Anthropo-logiques - Page 3

  • Covid-19: un traitement efficace bloqué par l’hôpital Riviera-Chablais ?!

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    Heureusement, il reste quelques journalistes intègres et compétents dans notre pays. La plupart sont devenus indépendants, d'autres restent inscrits au sein des rédactions de médias traditionnels - mais on hésiterait à les nommer pour ne pas leur causer d'ennuis, ce qui en dit long sur la déliquescence du domaine !

    Parmi donc les journalistes de cette trempe figue Mme Amèle Debey de L'Indépendant Média. Je dis ceci non parce qu'elle a pris le risque de m'interviewer à un moment où j'étais ostracisé par la presse romande dans son ensemble. Mais parce qu'elle a l'instinct du journaliste, celui qui a (il y a fort longtemps j'en conviens) donné ses lettres de noblesse à la profession.

    Pour contraster, j'ai pris la parole cet après-midi lors d'une manifestation de soutien (autorisée ;-) aux restaurateurs et commerçants de mon canton, brutalisés de scandaleuse manière par des mesures absurdes et destructrices.

    Mon intervention ayant été un tantinet tonique, je me suis fait happer séance tenante par deux journalistes. Une dame de la TSI d'abord, qui ignorait tout du concept de corruption systémique en santé et ne pouvait imaginer une seconde que les autorités ne prissent pas l'entier de leurs décisions en mettant systématiquement l'intérêt de la population au-dessus de ceux de l'industrie pharmaco-vaccinale...

    Ensuite, un journaliste de Léman Bleu qui venant d'entendre de ma bouche que le taux d'occupation des lits en soins intensifs à Genève était hier de 68% (en 19ème position des cantons suisses), voulait à tout prix me faire dire que la surcharge hospitalière était quand même actuellement épouvantable. Je l'ai renvoyé à l'article publié la semaine dernière par Mmes Riva et Tinari, qui montrait qu'il n'y avait aucune surcharge significative des hôpitaux romands... et, concluaient-elles habilement, que ce serait chouette si les exécutifs respectivement les journalistes pouvaient simplement faire leur boulot d'informer honnêtement la population. Ce monsieur ignorait manifestement tout de cette réalité !

    C'est dire quand une jeune journaliste futée, intelligente, pugnace et ouverte à poser les vraies questions sans avoir froid aux yeux se pointe, non seulement cela peut à juste titre soulever une appréciation matinée de soulagement chez tout quidam comme vous et moi, mais encore devrait nous inspirer un sens de gratitude sociétale, pour reprendre un mot cher à Pascal Décaillet.

    Et donc, voilà-t-il pas que Mme Debey soulève un sacré lièvre. Qui montre la direction de l'hôpital Riviera-Chablais sous un jour qui questionne au regard du serment d'Hippocrate. Et un médecin  cantonal valaisan dont on se  demande s'il a jamais pris un cours de méthodologie de la recherche médicale de sa vie...

    Si j'ai bien fait mon petit bout de boulot avec cette intro, il est temps de céder les lignes à la bien pertinente Impertinente pour un article de derrière les fagots... où vous retrouverez au passage un autre anthropologue désormais familier à mes lectrices et lecteurs, le Dr Jacques Pollini.

    Bonne lecture !

     

     

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  • Laissons les médecins prescrire - manifeste pour une quatrième voie !

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    L'automne venu avec sa recrudescence des cas de Covid (ceux de personnes réellement malades et non seulement positifs au test PCR), quelques constats nouveaux et répétitifs s'imposent à nous.

    Dans le nouveau, l'excellente nouvelle d'une décrue bien plus rapide que ce que même les scénarios les plus optimistes pouvaient le laisser espérer (nettement en France et en Belgique, en Suisse aussi mais avec un brin de retard) : la courbe en cloche de ce nouvel épisode épidémique est à nouveau une  courbe en cloche tout ce qu'il y a de plus banal, et même nos voisins commencent à admettre que les mesures autoritaires et abusives ne sont pour rien dans cette décrue : c'est simplement le cours de toute épidémie.

