Société - Page 3

  • Covid : Lettre ouverte du Dr Christian Zürcher aux parlementaires fédéraux

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    Cela faisait un moment que j'attendais une réaction de la société civile et en particulier de médecin(s) face à la dérive sanitaire dans laquelle nous nous enfonçons toujours plus. Si des initiatives salutaires de cet ordre ont déjà eu lieu en France (avec le collectif de médecins pour la liberté de prescrire) et en Allemagne (avec la commission d'enquête extra-parlementaire qui s'est auto-constituée, réunissant d'excellents experts), notre "si démocratique" Helvétie faisait grise mine entre un Parlement un peu sonné et une population amorphe.

    C'est donc peu dire que l'initiative du Dr Zürcher me paraît essentielle.

    Il y fait part de son point de vue de médecin et de citoyen, passant en revue les grandes scories de l'époque (comme les conflits d'intérêts au sein des comités d'experts, le rôle problématique de la presse ou la déformation des faits dans le discours des autorités). Bref, des interpellations aussi saines que possibles si l'on est (encore) capable d'un débat d'idées et inconditionnellement attaché aux processus de décision démocratique.

    Valeurs certes quelque peu mises à mal par la triade autorités/pouvoir médical/médias qui s'est substituée sans grands scrupules aux principes de bonne gouvernance devant prévaloir en la matière.

    Les médecins ayant été pris en otage d'une manière sans précédent dans cette dérive, il est plus qu'heureux qu'ils sonnent le signal d'une contestation et réclament l'inventaire intellectuel, scientifique et politique urgent des décision qui ont été imposées à la population en violation de nombre de ses droits fondamentaux et constitutionnels.

    Espérons que la démarche du Dr Zürcher trouvera des oreilles attentives auprès des parlementaires des deux chambres fédérales !

    (Traduction revue et améliorée le 26 juillet 2020 - jdm)

     

     

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  • Les sciences (et la presse) à l’épreuve de la pandémie

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    Je suis heureux de partager ici un excellent article du Pr Wolf Linder, publié en français le 1er juillet par la revue Domaine Public (traduction d'un texte paru dans Infosperber le 26 juin).

    L'auteur est professeur émérite de sciences politiques à l'Université de Berne. Il a été membre du Conseil suisse de la science de 2012 à 2019.

    Il passe en revue les singularités du rôle joué par "les scientifiques" au cours de l'épidémie, ainsi que le relais que la presse en a donné.

    Une revue lucide, pertinente, mais aussi cinglante face à certaines dérives que nous avons tous pu observer. En particulier, le traitement d'une certaine presse (des rédactions romandes se reconnaîtront peut-être au passage) vaut le rappel de certaines vérités :

    « Que les médias dominants, au plus fort de la crise, aient tu ou minimisé les voix critiques s’avère problématique. Les comptes-rendus unilatéraux et la tentative de cataloguer ces voix comme des «théoriciens du complot» sont inexcusables. Ces pratiques violent les principes journalistiques de l'indépendance et de la présentation équilibrée des points de vue. »

    On ne saurait mieux dire. 

    Inconduites il y a eu de façon chronique tant dans certains médias que (nous y reviendrons) dans certains cercles scientifiques.

    Merci donc au Pr Linder pour ce précieux rappel intellectuel et éthique, ainsi qu'à Domaine Public, qui autorise la re-publication de ses articles avec mention du lien: Celui vers l'article en français figurant ici.

     

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  • Réponse à l’Express

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    Je me suis récemment fait tirer le portrait par cet hebdomadaire qui fut, il y a fort longtemps, un titre glorieux de la presse française. Pour un petit Suisse romand, c’est un honneur.

    Certes de loin surpassé par la nomination de Didier Pittet comme chef de la commission d’enquête chargé par le président Macron d’évaluer la politique publique française face au Covid…

    Rude tâche, tant la politique en question a été catastrophique ! Mais d’après des déclarations récentes, le Pr Pittet semble au contraire les trouve pas mal bonnes. Tout a l’air donc plutôt bien goupillé pour un président déjà fortement engagé dans une opération : « j’ai les mains toutes propres », pour laquelle quelques barils de gel hydro-alcoolique supplémentaires seront bienvenus.

    Le journaliste de l’Express, M. Victor Garcia, reprend à mon encontre une antienne désormais consacrée par la propagande gouvernementale : relever les problèmes chroniques de la recherche médicale, son manque de rigueur et de probité (qui sont depuis 15 ans un secret de polichinelle), revient à attaquer la Science !

     

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  • Covid : anatomie d'une crise sanitaire

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    Il est bien sûr trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur l'épidémie que nous venons de vivre : bien des questions restent à ce stade sans réponse ou avec des éléments de réponse à confirmer. L'hypothétique deuxième vague ressemble de plus en plus à celle de Brice de Nice, ce qui est un motif de soulagement -même s'il convient de rester prudent. Il n'est pas impossible qu'il y ait dans les semaines à venir quelques petits départs de feu (dus à des "clusters") et c'est l'hiver prochain que nous saurons si l'épidémie s'est éteinte d'elle-même ou si le Sars-CoV-2 se sera invité comme acteur récurrent des viroses hivernales, au même titre que la petite vingtaine d'agents infectieux endémiques.

