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  • Enquête : la Task Force enfin sur la sellette !

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    Enfin !!!

    Il vient enfin de sortir un article de journalisme d’investigation au sujet de la « Task Force scientifique » helvétique. Les lectrices et lecteurs de ce blog connaissent l’évaluation que je porte sur la qualité, la pertinence et la légalité de son travail depuis des mois tant cette instance s’est montrée dramatiquement à côté de la plaque. Alors qu’elle est censée incarner la science et dispenser des analyses et recommandations fiables et honnêtes, elle a multiplié à l’inverse les recommandations dommageables et absurdes, totalement découplées de la réalité et des éclairages portés par la vraie science au sujet de l’épidémie due au Sars-CoV-2.

    Comment un cercle composé d’experts issus des universités les plus réputées de notre pays peut-il en venir à produire une montagne de rapports faux et délirants, voilà qui devrait quand même un jour questionner quelques parlementaires et responsables politiques, journalistes et penseurs. Sans même parler de l’indignation qu’on aimerait bien entendre de la part des milieux académiques et scientifiques, qui semblent s’être transformés en statues de sel ou en Grande Muette…

    Il y aura une importante étape intermédiaire à franchir pour en arriver là : que la population et les autorités puissent « simplement » se rendre compte de la « fake science » produite au long des mois par ce cénacle ! La narration délirante qu’il produit à la chaîne continue hélas de rejoindre la crédulité publique. Il n’est donc que trop utile qu’une enquête rigoureuse, menée par deux journalistes renommées et expertes en la matière, soulève le coin du voile sur une réalité sans doute inimaginable pour les non-initiés.

    Cela fait des mois que j’alerte pour ma part sur la scandaleuse dérive de ce groupuscule, qui produit de manière dramatique des analyses et recommandations qui sont des insultes à l’intelligence et à la science. Repris ensuite avec un sens critique à peu près inexistant par les zautorités et les « médias ».

    Catherine Riva et Serena Tinari déroulent leur enquête avec maestria et soulèvent les innombrables aberrations de cette Task Force devenue au cours du temps un véritable danger public. Passons donc en revue les problèmes posés.

    Tout d’abord, les auteures soulignent que " la Task Force est donc aujourd’hui l’un des organismes les plus influents du pays et à ce titre, sa légitimité et la qualité de son travail méritent un examen." Le fait qu’elles se lancent aujourd’hui souligne par contraste l’extraordinaire servilité des médias mainstream, qui se sont contentés au cours des mois de répercuter les productions de la TF comme s’il s’agissait de paroles d’Évangile, sans jamais les questionner ni enquêter sur la validité scientifique, les conflits d’intérêts ou l’inscription systémique de cet organe.

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  • Covid : « le dégoût et le mépris »

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    Le texte que je m’apprête à partager ici ce soir est certes dark.

    Cela n’aura échappé à personne, l’époque est ténébreuse et même : malsaine, délirante,  perverse à tant d’égards que le fossé s’est creusé, assurément, entre toutes celles et ceux qui le perçoivent, et sont donc percutés par cette noirceur ; et celles et ceux qui entretiennent un confortable mais périlleux déni.

    Pour ces derniers, nous sommes loin de vivre en dictature, les autorités font de leur mieux et les incohérences massives que nous constatons ne sont dues qu’à l’incertitude sanitaire et à certains dysfonctionnements.

    Pour les autres, nous sommes hélas dans un tout autre cas de figure, caractérisé par un effondrement sociétal fait de stupidité, de malveillance et d’indignité au service d’une idéologie déshumanisée et d’intérêts crapuleux.

    Dans ce grand foutoir collapsologique, il n’est hélas (en attendant la justice) aucun « pouvoir » pour rattraper les autres. Les autorités politiques et sanitaires sont aussi malhonnêtes qu’azimutées, comme les dernières révélations le démontrent les unes après les autres : qu’il s ‘agisse de la commande par la gouvernement allemand de fausses études visant à faire paniquer la population pour pouvoir imposer des mesures brutales ; des scories chez nous d’une Task Force anti-démocratique, incompétente et abusive ; ou encore de la falsification par l’OFSP, fraîchement révélée, des données relatives à la situation sanitaire (qui a même fait réagir Heidi News, c’est dire !), nous ne voyons partout que médiocrité, cynisme et malhonnêteté.

