Anthropo-logiques - Page 2

  • COVID19: Débunkage du narratif officiel

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    Il est troublant de voir à quel point le narratif officiel reste engoncé dans les même certitudes depuis le mois de mars. Alors que des éléments de réponse montrant le caractère erroné de nombre d'entre elles ont été apportés depuis.

    A entendre les "experts officiels" qui se succèdent sur nos maigres plateaux télé locaux (à peu près toujours les mêmes, où ils semblent un peu tenir salon), on reste stupéfait de cette absence de "mise à jour" de leur représentation de la réalité et leur forclosion face à toute pensée critique.

    Par exemple, l'idée que le confinement aurait massivement sauvé des vies n'est plus défendue aujourd'hui que par cette arrière-garde. La réalité est certes complexe, il faudra des mois et des mois pour tirer les conclusions définitives, mais toujours est-il que l'idée que sans les mesures prises, passées et présentes, il y aurait (eu) de nombreuses morts supplémentaires est aujourd'hui simplement abandonnée.

    La fameuse étude prétendant qu'en France, "le confinement sauva 60'000 vies" fut reprise par l'entier de la presse "mainstream", qui n'accorda en revanche (à une exception près) pas la moindre ligne à l'étude sortie dix jours plus tard qui démentait ses conclusions.

    En Suisse, la même rengaine, désormais largement découplée de la réalité, nous est servie en boucle sans le moindre esprit critique ni (à peu près) la moindre contradiction.

    J'ai pourtant souvenir que nous avons tous appris que la base de toute démarche pensante est le processus thèse - antithèse - synthèse ! Qui implique bien sûr et ô combien de se pencher sur les données "contrariantes" parce qu'elles ne cadrent pas avec ce que nous aimerions pouvoir penser.

    Si ce qui est présenté aujourd'hui comme de la science est "thèse- re-thèse et re-re-thèse" alors il va falloir d'urgence que nous remettions l'épistémé au cœur de l'expertise, qu'il semble avoir largement déserté.

    Je n'aime pas m'en prendre aux personnes, mais quand elles colportent des idées fausses, il faut bien pouvoir les indiquer. Nous en avons eu tant d'exemples -même tout récents- qu'il est juste dramatique qu'aucune évolution ne se laisse observer malgré le progrès de nos connaissances.

    Alain Berset y va lui-même gaillardement de sa contribution, par exemple lorsqu'il expliquait ce matin qu'hors des mesures imposées (ou étant encore à l'être si on lit entre les lignes) il n'est point de salut.

    Ceci au moment où le taux de mortalité est actuellement quatre fois moins élevé en Suède qu'en France, pays qui (au contraire du premier) impose de plus en plus lourdement un port du masque, en lui-même -selon l'OMS- évidemment nocif pour la santé...

    Restent donc, puisque les experts (mais lesquels ?) se bunkérisent dans le perseverare diabolicum le recours aux meilleurs spécialistes de ces questions (comme le Pr Ioannidis, abondamment cité sur ces pages au cours des mois ou le Pr Toubiana qui se démène actuellement comme un beau diable pour rappeler quelques données élémentaires d'épidémiologie que tout le monde semble vouloir oublier.)

    Ainsi que le relais de quelques personnes hors système, qui en ont les compétences, faisant l'effort de restituer au grand public des données fiables.

    J'ai assumé ce rôle à mes risques et périls au cours du semestre écoulé. Aujourd'hui, je suis heureux de partager avec vous un texte rédigé par un pharmacien belge, M. Annès Bouria, un des signataires du remarquable Appel adressé par des soignants belges à leur gouvernement.

    Vous y trouverez ce que votre gouvernement et vos médias devraient vous communiquer par honnêteté intellectuelle sur la situation. Et, certes, certes, il reste loin hélas de la coupe aux lèvres...

    Je remercie M. Bouria de l'autorisation qu'il m'a donnée de partager ici son "débunkage".

    Or donc : débunkons !

     

     

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  • «Covid-19: nous ne voulons plus être gouvernés par la peur»

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    Je re-publie ici une magnifique tribune,  publiée dans le quotidien Le Parisien du 10 septembre,  co-signée par 35 chercheurs, médecins ou universitaires dont le professeur de physiologie Toussaint, le professeur en épidémiologie Toubiana, le sociologue Laurent Mucchielli ou le philosophe André Comte-Sponville.

