à bien des égards des "autorités-voyous", les médias sont à bien des égards des "médias-voyous" et les facultés de médecine et hôpitaux ont des fonctionnements systémiques de cet ordre.

    C'est dire si nous ne sommes pas sortis de l'auberge.

    Si ce n'est que la vérité finit toujours par sortir et que la gravité du scandale en question est telle qu'une fin pénale est bel et bien à prévoir pour un ensemble d'acteurs de cette sinistre histoire.

    Car les données sont là, aujourd'hui incontestables : les données probantes penchent très fortement en faveur de l'HCQ -en combinaison avec l'azithromycine- comme traitement de référence du Covid-19.

    Celles et ceux qui ont mis ce constat en échec par une somme de manœuvres déloyales et parfois mensongères devront tôt ou tard en répondre.

    Pour éclairer les lectrices et lecteurs de ce blog, je reproduis ici une excellente analyse du Dr Gérard Maudrux (publiée sur son blog du Quotidien du médecin), qui se présente ainsi lui-même :

    Dans une première vie chirurgien urologue libéral à Grenoble, Gérard Maudrux a présidé pendant 18 ans et jusqu’à la fin de 2015 la Caisse autonome de retraite des médecins de France, la CARMF. Il tourne la page avec un seul regret : avoir encore des choses à dire, une vision non conformiste du système de santé à présenter. Car ses idées (il a fondé Action santé pour lutter contre la loi Evin en 1991, il veut bloquer la fuite en avant des charges, est favorable à une retraite à la carte…), le Dr Maudrux les a toujours défendues le verbe haut, au besoin seul contre tous. C’est ce qu’il se propose de continuer à faire à travers ce blog iconoclaste.

    Ah oui, les dernière péripéties encore : Olivier Véran continue de poursuivre de sa haine l'IHU de Marseille et on apprend que Sanofi (le labo qui produit en France le Plaquénil) subit maintenant des pressions pour cesser de le leur livrer. Jusqu'où ira la bassesse de ce ministre, désormais dans le collimateur de la Cour de justice de la République ?!

    Quand on sait que des milliers de vies sont en jeu et que le gouvernement français vient de ré-autoriser la prescription facilité du Rivotril (un euthanasiant) pour les maisons de retraite, on voit que ce scandale relève bel et bien du domaine criminel.

     

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  • Purges covidiennes : chapeau bas au Dr Pascal Sacré, coup de gueule et cri du cœur

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    La bouffée délirante qui se chronicise depuis plusieurs mois connaît un net regain à la faveur de la ré-augmentation du nombre d’hospitalisations et de décès liés au Covid. Tout comme ils emploient abusivement le terme de « cas de Covid » pour parler des tests PCR, les autorités et les médias assènent la réalité d’une « deuxième vague » dont il importe de comprendre pourquoi ce à quoi nous assistons n’en est pas une.

    Il s'agit en fait bel et bien d'une saisonnalité, une recrudescence due aux conditions pré-hivernales et non pas aux comportements irresponsables (comme on essaye de nous le faire croire) de la population. Une situation en miroir de la décrue épidémique du mois d'avril, qui n'était pas due aux vertus du confinement (les courbes ont été peu ou prou les mêmes dans tous les pays quelles que soient les mesures de confinements prises ou non) mais déjà de la saisonnalité.

    Les incohérences continuent de se succéder dans le narratif officiel, et de brouiller les pistes. Pareillement, les sophismes (fautes de logique) y abondent, d’une manière si évidente que tout étudiant en première année d’université dans n’importe quel domaine devrait normalement être capable de les repérer.

    Les autorités affirment bec et ongles que rien n’a changé, que le virus est exactement le même qu’en mars-avril (ce que démentent les analyses génomiques) et que nous sommes exactement dans le même cas de figure de croissance exponentielle du nombre de cas.

    Elles affirment de surcroît que les mesures de plus en plus sévères qu’elle imposent sont nécessaires pour ralentir la progression de l’épidémie, ce qui est un pur contresens. Si elles s’avéraient efficaces et si le virus n’a pas muté, pourquoi cette reprise épidémique maintenant et non au mois de juillet, quand personne ne portait de masque ?!

    Pourquoi les manifestations « démasquées » de Berlin et d’autre villes européennes cet été n’ont-elles pas entraîné de flambée épidémique ?! Et pourquoi la Suède, qui n’a jamais confiné ni masqué sa population, connaît-elle aujourd’hui le plus faible taux de mortalité en Europe ?!