    "France, 18 Novembre: Ni le confinement, ni le couvre-feu ne seraient la cause de la baisse de l’épidémie, qui a commencé dans les eaux usées au premier jour du couvre-feu. Explosif." résume fort justement David Pujadas et son équipe sur LCI

    En Suisse la situation est inégale entre cantons et même régions linguitsiques. Avec des singularités qu'il faudra chercher à comprendre, et des chiffres qui sont présentés dans les cantons de Vaud et Genève avec un regrettable manque de transparence.

    Selon un observateur averti, ce qui manque c’est surtout :

    • L’âge des patients et des morts
    • Le lieu du décès (EMS, Hôpital, domicile)
    • La durée d’hospitalisation ou les sorties d’hôpital

    Alors que ces données sont publiées quasiment en temps réel à Zurich. https://www.zh.ch/de/gesundheit/coronavirus.html

     

    On peut constater par ailleurs qu’on hospitalise et que l’on meurt plus en Suisse romande par rapport au nombre de cas positifs. Plusieurs explications sont possibles :

    • Les Suisses allemands sont plus résistants.
    • Les hôpitaux Suisse allemands sont plus restrictifs pour les hospitalisations (beaucoup d’hospitalisations en Suisse romande le sont pour des questions plus sociales que médicales).
    • La qualité des soins est meilleure en Suisse allemande.
    • La comptabilisation des décès est plus précise (plus restrictive) en Suisse Allemande (quand on sait que les vaudois ont supprimé env. 120 décès de la première vague à postériori, on peut se demander…)

     

    Bref, du grain à moudre pour la comprenure...

    Un autre grain à moudre est celui de l'interdiction scandaleuse qui continue à être faite aux médecins de traiter précocément la Covid-19 alors que l'on a aujourd'hui une somme de données probantes montrant l'utilité de cette prescription : non seulement avec la fameuse molécule et le fameux traitement - définitivement efficaces selon les études non frauduleuses publiées dans la littérature. Il faut en effet comprendre de quoi l'on parle pour mesurer l'étendue du scandale :

    - L'hydroxychloroquine est efficace contre le COVID-19. La probabilité qu'un traitement inefficace génère des résultats aussi positifs que les 142 études réalisées à ce jour est estimée à 1 sur 62 milliards (p = 0,000000000016).

    -Le traitement précoce est le plus efficace, 100% des études faisant état d'un effet positif et une réduction estimée de 64% de l'effet mesuré (décès, hospitalisation, etc.) en utilisant une méta-analyse des effets aléatoires, RR 0,36 [0,28-0,46].

    -100% des essais contrôlés randomisés (ECR) pour un traitement précoce, une PEP ou une PEP rapportent des effets positifs, la probabilité que cela se produise pour un traitement inefficace est de 0,002.

    -Il y a des preuves d'un biais vers la publication de résultats négatifs. 89% des études prospectives font état d'effets positifs, et seulement 74% des études rétrospectives le font.

    -Un nombre nettement plus important d'études en Amérique du Nord font état de résultats négatifs par rapport au reste du monde, p = 0,002.

    mais aussi avec une substance prometteuse, l'ivermectine.

     

    Que les "autorités scientifiques" continuent à mettre des bâtons dans les roues des médecins qui appliquent le traitement précoce avec comme conséquence de réduire de moitié le nombre d'hospitalisations et de décès (selon la littérature et le témoignage empirique de ces médecins) est un pur scandale, valant à certains responsables en France l'ouverture de « quatre informations judiciaires contre X des chefs d'abstention volontaire de combattre un sinistre, de mise en danger de la vie d'autrui et d'homicides et blessures involontaires ».

    Avis aux médecins cantonaux et directions d'hôpitaux romands qui s'emploient, à l'heure où j'écris ces lignes, à verrouiller la doxa issue de la corruption systémique dénoncée par le British Medical Journal en interdisant aux médecins de soigner : pensez-y à deux fois !

    Le domaine scientifique est aujourd'hui trop corrompu pour jouer son rôle, c'est désormais la justice qui s'y coltinera et les entourloupes employées au sein de l'industrie de la maladie auront de la peine à y faire illusion.

