Anthropo-logiques - Page 4

  • Covid : du mythe aux statistiques, les vérités cachées !

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    Je n’irai pas par quatre chemins : l’article que je m’apprête à partager avec vous est aussi remarquable qu’explosif ! Il figure au rang de ce que j’ai lu de plus perspicace, rigoureux et éclairant au cours de l’année écoulée.

    A partir de sa maîtrise des statistiques ainsi que d’une éthique personnelle et scientifique évidentes, l’auteur extrait des données disponibles certains tenants et aboutissants fondamentaux et occultés de la « crise sanitaire » que nous vivons depuis une année. Et, cela étonnera sans doute peu les lectrices et lecteurs de ce blog, les conclusions de son analyse de haut vol atterrissent à des années-lumière du narratif officiel.

    L’auteur est mathématicien et non pas médecin ou chercheur en santé publique. Dans notre mouchoir de poche suisse romand, Fabien Balli Frantz (lui aussi inscrit dans ce domaine d’expertise) a pareillement découvert à partir de sa maîtrise des statistiques des motifs fondamentaux de l’épidémie. Qu’il a fait connaître dans différents articles publiés dans Bon pour la tête, hélas aucunement repris par les médias « mainstream » dont la priorité obsessionnelle paraît être d'affoler la population à tout prix.

    On relèvera pareille effondrement chez la Task Force, l’OFSP et les centres hospitalo-universitaires helvétiques. L’indigence de l’analyse et la médiocrité des publications de ces pseudo « centres d’excellence » (en corruption systémique assurément mais au-delà, on ne voit vraiment pas…) détonne et choque, surtout quand on la compare par exemple avec la qualité de l’article que je partage ici.

    Le Pr Raoult a mille fois raison de relever qu’il n’y a pratiquement plus aucune science dans les productions des autorités de santé, alors que certaines de celles réalisées à leurs heures perdues par des penseurs compétents et diffusées sur le net surpassent haut la main cette navrante pseudoscience. Pourtant payée -avec largesse- par nos impôts avec des salaires plus que dodus, complétés tant qu'à faire par les contributions de donateurs désintéressés comme un certain « philanthrope » américain, adoré par chez nous, et accessoirement en train de devenir le plus gros propriétaire agricole des États-Unis. Où, nous n’en doutons pas, il s’en donnera à cœur joie avec l’agriculture OGM intensive qui constitue, avec la vaccination (désormais OGM elle aussi) sa principale obsession…

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  • "Ceci n'est pas un complot" : comment les médias racontent le Covid

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    Ce film de Bernard Crutzen (dont le lien figure en fin d'article) portant sur le traitement médiatique de la crise par les médias belges francophones est en train de faire un joli foin et a même déclenché un petit psychodrame médiatique !

    Certains des journalistes figurant dans le film l'ont en effet semble-t-il très mal pris et s'estiment piégés (?!) alors que le traitement documentaire est franchement aussi probe et transparent que possible.

    Lui-même journaliste, M. Crutzen ne cache pas que la manière dont les médias belges ont traité (et traitent encore) la crise du Covid l'a fortement questionné. Il s'est donc intéressé à ce qu'ils disent, comment ils le disent, et ce qu'ils taisent. Avec une attention particulière à la notion de "complot", il est vrai généreusement exploitée par les journalistes.

    Comme quand cette question, posée par un membre de la rédaction du média indépendant Kairos à la première ministre belge sur la nature anti-démocratique des décisions prises sous couvert d'état d'urgence, s'est retrouvée qualifiée de "question complotiste" par un média privé ! Alors qu'il s'agit d'une (bonne) question constitutionnelle...

    Le documentaire de Bernard Crutzen porte un regard intrigué, concerné et -forcément- préoccupé sur les us et coutumes médiatiques qui se sont mis à fortement déroger aux bonnes pratiques en la matière.

     

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  • Covid : que nous dit la science sur la situation épidémiologique au 5 février ?!

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    Illustration : Février 2020. Le porte-parole de la Task Force helvétique annonçant ses dernières conclusions scientifiques.