    N’importe quel esprit conservant trois sous de logique y verrait une contradiction sérieuse avec le narratif officiel, et n’importe quel scientifique / chercheur / penseur digne de ce nom s’affronterait avec rigueur et passion à cette énigme.

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  • Deuxième vague ?! Petit bouquet belge

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    Nous voilà donc repartis dans un moment de crispation collective. Les fronts se tendent d'autant plus entre les adeptes d'une réponse forte et immédiate (aux fins de soulager un système hospitalier si mal en point qu'il est d'emblée au bord de la rupture) et ceux qui pensent à l'inverse qu'il faut éviter à tout prix de sur-réagir à nouveau avec le risque d'aggraver des dégâts collatéraux socio-économique et sanitaire déjà massifs.

    Avec tout ceci, l'intolérance envers le débat d'idées et les empêcheurs de penser en rond prend également l’ascenseur. Des professionnels expérimentés et à l'expertise indiscutable (comme le Pr Perronne) se font lyncher médiatiquement, le Dr Pascal Sacré (médecin-réanimateur dont j'ai reproduit ici certaines analyses intelligentes, sagaces et nuancées) vient de se faire licencier et les rares voix qui osent encore poser des questions quant aux mesures prises se font vilipender comme jamais.

    Ce qui pose, tout de même, une question démocratique ! Est-il normal, est-il acceptable que des professionnels et citoyens faisant usage de leur liberté de pensée et d'expression, participant au débat scientifique (comme le garantit l'article 27 de la Déclaration universelle des droits de l'homme) se fassent mettre au ban ou licencier pour avoir oser exprimer une opinion non-conforme au dogme officiel ?!

    J'ai pour ma part anticipé les choses en démissionnant au mois d'août  des fonctions que j'occupais en tant que secrétaire général de l'association romande Pro Mente Sana. Pressentant que la pression extérieure deviendrait écrasante, j'ai choisi de protéger cette organisation qui m'est chère ainsi que son bureau, son secrétariat et ses collaborateurs et collaboratrices de talent en assumant de renoncer à mes fonctions.

    Il n'en reste pas moins donc que cette logique de purge stalinienne contre des professionnels faisant simplement usage de leur sens critique et osant poser de bonnes questions est aussi laide qu'inquiétante.

    Ce d'autant plus -cela peut étonner le citoyen "informé" uniquement par le discours officiel- que la gestion du Covid-19 continue de transgresser nombre de principes et de bonnes pratiques en la matière et d'imposer des mesures qui n'avaient jamais été prévues et à l'intérêt douteux. Je m'en suis expliqué encore ce matin à la faveur d'une opinion libre du Pr Didier Pittet dans la Tribune de Genève, dans laquelle il rappelait que le coronavirus ne se transmet pas ou que très très peu par les aérosols.

    Je n’ai ÉVIDEMMENT rien contre les mesures visant à prévenir la circulation du coronavirus.

    J’en ai en revanche contre les mesures inutiles et contre-productives.

    Tout continue d’indiquer à ce stade que c’est le cas avec le port du masque, qui ne servirait au mieux que pour les personnes infectées postillonnant ou toussant sur les autres (et dont il suffit qu’elles restent chez elles ou mettent le masque en sortant !)

    Masquer une population entière (et des enfants à l’école !) parait parfaitement déraisonnable.

    La Suède (qui n’est pas en tous points un exemple) ne connaît pas un taux de circulation du virus plus élevé comme conséquence du renoncement à imposer le port du masque...

    Quand je vois des personnes devenues hystériques accuser ceux qui ont des doutes d’être des assassins en puissance, je me dis qu’il est urgent de rallumer la lumière chez tous les rétrécis du bulbe.

    Et en revenir à la vraie science, pas ce délire de méthodologistes apprenti-sorciers !

    Je me suis évidemment fait interpeler sur le fait que je ne suis ni médecin ni infectiologue. L'amusant en l'espèce est que ceux qui le sont ne sont pas qualifiés ni compétents à élaborer des dispositifs sanitaires visant à gérer un problème de santé publique, leur métier étant bien sûr de soigner des malades.

    Le mien -comme tout expert en santé publique- est précisément de concevoir de tels dispositifs et évaluer s'ils sont adéquats aux besoins en santé de la population, efficaces et proportionnés.