    Dont je partage en tous points l'énoncé et les valeurs.

    Il est temps de retrouver la raison et donc la sérénité !

     

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  • Masques et enfants : le massacre -psychique- des innocents ?!

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    Il est extraordinaire mais hélas ô combien compréhensible de voir combien la Corona-psychose nous prive collectivement de nos repères de bon sens et d'humanité. Dans un documentaire en cours de réalisation qui donne la parole à des voix dissidentes (produit grâce à un financement participatif et dont la bande-annonce figure ici) j'explique comment une fois qu'on a fait croire aux gens qu'ils étaient en danger de mort, on en fait aisément ce que l'on veut.

    Cette intoxication continue alors que (selon les mots du Pr Toubiana, épidémiologiste) "la théorie de la deuxième vague est complètement folle, fabulatrice" du fait que (selon ceux du Pr Jean-François Toussaint) "la mortalité et la létalité ont été réduites de 99% depuis avril et nous sommes toujours en pleine phase d’extinction de la pandémie, pas du tout un redémarrage de celle-ci. Entretenir l’hystérie, ajoute-t-il, est un écran de fumée pour masquer les conséquences socio-économiques désastreuses des décisions catastrophiques du printemps."

    Dans toute cette hystérie, le port du masque imposé aux enfants ou aux professionnels qui s'en occupent est une véritable monstruosité, dont la gravité des impacts psychologiques et existentiels est d'autant plus terrifiante qu'elle est copieusement niée par les irresponsables qui l'imposent.

    Qu'il ait pu être imposé aussi facilement et avec le soutien d'une partie de la médico-cratie et la passivité des autorités scolaires est aussi consternant que la mesure elle-même. Faut-il être dramatiquement coupé de soi-même et de sa propre humanité pour infliger des aberrations pareilles ?!

    Des enseignantes et enseignants, quant à eux, m'écrivent en nombre pour me faire part de leur consternation, de leur détresse et même de leur effroi...

    Une nouvelle fois : alors que l'épidémie est en pleine extinction, nous sommes en train de générer des dommages incommensurables et d'autant plus terribles qu'ils sont -à ce stade- complètement inutiles.

    Jusqu'où irons-nous dans cette catastrophe auto-provoquée ?

    Cela dépendra bien sûr de la passivité de la population. En vertu de la donnée indiquée dans le premier paragraphe, nous sommes a priori mal barrés tant et aussi longtemps que la presse ne se réveillera pas dans son devoir d'informer honnêtement la population.

    Pour en donner la pleine mesure, je reproduis ici une lettre ouverte partagée par une amie sur un réseau social, rédigée par une enseignant et directrice des écoles à la retraite.

    Elle est hélas aussi parlante que faire se peut.

    Franchement ? Ce qui est en cours n'est ni plus ni moins que le massacre -psychique- d'innocents...

     

    PS une internaute m'ayant interpelé quant aux expressions fortes auxquelles j'ai recours dans cette introduction, je me permets de faire encore figurer cet échange :

    "Dans le billet qui vous a rendu célèbre, m'écrit-elle, vous écriviez très justement "Il est évidemment plus facile de jouer sur les métaphores guerrières que de reconnaître notre impréparation, les incohérences de nos politiques sanitaires [...]". Mais ici vous parlez de "massacre" quand il s'agît de masque? Vous avez changé de discours et surfez sur cette vague ultracrépidarianiste, effet Dunning-Kruger à fond les ballons. C'est bien moche, surtout au nom de l'anthropologie."

    A quoi j'ai répondu ceci :

    "Les alertes en provenance de la petite enfance sont désespérées et désespérantes. La vie psychique est fragile et en plein développement à cet âge et la privation de la vue du visage des intervenants est une mutilation psychique, que cela vous plaise ou non. Le « massacre des innocents » est une expression appartenant à notre vocabulaire culturel.
     
    Croyez-moi je préférerais mille fois consacrer mon temps à autre chose, mais la dérive en cours et sa morbidité sont telles qu’il faut bien que quelqu’un se dévoue pour sonner le tocsin, et croyez-moi les retours de cette activité-comme le vôtre- sont souvent inconfortables et parfois même violents. Quant à l’accusation d’ultra crépi d’arianisme comment dire..."
     