     

    Les lectrices et lecteurs de ce blog auront déjà découvert au cours des mois écoulés différentes analyses et points de situation réalisés par le Pr Christophe de Brouwer. Et savent en quelle haute estime je tiens ce médecin et scientifique, président émérite de l’École de santé publique de l’Université Libre de Bruxelles.

    Je mesure à quel point l'affirmation suivante est sans doute incroyable pour les gens qui ne connaissent pas le domaine, mais il faut bien la dire et la répéter : la gestion sanitaire calamiteuse du Covid-19 est due essentiellement (nonobstant la question controversée d’un autre agenda – à laquelle la justice apportera des réponses dans les mois et les années qui viennent) à une science fausse et dévoyée.

    Les travaux et recommandations de cénacles comme la Task Force en Suisse ou le Conseil scientifique en France n’ont plus rien de scientifique. Je sais, c’est incroyable et choquant, mais quiconque connaît la santé publique et les bonnes pratiques en la matière ne peut que constater cela avec douleur.

    Le public n’étant par conséquent informé que de ce qui ne relève pas de la vraie science, se pose évidemment la question de comprendre comment cela est possible. Question à laquelle le remarquable documentaire « Ceci n’est pas un complot » (dont on ne peut que recommander vivement le visionnement - cliquer ici), réalisé par le journaliste belge Bernard Crutzen, apporte toutes les réponses nécessaires : le discours médiatique a été capté par des groupes figurant au cœur des conflits d’intérêt en santé, et qui ne cessent d’induire la population et les décideurs en erreur.

    D’innombrables sommités scientifiques et médicales se sont exprimées et continuent de le faire, dont quelques-unes des figures les plus prestigieuses et respectées de la science actuelle : prix Nobel, professeurs en épidémiologie des plus grandes universités au monde (Oxford, Stanford, Harvard, Yale, etc.), revues de pointe comme le British Medical Journal - qui vient de publier une série d’article sur la corruption de la science prévalant actuellement et ses conséquences homicides !

    Rien n’y fait, les médias « installés » occultent totalement ce puissant courant de pensée, pourtant soutenu par des centaines de milliers de médecins et chercheurs à travers le monde (comme en témoignent la déclaration du Great Barrington ou le Collectif Coordination Santé Libre en France).

    Les médias boycottant toute information provenant de ces cercles émérites (ou n’en mentionnant que des bribes pour aussitôt les dénigrer), peuvent prétendre (de manière évidemment fallacieuse) que le consensus scientifique est quasi-total, « hormis une poignée de contestataires ». C’est notamment ce qu’a osé asséner Alexis Favre, speaker de l’émission de non-débat Infrarouge sur la RTS, lors d’une récente émission de télémarketing pour le nouveau « vaccin » génique !

    Évidemment, à ignorer opiniâtrement tout ce qui disent les meilleurs scientifiques (et non les seuls autorisés à s’exprimer sur les plateaux télé) son horizon se limite sans aucun doute à la propagande pharmaco-vaccinale qui « dit » aujourd’hui une science qui n’en est plus une à coups de parti-pris et de censure. Ce que Christophe de Brouwer résume ainsi dans sa conclusion : « Triste pseudo-science qui use et abuse de censures pour s’imposer. Un vrai scandale, une vraie injustice, surtout vis-à-vis de nos plus jeunes. »

     

    Comment des cénacles d’experts dérivent-ils ainsi dans la superstition et la propagande ? Il y a une enquête passionnante à mener en sociologie des sciences, mais avec un nécessaire volet criminologique. Lorsque j’avais mentionné, dans le documentaire Hold-Up, que la mise en échec des traitements précoces contre le Covid couplée à l’entretien de la psychose collective était en voie d'assurer à l’industrie un jackpot de centaines de milliards de dollars, cela m’a évidemment valu un (petit) concert de protestations outrées et de ricanements.