    Avec des médias mainstream qui ont démissionné de leur éthique et de leur intégrité, et ne sont, selon la juste expression d’Alexandra Henrion Caude -qui en a fait l’expérience- simplement plus dignes de confiance. Des médias qui depuis des mois et des mois ne présentent que des contenus biaisés ou mensongers, occultent toutes les informations importantes, relaient avec servilité les mensonges étatiques sans se poser la moindre question, dérapant à répétition dans la désinformation, la caricature et même la calomnie.

    Triste époque que celle où les voyous ont le champ libre et où les personnes intègres des groupes professionnels correspondants (parlementaires, scientifiques et journalistes) se taisent et se terrent. Pourtant, la lucidité est là : le Quotidien du médecin en France a réalisé un sondage en ligne auprès de ses adhérents quant à l’évaluation de l’action du ministre de la santé. Le résultat, pour dire les choses sobrement, ne sont pas bons, le ministre récoltant une note d’ensemble de 3,3 sur 10, ce qui paraît encore beaucoup. Résultat que l'on pourra contraster avec l’estimation complaisante de Didier Pittet sur l’action du gouvernement français- il était payé pour cela il est vrai.

    Didier Pittet qui vient au passage d'en commettre une énorme dans Le Temps en osant affirmer que l'épidémie de Sars-CoV-2 était la plus meurtrière depuis la grippe espagnole, ce qui constitue une erreur de perspective monumentale relevant d'une mauvaise lecture démographique des statistiques. Le genre de mensonge le plus toxique dans la mesure où, comme l'a rappelé Laurent Toubiana, toute la propagande anxiogène est construite sur cette comparaison absolument fallacieuse.

    Qu'un "expert" se permette une affirmation pareille illustre hélas la gravité du problème d'une parole pseudo-scientifique en roue libre...  A titre d'information, voici la courbe des taux de mortalité réels et leur impact sur l'espérance de vie pour les vingt années écoulées en France.  Rien à voir avec les absurdités énoncées par Didier Pittet.

    Taux mortalité.png

    Une analyse similaire a été publiée en Suisse dans Bon pour la tête par M. Balli-Frantz. Si le Pr Pittet et ses confrères grassement payés avaient pour deux sous d'esprit critique, ils auraient connaissance de ces données.

    La « science » telle que la pratique la Task Force mais aussi les facultés de médecine et les revues médicales, atteint un niveau de dévoiement et de prostitution sans précédents. Les mots bien sûr peuvent sembler durs, mais je pense que rares sont les non-initiés à mesurer l’étendue de l’ignominie : les modélisations de Ferguson à l’Imperial College comme celles de l’EPFL ou du Conseil scientifique français, qui ont servi à imposer des mesures aussi inutiles que violentes, n'ont pas la moindre validité scientifique !

    Je ne peux que recommander à celles et ceux qui en douteraient de visionner les bonus du film Hold-Up. Le Pr Vincent Pavan, professeur-chercheur en mathématiques à l’Université d’Aix, y exprime sa consternation devant la qualité affligeante et à vrai dire franchement crapuleuse des productions en question.

    Deux membres du Conseil scientifique français ont par exemple publié dans Science une étude dont la qualité mathématique est lamentable, faite de trucages (comme la présentation de courbes qui ne correspondent pas aux données) et présentant des conclusions fausses avec une ignorance manifeste des statistiques…

    Or ce torchon a été publié dans cette revue "prestigieuse" après un processus de peer-reviewing bâclé et fait donc autorité en dépit du fait qu'il s'agit rien moins que d'une escroquerie. Les modélisations de Ferguson étant du même acabit, "une véritable insulte aux mathématiques et à la science" selon Vincent Pavan.

    Pourquoi les médecins et les scientifiques ne réagissent-ils pas ?! Très probablement pour les mêmes raisons qui conduisent les journalistes et les parlementaires conservant une conscience à se taire et laisser faire : essentiellement la peur. Les temps sont troublés et donc pleins de risques pour tous ceux qui ont des positions à préserver. Au sein d’univers qui dévoilent au fond leur féodalité : dans le monde académique comme politique comme médiatique, on est toujours le vassal ou l'obligé de quelqu’un ou de plusieurs. Ce qui ne favorise certes ni l’indépendance d’esprit ni le courage ni même l'honnêteté intellectuelle.

