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  • Faut-il être complotiste face à la crise COVID-19 et qu’est-ce que cela veut dire ?

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    Je suis ravi de partager ici un brillant article de Jacques Pollini, PhD et chercheur au Département d'anthropologie de l'Université McGill, sur le complotisme et l'utilisation qui est faite de cette étiquette dans la crise en cours.

    Une réflexion pertinente et percutante, qui remet les pendules à l'heure et l'église au milieu du village "simplement" par l'intelligence de l'analyse !

    A déguster sans modération....

    Je remercie M. Pollini de sa confiance, puisque c'est le troisième article que ce scientifique a la bonté de m'autoriser à publier sur ce blog.  Ce que je fais avec  une joie tenant d'une part à la qualité de ses productions, pleines de pertinence et de perspicacité épistémologique, mais aussi d'un humanisme vibrant et joyeux ; et d'autre part au fait que j'ai fait la plus grande partie de mes études à Montréal, certes de l'autre côté de la montagne pour ceux qui connaissent la ville (à l'UdM), mais en suivant les remarquables travaux en anthropologie médicale des équipes de McGill, dont notamment celle d'Ellen Corin et Lourdès Rodriguès.

    Jacques Pollini revient ici sur ce thème étonnant de l’étiquetage de « complotiste » qui aura constitué un des traits saillants du temps (servant certes utilement une certaine propagande) mais surtout une inconduite civique d’autant plus intéressante qu’elle s’est banalisée (portée par des leaders d’opinion) au point d’être perçue comme acceptable.

    Cela m’a (en partie) amusé de me retrouver catalogué ainsi par certains microcosmes, étant donné que je suis d’une part un bon connaisseur de la neuro-psychologie du complotisme et d’autre part un des rares experts des complots innombrables -avérés- qui sévissent dans le domaine de l'industrie de la maladie.

    Entendre des conformistes et des incultes me ranger dans ce grand fourre-tout disqualificatoire ne manquait donc pas d’ironie ni même d’une certaine drôlerie. Ce qui en revanche m’a plus inquiété est que ce procédé inique (dans lequel ont dérapé des personnalités comme Alain Berset et Mauro Poggia ainsi que différents rédacteurs en chef de la presse romande) est caractéristique d'une sorte de totalitarisme de la pensée.

    Avec un renversement à la fois absurde et dramatique qui est le suivant : pour celles et ceux à qui cela aura échappé, un certain nombre de dysfonctionnements et d’aberrations se sont produites dans les réponses sanitaires et politiques. Toute personne se prétendant démocrate et attachée au débat d’idées (et donc à la diversité des points de vue) ne pouvait avoir comme position raisonnable que de souhaiter, demander et même réclamer un débat d’idées libre et ouvert entre personnes compétentes ayant quelque chose à dire et surtout différents points de vue à exprimer.

    Or, en même temps qu’un déni de plomb tombait pour étouffer toute critique (en Suisse et en Belgique plus encore qu’en France), les autorités basculaient dans un discours effectivement à tonalité paranoïaque puisque ce jeu normal de la démocratie et de la pensée critique était diabolisé d’emblée au moyen de l’étiquetage bien commode de « complotisme ». Avec cette pointe redoutable qu’à voir un complot ourdi par des complotistes dans les questionnements et critiques légitimes soulevés par des observateurs (trop bien ?) avertis des choses sanitaires, les autorités en question dérapaient elles-mêmes dans le complotisme (au sens psychopathologique du terme) contrairement à la grande majorité de ceux qu’ils dénonçaient !

    A tel point que nous en avons plaisanté entre nous avec quelques-uns des résistants, médecins et scientifiques, en nous disant que si aujourd'hui un expert n'était pas taxé de complotiste, c'était qu'il n'avait vraiment rien de pertinent ou d'intelligent à dire sur la crise sanitaire !

    Bref, sacré embrouillamini, à nouveau, tant ce genre de renversement constitue un des motifs systémiques fondamentaux de ce changement de monde et de l’effondrement qui l’accompagne.

    Reste cette parole vile, à texture fascisante, banalisée par et dans les élites !