    La presse serait évidemment aussi bien inspirée de cesser son travail de désinformation contre l'efficacité du traitement précoce. Hélas : elle ne s'est employée à mettre en lumière que les études frauduleuses concluant (à dessein et à tort) à une absence d'efficacité. Peut-être pourrait-elle commencer à investiguer objectivement la réalité des données scientifiques et en informer honnêtement la population.

    Sans doute est-ce encore trop demander à ce stade, mais soyons rassurés : cela s'en vient forcément !

    Et en attendant, nous pouvons nous mobiliser et faire circuler de l'information de qualité.

     

    C'est le sens de cet article : vous y trouverez tout d'abord la Lettre ouverte adressée aux médias francophones par mon confrère, le Dr Jacques Pollini, chercheur au Département d'anthropologie de l'Université Mc Gill à Montréal.

    Nous avons publié récemment ici une démonstration épistémologique de haut vol au sujet de la recherche relative à l'hcq par lui rédigée, qui devrait faire référence pour tout chercheur honnête et intègre. C'est à nouveau un honneur et une joie d'accueillir ici cette interpellation, sobre, implacable et urgente du Dr Pollini.

    Vous trouverez ensuite le manifeste "Le droit d'être soigné, le devoir de soigner" du collectif "Laissons les médecins prescrire." Un appel d'autant plus pressant à l'heure où la France re-légitime non pas l'euthanasie mais la mise à mort des anciens dans les Ehpad (cela s'appelle une mise à mort -m'a fait observer une lectrice- et non pas une euthanasie, ce dernier terme étant utilisé pour accélérer une fin de vie d'une personne incurable. Ce qui n'est ici pas le cas !)

     

    A ce sujet -et j'en terminerai ainsi cette introduction- il n'aura échappé à pas grand monde que la presse mainstream a accusé le documentaire Hold-Up d'accumuler les informations fausses. Pierre Barnérias et son équipe se lancent dans une initiative qui devrait remettre quelques pendules à l'heure : la désinformation (nonobstant certaines erreurs toujours possibles) n'est pas du côté où on cherche à nous le faire croire. Vous pouvez, sur cette question de la mise à mort des anciens dans les maisons de retraite françaises, consulter le débrief mis en ligne hier par le réalisateur. Il sera suivi par d'autres, et de possibles actions en justice suite aux propos diffamatoires et calomnieux proférés contre le réalisateur et les intervenants du film par maints médias, décidément ensauvagés.

    Mais revenons au scandale massif (et bien sûr méticuleusement orchestré) de la prohibition des traitements qui soignent précocement la Covid-19 par nos autorités de santé systémiquement corrompues...

     

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  • Lorsque la science est politisée et corrompue, des gens meurent : le British Medical Journal sonne l'alarme !

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    Les lectrices et lecteurs de ce blog sont forcément conscients de l'immensité du problème de corruption systémique régnant actuellement au sein des systèmes de santé. A Genève comme à Paris, Londres ou Washington, à l'OMS comme dans les Hôpitaux et les Universités suisses ou étrangers, où que vous tourniez votre regard vous trouverez, immédiatement visibles à l’œil averti, le feuillage et les fruits mauvais de cette corruption.

    Le grand public l'ignore, diligemment désinformé par les médias et les politiques ainsi qu'aveuglé par sa confiance envers un corps médical dans l'ensemble intègre mais malgré tout complice.

    L'omerta est de mise, malgré les innombrables signalements - diligemment rapportés  sur ce blog au long des mois écoulés par votre marathonien serviteur. Lequel, après avoir œuvré pendant vingt-cinq ans au sein des dispositifs de santé avec une ma foi fort honorable réputation, se voit depuis quelques mois relégué au rang de conspirationniste incompétent et infréquentable...

    Il est des injures qui sont à leur manière des couronnes de laurier, et celles-ci en font partie.

    Malgré que je sois dans l'univers francophone le principal expert à avoir informé au long des mois sur l'importance et la gravité de cette corruption systémique (références, contributions d'éminents collègues  et analyses à l'appui),  la presse établie s'est (euphémisme) peu intéressée aux productions pourtant bien éclairantes produites ou répercutée ici !

