Anthropo-logiques - Page 4

  • Covid – différences entre la grippe influenza et le covid-19

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    J'ai souvent eu l'occasion de citer dans ces pages les analyses de Christophe de Brouwer. Celui-ci, professeur et président émérite de l’École de santé publique de l'Université Libre de Bruxelles, publie discrètement sur sa page d'un célèbre réseau social des petites pépites qui fournissent bien des éclairages essentiels mais aussi -dois-je avouer- me mettent un petit pincement au cœur.

    Pourquoi ? Eh bien simplement parce que j'y retrouve la qualité, l'intelligence et la bienfacture de l'analyse en santé publique bien pensée. Celle qui est faite avec rigueur et perspicacité, en respect des meilleures connaissances et méthodologies, et qui respire l'honnêteté et l'éthique.

    Comment nommer -mais aussi faire comprendre- la dimension "madeleine de Proust" que me procure la lecture de ses excellentes analyses ?..

    Car, la plupart des gens ne peuvent pas le mesurer, nous qui sommes du domaine de la santé vivons un satané ébranlement. Celui qui voit les meilleurs experts se faire dénigrer comme des malpropres ou des charlatans pendant que des experts sans grande compétence et sans âme (et parfois même ni foi ni loi !) sont tenus pour oracles par la masse perdue des décideurs.

    On voit ainsi des médecins qui s'en fichent de soigner et mènent une guérilla d'enfer, calomnies à l'appui, pour dézinguer des médecins empiristes, expérimentés au possible, qui sont les meilleurs dans leur domaine et se targuent encore (sacrilège !) de soigner leurs patients, efficacement en plus !

    Ou encore des "épidémiologistes" qui racontent tout et son contraire, soufflant le chaud et le froid dans de redoutables énoncés paradoxaux (comme Antoine Flahaut, énonçant presque dans la même phrase "nous vivons une psychose déraisonnable" et "il s'agit d'une des pires épidémies de l'histoire" !) Ou encore qui balancent des chiffres tout droit sortis de jeux vidéo et nourrissent sans conscience apparente une véritable terreur dans la population.

    Ou certains médecins cantonaux censés sur le papier avoir de bonnes bases en santé publique et qui multiplient les mesures hasardeuses, inutiles, sans oublier de culpabiliser et de terrifier la population au passage. Ou encore envoient des courriers (à l'appui de mesures parfaitement anti-constitutionnelles comme la quarantaine préventive) d'une sidérante violence administrative.

    C'est dire que retrouver les textes du Pr de Brouwer revient en quelque sorte à sortir du désert et retrouver la fraîche oasis et les dattes mûres de la bonne science.

    Ce qui permet fort heureusement aussi de remettre les montres à l'heure. Ce qui n'est pas un luxe à l'heure qu'il est : les données mises en avant par nos autorités paraissent en effet presque tournées de sorte à en brouiller la lisibilité avec l'effet mécanique de maintenir la population dans un état de terreur.

    Prenons par exemple le Rapport hebdomadaire COVID n°45 de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) tel que commenté par une observateur averti :

    "Tests positifs en légère baisse, appelons cela une stagnation.

    Hospitalisations en baisse, mais probablement plutôt en stagnation également.

    La deuxième épidémie semble avoir atteint un plateau. L'inflexion de la courbe est partout identique quelles que soient les restrictions imposées à la population.

    Peut-être nos dirigeants romands devraient-ils arrêter d'être gouvernés par la peur... Et sauver leur économie par la même occasion.

    Intéressant de voir que proportionnellement au nombre de cas, l'on hospitalise et l'on meurt moins à Zurich qu'à Genève ou Vaud... Peut-être que l'on respire mieux sans masque? Ou la population est plus résistante? Ou alors, la médecine y serait-elle de meilleure qualité? Mieux organisée?

    Impossible d'analyser car les chiffres romands sont opaques, filtrés par les autorités et incomplets...