    La question de l'hydroxychloroquine continue de susciter les (à-peu près) mêmes passions -en dépit du fait que son utilisation n'est plus d'actualité devant le reflux du coronavirus. The Lancet vient de sortir une grande étude (non exempte de faiblesses) tendant à prouver l'inutilité et même un effet néfaste à sa prescription.

    Nous sommes actuellement dans une situation où toute certitude raisonnable est hors d'atteinte : études et contre-études se succèdent, chaque "camp" réagissant à celles qui servent sa cause comme des supporters d'un club de foot à un but marqué par leur équipe et incriminant l'arbitre à chaque but encaissé...  tout ceci ne ressemblant plus beaucoup à de la science.

    Chaque camp accuse l'autre de partialité voire de tricherie, notre bonne presse suisse (toujours inféodée aux intérêts dominants) ne parle que des études concluant à une absence d'efficacité et un chienne n'y reconnaîtrait pas ses petits.

    Comme j'annonçais que ce serait le cas dès début avril, nous pataugeons dans les scories et les dérives de la "recherche scientifique" médicale, qui permet de confusionner à l'infini et de manière stérilisante une vraie question de recherche. Qu'en plus de deux mois et demie, aucun essai clinique intègre, impartial, et indiscutable n'ait été produit laisse entrevoir quelque chose de la religiosité qui aura prévalu au débat... et de la probable absence de volonté réelle à établir des données probantes.

    Même le New England Journal of Medecine est retombé dans ses pires travers en publiant des études (concluant à l'inefficacité de l'HQ) parfaitement malhonnêtes - je dis cela du fait qu'elles sont non seulement très mal faites, mais outrageusement tendancieuses.

    Bref, au-delà de cette cacophonie qui perdure, nous pouvons heureusement malgré tout déjà dessiner quelques perspectives solides quant à ce que nous avons vécu.

    D'abord, parce que des données cruciales se confirment (comme la prévalence et la létalité réelles du Covid). Elles rejoignent les analyses que j'ai faites dès le 12 mars, montrant que le coronavirus bien sûr n'est pas anodin (et certainement pas une "gripette") mais avec un paradoxe étonnant : moins grave et dangereux qu'une grippe pour l'immense majorité des gens - et hélas beaucoup plus pour certaines catégories à risque. Je l'ai à nouveau exprimé en réponse à l'article de Heidi news, c'est l'incapacité à penser ce paradoxe qui aura fait tant de dégâts dans les décisions des autorités et le travail de la presse.

    Celle-ci commence à rétro-pédaler méchamment : ce discours complémentaire que je n'ai cessé de réclamer depuis deux mois commence à être relayé par des organes qui étaient jusque là dans la loyauté servile à une version unique (et passablement erronée) de l'épidémie.

    Si donc bien des questions restent ouvertes, la crise sanitaire peut déjà être analysée. C'est l’exercice auquel je me livre dans mon livre "Covid : anatomie d'une crise sanitaire, l'analyse qui démystifie le discours officiel" (qui vient d'être publié en e-book, disponible sur les plateformes de librairie en ligne) dont je suis heureux de partager ici les deux premiers chapitres -ainsi que la table des matières.

     

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  • Petit quizz « complotiste » pour rédacteurs en chef romands

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    La presse romande va mal. C’est une triste évidence et elle-même le dit. Au point de demander une aide financière aux autorités.

    L’idée en elle-même est recevable, et même sans doute bonne. Elle le serait encore plus si nos différents organes de presse écrite et audiovisuelle s’étaient montrés un tant soit peu capables de jouer leur rôle de contre-pouvoir depuis le début de la crise du Covid. Ce qui -sacré euphémisme- n’a pas été le cas.

    Mes articles de blog (qui s’essayaient dans ce registre déserté par les médias) ont fait un boucan qui m’a même valu d’être traité de « complotiste » par le rédac’ en chef de 24h !

    Pourtant je l’ai écrit à maintes reprises, je ne fais que diligemment mon travail de me documenter auprès des meilleurs infectiologues et épidémiologistes des maladies infectieuses (dont je ne suis pas).

    Et quand on prend la peine d’écouter ce qu’ils disent, ô surprise, on entend des perspectives et des analyses qui n’ont rien à voir avec ce que les autorités et les médias nous servent en boucle depuis deux mois.

    On me traite donc de mauvais esprit (bâillement) mais sans pousser la contradiction jusqu’à aller consulter les sources que je mentionne diligemment au long de mes articles. Un clic de plus doit parfois être celui de trop pour certains journalistes, terrassés par un grand état de fatigue j’imagine... l’effet du confinement peut-être ?!

     

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