    Ce qui nous conduit à un autre motif préoccupant de l’effondrement : la plupart des élites se sont dévoilées sous un jour abusif, malhonnête et cynique, avec l’arrogance de ceux qui n’ont de compte à rendre à personne et peuvent s’arroger tous les droits. Réalisant la prophétie énoncée par Albert Jacquard il y a quarante ans, souvent rappelée ici, qui disait en substance que nous étions (alors) en train de  créer un monde dangereux en sélectionnant les individus les plus ambitieux ou les plus conformes, pavant la voie au naufrage de la gouvernance et de la moralité publique que nous observons hélas aujourd’hui.

    Un lecteur m’a fort aimablement transmis une très intéressante vidéo, datant de 2016, traitant de la dimension abusive et paranoïaque du discours anti-complotiste. Je ne connaissais pas son auteur (qui est philosophe) mais celui-ci pense de manière fort pertinente et rationnelle, en plus de se montrer excellent pédagogue. Aidant à comprendre pourquoi les inconduites diffamatoires des autorités et des bien-pensants devraient impérativement être désignées, au même titre que les discours racistes ou homophobes, comme inacceptables et honteux.

     

    Voici la présentation que m’adressa ce lecteur :

    Remarquable déconstruction du concept « hautement problématique » de #conspirationnisme (ou #complotisme), plusieurs années avant l’émergence du COVID…

    Dans cette vidéo, Charles Robin (alias Le Précepteur) souligne avec raison que l’emploi de ce terme consolide un amalgame structurel entre une recherche libre de la vérité et un « trouble paranoïaque ».

    Pour lui, les anti-conspis ont une posture intellectuelle clairement « anti-scientifique » et utilisent des raisonnements circulaires pour discréditer leurs opposants intellectuels, usant de la même rhétorique douteuse que les vrais  « complotistes ».

    Ainsi, le concept de « conspirationnisme » est un concept politique « psychiatrisant le débat » et permettant à ceux qui l’emploient de se soustraire à la contre-argumentation. Il est impropre et non pertinent, car il dispense toute personne qui en a recourt de devoir se prononcer sur des faits.

    Par conséquent, il « sert les intérêts de tous ceux ayant pour but de disqualifier des propos jugés hérétiques. » « C’est un gigantesque sac sémantique permettant de ranger tout ce qui contredit de près ou de loin la version officielle » et qui relève « d’un positionnement dogmatique, c’est-à-dire idéologique ».

    « Remplacez le mot de complot par "lutte d’intérêts" ou "rapports de force" et vous verrez que ce dont on se moque sous le nom de conspirationnisme ne désigne rien d’autre que la marche ordinaire du monde ».

    « Espérons que l’anti-conspirationnisme primaire ne devienne pas le nouvel avatar du dogmatisme et du narcissisme, qui n’ont pour effet que celui de nous maintenir dans l’ignorance, et de nous et du monde. »

    Ceci devrait plaire aux "complotistes" actuels tels que Jean-Dominique Michel.

     

    Ce à quoi je ne puis que répondre : oh que oui !

    Ceci en introduction du texte magnifique de Jacques Pollini, qui analyse cette question à la lumière de notre pesante actualité avec la pertinence radicale et l’élégance de la pensée qui sont les siennes.


     

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  • Vaccin et passport Covid : le point de vue d'un médecin

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    C’est un honneur et une joie pour moi de partager ce soir le texte fort intéressant que le Dr Henry Boret vient de rédiger au sujet de la question vaccinale qui nous est désormais posée.

    Bien sûr, je suis, inconditionnellement et a priori, pour la liberté thérapeutique en cette matière comme dans toute autre. Et par conséquent le respect inconditionnel du droit de chacun(e) à disposer de son corps comme il l’entend, donc de recevoir ou non tel ou tel traitement ou vaccin.

    Ce principe de base du droit (appelé habeas corpus par les Anglais) est évidemment mis à mal -comme tous les principes fondamentaux du droit- par les temps qui courent. Après avoir fait croire que le Covid constituait une menace planétaire, après avoir systématiquement mis en échec toutes les options de traitement précoce pourtant efficaces voilà que nombreuses sont les voix aujourd’hui à réclamer soit une obligation vaccinale, soit l’adoption de dispositions rendant la vie des réfractaires tellement pénible qu’ils soient contraints de céder ou sinon de se voir durablement privés de leurs droits fondamentaux.