    Je suis toujours fermement opposé aux mesures de fermetures, obligation de masque, etc... La limitation du nombre de participants aux évènements est une bonne chose, de même que l'incitation à la prudence."

    ou encore remis à plat par un autre observateur averti :

    " Bon, parlons de chiffres.

    - 0,032% de mortalité pour 100000 habitants en 14 jours.

    - Âge médian des personnes hospitalisées : 72

    - Âge médian des personnes décédées : 85

    Précisons que l'espérance de vie en Suisse est de 82,7 ans.

    - Le nombre de lits en unité de soin intensifs (USI) baisse depuis le mois mars

    - Le 94,8% des personnes décédées souffraient déjà de maladies diverses.

    De quel virus la Suisse est elle atteinte ?

    Le peur, la bêtise ou l'ignorance ?

    Il est temps de vivre, de se voir, se toucher et se nourrir culturellement. VIVEZ !!!"

     

    Christophe de Brouwer aborde ici la comparaison, essentielle, entre le Covid-19 et la grippe Influenza. Une comparaison, insistons, en termes de santé publique. Depuis le mois de mars, "on" nous brandit en effet sous le nez des cas tragiques mais heureusement rares ou même anecdotiques pour disqualifier la solidité des données.
     
    Il ne s'agit bien sûr pas (j'ai dû l'écrire déjà 25 fois, mais la précaution mérite d'être répétée) de nier la réalité des cas graves ni du calvaire que constitue une réanimation invasive.
     
    Mais il est étonnant de voir comment les repères naturels ont été fracassés par des mois de terreur collective, au point que nous ne savons plus grand'chose de la normalité épidémique. Je me permets donc encore trois petits rappels préalables :
    1/ L'influenza n'est en rien une "grippette" ! Même si comme avec le Covid-19 il se trouve un nombre important de personnes infectées asymptomatiques, la vraie grippe est la plupart du temps une expérience qui secoue. C'est quinze jours de lit avec jusqu'à 41° de fièvre, des maux et des courbatures comme si on s'était affonté sur un ring avec Mike Tyson et l'impression par moments d'avoir son cerveau dans une poêle à frire !
     
    2/ Elle provoque des décès dans toutes les tranches d'âge et catégories de la population, notamment bien plus parmi les nourrissons, les enfants et les jeunes gens que le Covid-19 !
     
    3/ Elle est responsable de pertes fluctuant d'année en année en fonction de la virulence des souches et de l'état de santé de la population, notamment âgée.
     
    Pourquoi est-il important de comparer la grippe Influenza et le Covid-19 ?
     
    Eh bien parce que d'une part -je l'ai dit dès le mois de mars- le traitement médiatique halluciné (et irresponsable) appliqué à une épidémie habituelle d'Influenza pourrait provoquer exactement le même type de psychose collective que celle que nous vivons actuellement.
     
    Si donc le Covid se situe bien (comme je le dis aussi depuis le mois de mars malgré les dénégations hargneuses des autorités) dans l'ordre de grandeur des épidémies d'Influenza, il est simplement urgent de retrouver le sens des réalités et de sortir de cette bouffée délirante des autorités politiques et sanitaires ainsi que médiatique !

     

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  • Le «hold-up» de la liberté d’expression est en marche

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    Je re-publie ici avec son accord (dont je la remercie chaleureusement) cet article d'Amèle Debey, journaliste et fondatrice de L'Impertinent média. Comme elle l'explique elle-même, alors qu'elle s'apprêtait à rédiger un article fair-play mais critique sur le film, elle a été (comme nombre de citoyennes et citoyens de nos pays) choquée par la campagne de dénigrement, de propagande et même de censure contre ce documentaire puisqu'il s'est retrouvé interdit de diffusion par les plateformes en ligne (Facebook, Instagram, Youtube, LinkedIn, et même Viméo, qui en était le diffuseur commercial, contrat à l'appui).

    Tout ceci pour un documentaire dont on peut évidemment (et même doit !) contester les thèses mais qui est irréprochable sur le plan du droit : tout comme le livre de Christian Perronne ("Y a-t-il une erreur qu'ils n'ont pas commise ? Covid-19 : l'union sacrée de l'incompétence et l'arrogance") avait ulcéré les zautorités politiques et sanitaires, absolument rien dans son contenu n'a pu faire l'objet d'une plainte en diffamation tant il est solidement documenté.