    Pfizer, multirécidiviste en pratiques criminelles et condamnations civiles et pénales, vient d’annoncer des rentrées supplémentaires de l’ordre de 15 milliards de dollars grâce au vaccin, diffusé, rappelons-le, sur la base d’une étude principale elle aussi bidouillée. Dont la plupart des autorités et des médias continue de croire aveuglément les conclusions pourtant erronées - également mises en cause par le BMJ - comme nous l’avons montré dans une analyse publiée sur ce blog .

    Bref, Bad Science et Big Pharma continuent à avoir les coudées franches pour prospérer éhontément grâce à la complicité des milieux systémiquement corrompus. Nil novum sub sole professait l’Ecclésiaste.

    Pendant donc que l’on vilipende les chercheurs et médecins honnêtes qui se targuent encore (les naïfs !) de respecter le serment d’Hippocrate, certains spécialistes font œuvre ô combien utile en mettant à disposition de leurs collègues et du public des analyses de la meilleure qualité…. sur les réseaux sociaux !

    Puisque les médias snobent la science digne de ce nom, eh bien ces prix Nobel, scientifiques et médecins émérites, parmi les meilleurs et les plus respectés de leurs domaines, publient sur les réseaux… et se font régulièrement censurer au passage par des algorithmes ou des surveillants qui n’aiment pas leurs pertinentes conclusions ! Pendant que les médias se gaussent que ce qui circule sur internet et qu’ils n’ont pas eux-mêmes adultéré ou censuré ne vaut -forcément !- pas tripette. Si elle n’était pas aussi maltraitante et brutalisante envers les groupes les plus vulnérables de la population et celle-ci dans son ensemble, on pourrait trouver ceci follement amusant tellement cela confine au délire !

    Restera donc aux anthropologues et sociologues de la science -comme aux psychiatres spécialisés en psychopathologie institutionnelle et groupale- d’expliquer comment des corps constitués ont pu déraper collectivement dans un tel délire sans le moindre garde-fou.

    Un "début" d'explication plus criminologique pourrait nous venir d'Allemagne à en croire le très vénérable quotidien Die Welt qui vient de lancer un sacré pavé dans la mare avec une révélation choc qui risque fort de faire scandale ! Lisons plutôt :

    Lors de la première vague de la pandémie de coronavirus en mars 2020, le ministère fédéral de l'Intérieur a fait appel à des scientifiques de plusieurs instituts de recherche et universités à des fins politiques. Elle a chargé des chercheurs de l'Institut Robert Koch et d'autres institutions de créer un modèle de calcul sur la base duquel l'autorité du ministre de l'intérieur Horst Seehofer (CSU) a voulu justifier les mesures Covid sévères.
    C'est ce qui ressort d'une correspondance interne de plus de 200 pages entre la direction du ministère de l'intérieur et les chercheurs, dont dispose WELT AM SONNTAG. Un groupe d'avocats a obtenu la correspondance électronique dans le cadre d'un litige avec l'Institut Robert Koch qui a duré plusieurs mois.
     
    Dans l'échange de courriels, par exemple, le secrétaire d'État au ministère de l'Intérieur, Markus Kerber, demande aux chercheurs de développer un modèle sur la base duquel "des mesures de nature préventive et répressive" pourraient être planifiées.
     
    Selon la correspondance, les chercheurs ont élaboré le contenu d'un document, qui a été déclaré secret, en seulement quatre jours en étroite coordination avec le ministère et qui a été diffusé via différents médias dans les jours suivants.
    Dans ce document, un "scénario catastrophe" a été calculé, selon lequel plus d'un million de personnes en Allemagne pourraient mourir du coronavirus si la vie sociale se poursuivait comme avant la pandémie.
     
    Ceci peut-il nous aider à mieux comprendre le rôle et les productions insensées de la Task Force  ?! Faisons confiance aux médias romands pour ne surtout pas répercuter cette nouvelle ni ouvrir la moindre enquête par chez-nous...
     
    Le Temps, Yodelei News et la RTS iront-ils jusqu'à traiter die Welt de média conspirationniste ? Les paris sont ouverts !