    Il se pourrait d’ailleurs qu’il y ait un lien entre la mise en échec des traitements efficaces et la vaccination généralisée, puisque les autorisation urgentes délivrées pour les nouveaux vaccins ont eu pour condition nécessaire l’absence de traitements probants ! Il y a là quelques hypothèses intéressantes à creuser pour ceux qui se souviennent que les complots sont objectivement innombrables dans le domaine de la santé et pour les juges d’instruction de demain qui s’occuperont du « plus grand scandale sanitaire du XXIème siècle ». Les journalistes, eux, on l’a compris, ne sont pas intéressés…

     

    Si par principe donc je suis favorable à la liberté vaccinale, je suis malgré tout réservé face aux nouveaux vaccins géniques pour les raisons suivantes :  d’abord, il s’agit -n’en déplaise aux négationnistes- d’une violation de l’interdiction de réaliser des expérimentations à large échelle sur la population, consacrée par différentes conventions internationales. La phase III de l’essai se terminera en 2022, et donc les populations entières qui se font vacciner participent à une expérience formellement interdite. Pourquoi, dans les faits, ne l’est-elle pas ? Eh bien pour la raison fort simple que nos gouvernements piétinent allègrement et avec une navrante systématicité les droits individuels et collectifs au motif de cette pandémie.

    Or les droits en question ne souffrent pourtant d’aucune exception.

    La seconde objection est que nous ne connaissons pas (et ne pouvons aucunement connaître) les effets secondaires à moyen et long terme des nouveaux vaccins. Cela rend (à nouveau) sa prescription problématique puisqu’un médecin ne peut pas convaincre un patient de recevoir un traitement dont on ignore les dommages possibles et le véritable profil de risque.

    Troisièmement, il se pourrait que la vaccination expérimentale génique augmente la contagiosité des vaccinés infectés malgré tout par le coronavirus. On comprend à quel point serait problématique l’éventualité que la vaccination fasse in fine flamber le nombre de super-contaminateurs !

    Enfin, on commence à avoir de sérieux doutes sur la possible contribution des nouveaux vaccins à l’apparition de nouveaux variants, plus virulents, du Sars-CoV-2. S’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions, les coïncidences répétées qui ont vu l’apparition de ces nouveau variants dans les régions les plus vaccinées devraient inciter à la prudence.

    Ajoutons qu’une politique de santé digne de ce nom contre le Covid permettrait d’épargner la plus grande majorité des victimes potentielles et on comprendra que l’option vaccinale précipitée me laisse critique.

     

    Ceci posé, il est naturel que s’expriment d’autres points de vue. Si les fanatiques vaccinaux m’intéressent peu tant leurs dogmes sont outranciers et simplement faux, les médecins qui adoptent des positions nuancées ont en revanche des arguments qui m’intéressent.

    Du côté des bénéfices possibles des vaccins, il faut relever que les thérapies à base d’ARN messager sont très prometteuses et offrent des perspectives magnifiques contre certaines maladies que l’on peine encore à soigner. On semble trop ici jouer aux apprentis-sorciers (en injectant des foules qui ne sont pas malades et ne l’auraient jamais été) pour que la balance bénéfices-risques me paraisse raisonnable. Mais la technologie est prometteuse.

    On peut ensuite considérer que la pharmacovigilance est pour l’instant relativement rassurante. Nonobstant (à nouveau) l’incertitude à moyen et long-terme, les accidents et décès observés à court terme sont certes significatifs, certes apparemment plus élevés qu’avec la vaccination contre la grippe, mais sans qu’on redoute que toute personne vaccinée coure un grave danger. Un danger oui, d’un ordre de grandeur à vérifier.

    Ensuite, je comprends bien sûr l’argument selon lequel, pour des profils à risque, la balance bénéfice /risques est forcément différente. Si une personne a -mettons- une probabilité de un sur dix de développer un forme grave du Covid ou d’y rester, accepter la vaccination génique peut faire sens.

    Les positions changent forcément selon la prépondérance que l’on accorde à l’éthique et au droit, aux risques individuels ou globaux, de la confiance que l’on a ou non dans les autorités médicales et les laboratoires, et son identité. Que les médecins en particulier soient ouverts ou acquis au principe de la vaccination est évidemment dans l’ordre des choses : les vaccins ont constitué une révolution historique dans le domaine de la santé avec des bienfaits incommensurables.