    Il n'est donc pas anodin, devant la gravité des dérives en cours, que le British Medical Journal lui-même tire la sonnette d'alarme. Dans des termes, vous le lirez plus bas, sans ambiguïté.

    Les revues médicales en sont pourtant pétries face à cette question. D'un côté elles dénoncent depuis une quinzaine d'années cette préoccupante réalité - et de l'autre côté elles y participent activement. The Lancet rédige régulièrement des articles sur la corruption, sans s'empêcher de publier des articles aussi frauduleux que celui de Mehra et al. (dont un universitaire suisse, participant à cette entreprise plus que probablement criminelle). The New England Journal of Medicine a lui aussi publié une succession de "recherches" falsifiées (pour parler français) pour dézinguer récemment l'hydroxychloroquine, le BMJ n'étant de son côté hélas pas en reste !

    Il faut donc savoir naviguer au sein de ces revues figurant elles-mêmes au cœur de ce système de corruption et savoir lire la littérature scientifique pour pouvoir trier le bon grain de l'ivraie. Autant dire une mission impossible pour les médias actuels et leur rédhibitoire binarité.

    Le BMJ souligne ici les turpitudes homicides qui contribuent au premier chef à transformer une épidémie d'envergure habituelle (si, si !) en une catastrophe mondiale aux perspectives lucratives hors de toute proportion.

    Le Pr Raoult l'a rappelé hier dans une vidéo : la Commission européenne a acheté pour un milliard d'euros de doses de remdesivir à un moment où l'inefficacité de cette molécule avait déjà été établie et communiquée.

    La campagne de diffamation contre l'hcq et le professeur atypique ont fait des merveilles, mais le contribuable en sera une fois de plus pour ses frais tout comme le citoyen fondamentalement trahi par ses gouvernants (en Suisse aussi, où Swissmedics a fait approuver à la hâte et sans raison valable ce même remdesivir pendant que les "autorités" sanitaires mettaient en échec la prescription d'un traitement qui, donné précocement, pouvait réduire de moitié les hospitalisations et la mortalité liées au Covid !)

    C'est passé pour l'instant MAIS -je le clame ici inlassablement- les décideurs concernés devront rendre des comptes. Les hôpitaux devront rendre des comptes. Les médecins cantonaux et les Conseillers (-ères) d'Etat en charge de la santé devront rendre des comptes. Swissmedics devra rendre des comptes. L'OFSP devra rendre des comptes. Alain Berset devra rendre des comptes.

    Avant que vous ayez le temps de me prendre pour un exalté, lisez plutôt ce que le rédacteur en chef d'une des trois plus prestigieuses revues médicales au monde en dit -ici et maintenant- à partir de la situation en Grande-Bretagne.

    Franchement ? C'est du lourd. Il est bien dommage de déjà savoir que ni la RTS, Le Temps ou Heidi News, ni TF1, BFM ou Cnews, ni L'Express, Le Monde ou Libération n'en parleront.

    Ils sont trop occupés à dénoncer les complotissss en achevant de ruiner ce qu'il leur reste de crédibilité...

     

     

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  • HOLD-UP sur la pensée ?!!

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    Le film documentaire de Pierre Barnérias remplit -c'est le moins qu'on puisse dire- magnifiquement sa fonction : dans un registre plus "bélier" que "cheval de Troie", il fait céder les digues du discours unique et révèle au grand jour la scission si inquiétante qui prévaut actuellement au sein de notre société : celle qui sépare les personnes acquises aux restrictions des libertés, à la suspension du droit de soigner et d'être soigné et à la mainmise de l'état sur l'entier de nos vies "pour des raisons sanitaires" ; et celles qui questionnent non seulement la nature et l'envergure de cette urgence sanitaire (très relatives une fois épousseté le traitement médiatique et politique) mais surtout l'imposition de force de ce train de mesures sans validité avérée et sans précédents dans ses atteintes aux droits et libertés.

    La réaction enragée des médias doit elle aussi nous questionner. On aurait quand même un peu dit des Inquisiteurs qui auraient vu le diable en personne...