    La fureur des médias (50 d'entre eux embouchant la même trompette propagandiste dans nos pays francophones au même moment, avec le même jargon hérité des dictatures !) est un autre symptôme somptueux du mal.

    Et c'est bien là le principal intérêt du film : dérangeant (à tort ou à raison) au point où il le fait, il révèle par leur mauvaise conduite la partialité et la malhonnêteté des pouvoirs en place comme des médias.

    Le Monde (financé par l'oncle Bill) et Libération (aux mains de l'intrigant Patrick Drahi, multimilliardaire qui doit son empire à la montagne de dettes accumulées) ont produit des "débunkages" de qualité médiocre et qui eux aussi vont dans le sens de porter crédit au film ! Pour les amateurs, voici le lien vers un contre-débunkage qui vaut le détour, montrant, dans sa grande sobriété, la médiocrité de la critique - remarque valant chez nous pour le malheureux Heidi News, qui se targue (une fois de plus) d'expliquer aux gens de manière infantilisante, pseudo-journalistique et pédante ce qu'ils doivent penser...

    Et donc au fond tout ce ramdam pose la vraie question : sommes-nous encore en démocratie ? Sommes-nous encore attachés à la liberté d'opinion et d'expression ? Est-il normal que les médias, dont la diversité devrait être acquise, annonnant tous les mêmes partitions pré-écrites par les trois grandes agences mondiales, produisent ce qui est, objectivement, une propagande mondiale comme l'analyse du traitement médiatique de l'HCQ le démontre ?

    Et l'on a la surprise de constater (à nouveau, ce n'est hélas pas vraiment une surprise) que la gauche est dans l'ensemble encore pire que la droite en matière de défense de la liberté d'expression et des droits fondamentaux.

    On me fait le reproche (et je le comprends) d'être parfois excessif dans mes prises de position. J'essaye de le faire toujours de la manière la plus documentée possible - seuls ceux qui refusent de lire mes textes peuvent m'accuser de ne pas connaître mon sujet (!) ou d'avancer des propos invérifiables. Il n'en reste pas moins une part de vérité dans la critique : je suis en effet convaincu qu'il faut parfois franchir certaines lignes pour, grâce aux réactions que cela provoque, pouvoir exposer en pleine lumière la réalité du mensonge.

    Je ne le fais pas de gaîté de cœur, connaissant les risques associés et en subissant bien sûr les conséquences, mais parce que je me trouve assez solide à ce stade de ma vie et de mon parcours pour le faire en toute connaissance de cause.

    Car la situation est VRAIMENT grave, et bien pire que la plupart des gens peuvent l'imaginer du fait de la collusion d'intérêts massive à laquelle nos autorités sont systémiquement inféodées. Le combat est donc non seulement utile mais absolument nécessaire. Et oui, la provocation (face à la tyrannie) fait aussi partie des quelques armes (pacifiques) que nous avons à disposition dans un combat à forces immensément inégales - Assange et Snowden entre autres pourraient en témoigner.

     

    Nous y voilà donc !
     
    On voit donc bien ici à quel point ce film fait peur à ceux qui ont vraiment le pouvoir.
     
    Avis aux complotophobes et à ceux qui se battaient pour les libertés fondamentales avant de troquer leurs godasses pour des pantoufles...
     
    Françoise Giroud le disait, le fascisme ça entre tout doucement pendant que les gauchistes voient des extrémistes de droite partout où les maffias capitalistes le leur disent... pendant que ceux-ci prennent l'entier du pouvoir en douce.

     

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  • HOLD-UP : panique, injures, censure et miracle !

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    Le moins que l’on puisse dire est que la sortie, en ligne, du documentaire de Pierre Barnérias a mis le feu à la toile. Et à vrai dire tant mieux puisqu’il permet l’irruption dans le débat public de questions qui étaient restées soigneusement tues jusque-là dans les médias établis et les discours politiques.