    Ils n’ont pas fait que ça hélas et c’est toujours une difficulté pour un corps constitué de pouvoir développer une compréhension contrastée de ses mythes. Un Républicain aura toujours du mal à reconnaître les innombrables et terrifiantes scories de la Révolution française, et les médecins celles des vaccins -qui ont bien sûr existé, le retrait précipité du vaccin contre la Dengue développé récemment par Sanofi le démontrerait au besoin.

    Si l’on exclut les positions extrêmes (celles des anti-vaccins fondamentalistes comme de ceux qui traitent d’antivaxx tous ceux qui posent de bonnes questions ou émettent le moindre doute), reste la nécessité précisément d’une réflexion intelligente autour de chaque vaccin, chacun ayant ses propres caractéristiques et profil de risques.

    Le texte que je partage avec vous ici est de cette qualité. Son auteur, dont nous avons déjà publié un article cet été, s’y questionne en tant que médecin sur l’opportunité de la vaccination anti-Covid et ce que seraient les bonnes ou les mauvaises pratiques.

    Si ses conclusions divergent partiellement des miennes, je reste appréciatif de la qualité, de la sincérité et de la probité de sa réflexion. C’est exactement ce dont nous avons besoin pour co-construire la réflexion nécessaire. C’est aussi hélas ce dont nous sommes tant privés (en Suisse particulièrement depuis une année) dès lors que la presse s’est mise en tête de dire la vérité et de prendre caricaturalement parti dans une question qui réclame de la nuance et de la subtilité.

    C’est donc avec une vive gratitude que je remercie le Dr Boret de sa contribution intéressante et pleine de finesse, portée par l’éthique évidente qui l’habite.

     

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  • "Ma vie d'étudiante depuis 2020" : une jeunesse sacrifiée ?!

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    Je dois reconnaître éprouver bien de la colère et une indignation croissante à mesure que perdure une crise due pour l’essentiel à nos dérives et à notre effondrement, intellectuel et moral. Qu’après bientôt une année d’une crise majeure, nous en soyons à la même cécité, au même déboussolement et aux mêmes turpitudes laisse pantois, rajoutant une épaisse couche de malaise.

    Les conflits d’intérêts, les magouilles, les double-standards, les influences toxiques débouchant sur des mesures absurdes et abusives s’exercent avec la même licence et la même intensité qu’aux premiers jours, lorsque nos gouvernants avaient certes la légitime excuse d’avoir été pris de court et de naviguer en pleine incertitude.

    Une année plus tard, ces mêmes scories sont simplement intolérables. Heureusement (enfin ! aimerait-on dire) un vent de révolte commence à souffler. Comme pour rappeler que la panique et l’hystérie ne sont pas des modalités de pensée. Et que les élus et experts ne disposent pas d’un pouvoir discrétionnaire et ont toujours le devoir d’être au service de la population.

    Des médecins, chercheurs, scientifiques, citoyens et artistes se lèvent pour dénoncer une fuite en avant toujours plus destructrice et tragique. Aujourd’hui même, le Dr Olivier Lhoest, chef de service associé du service d'anesthésie-réanimation et membre du conseil médical du CHC Liège, vient de l’exprimer dans une prise de position sans concessions, publiée dans Lalibre sous le titre ô combien pertinent : "La gestion de la crise Covid est un échec. Persévérer est diabolique".  Il y rappelle que :

    « Nos politiques et leurs conseillers ont privilégié le principe de précaution ou technique dite du parapluie plutôt que des procédures basées sur le bénéfice-risque-coût et la proportionnalité des mesures. Vu son bilan (taux de mortalité des plus élevés et une situation dramatique sur les plans économique, social, éducationnel et psychologique) notre politique sanitaire anti-covid19 doit être modifiée au plus tôt. »

    Nos gouvernants continuent d’affirmer en dépit du bon sens et d’une élémentaire honnêteté que leur bilan est bon (?!!) et qu’elles « n’auraient pu faire autrement », argument encore invoqué par le Conseil fédéral il y a peu pour justifier un nouveau confinement qu’en vérité rien au monde ne justifie plus, ni la réalité sanitaire du moment ni la fallacieuse utilité de telles mesures, battue en brèche par les meilleures études.