    Ces hurlements à l'unisson allant dans le sens unique d'étiqueter le film comme "complotiste" (et donc ne valant même pas la peine ni qu'on le regarde ni qu'on en parle), qui aura mobilisé des moyens massifs dans cette presse qui ne se soucie plus guère de nous informer - ce qu'elle ferait par exemple en contrastant et en explicitant les chiffres et les données, ou encore en faisant un travail d'investigation sur les fraudes scientifiques massives ayant permis d'interdire aux médecins de soigner précocément les malades.

    Combien de personnes que je croyais aptes à penser auront-elles ainsi embouché de manière quasi-pavloviene la trompette à "dénoncer le complotisme" sans même s'octroyer l'ouverture d'esprit de découvrir ce film libre des préjugés prescrits par la propagande médiatique.

    C'est dire s'il s'agit bien d'un objet essentiel, une sorte d'objet social total, et -qui sait- ayant peut-être en effet la puissance d'un game-changer, quoi qu'en hurle une presse à laquelle la population ne fait d'ailleurs plus beaucoup confiance - à juste titre hélas !

    Je partage ici deux textes diablement intéressants au sujet du film.

    Le premier est dû à la plume de l'écrivain et journaliste Slobodan Despot, qui met en lumière ce qu'il appelle avec sagacité sa "part infalsifiable" et les enjeux de son irruption dans la noosphère francophone. Cet article a été abondamment re-publié, notamment dans Tribune Juive et dans France Soir, et je remercie chaleureusement son auteur de son autorisation à le publier également ici.

    Le second (accompagné d'un appel) est dû à la plume du Dr Louis Fouché, qui en parle avec la liberté de ton et d'esprit mais aussi la combative perspicacité qui lui valent de bénéficier aujourd'hui d'une large et belle audience.

    Bonne lecture !

     

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  • Une bonne séance de ciné avec Hold-Up

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    J'ai à nouveau le privilège et la joie de publier un texte de Mme Hélène Strohl, inspectrice générale des affaires sociales honoraire, auteure avec Michel Maffesoli de La faillite des élites (éditions du Cerf, 2019) un ouvrage fournissant des clés de lectures somptueuses et essentielles sur notre époque. Elle me l'a fort aimablement fait parvenir après avoir visionné le documentaire Hold-Up, dont elle dresse ici la critique.

    J'ai commencé en ce qui me concerne à m'expliquer de ma position quant à ce film auquel j'ai participé en tant qu'interviewé. Cela a été l'occasion pour moi de rappeler qu'à ce titre je n'en suis pas le réalisateur et que je ne suis responsable (et redevable) que des propos que j'y tiens.

    J'ai aussi rappelé mon attachement inconditionnel à la liberté d'opinion et d'expression. A ce titre le tir de barrage déclenché par la sortie du film me laisse avec bien plus de malaise que le film lui-même (dont on peut et doit par ailleurs discuter en toute liberté le contenu sans complaisance mais sans brutalité non plus - Ivan Rioufol l'a fort judicieusement rappelé sur son blog du Figaro).

    Nous parlons ici tout de même d'une censure de la part des plateformes de diffusion, d'une réaction médiatique d'une douteuse unanimité accompagnée d'un concert d'insultes ("complotiste" en étant une) allant jusqu'à l'outrance : traiter le film d'antisémite (comme certains s'y sont aventurés) est plus que discutable, c'est carrément consternant. Je ne peux que renvoyer à la réaction toute empreinte de dignité de Mme Alexandra Hermion-Caude chez André Bercoff face à cette infamie.

    Sans oublier l'entrée en lice (ou plutôt la montée en puissance) de cette nouvelle "police de la pensée" avec un "observatoire du conspirationnisme" et un universitaire, M. Mendès France, venant militer activement pour la censure sur les plateaux télé... Je ne peux m'empêcher au passage de me demander ce que son illustre grand-père en aurait pensé.