    Reste le risque à plus long terme de s’être tu et d’avoir cautionné pareilles dérives. Face à des agissements aussi graves, de nombreuses questions se poseront sur le mutisme, la tétanie ou la licence qui leur aura été accordée.

    Dans son texte, Michel Rosenzweig énumère ces réalités avec la sensibilité et la lucidité qui sont les siennes. Pour moi, il détient une clé magistrale qui est celle de la vulnérabilité. Arnaud Desjardins a en son temps écrit de très belles pages sur le fait que cette qualité constitue en fait le socle de la vraie force. Celles et ceux qui la confondent avec la faiblesse commettent une lourde erreur : la vraie force naît de la connaissance et de la reconnaissance de notre vulnérabilité fondamentale en tant qu’êtres humains, pas de son déni ! Nul n’est plus faible en vérité que celui qui se croit fort à tort.

    Au-delà de sa personne et de son talent, c’est aussi toute la puissance de ce que l’on appelait jadis les humanités que Rosenzweig exprime dans ses écrits. Et Dieu que les psychanalystes, philosophes, écrivains, poètes, musiciens nous auront manqué dans cette crise produite pour l’essentiel (bien plus que par un virus certes un peu mauvais mais sans rien d’exceptionnel) par une idéologie caractérisée, comme l’a bien vu le philosophe autrichien Konrad Paul Liessmann, par une véritable "haine de la culture". La mise à sac actuelle du monde de la culture a bien moins à voir avec le Sars-CoV-2 qu'avec cette funeste idéologie, même si les artistes hélas peinent à le voir et se trompent donc eux aussi d'ennemi.

    Confronté, en première ligne, à la malhonnêteté des autorités politiques et médicales, à la bassesse et à la stupidité des médias ainsi qu’à l’auto- lobotomisation de la classe politique, concourant toutes à aliéner, asservir et traumatiser la population, Michel Rosenzweig nous livre un texte au parfum un peu « noir c’est noir ».

    Le pessimisme a cela de supérieur qu’il nous met à l’abri des désillusions. Et il est vrai que nous avons aujourd’hui autant de raisons de désespérer qu’il est possible d’en envisager. Nommer le mal plutôt que le nier est certes inconfortable mais toujours salutaire.

    Pourtant, je dois confesser être irréductiblement habité en ce qui me concerne par une forme d’optimisme. Pas forcément littéral ou concret, plutôt d’un autre ordre. Découlant du fait que le combat à mener contre l’obscurantisme, la malhonnêteté et la destruction en cours est si essentiel que la priorité est de préserver et entretenir nos forces à chaque pas sur le chemin. Les guerriers hurons avaient en passant une jolie devise pour les temps de guerre : « Quelle belle journée pour mourir au combat ! »

    Comme la vie est toujours plus complexe et surprenante que ce que notre esprit peut appréhender, reste aussi toujours ouverte la possibilité de ne pas mourir au combat et -qui sait- de finir par remporter la victoire en compagnie de toutes les personnes intègres et de bonne volonté…. « De défaite en défait jusqu’à la victoire » est un autre bel aphorisme invitant à la persévérance - hélas dû à Mao Tsé Toung, ce qui refroidit quand même un peu. Mais l’idée est jolie...

    Le Dr Louis Fouché parle (toujours dans le bonus du film Hold-Up) d’une dimension importante de ce que nous vivons, dans la mesure où il s’agit au fond de l’effondrement (ou du triomphe dans le scénario du pire, nous verrons bien) d’une idéologie mortifère et déshumanisée, celle à la fois du paradigme techno-scientiste et du trans-humanisme.

    Citant Arendt, Rosenzweig et Fouché évoquent la « banalité du mal » que nous voyons fleurir sur tous les tas de fumiers de nos sociétés : la médecine qui néglige les patients par fétichisme méthodologique inféodé, pavant la voie à des hospitalisations en urgence dramatiques et à une campagne d'expérimentation génique scandaleusement risquée, basée sur des données elles aussi falsifiées; des politiciens qui s’improvisent dictateurs en court-circuitant la démocratie et en imposant des mesures iniques, inutiles et violant les droits constitutionnels et humains ; les scientifiques qui cautionnent une véritable prostitution de la science ; des enseignants qui militent pour l’imposition du masque et donc la maltraitance des enfants, alors que ceux-ci ne sont ni contaminés par le Covid ni contagieux. M. et Mme Tout-le-monde enfin, conditionnés par la propagande terroriste des autorités obsessionnellement répercutée par les médias et instrumentalisés pour devenir des multiplicateurs (petits chefs) d’injonctions imbéciles et blessantes de notre intelligence comme de notre dignité.