    Quand et comment retrouveront-ils leur esprit et cesseront-ils d’infliger des dégâts aussi brutaux qu’inutiles ? Nul n’est devin, mais le « renversement » de perspectives nécessaire à revenir dans la réalité rend la chose compliquée dans des cercles déformés (c’est neurologique) à croire en permanence qu’ils savent mieux que les autres.

    Et pendant ce temps-là, le bateau coule !

     

    Les catégories les plus vulnérables de la population sont évidemment les plus touchées, parmi lesquelles les aînés, les personnes isolées, les indépendants et les précaires ainsi que bien sûr les jeunes et les enfants.

    A y regarder de plus près, on peut voir un -autre- triste motif : le parti-pris actuel est décidé et imposé par une génération (celle des « boomers ») qui aura vraiment à peu près tout raté. Arrivant en fin de course dans la gestion des affaires, elle aura laissé advenir un monde qui n’a plus grand-chose de sain, de désirable ou d’inspirant. Sous sa houlette, la joie de vivre, la probité et le bon sens ont fait naufrage pendant que les contrepoids et les garde-fous pétaient les uns après les autres. D’une société insouciante et prospère, nous sommes passés en cinquante ans à un pré-dictature à ciel ouvert où les inégalités ont explosé, des pans entiers de la population se sont paupérisés, la classe moyenne a été éreintée, le respect de la dignité humaine et de l’environnement s'est tristement dégradé.

    Or ce sont ces même « papy-boomers » qui aujourd’hui paniquent tant et plus en asphyxiant la société entière, faisant porter le coût le plus lourd (comme d’hab’) à d’autres qu’eux !

    J’ai observé par exemple certains septuagénaires politiciens de Genève. Ces gens qui ont eu en définitive à peu près toutes les facilités, qui jouissent aujourd’hui d’une retraite confortable, qui ont vécu à crédit des générations futures et laissé notre monde sombrer vers un système d’exploitation cynique et corrompu, réclament à cor et à cris des mesures les plus strictes possibles !

    Sans doute hantés par leur propre peur de la mort, ils demandent et réclament que la société entière et même le monde s’arrêtent de vivre au motif que circule un virus qui a emporté… une personne sur 1'000 pendant l’année écoulée, avec une médiane d’âge des décès supérieure à l’espérance de vie !!!

    Parmi eux, trois ex-présidents de partis (un socialiste, un vert et un centriste) qui aimeraient que tout s’arrête et réclament confinements, fermetures, masques et vaccins en supprimant tout ce qui ressemble à la vie – y compris le ski, dont l’autorisation a provoqué chez eux une sorte de fixation rageuse.

    Que ces personnes aient peur pour elles-mêmes, ma foi c’est dans l’ordre des choses quand on subit un tel matraquage anxiogène, que les autorités ont renoncé à faire de la prévention ou à assurer des soins adéquats en amont de l’hospitalisation – et que le cerveau rationnel (fonctions exécutives) n’est plus guère disponible pour mettre les choses en perspectives.

    Au total, cette génération qui a un peu fait n’importe quoi pendant toute sa vie continue de plus belle. Faut-il être aliéné à soi-même et mutilé dans son humanité pour considérer que le port du masque chez les enfants et les jeunes à journée longue ne pose aucun problème -alors qu’en fait, bien sûr, il est fortement abusif et dommageable pour une population qui ne transmet pas le virus de toute manière !

    Faut-il être aliéné à soi-même et mutilé dans son humanité pour imposer à une génération d’étudiants des cours « en distanciel » en la privant de toute vie sociale comme si cela valait bien ou à peu-près la vraie vie !

    Faut-il être azimuté pour interdire toutes sortes d’activités (culturelles et sportives) dont des expériences rigoureuses dans d’autres pays ont montré qu’elles ne présentaient pas de danger particulier. L’Espagne ainsi n’a jamais refermé ses théâtres. La Suède, faut-il le rappeler, n’a jamais fermé écoles, commerces ni restaurants sans non plus imposer le port du masque… et avec un bilan qui n’est en rien pire que le nôtre.