    Les lectrices et lecteurs de mon blog sont témoins que j'ai adressé à différentes reprises ici la question des théories du complot et de leur psychologie. S'il s'agit d'un phénomène réel, en faire un nouveau référentiel d'étiquetage, de censure et d'anathème me préoccupe tout autant que le complotisme lui-même tant cela relève à l'évidence bien plus d'un nouveau maccarthysme que d'un débat d'idées ouvert et complexe. Ce qu'Edgar Morin vient de magistralement rappeler (ce dont on ne saurait trop le remercier) dans un simple Tweet !

    Morin Complot.jpg

     

    Je reviendrai dans un prochain article sur ces questions bien importantes et face auxquelles je me sens d'autant plus à l'aise que vouloir me mettre dans la catégorie des complotistes est à peu près aussi crédible que d'affirmer que je n'ai aucune compétence en santé publique ! Seules les personnes très malveillantes et brouillées avec la réalité peuvent s'y aventurer -les candidats ne manquent pas il est vrai par les temps qui courent, y compris parmi des professions réputées honorables.

    Pour en revenir au texte de Mme Strohl, vous devinerez assez vite à sa lecture que je n'en partage que partiellement l'analyse. Ce qui sera l'occasion d'une nouvelle précision bien utile.

     

    Hypothèses mes amours

    D'abord -à tout seigneur tout honneur- un article de cette qualité, avec l'intelligence et l'élégance du propos caractérisant son auteure, ne peut que soulever l'enthousiasme, même si l'on se trouve être en désaccord avec certains éléments de son contenu. Toute contribution au débat (hors ce qui n'a ni cœur ni d'esprit) est utile, et un texte de cette envergure ô combien a fortiori.

    Mais surtout parce que le fond de ma pensée est le suivant : je rêve et espère de tout cœur que Mme Strohl ait raison et que son analyse soit la bonne !

    Ce qu'elle énonce là est une hypothèse -évidemment crédible et raisonnable- et si le fin mot de l'histoire s'y trouve circonscrit, j'en serais le premier soulagé.

    Pour moi, à ce stade, il s'agit toutefois hélas de l'hypothèse faible.

    Toute personne apte à la pensée critique ne saurait (sauf au risque de sa vie psychique) s'enfermer dans les certitudes. Toute conviction sincère n'est jamais qu'une hypothèse "par défaut" ai-je envie de dire, c'est-à-dire "à défaut d'une meilleure hypothèse". Ce qui correspond au concept fondamental de réfutabilité de la science. Toute théorie scientifique est par définition réfutable : à mesure que progressent les mentalités, les connaissances et les instruments d'analyse, elle peut se trouver réfutée et donc devenir caduque.

    En ce qui me concerne, l'hypothèse forte aujourd'hui va au-delà de ce qu'exprime ici Mme Strohl pour la raison suivante : je suis convaincu que nous minimisons en Europe la folie du courant transhumaniste du fait que nous le connaissons mal et qu'il ne nous est de ce fait pas très lisible.

    Une des thèses du film Hold-Up est qu'une des causes organisant l'invraisemblable accumulation d'incohérences et de renversements observés dans cette crise sanitaire tiendrait à l'action délibérée de certains acteurs disposant de moyens de leur ambition pour imposer à nos sociétés d'aller dans la direction de leur choix.

    Je redoute pour ma part que nous soyons mal-voyants et durs d'oreille quant à des éléments de réalité qui sont pourtant très explicitement et ouvertement énoncés actuellement. Mr Gates ne fait pas secret de ses convictions eugénistes, ni qu'il considère que l'espèce humaine doive être amélioré grâce au génie génétique,  le vaccin contre la Covid-19 (avec sa technologie transgénique encore jamais testée sur l'être humain) constituant pour lui un premier pas dans cette direction.

    Il n'échappe j'imagine à personne qu'il dispose par ailleurs d'une influence absolument démesurée sur les leviers du pouvoir (à travers les organisations internationales, nos gouvernements, les universités et la presse, qu'il finance à des hauteurs sans concurrence). Ni que nous subissons depuis des mois une marche forcée vers un vaccin douteux, avec une puissante machine de guerre de propagande et d'influence sur les décisions publiques.

    Est-ce à dire que j'adhère aux thèses les plus radicales allant en ce sens, notamment celles - choquantes il est vrai -exprimées par d'autres intervenants du film? Aucunement, bien sûr.