     

    Face à cet affolement collectif et à la banalité du mal chez tous ceux qui ont été hypnotisés par le narratif officiel, Louis Fouché relève que nous sommes un certain nombre à avoir entendu un « appel » à la résistance. Un appel à ne pas céder au chant des sirènes psychopathes. A garder raison et sensibilité. A rester connectés à nos valeurs et à notre intelligence.

    Car cette crise est bien le symptôme du déboussolement du monde dans lequel nous vivons, aliéné, cynique et corrompu, façonné par des puissances antidémocratiques et auxquelles nous n’avons jamais confié le mandat de construire notre projet de société ! Ces puissances se sont emparés des leviers de pouvoir, et comme elles sont foncièrement crapuleuses et dégénérées, elles génèrent des réalités humaines qui le sont, à l’image de cette crise.

    Il y a heureusement un autre horizon possible que celui-là, celui d’un monde qui est à naître, un monde qui soit viable et désirable, qui soit enfin digne et respectueux de notre humanité.

    Avons-nous la moindre chance de lui permettre d’advenir en lieu et place de la fuite en avant vers le monde délirant des puissances qui nous gouvernent ? Je n’en sais bien sûr rien. Mais tant que la partie ne sera pas définitivement perdue, il est pour ma part hors de question de renoncer à ce combat.

    Le Dr Fouché souligne dans l’extrait mentionné qu’il n’a jamais été aussi heureux qu’aujourd’hui. En ce qui me concerne, je retiens de mes recherches en neuropsychologie que la réalité de ce qui nous rend heureux ne réside ni dans les possessions, ni dans le confort, ni surtout dans l’évitement de l’inconfort.

    Mais de pouvoir mettre nos compétences au service d’une cause noble ou essentielle, dans le cadre de relations de qualité. Lutter contre la malhonnêteté, la corruption et la brutalité, lutter pour nos droits fondamentaux, l’intégrité et la probité, pour une organisation politique et sociale plus intelligent et plus juste que ce nous connaissons, qui soit enfin respectueuse de la dignité et de la valeur infinie de chacun, voilà qui a de quoi nous occuper (et nous rendre heureux) pour les années à venir !

    Et comme tous les Goliaths, le colosse que nous affrontons, tout puissant et brutal qu’il soit, a sans aucun doute des pieds d’argile.

     

     

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  • Perseverare diabolicum : lettre ouverte d'un ami à Mauro Poggia

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    Le vent tourne. Les aberrations de la politique Covid (telles que mises en lumière au long des mois sur ce blog) cheminent dans les esprits. La panique que nous avons traversée, soigneusement instrumentalisée et exploitée par des intérêts systémiques évidents, aura certes verrouillé une narration fausse et redoutable dans l’esprit de nos décideurs et de la population.

    Mais les non-sens ne peuvent être niés à long-terme : tôt ou tard revient le temps d’une analyse rationnelle et objective…

    En France, cinq membres du Conseil scientifique (dont son président Jean-François Delfraissy) viennent de se fendre d’une tribune dans le Lancet pour appeler à un renoncement urgent aux stratégies de confinement et sortir de cette danse macabre des mesures coercitives à répétition !

    Sortie tonitruante à la fois bienvenue et quand même sacrément gonflée de la part d’un cénacle grevé de conflits d'intérêt qui n’a cessé à l’inverse depuis onze mois de réclamer à cor et à cris des mesures violentes en s’asseyant sur la science puisque celle-ci montrait déjà dès fin mars que cette « solution » était inutile et destructrice !

    « Il n’est plus possible d’utiliser une succession de confinements généralisés comme réponse principale à la pandémie de Covid-19 » expliquent -enfin !- ces experts. « Même si (le confinement) est attractif pour de nombreux scientifiques et considéré comme une mesure par défaut par les dirigeants politiques […], son usage doit être réévalué afin qu’il ne soit plus mis en œuvre qu’en dernier recours », ajoutent-ils en mettant en garde contre « des approches basées sur la peur ».