    Posons tout de suite une clarification : suis-je en accord avec l’entier des thèses ou propositions du film ? Non.

    J’y interviens comme expert interviewé sur mon propre domaine de compétences - l'anthropologie de la santé publique. Pierre Barnérias déroule son propos de réalisateur d’une manière qui correspond à ses convictions, et c’est bien là toute la liberté qu’on puisse et doive accorder inconditionnellement à un cinéaste ! Si j’avais moi-même réalisé ce documentaire, j’aurais assurément partagé nombre des questionnements, interpellations et critiques qu’il énonce mais pas d’autres.

    Je reste fondamentalement un agnostique et un sceptique, surtout sur les nombreuses questions qui n’ont pas trouvé réponse à ce stade – l’affaire est complexe. Il n’empêche que les options de Pierre ont le mérite -immense mais surtout collectivement vital- d’ouvrir certains sujets et de poser de vraies questions.

     

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  • Covid-19 : où en sommes-nous actuellement ?!

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    Image supra : statistiques de mortalité pour la France (source : Euromomo)

     

    Qu'il est difficile d'y voir clair dans cette "seconde vague" pour tout un chacun ! Les conclusions du printemps n'ayant pas été tirées (à dessein ou par incompétence ?), nous voyons exactement les mêmes motifs : abandon des patients à eux-mêmes avant qu'ils décompensent (alors que les soins précoces sont la principale clé du succès thérapeutique), absence de recommandations de prophylaxie et traitement (hormis les mesures autoritaires, arbitraires et largement inutiles), diktats des gouvernements au mépris des principes de santé publique et des droits constitutionnels, communication anxiogène et biaisée des médias, franchement on aurait espéré que cette somme de non-sens ait quelque peu été identifiée et corrigée.

    Eh bien non !

    Focalisant l'essentiel de son effort à la traque au complotisss et aux règlements de comptes internes à la profession, les médias continuent à marche forcée à balancer des données sans les mettre en perspectives, sans les contraster, bref, sans faire leur élémentaire travail journalistique.

    Ce qui prive la communauté du moyen d'y voir clair, ceci alors que les médias reçoivent des aides publiques massives ! On savourera l'absurdité : on finance un secteur dont la responsabilité est d'informer la population alors qu'il ne le fait que peu ou pas.

    Les médias nous terrorisent avec la "seconde vague" alors que celle-ci :

    a) n'en est en fait pas une ;

    b) ne laisse rien voir de fondamentalement inhabituel pour cette période.

    Il a fallu (nous l'avons déjà évoqué ici) que de vraies journalistes, Mmes Catherine Riva et Serena Tinari, aillent creuser le sujet sur un média quelque peu marginal pour faire apparaître que les services de soins intensifs des hôpitaux sont dans une situation -et notamment des taux d'occupation- habituels pour cette saison malgré les roulements de tambour qui se succèdent.

    Dans Bon pour la tête (qui l'est de temps à autres), Fabien Balli-Frantz arrive aussi à cette conclusion à la fin d'une soigneuse analyse :

    « Cette revue de données statistiques ne permet nullement d’affirmer que les services hospitaliers suisses sont actuellement surchargés face à l’épidémie au Sars-Cov2. Cependant, les états de situations régionaux doivent être considérés. En effet, les capacités hospitalières en Suisse diffèrent fortement d’un canton à l’autre et peuvent expliquer des risques de surcharges hospitalières locales et justifier des transferts intercantonaux de patients. »

    On voit donc que les mêmes problèmes se posent qu'au printemps, avec la même dramatisation / exagération brouillant les pistes d'une évaluation sereine de la situation.

     

    Pourquoi il n'y a pas de deuxième vague

    C'est dans la réalité du temps que nommer des éléments de réalité apparaisse négationniste ou conspirationniste aux yeux des bien-pensants se contentant de la médiocre doxa officielle. Je me risque donc à une tentative de plus pour expliciter pourquoi nous ne sommes pas dans une seconde vague.