    Je suis honoré et heureux d'accueillir sur ce blog deux scientifiques belges, M. Christophe de Brouwer, professeur et président émérite de l'École de Santé publique à l'Université libre de Bruxelles et Mme Caroline Vandermeer, biochimiste spécialiste en biotechnologies et microbiologie industrielle. Qui produisent tous deux des décryptages passionnants en temps réel sur l'épidémie et sa gestion.

    Avec leur aimable autorisation, je reproduis ici un petit florilège de leurs analyses de ces derniers jours. La situation belge est effectivement inquiétante, du fait de la gravité extrême de la première vague et de la fragilité de son système hospitalier, sans oublier l'autoritarisme exacerbé de ses réponses sanitaires - avec la RTBF jouant une partition de plus en plus digne d'un média stalinien plutôt que d'une presse indépendante et libre.

    Puisqu'on y décrit une "second vague" apocalyptique, cela vaut la peine de nous tourner vers des professionnels compétents pour chercher à y voir clair. Avec les précautions d'usage, notamment que les auteurs n'ont accès qu'aux données publiques.

    Tout ceci est évidemment un brin technique, mais cela vaut la peine de s'accrocher. Bien des incertitudes restent, mais le pire n'est heureusement pas toujours certain ! Et la panique est toujours mauvaise conseillère.

     

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  • COVID-19 : le non-sens

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    J'avais publié l'image figurant en exergue de cet article début août, alors que le président Macron venait d'imposer le port du masque dans tous les espaces clos.

    Il est peu contestable quelques mois plus tard que nous continuons d'avancer joliment (c'est-à-dire docilement) dans la direction souhaitée.

    Certes, il y a une recrudescence saisonnière des cas qu'il serait indécent de nier. Avec le défi que cela pose à nouveau au système de soins hospitalier. Celui-ci, on le sait, est en grave difficulté en France et en Belgique depuis des années comme l'ont révélé les nombreuses grèves et crises récentes (par exemple cette menace de démission collective de 1'000 médecins-hospitaliers au mois de janvier dernier) ou comme l'énonce de manière implacable le Dr Jean-Jacques Houben, chirurgien belge, dans un retentissant "J'accuse".

    Et l'on a vu, aussi, que les pays qui ont le mieux réagi au Covid-19 ont été ceux qui avaient préservé au cours de la décennie écoulée les meilleures capacité en soins intensifs.

    Ici, donc, nous avons non pas une deuxième vague, mais une résurgence saisonnière d'un coronavirus qui semble devenir endémique. Cette possibilité, les Pr Raoult et Toussaint l'avaient énoncée à haute et intelligible voix dès le mois de mars. Il est donc à nouveau un peu consternant de voir les journalistes se remettre à frétiller  : "Alors, cette deuxième vague dont vous avez toujours nié la possibilité, elle est finalement bien là !?"

    Les pays occidentaux semblent pied au plancher pour reconfiner. Les lectrices et lecteurs de ce blog n'en seront pas outre mesure surpris, puisque c'est bel et bien un élément important du business-modèle de l'exploitation juteuse d'une pandémie qui dicte leur conduite à nos pseudo-gouvernements - dont nous avons la complaisante naïveté de croire qu'ils nous gouvernent.

    Bref, les technocraties privilégiant d'autres intérêts que celui de leurs populations vont -cela est clair comme de l'eau de roche- se tirer la bourre pour voir qui osera aller le plus loin dans la dérive autoritaire.

    Les pays Anglo-saxons (comme l'Australie ou le Canada) ont franchement  fait déjà très fort en la matière. Un regroupement de médecins de l'état de Victoria dans le premier nommé a pris position pour supplier les autorités locales de ne jamais plus imposer un confinement aussi brutal à la population.

    Aux antipodes (relatives) que nous habitons, l'Irlande et le Pays de Galles inaugurent cette nouvelle danse macabre, puisque ces nations ont décidé d'un confinement de 6 semaines pour le premier et de 2 (à voir) pour le second, démarrant dès que possible. Ceci alors que  l'explosion du nombre de tests positifs (calibrés à 40-45 cycles d'amplification au lieu des 25-30 requis, et rappelons au passage qu'à 60, n'importe quel échantillon donne un résultat positif) ne s'y accompagne pas d'une explosion de la mortalité ou des hospitalisations. En Irlande, le nombre de décès "Covid-19" le 19 octobre a été de... 0 !