     

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  • Covid : assistons-nous à une soviétisation de la presse en Suisse ?

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    J'ai souvent eu l'occasion d'exprimer ma déception mais aussi ma préoccupation quant à la dérive observée dans le traitement par la presse suisse (RTS en tête) de l'épidémie de Covid et de sa gestion.

    Alignement quasi-inconditionnel sur les positions des autorités, tri dans le recherche scientifique pour ne faire connaître que les article à charge ou à décharge d'une hypothèse, monopole de la parole attribué à un petite panel d'experts quel que soit le nombre d'analyses erronées qu'ils aient proférées au cours des mois, manipulations dans la présentation des données (ah, les fameux "cas" !) : franchement ceux à qui il reste un peu d'éthique journalistique ont de quoi attraper des boutons -et c'est bien le cas, ils nous le disent en privé.

    De nombreux lecteurs me font par ailleurs parvenir les courriers de plainte qu'ils ont adressés à la RTS suite à telle ou telle émission, avec les réponses de leurs correspondants fleurant le meilleur fumet "langue de bois" des administrations les plus obtuses.

    Parmi les dérives de cette institution, on a vu apparaître à l'occasion de la crise Covid l'acmé de la mauvaise foi et, dans ses principes, l'ébauche du totalitarisme : la psychiatrisation des opposants. Si le terme vous paraît fort, observez de plus près.

    Se réfugiant bien sûr derrière les dépêches des agences qu'elle reprend désormais en copier-coller (pratique quand on veut continuer à licencier), la régie a multiplié les "analyses" du "profil psychologique" et "sociologique" des opposants.

    Donnant la parole à des pseudo-experts sortis d'on ne sait où, elles s'en donnent à cœur joie pour dépeindre les personnes osant mettre en doute l'infaillibilité des autorités (même l'OMS, c'est dire !) comme au mieux des dérangés et au pire des criminels en puissance.

    Vous croyez que j'exagère ? Lisez, regardez ou écoutez mieux !

    M. Charles Pache, dont j'ai publié un remarquable article sur ce blog, a partagé avec moi un mail qu'il a adressé, suite à une émission relevant de cette scorie, à un journaliste de la RTS radio, Patrick Chaboudez, resté sans réponse. Je l'ai trouvé si pertinent (et à tel point d'intérêt public) que j'ai sollicité son autorisation de le publier ici, qu'il m'a fort aimablement et courageusement accordée.

    Attachez vos ceintures : nous partons vers une dérive qui est l'amorce du totalitarisme contre lequel je mets en garde sur ces pages depuis des mois. D'aucuns ont beau jeu de moquer cette expression, arguant à juste titre qu'on est loin de vivre en dictature. Mais à négliger les signes avant-coureurs et les symptômes d'un pourrissement, on scie inévitablement la branche sur laquelle nous sommes collectivement assis.

    Je le redis haut et fort : la RTS, média de service public que nous sommes contraints de financer, dérive vers des plis journalistiques indignes et inquiétants. On peut comme toujours s'en désintéresser dès lors qu'on n'est pas personnellement visé. Ou se bouger pour signifier que de tels plis ne sont pas acceptables, point.

    Parce qu'il en va de la démocratie et donc de nos valeurs les plus fondamentales.

     

     

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  • Covid : l’effondrement des repères

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    La revue Dépendances m'a demandé de rédiger un article synthétisant les principales lignes de force des ébranlements que j'ai évoqués et mis en perspectives au long des mois écoulés. Comme je l'ai à maintes reprises souligné, ce n'est pas tant une crise sanitaire que nous avons vécue qu'un séisme caractéristique du "changement de monde" qui se profile.

    J'ai aussi répété ad nauseam à quel point nous avions un besoin vital d'un débat d'idées digne de ce nom pour élaborer collectivement la réalité que nous vivons, mais aussi imposer de toute urgence des contre-pouvoirs aux dérives autoritaires des gouvernants et d'un pouvoir médical toujours enivré par sa propre hubris.

    Dans l'après-coup, la nocivité de cette "médico-cratie" (dont les ravages qu'elle a provoqués au cours de l'histoire, même récente, aurait dû nous rendre prudents) apparaîtra sans doute comme un des grands motifs problématiques. Mais -et de loin- non le seul.

     

     

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