    Et c’est bien cela le dernier drame : aucun élément de réalité probant ne vient calmer les paniqués ! Aucune preuve, aucune démonstration n’a plus prise sur ces esprits en berne et inaptes à reprendre pied. Et pendant ce temps, les aînés dépérissent, les enfants sont durablement traumatisés, les actifs indépendants et responsables sont conduits à la précarité et au désespoir et les jeunes sont envahis d’idéations suicidaires. Du fait de mesures dont on pourrait sans dommages se passer.

    Le Pr Jean-François Toussaint a utilisé une expression très forte récemment sur un plateau de télévision. Il a en effet partagé son sentiment que notre société était en quelque sorte en train de réaliser un sacrifice humain de sa jeunesse, un peu comme les Incas mettaient à mort quelques-uns des plus beaux de leurs adolescents pour s’assurer que le soleil continuerait à briller. L’image est forte. Mais en tant qu’anthropologue, je pressens qu’elle a sa part de vérité.

    Une personne comme Jean-François Delfraissy, septuagénaire lui aussi, président du conseil scientifique en France, a tenu des propos délirants et à vrai dire superstitieux, qui révèlent à quel point ce basculement fantasmatique n’est pas une caricature ou une figure de style. En disant du virus qu’il était « diabolique et bien plus intelligent qu’on le croit » à l’antenne de BFM, il a révélé ne plus vivre dans le monde réel ni dans celui de la science. Il a basculé -comme la plupart de ses collègues-dans un monde parallèle, fantasmagorique.

    Delfraissy.jpg

    La Task Force chez nous est aujourd’hui plongée dans le même gouffre : les modélisations et recommandations qu’elle énonce ne relèvent plus guère que de l’oracle pour les premières et du gris-gris pour les secondes. Elle lit dans les écrans d’ordinateur comme les aruspices lisaient dans les entrailles de poisson et brandit des fétiches (comme le masque) convaincant au passage la population que le fétiche est essentiel et que la vie sans lui est mortellement dangereuse !

    Cette irresponsabilité que je nomme et décris ici depuis des mois, je souhaite de tout mon être que la jeune génération nous en fasse le grief avec une intensité équivalente aux aberrations qu’on lui fait subir. Les fameuses teufs de fin d’année qui ont eu lieu en France, dénoncées et réprimées avec l’ardeur des enragés, n’ont entraîné aucune contamination !

    Le virus est là pour rester, il circule d’une manière que rien ne peut empêcher hormis un suicide collectif. Mettre à mort la vie pour exorciser sa peur de la mort est sans doute l’ultime absurdité d’une génération à laquelle il faut retirer le pouvoir de toute urgence car c’est elle (et ceux qui pensent comme elle) qui constituent aujourd’hui le principal danger !

    Deray.jpg

    Et oui, que notre civilisation est malade pour basculer dans pareille dérive mortifère, où tout ce qui fait la vie, sa beauté et son sel, est redouté comme la peste ! Erreur tragique, dont il est essentiel que les forces vives de la jeunesse nous extirpent à grands coups de pied dans le derche !

    Vivons, pleinement, librement, puisque ce n’est aucunement (quelle idée de dégénérés !) la vie qui nous rend malades. Mais bien sa négation, son piétinement, son effacement.

    Hélas ! Nos jeunes sont sans doute trop dociles, trop polis, trop culpabilisés aussi par tous ceux qui les ont tellement rendus responsables des échecs d’une politique sanitaire minable, comme ces « experts » et politiciens qui n’ont cessé d’attribuer (alors que c’est faux !) la recrudescence saisonnière automnale du Covid à un « manque de vigilance » de la population et des jeunes pendant l'été.

    Je partage avec vous ici (avec une profonde gratitude pour son auteure, mais aussi avec douleur) le texte que m’a adressé une étudiante âgée de 21 ans sur son année écoulée.

    Il est de notre devoir d’ouvrir les yeux : nous sommes devenus une société maltraitante et tortionnaire selon les définitions légales de ces termes envers l’entier de la population - et a fortiori ses groupes les plus vulnérables.

    Pas en mon nom, pas avec moi !