    Je me réfère et renvoie entre autres à l'excellent travail de M. Ivor Cummins, ingénieur biochimiste irlandais, qui tient des chroniques du Covid (en anglais) sur sa chaîne Youtube qui sont des petits bijoux de vulgarisation et de rigueur scientifique : ce que nos médias locaux seraient inspirés de faire s'ils en avaient la compétence. L'épisode ici cité a été sous-titré en français grâce au travail bénévole d'un citoyen belge, M. Johann van der Elst, à qui j'exprime ici ma gratitude.

    Pour qu'il y ait deuxième vague, il faudrait qu'il s'agisse du même virus Sars-CoV-2 reprenant de la vigueur en circulant plus largement. Or le variant responsable de l'épidémie du printemps s'est bel et bien atténué au cours de l'été jusqu'à devenir très peu virulent, malgré les dénégations entêtées de notre ministre genevois de la santé.

    Des rassemblements de masse, par exemple en Cornouailles (voir photo infra) n'ont donné ni une augmentation des hospitalisations ni des décès au cours des 3 mois qui ont suivi : rien, nada, que pouic !

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    Un nouveau variant -identifié à la fois à l'IHU de Marseille et à l'Université de Bâle- est apparu à la fin de l'été puis s'est diffusé en Europe, créant une nouvelle épidémie, restant toutefois d'amplitude modérée.

    Nous connaissons bien sûr maintenant beaucoup mieux la bestiole : comme je l'avais écrit dès le mois de mars, elle pose un paradoxe de taille entre sa banalité extrême pour l'immense majorité des gens (86% de personnes infectées asymptomatiques, il faut quand même mesurer ce que cela veut dire en terme d'innocuité !), des formes paucisymptomatiques pour la plupart des personnes qui ne sont pas asymptomatiques... et des formes dramatiques pour une faible minorité des personnes infectées. Un sacré casse-tête à vrai dire, même si cela me s'éloigne pas beaucoup de nombre d'autres infections respiratoires virales. Avec une médiane des décès (en termes d'âge) supérieure à l'espérance de vie !

    On nous a donc (à nouveau) terrifiés avec cette seconde vague annoncée comme apocalyptique... alors qu'un monstre petchi règne à nouveau dans les indicateurs et donc les données.

    M. Cummins souligne que la croissance des hospitalisations (également confirmée comme habituelle pour cette saison par les articles cités plus haut) est conforme à ce que l'on connaît année après année. Par exemple, comme figuré sur le diagramme suivant (correspondant à l'hiver 2017-2018).

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    La pente des mois de septembre - octobre, provoquée alors par les virus respiratoires endémiques, est exactement pareille à celle de cette année. Ce qui questionne la moindre, non ?!

    Christophe de Brouwer, professeur et président émérite à l'Ecole de santé publique de l'Université Libre de Bruxelles, avait déjà identifié cette anomalie le 30 octobre dernier, à partir des relevés des médecins généralistes :

    Grippe - semaine 43 - Belgique.
    Nous avons les résultats vigies des consultations pour syndrome grippal chez les médecins généralistes.
    Il y a eu cette semaine 43 (19-25 octobre), 359 consultations/100 000 habitants. C'est en faible augmentation par rapport à la semaine 42 (294). 50% de ces syndrome grippaux se sont révélés positifs aux tests sars-cov-2, mais nous avons vu que le lien entre un test positif et un Covid est problématique, même si ces patients sont automatiquement catalogués Covid.
    Par contre ce qui est vraiment anormal (graphique 1 et 2)
     
    Les nombres de cas répertoriés de syndrome grippal dus à d'autres causes que influenza/sars-cov-2, tels que le virus respiratoire syncytial, l'adénovirus, le parainfluenza ou pour la bactérie mycoplasme pulmonaire, sont résolument en sous-déclaration. Manifestement, il y a un glissement de syndrome grippal autres causes vers le Sars-cov-2, et ce n'est pas normal.