    Gonflé donc de la part de « responsables » qui n’ont cessé d’entretenir la psychose depuis une année ; on peut surtout y voir un retournement de veste caractéristique annonçant « la fin de la récréation » pour les experts compromis pour reprendre la vilaine expression d’Axel Kahn…

     

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  • Contre l'avis du Conseil Scientifique : critique de la notion de catastrophe sanitaire

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    Depuis onze mois, le présent blog constitue une expérience unique en Suisse de débat expert et citoyen. En plus d’agacer certains « journalistes » (qui trouvent qu’un tel espace représente un « danger pour la démocratie » dès lors que les idées exprimées ici ne sont pas soumis à leur moulinette…), il a accueilli plus de 3 millions et demie de lecteurs ainsi qu’une bonne soixantaine d’auteurs de toutes sortes de domaines d’expertise, engagés à produire des réflexions utiles qui puissent compenser tant soit peu le « manque à penser » infligé par les médias installés, au passage tous fortement dépendants des soutiens étatiques.

    Alors que les GAFAMs et le gouvernement français cherchent des noises à France Soir, organe de presse qui a fait un travail remarquable et unique dans l'espace francophone de questionnement du narratif officiel (du journalisme, quoi), on peut souligner à quel point les espaces de réflexion se sont rétrécis comme peau de chagrin, entre la censure insensée et choquante des GAFAMs, la démission des médias classiques et la stérilisation du débat d’idées par stigmatisation des rares penseurs osant penser à voix haute.

    Car bien sûr, oser penser c’est forcément questionner la somme d’incohérences, d’absurdités et de mensonges qu’on nous a servis par supertankers  depuis bientôt une année. Dernière absurdité en date (mais elle est tout sauf drôle), le Conseil fédéral vient de prolonger les mesures destructrices sans bénéfices avérés au motif qu’il faut rester prudent même si tous les indicateurs épidémiques sont excellents, ici comme ailleurs.

    Et avec cette imbécilité (au sens étymologique, rassurez-vous ! de "marcher sans le bâton du bon sens et de la raison" comme le rappelait Michel Maffesoli) de croire que cette baisse est le résultat des mesures prises depuis deux mois.

    D’autres pays autour de nous ont connu des baisses comparables sans imposer ces mesures, les meilleures équipes de recherche au monde confirment que lesdites mesures n’aident en rien, peu importe, le Conseil fédéral dit la science, telle que murmurée à son oreille par la Task Force et au diable la réalité !

    Quant aux commerçants et restaurateurs, ils sont priés d’agoniser en silence et les jeunes d’avoir des idéations suicidaires ou de passer à l’acte sans trop faire de bruit. Tout ceci à cause de mesures tortionnaires (selon l’analyse de Me Araujo-Recchia) imposées en pure perte rappelons-le selon les données de la vraie science.

     

    Au premier rang des beautés de la vie ce blog, il y a eu la qualité extraordinaire de nombre de contributions. Je le dis avec la sincérité la plus grave et sans flatterie. Les médias ricaneurs auraient mieux fait d’inviter nombre de mes invités pour essayer de comprendre quelque chose à la situation en cours. Ou même simplement de les lire : ils auraient beaucoup appris !

    Après une contribution exceptionnelle, il y a quelques jours, portant sur les données réelles relatives au Covid telles qu’on peut les comprendre à la lumière de la vraie science statistique (et non des délirantes élucubrations de la Task Force), j’ai l’honneur et la joie d’accueillir aujourd’hui un autre texte de grande qualité, co-rédigé par un médecin et une juriste.

    Les auteurs ont tenu eux aussi à rester anonymes – si les médias dans leur ensemble étaient un peu moins voyous dans leurs parti-pris et leurs campagnes de diffamation, on pourrait ma foi s’en étonner ou le regretter. A défaut, on le comprendra volontiers.

    Reste que les auteurs proposent ici un texte diablement intéressant, explorant la notion de « catastrophe sanitaire » qui a fondé notre réaction collective à une épidémie dont les contours restent ô combien à questionner. Le médecin de la paire intervient au sein d’un des réseaux de signalement des épidémies respiratoires nommés dans l’article et connaît donc comme personne son sujet.

    Les conclusions ne surprendront que les lecteurs désinformés, non ceux qui ont fait l’effort de se renseigner sans juste biberonner les contenus prémâchés par les médias « victimes » des manipulations d’état - pour faire un clin d’œil à notre publication d’hier.