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    On est donc désormais dans une situation où, de manière préventive, pour éviter une surcharge possible des hôpitaux, on est prêt à arrêter des pays entiers et jeter au chômage mais aussi dans la très grande pauvreté des dizaines de millions de citoyennes et citoyens européens.

    Au lieu de renforcer rapidement et par tous les moyens les capacités hospitalières ! Le gouvernement français a consacré ces derniers mois : 2 milliards d'euros pour soutenir une presse toujours plus servile (et aux mains pour l'essentiel de milliardaires). 2 milliards d'euros pour une campagne de testing à large échelle (un million de tests actuellement en France chaque semaine) qui ne sert strictement à rien étant donné la non-pertinence diagnostique des résultats. Et.... (roulement de tambour...)... 50 millions pour les hôpitaux ! Hourrah !

    Résultat : la capacité en soins intensifs est à risque d'être saturée rapidement même par une résurgence d'ampleur modérée de l'endémie. Et donc nous voilà bien parti pour tout re-bloquer, vaille que vaille.

    Ceci alors que l'envoyé spécial de l'OMS vient de rappeler que le confinement est une mesure à éviter dans toute la mesure du possible étant donné sa destructivité, tant sanitaire que socio-économique. C'est à se demander ce qu'ont prévu (ou non) nos gouvernements pendant les mois où ils annonçaient l'inéluctabilité d'une 2ème vague ! Rien ?!

    Où sont donc les 12'000 lits de réanimation annoncés par Olivier Véran au mois d'août pour faire face à une éventuelle deuxième vague ?!

    Les directions médicales des hôpitaux tirent la sonnette d'alarme et on ne saurait les en blâmer : ce sont eux bien sûr qui sont au front, et ils s'expriment depuis leur territoire. Doit-on pour autant aller dans ce sens ? Tout doit dépendre (comme cela aurait dû être systématiquement le cas) de la prise en considération rigoureuse des coûts / bénéfices globaux d'une telle mesure, contrastée avec d'autres options.

    Comme les gouvernements (aux mains de leur technocratie inféodée aux industries) n'ont jamais fait ces balances décisionnelles de manière transparente, il est loisible de douter que ce sera le cas cette fois-ci.

    Ce d'autant plus qu'elle ne jurent que par un vaccin depuis mars, parti-pris invraisemblable pour quiconque a un minimum de connaissances en santé publique. Mais qui s'éclaire certes joliment quand on pense business...

    Bref, un nouveau choc sur le système de soins est là, indiscutablement, plus ou moins fort selon les pays et les régions. Faut-il pour autant reconfiner ? C'est douteux, pour les deux raisons évidentes suivantes :

    Tout d'abord, l'évaluation de l'efficacité du confinement de mars-avril est globalement négative. Impact destructeur sur les personnes souffrant de toutes les autres pathologies, impacts délétères sur la santé psychique, économique et sociale, et effet probable sur l'explosion de cas graves : se trouver confiné au contact de personnes contagieuses est la plus sûre manière de se sur-infecter.

    "Ah oui, et que proposeriez-vous concrètement ?!" m'interpelle-t-on souvent.

    Les procédures habituelles de gestion d'une pandémie (telles que décrites dans mon livre Covid : anatomie d'une crise sanitaire ainsi que dans les différents plans nationaux idoines -dont il faut rappeler qu'aucun n'a été appliqué dans aucun de nos pays !), complétées par l'activation du premier rideau des médecins-généralistes, libres de prescrire tout ce qui peut aider d'une part et par l'augmentation rapide des capacités en réanimation d'autre part.

    Rappelons que la ventilation non-invasive est aujourd'hui recommandée dans la plupart des cas, ce qui change la réalité des contraintes par rapport à mars-avril.

    Et pour le reste, nous devrions en avoir pour quelques semaines de tension sur les systèmes de soins (probablement jusqu'en janvier). Sans que l'immense majorité de la population soit en danger en aucune manière.

    Retomber dans les réactions désordonnées du printemps (compréhensibles à l'époque du fait de notre ignorance au sujet du nouveau coronavirus) paraît être la pire mauvaise idée.