     

     

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  • Goulag numérique

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    Je partage ici un texte rédigé par Michel Rosenzweig suite au blocage (un de plus) de sa page Facebook par les sbires de M. Montagne de sucre. Cette nouvelle censure fait de peu suite à la publication du texte qu’il avait écrit en réponse à l’attaque, vile et veule, qu’il venait de subir de la part de l’AFP.

    Les temps sont mouvementés pour les résistants. Nous voyons de surcroît réapparaître l’immonde censure dont nous pensions, sans doute naïvement, qu’elle avait été remisée aux oubliettes d’une histoire obscurantiste et fort heureusement révolue.

    Las ! Il n’aura fallu qu’une vaste dérive soi-disant sanitaire pour qu’elle se réinvite à visage découvert, comme une arme de plus dans les mains de ceux qui se considèrent manifestement comme les nouveaux maîtres du monde et qui semblent ne pas vouloir en rester là.

    Et ceci dans le silence feutré de la bien-pensance…

     

    J’avais pensé écrire moi-même un billet que j’aurais intitulé « le nouveau fascisme numérique amusant pour les nuls » suite à une mésaventure que j’avais vécu en la matière, suite à la re-publication sur mon blog d’un article du philosophe Michel Weber (auteur d’un livre brillant et glaçant de pertinence, « Covid 19-84 ») sur « le nouveau fascisme numérique ».

    Facebook n’avait pas aimé puisque cela m’avait valu sur le champ trois jours de suspension de mon compte ! Dans son texte, Michel Weber ne citait aucun nom de dirigeant ni d’entreprise en particulier, mais décodait avec maestria l’idéologie délirante qui s’impose désormais à nos corps et à nos esprits défendant.

    J’avais, vous l’imaginez, trouvé sidérant qu’un texte magnifique, rédigé par un philosophe, professeurs d’université, ne contenant évidemment rien de répréhensible ou d’illégal, ait pu me valoir une telle « sanction » pour la simple raison que son contenu déplaisait à M. Zuckenberg, ses bots ou ses sbires.

     

    Et ce d’autant plus que cela faisait suite à la suppression définitive de ma page LinkedIn au motif que j’avais partagé des articles scientifiques questionnant le bien-fondé du port du masque ainsi que, m’a informé le cyber-fonctionnaire qui a traité mon « cas », un article de Mme Hélène Strohl, inspectrice honoraire des affaires sociales et auteur de plusieurs ouvrages fort pertinents.

    En quoi et comment ces publications étaient-elles problématiques ou, comme cela m’a été solennellement annoncé, contrevenaient aux règles de la communauté ?! Il me faudra plusieurs vies pour le comprendre, mais certainement pas à partir des indications de LinkedIn : comme aux plus beaux jours de l’Union soviétique, les cyber-fonctionnaires ne m’ont jamais renseigné sur cette question, se contentant de me renvoyer à la douzaine de pages du règlement en question en m’invitant à l'éplucher pour y trouver par moi-même la réponse !

    J’étais alors en train de relire Soljenitsyne et en effet la similarité était frappante : on vous cueille au petit matin sous un motif fallacieux (en quoi diable un texte de Mme Strohl est-il compromettant ?!!) et c’est à vous de comprendre et de savoir en quoi vous êtes coupables d‘activités contre-révolutionnaire. Et si vous pinaillez à vouloir comprendre, on vous tend le code pénal en vous confirmant que la réponse y figure mais sans perdre de temps à vous dire où et comment… En Union soviétique, les dénoncés en prenaient pour huit ou dix ans de camp, avec donc un replet crédit de temps sans distractions inutiles pour trouver la réponse…

     

    J’ai évidemment essayé de comprendre jusqu’au moment où il est devenu évident qu’il n’y avait bien sûr aucune raison valable, juste un pouvoir discrétionnaire et totalitaire qui avait repéré mon mauvais esprit.

    Et malgré la perte significative pour ma vie professionnelle d’être banni d’un réseau sur lequel j’avais de très nombreux contacts, j’ai vu combien il importait de voir aussi les choses dans le bon sens : aucun d’entre nous je crois n’aurait anticipé qu’une censure aussi éhontée s’abattrait sur ces réseaux sociaux. Des articles scientifiques (par exemple établissant l’intérêt de l’hydroxychloroquine contre le Covid) ou d’intellectuels comme Michel Weber ou Hélène Strohl pouvaient désormais être considérés comme devant être censurés simplement parce que leur contenu déplaisait aux propriétaires des lieux ! Ou plutôt sans doute servir de fallacieux prétexte (comme Michel Rosenzweig en fait à son tour l’expérience) pour jarreter un « dissident » !