    Si l’on prend les chiffres dans le bon sens, on ne trouve rien qui relève d’une situation d’urgence sanitaire et encore moins d’une catastrophe. La démonstration demande un petit effort de lecture, mais en vaut ô combien la peine. Les auteurs enchaînent en montrant combien nous aurions, avons besoin d’un effort théorique, sociologique, scientifique et juridique à produire pour remettre des points cardinaux et du sens dans la dérive en cours.

    Ils parcourent ensuite différents axes thématiques tous aussi pertinents les uns que les autres : la question des indicateurs biaisés et déconnectés de l’expérience des soignants ; la critique des tests PCR et de l'indice du R0 ; le questionnement de la nature et de la justification de la stratégie sanitaire en cours ; la présentation des principaux biais cognitifs à l’œuvre dans les réponses politiques, dont ceux prégnants et redoutables des coûts irrécupérables et de l’aversion à la perte qui éclairent l’incapacité des autorités à tenir compte de leurs erreurs et corriger le tir de mesures inadéquates et exagérées.

    Avant de conclure par une intéressante réflexion autour de la pression mise sur les médecins pour encourager la « vaccination » et la licéité d’une réserve en la matière du fait des incertitudes sur les effets négatifs possibles à moyen et long-terme de produits expérimentaux…

    Un tour d’horizon de haut vol, avec certaines perspectives (notamment en ce qui concerne les indicateurs) que je n’avais jamais trouvées ailleurs.

    C’est donc avec une sincère gratitude envers les auteurs que j’accueille et partage leur article sur cette page. Dans l’aventure et l’activisme qui sont les miens depuis une année figure comme valeurs centrales la défense du débat d’idées digne de ce nom et celle énoncée non sans provocation et ironie par le Pr Raoult : « Nous avons le droit d’être intelligents ! »

    Si les politiques et les médias mettent une énergie de tous les diables à stériliser le débat et bêtifier le propos, les nombreux contributeurs de cette page, médecins, experts en santé publique, juristes, sociologues, anthropologues, philosophes, psychanalystes ou psychiatres, auront contribué à organiser une résistance intellectuelle digne de ce nom.

    Et à l’heure où les GAFAMs censurent à tout va tous les contenus licites et respectables qui ne leur convient pas, il faut remercier la Tribune de Genève d’avoir accueilli et laissé vivre cet espace de liberté et d’ (im)pertinence.

    Mon blog semble toutefois avoir été dé-référencé depuis quelques semaines, c’est-à-dire que les nouveaux articles ne sont plus annoncés au même titre que les autres sur la page des blogs de la TG et donc plus visibles publiquement. J’ai essayé à deux reprises d’avoir une réponse du journaliste responsable pour savoir si cette occultation était délibérée, et la question reste pour l'instant en suspens. Ce sera intéressant le cas échéant de savoir si la TG a reçu des pressions ou exprime une forme de mauvaise humeur face à mon (mauvais) esprit.

    A une époque de censure et de diffamation, ce serait en tout état de cause un moindre mal. Questionnable certes par hypothèse dans son intention et ses valeurs ; mais attendons la réponse, il se peut que cela soit fortuit. Et place donc à ce texte si intéressant…

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  • Manipulations d’état : la presse victime ou complice ?

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    La nouvelle aurait dû faire un boucan de tous les diables ! Cela a été le cas en Allemagne, un chouïa en France et rien du tout en Suisse. Hormis un article, dans Bon pour la tête, non repris « bien sûr » par aucun média mainstream. Lesquels, donc, ont vraiment un problème soit dit pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore compris. 

    De quoi s’agit-il ? Le prestigieux quotidien Die Welt vient de sortir dans son édition dominicale la nouvelle explosive que le gouvernement allemand a commandité un rapport au printemps auprès de différents experts pour justifier l’imposition des mesures coercitives. Un rapport, donc, dont la conclusion (selon la commande passée) avait à être le plus alarmiste possible pour pouvoir faire paniquer la population et qu’elle accepte de se soumettre sans broncher.

    En clair, cela s’appelle de la manipulation d'état et de la prostitution scientifique qui est hélas (la plupart des gens l’ignorent) monnaie courante dans le domaine de la recherche médicale.

     

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