    Comme la "Task Force" helvétique milite déjà pour cette option, nous appelons ici une nouvelle fois à la dissolution de ce collège de pseudo-experts bardés de conflits d’intérêts. Et générons enfin de l’intelligence collective en invitant des compétences et des talents indépendants et issus de différents domaines touchant à la santé publique au sens large.

    Je suis très heureux de vous donner ici à lire un nouveau texte du Dr Frédéric Badel, médecin-psychiatre, qui explore avec ténacité et pour notre plus grand profit les dérèglements psychiques qui participent à cette désorganisation du bon sens et des valeurs.

    Qu'il soit chaleureusement remercié pour cette nouvelle contribution et de son accord à ce qu'elle soit publiée ici !

     

     

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  • Covid : le point de vue des réanimateurs

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    Nous vivons une période d'incertitude avec une sorte d'emballement. Certains chiffres s'envolent, d'autres progressent, avec certaines données et variables qui posent question.

    Ce qui est sûr, c'est qu'il ne s'agit pas d'une deuxième vague. Si deuxième vague il y avait dû y avoir, elle se serait produite au déconfinement de mai, quand aucune des mesures imposées depuis n'était en vigueur.

    Nous sommes face à un regain de diffusion du virus, certainement saisonnier, mais encore peu lisible du fait du changement de critères : on a essentiellement renoncé aux critères habituels pour évaluer une épidémie au profit de certains autres qui posent beaucoup de questions - comme les "tests positifs" avec des cycles d'amplification élevés dans le cadre de  campagnes de testing absolument sans précédent.

    De nombreux services hospitaliers tirent la sonnette d'alarme dans la crainte d'une future surcharge -et certains responsables appellent même à un reconfinement immédiat.

    Et comment faire la part des choses quand on sait que les hôpitaux sont en surcharge année après année du fait des infections respiratoires hivernales. Sommes-nous simplement dans une nouvelle saison habituelle ou bien dans un cas de figure hors normes ?

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    Dans toute cette incertitude, beaucoup de médecins, de responsables politiques et de citoyens ont le souvenir des mois de mars et avril rivé à l'esprit et nous dessinent un scénario du pire qui serait un re-belotte de ces mois tragiques.

    D'autres pointent du doigt le fait que le gouvernement français, contrairement à ses engagements, n'a pas augmenté la capacité en soins intensifs en prévision de la mauvaise saison ! D'autres que la grippe a complètement disparu des radars et statistiques depuis le mois de  mars et que la mortalité 2020 n'est pas supérieure à la normale. D'autres encore que la situation n'est plus la même pour différentes raisons et qu'il faut vraiment garder la tête froide et éviter de paniquer pour pouvoir prendre les meilleures décisions.

    Tant de chose posent question qu'il faudra encore plusieurs jours pour y voir clair.  Certaines données récentes ne sont par exemple pas cohérentes avec ce qu'on a vu jusqu'à aujourd'hui et donc soit décrivent des réalités nouvelles, soit sont le fruit d'erreurs. Sans entrer dans les détails de ces vérifications (sur lesquelles je travaille avec bien d'autres), je donne ici la parole (parce que c'est essentiel pour la compréhension éclairée de la réalité sanitaire) à deux médecins-réanimateurs hospitaliers dont j'ai déjà cité certains textes, articles ou interventions.

    Sur la différence fondamentale entre mars-avril et aujourd'hui dans les traitements hospitaliers et la prise en charge en réanimation, un excellent résumé est celui énoncée par le Dr Xavier Pothet sur LCI fin septembre.

    Sur les stratégies de réanimation elles-mêmes, le mieux est de prendre le temps d'écouter la magistrale présentation du Dr Louis Fouché du 7 octobre intitulée "Réanimation et COVID – quelques points saillants !" Franchement, ça vaut la peine, vous apprendrez plein de choses et comprendrez mieux les difficultés des hôpitaux telles qu'elles nous sont décrites de jour en jour.

    Enfin, je suis heureux de reproduire ici les premiers paragraphes d'un autre excellent article du Dr Pascal Sacré, intitulé "Voyage d’un réanimateur au centre de la COVID-19", paru sur le site de l'Association internationale pour une médecine scientifique, indépendante et bienveillante.

    Ce tour d'horizon est l'invitation précieuse dans cet univers d'un praticien hospitalier qui vient de passer 6 mois au contact des formes graves du Covid-19. Il n'y a pas de meilleure source d'information.

     

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