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    Qu'est-ce que cela veut dire ? Que dans la remontée naturelle des infections respiratoires conduisant des hospitalisations depuis septembre, les patients infectés par les virus endémiques en cause ont été pour l'essentiel catalogués et déclarés comme souffrant du Covid ! Confusion favorisée par les tests PCR mal calibrés avec pour résultat, selon les termes de la tribune publiée dans Le Monde par les Dr Didier Sicard et Patrick Guérin, que "des biais amplifient artificiellement le nombre de cas positifs et faussent la perception de la gravité de l’épidémie."

     

    Pour celles et ceux qui ont de la peine avec les diagrammes ou les chiffres, l'excellent résumé de Mme Isabelle Duchateau, infirmière belge, est aussi parlant que possible.

    Tout ceci est déstabilisant en diable ! Comment y voir clair et comment faire confiance à des autorités (et des médias) qui continuent à nous enfumer. Le propos, bien sûr, n'étant une nouvelle fois ni de nier ni de minimiser la réalité sanitaire, mais de ne pas nous laisser enfourguer de force de nouvelles couleuvres par une présentation probablement malhonnête -ou en tout cas qui doit sérieusement nous questionner.

    Tout le monde se souviendra (il s'agit de la mémoire courte) des cris horrifiés des autorités genevoises et des HUG sur l'encombrement sans précédent des soins intensifs de l'hôpital cantonal... Well, voici les données telles que publiées par l'OFSP :

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    Eh non, vous ne rêvez pas : 77% d'occupation pour le canton de Genève ! Avec bien sûr des taux approchant la saturation dans certains cantons, mais ce qui est le cas chaque hiver. Mmes Riva et Tinari expliquent dans leur article (dont la lecture est un must read) que

    Ce fonctionnement à flux tendu et ses conséquences concernent particulièrement les centres hospitalo-universitaires: en 2017, par exemple, le CHUV relevait dans son rapport annuel que le taux d’occupation «reste (…) proche des 90% aux soins intensifs, alors même que pour des lits de soins aigus, le taux optimal se situerait à 85% ». Dans le même rapport, on découvre qu’entre 2015 et 2017, le taux d’occupation en soins intensifs adultes a oscillé entre 90,9% et 93,4%.

    Et qu'une des explications aux alarmes lancées par les hôpitaux romands (mettant en avant de manière dramatique le risque d'en arriver à devoir trier les patients -ce qui se fait aussi de toute manière régulièrement) est à comprendre dans ses motivations réelles :

    Dans les comptes-rendus qui ont relayé jusqu’ici les «appels à l’aide» de différents établissements hospitaliers, une information fondamentale a systématiquement fait défaut: la particularité du modèle de financement des hôpitaux helvétiques, dont les revenus dépendent largement des prestations ambulatoires, notamment des opérations électives. Actuellement, des bras de fer opposent différents cantons et le Conseil fédéral, mais aussi Berne et certains établissements. Berne souhaite que les cantons contraignent leurs hôpitaux à renoncer à ces interventions, tout en affirmant clairement qu’il n’y aura pas de compensations financières. Or rappelons que de nombreux hôpitaux avaient demandé en avril de bénéficier du chômage partiel, sans savoir s’ils y avaient droit. Mais il apparaît aujourd’hui que la réponse est négative (1) (2) dans le cas des établissements publics et que ces derniers ne seront pas dédommagés. Les «appels au secours» lancés par certains hôpitaux doivent donc aussi être entendus et lus en fonction de cette toile de fond, et pas seulement en fonction de la pandémie.

    Tout ceci fait beaucoup d'obscurités et d'interférences. Renvoyant encore une fois à la défaillance inadmissible des autorités et des médias à nous informer correctement et honnêtement des données sanitaires dans leur réalité.

    Les médias en particulier ne remplissant plus ce rôle, c'est sur la toile, sur des blogs d'experts et dans des médias en ligne qu'il faut chercher des éclairages.