    Mais sans aller dans ces extrêmes, l'hypothèse d'une influence nocive de ces acteurs sur les décisions politiques est toutefois suffisamment préoccupante pour ne pas nous interroger avec la plus grande vigilance, dans les limites bien sûr des suspicions raisonnables.

    J'observe -avec les risques associés à cette déclaration, en ces temps de simplifications lapidatoires- que de trop nombreux éléments de réalité pointent dans une direction inquiétante pour que l'on s'abstienne (par paresse, complaisance ou idéologie) d'investiguer à ce sujet.

    La Chine vient par exemple de nous montrer des exemples concrets de l'imposition d'une surveillance totalitaire des individus grâce aux technologies numériques, dépendant bien sûr de la 5G. Nous avons tous à l'esprit je l'espère ces images des expériences d'attribution de "crédit social" configurant ce à quoi les personnes peuvent avoir accès ou non en fonction de la conformité de leur comportements aux injonctions de l'état.

    Ce dispositif n'est pas très éloigné des prises de position que l'on commence à voir émerger chez nous en faveur de l'obligation vaccinale - ou plutôt de la discrimination des citoyens qui refuseraient de se faire vacciner et se verraient donc privés de l'accès à un ensemble de facilités, voire même (selon les pires scénarios envisageable) privés de certains de leurs droits fondamentaux ou de liberté...

    Tout ceci en faveur du marché vaccinal pour un virus ayant un taux de létalité de 0,23%, ce qui constitue bien (comme l'énonce le psychanalyste et philosophe Michel Rosenzweig) une sacrée "énigme épistémologique".

    Et je ne vois pas que les immenses entreprises surpuissantes des GAFAM soient au fond plus démocratiques que l'état chinois. Le traitement aliénant des employé-e-s d'Amazon, les écarts de conduite totalitaires de Google ou Facebook encore ou la tragédie des enfants extrayant les métaux rares nécessaires à nos smartphones dans un contexte de guerre entretenu (viols des femmes à l'appui) dans certains pays devraient quand même nous préoccuper un peu plus que c'est le cas quant à l'éthique de l'hyper- capitalisme contemporain.

    Ma crainte à ce stade est que nous minimisions un risque sur lequel il faudrait vraiment et rapidement tirer les choses au clair par un travail d’investigation (journalistique et étatique).

    Je ne dis aucunement que ce soit leur plan ou qu'ils l'ourdissent délibérément ; mais nombreuses sont les personnalités évoquées dans le film qui ont plaidé pour l'imposition d'un gouvernement mondial, relevant qu'une pandémie de grande envergure fournirait le meilleur contexte pour obtenir l'adhésion des populations en ce sens. Ce furent notamment les propos (visionnaires ?) de Jacques Attali à l'occasion de l'épidémie H1N1 dans une tribune datant de 2009.

    Devons-nous adhérer au dessein de Billes Gates ou à la vision de Jacques Attali, sans nous préoccuper au préalable avec toute la rigueur requise de ce qu'ils sont ? Nous devrions surtout revenir les pieds sur terre (je renvoie à l'article publié hier montrant une nouvelle fois que la Covid-19 est de l'ordre de gravité épidémique d'une grippe moyenne), sortir de la bouffée délirante, cesser de toute urgence de précipiter (c'est un constat) des milliards de personnes dans le dénuement et la misère et donc la dépendance absolue, tout ceci pour une épidémie d'ampleur modeste - ce qui reste, désolé, quelque peu suspect à mes modestes yeux !

    Et nous demander si ce à quoi nous aspirons par nous-mêmes, en tant que civilisation, va dans le sens ou non des convictions de ceux qui ont aujourd'hui (c'est là que réside le vrai problème) le pouvoir de choisir pour nous et de nous imposer leur choix.

    Tout ceci posé, voici le très beau texte de Mme Strohl, dont je répète avec la plus grande sincérité à quel point je serais ravi qu'elle soit dans le juste et soulagé que certaines hypothèses proposées dans Hold-Up soient purement et simplement fausses.

     

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