    J’ai alors eu la confirmation de comment et combien nous sommes tous prisonniers de cette « gratuité » et de ces « commodités », de sorte que quand nous voyons d’autres se faire maltraiter ou censurer, nous le déplorons bien sûr mais ne remettons pas pour autant en cause notre participation.

    J’ai donc décidé de laisser LinkedIn à son triste sort : c’est moi qui ne veut plus participer à une plateforme se permettant une telle inconduite envers ses clients (j’y payais un abonnement annuel de 600 Euros !) C’est donc avec conviction que je pris mes cliques et mes claques sans chercher à faire recours, avec mes compliments au passage à Mr Gates, propriétaire de LinkedIn (en plus de la Gavi alliance et de la fondation douteuse qui porte son nom).

    Je suis donc bien placé pour apprécier que quand Michel Rosenzweig parle de Goulag numérique, il n’y a que les endormis pour  ne pas entendre ou ne pas comprendre à quel point nous devrions toutes et tous nous en alarmer !

    La bonne nouvelle étant bien sûr qu’aucune plateforme ne peut connaître un succès durable avec des comportements de cet ordre. Facebook s’est semble-t-il excusé pour la censure contre l’hydroxychloroquine, désormais réhabilitée comme traitement précoce du Covid-19. Et un ami banni en même temps que moi de LinkedIn a obtenu gain de cause auprès du service juridique.

    Il n’en reste pas moins : without me please ! Et je m’apprête aussi à laisser en plan Monsieur Montagne de sucre, de toute évidence aussi un sacré tordu !

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  • Confinement et fermetures inutiles : qui paiera les dégâts ?!

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    Ça alors ! Les autorités sanitaires, les médias et les experts officiels accrédités n’ont absolument pas répercuté en Suisse (ce n’est guère mieux ailleurs) l’étude du Pr Ionnadis et des ses collègues récemment publiée dans the European Journal of Clinical Investigation. Cette étude, réalisée par le meilleur et plus influent épidémiologiste au monde (selon la métrique académique), confirme donc, à partir de la comparaison entre différents pays, que les mesures dures comme le confinement et la fermetures des magasins et restaurants n’ont pas d’utilité probante contre l’épidémie de Covid, voire tendent à renforcer l’explosion du nombre de cas graves.

    Vous vous souvenez probablement de l’époque toute récente où on nous expliquait qu’on ne pouvait absolument pas faire autrement que de confiner à grands coups de slogan : « Je reste chez moi, je sauve des vies ». On devrait dire en respect de la science que la vraie tagline aurait dû être : « Je reste chez moi, je détruis des vies. »

    Bien sûr, passer de cet endoctrinement ravageur et d’une intensité sans précédent à une vision juste et donc critique va poser bien des problèmes. Cela s’avèrera même impossible pour une grande partie de la population et probablement l’entier de nos « élites ». Plus on s’est planté sur une question pour laquelle on était intimement persuadé d’avoir raison (et sur laquelle on s’est engagé publiquement), plus cela est psychiquement ardu de reconnaître son erreur.

    Il suffit par exemple de voir le comportement de Mauro Poggia à Genève : onze mois après le début de la « crise », il reste désespérément accroché à une narration qui est fausse, qui l’était déjà alors mais dont la fausseté a entretemps été démontrée de multiples manières. Incapable hélas d'intégrer les compréhensions qui s'imposent, il s'enferme dans son déni en traitant d'"inepties" les données probantes et scientifiques qui devraient l'aider à enfin y voir clair, tout en me faisant savoir bruyamment à quel point il me trouve fatigant...

    D'autres aussi me trouvent (et me le font savoir) agressif et orgueilleux, dans le style de ceux qui professent en permanence avoir tout compris et ne jamais se tromper. Ce n’est pas ainsi que la question se pose si je puis me permettre, nonobstant l’agacement que mon activisme peut bien sûr inspirer à certains.

     

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