     

    Une belle source à consulter à volonté pour trouver bien mieux que dans nos piteux médias suisses est le site belge Kairos. M. Annes Bouria, pharmacien nutrithérapeute, diplômé en sciences pharmaceutiques à l’Université Libre de Bruxelles, diplômé du CERDEN (Centre Européen pour la Recherche, le Développement et l’Enseignement de la nutrition) et membre actif du collectif pluridisciplinaire Transparence-Coronavirus pour l’objectivité de l’information et la liberté thérapeutique s'y exprime régulièrement pour donner des analyses extrêmement pertinentes et bien construites de la situation en Belgique.

    Avec son accord -dont je le remercie- je republie ici l'analyse qu'il a publiée hier à partir des données du 9 novembre, qui montre des tendances rassurantes. En Belgique comme en France (infra) et en Suisse, les courbes montrent une inflexion déjà bien engagée qui suggère fortement que le pic épidémique est d'ores et déjà dépassé. Sachant que le décours se produit normalement rapidement -une quinzaine de jours sauf mauvaise surprise (il s'agit toujours d'hypothèses et non pas de prédictions !) nous devrions retrouver rapidement des eaux calmes.

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    Avec ce motif essentiel à rappeler : les épidémies virales vivent leur vie sans que l'agitation des humains n'y fasse grand'chose. Ici encore (si la tendance se confirme) le franchissement du pic se sera fait avant que les mesures de confinement aient eu le temps de produire le moindre effet -qu'elles n'ont pas de toute manière !

    Ce qui n'empêchera pas nos azimutées autorités de prétendre le contraire, selon le narratif de la banane sur la tête. Il s'agit d'un homme qui se promène avec une banane sur la tête pour éviter les accidents de camion. Le temps passant, il se félicite de plus en plus de l'efficacité de son dispositif ! Et si d'aventure il devait se faire renverser par un camion, gageons qu'il dirait, comme nos autorités politiques et sanitaires, que cela prouve simplement qu'il aurait du mettre deux bananes sur la tête.

    Comme le soulignait le philosophe Jean-Loup Bonnamy dans une récente tribune publiée dans Le Figaro «Vouloir arrêter une épidémie avec le confinement, c’est comme vouloir arrêter la mer avec ses bras».

    C'est encore hélas la position du Conseil d’État genevois et des khmers blancs (comme les appelle le Dr Louis Fouché) qui lui dictent sa conduite, selon l'étonnante révélation faite hier par sa présidente.

     

     

     

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  • HOLD-UP : regards sur un casse et un coup d'Etat "sanitaires"

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    Le documentaire de Pierre Barnérias (journaliste d'investigation et cinéaste) sur les dessous du désastre sanitaire en cours sort aujourd'hui. Il devrait faire du bruit... puisqu'il détaille avec force documents et avis autorisés ce qui organise ce que nous vivons - et que les autorités comme les médias occultent avec acharnement.

    Le moment que nous vivons est non seulement historique, il est aussi décisif : nous basculons progressivement dans une dictature hyper-capitalistique à la chinoise : suspension durable des droits fondamentaux, propagande et persécution des "dissidents", surveillance H24 des citoyens-consommateurs, obligation vaccinale et passeport sanitaire nécessaire pour voyager, destruction des forces vives de l'économie au profit des grands groupes mondiaux, etc.

    Ceci semble exagéré ou complotisss ? Alors écoutez, lisez, documentez-vous !

    Avocats et juristes montent au front pour dénoncer les dérives en cours. Le bâtonnier de l'ordre des avocats de Lyon souligne que nous vivons dans un état de droit dégradé avec une disparition progressive des libertés et droits des citoyens, avec un régime d'exception instauré pour durer.

    En France toujours, un député Vert (quelle engeance !) plaide pour une imposition vaccinale contraire à l'habeas corpus et à la déclaration de Nuremberg !

    En Angleterre, l'armée a investi Liverpool et profite d'une campagne de dépistage du Sars-CoV-2 (ou plutôt de brins d'ARN à l'origine indéfinie) pour prélever les empreintes digitales et l'ADN de l'entier de la population !

    Les effets destructeurs des mesures de confinement, imposées récemment malgré qu'elles soient décriées par les meilleurs experts en santé publique et l'OMS, détruiront des dizaines et des dizaines de millions d'emplois en Europe, précipitant indépendants, patrons, restaurateurs, commerçants, employés mais aussi tôt ou tard fonctionnaires dans la misère pendant que l'effondrement des recettes fiscales privera l'état des moyens nécessaire à faire face à cette paupérisation de masse.

    Les spécialistes alertent sur la vague de dépressions d'états de panique et de suicide provoqués par les mesures actuelles, rien n'y fait.

    Bref, the future is not very bright.

     

    Tout ceci pour un coronavirus à la létalité relative, funeste à peu près uniquement pour les personnes en toute fin de vie. Cherchez l'erreur ?!

    Pendant ce temps, bien sûr, les autorités nous enfument. Parce qu'elles sont privées (ou se privent) depuis longtemps de toute marge de manœuvre. Les politiques (entre autres sanitaires) de nos états sont décidées ailleurs et par d’autres que dans nos gouvernements et parlements. Le santé est un des domaines les plus corrompus, et comme tout le monde (l'ONU, l'UE, les universités, les revues médicales, les commissions d'enquête parlementaire) le reconnaît et en parle, on peut quand même s'étonner de ce "make believe" de nos autorités, comme si ça n'existait pas et n'était pas un des (ou même le) paramètres dominants de toute cette histoire. Le Secrétaire général de l'ONU vient même d'adresser une mise en garde contre la prégnance de la corruption dans la gestion du Covid-19 !

    C'est dire si le film de Pierre Barnérias tombe a point nommé et son immense importance.

    Avec une brochette d'invités prestigieux et informés, il passe en revue tout ce qui organise cette crise insensée.

    Faisant émerger deux perspectives majeures : tout d'abord, celle d'un Hold-Up planétaire. En mettant en échec les possibilités de traitement précoce de la Covid-19 (au prix de centaines de milliers de morts), nos gouvernements ont assuré un invraisemblable jackpot à l'industrie pharmaceutique et vaccinale.

    Laquelle n'a reculé devant rien : intox massive (comme la fable sur la soudaine dangerosité de l'hcq, évidemment infirmée depuis) ; publication d'articles mensongers dans les "plus grandes revues médicales" (avec le concours actif de plusieurs universités suisses, donc payé par nos impôts) ; trucage des études randomisées pour qu'elles n'étudient JAMAIS l'efficacité de la prescription précoce de l'hcq, alors qu'il s'agit de sa seule indication ; campagnes de dénigrement des voix dissidentes, et parfois même persécution -comme pour le Pr Perronne, Olivier Véran étant en train de fermer purement et simplement le CHU de Garches où le premier travaille ! Sans oublier la propagande médiatique unilatérale, en tout cas en Suisse (la France est plus ouverte au débat) avec une presse largement subventionnée bien sûr aussi à cette fin.

    Bref, "pouah ça puire" diraient les Visiteurs.

    C'est dire si HOLD-UP est salutaire. Sans fard, détours, ni faux-semblants, le documentaire plonge au cœur des turpitudes qui organisent ce désastre et ce casse du siècle. Certaines questions restent bien sûr ouvertes, mais les spécialistes se régaleront de la rigueur documentaire du travail de Pierre Barnérias.

    Le film est disponible dès ce matin en VOD (video on demand) depuis le site de T-prod, mais une nouvelle campagne de crowd-funding vient d'être lancée pour payer les droits d'archive (le film contient de nombreux extraits notamment d'émission télévisées) nécessaires à la rendre gratuit sur les plate forme en ligne.

    Si comme beaucoup vous vous posez des questions sur ce qui nous arrive en trouvant étonnants ou même douteux un certain nombre de non-sens ou de contradictions, vous trouverez ici de nombreuses réponses sur ce qui sous-tend tout ce merdier pour parler français...

    Un grand merci donc à Pierre Barnérias et à l'équipe de production ! Et puisse HOLD-UP cheminer dans les consciences pendant qu'il est encore temps.

     

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