     

    Revenons donc à nos moutons (sans injure, il s'agit d'une expression) : comment les médecins cantonaux romands, ont-ils pu depuis des mois et des mois réclamer des mesures non seulement inutiles mais franchement toxiques ?! Ont-ils tout oublié de leurs connaissances en santé publique ? Ne savent-ils plus lire des données ou mettre en perspective des projections ?! Cela reste pour moi partiellement un mystère, même si les effets de conformisme groupal peuvent expliquer pas mal de choses : c’est un phénomène documenté en psychologie sociale que l’appartenance et l'acceptation par ses pairs prime la défense de la vérité. On dira pudiquement que le conformisme dans l'administration et la bureaucratie sanitaire ne sont pas des vues de l'esprit...

    Pour rappel, les médecins cantonaux en exercice auraient pu suivre les cours du Pr de Brouwer s’ils s’étaient formés à Bruxelles.  A voir le résultat, celui-ci aurait eu fort à faire pour les éduquer à la santé publique en tant que science.

    Le Pr de Brouwer produit avec générosité et diligence des bulletins d’analyse qui constituent (pour quiconque connaît tant soit peu le domaine) ce qui se fait de mieux en la matière. Pas étonnant de la part de l’ancien président de l’École de santé publique de l’Université libre de Bruxelles. Non, ce qui est et reste fantasmagoriquement stupéfiant, c’est comment ceux qui connaissent le mieux leur sujet n’ont actuellement plus voix au chapitre. A nous de continuer à lutter pour que cela cesse, vite et bien, d’être le cas…

    Je reproduis donc ici avec gratitude son analyse du 5 février, traitant de la situation en Belgique (mais avec nombre de perspectives valant aussi pour la France et la Suisse) avec mes sincères remerciement à son auteur pour son autorisation.

     

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  • TOURISME EN AMÉRIQUE LATINE: l’enfer des tests PCR obligatoires

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    Le "nouveau normal", temporaire ou durable, auquel nous sommes contraints de nous soumettre et, progressivement, de nous habituer, inclut bien des facettes. Et ce d'autant plus que dans sa globalité, la crise actuelle touche en fait tous les domaines de l'existence et de nos vies.

    Si la folie du temps me dissuade en ce qui me concerne de bourlinguer, la question de l'impact des mesures sur les voyages et la mobilité se pose en permanence. J'étais donc bien bien intéressé de recevoir le texte suivant, que son auteure a eu la bonté de m'envoyer. Ressortissante française, elle vit au Pérou et relate ici les péripéties d'un voyage en Colombie avec la contrainte des tests à produire. Dont on peut rappeler au passage qu'ils ne veulent strictement rien dire hors d'une aide au diagnostic (en complément de symptômes grippaux) dans le cadre d'une consultation médicale. Ne donnant aucune information fiable sur le statut infectieux ou la contagiosité d'une personne, ils ne devraient (selon l'OMS, dont on semble ne retenir que les directives coercitives mais surtout pas les autres !) être utilisés ni en épidémiologie générale (pour évaluer des "cas" comme s'y entête à grands frais le Conseil fédéral) ni comme laisser-passer.

    J'ai trouvé ce récit tellement intéressant, à la fois comme carte postale et comme vademecum du voyageur en Amérique latine "au temps du Covid" que j'ai sollicité se son auteure son autorisation à le reproduire ici, qu'elle m'a fort aimablement accordée -qu'elle en soit ici chaleureusement remerciée !

     

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  • Faut-il être complotiste face à la crise COVID-19 et qu’est-ce que cela veut dire ?

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    Je suis ravi de partager ici un brillant article de Jacques Pollini, PhD et chercheur au Département d'anthropologie de l'Université McGill, sur le complotisme et l'utilisation qui est faite de cette étiquette dans la crise en cours.

    Une réflexion pertinente et percutante, qui remet les pendules à l'heure et l'église au milieu du village "simplement" par l'intelligence de l'analyse !

    A déguster sans modération....

    Je remercie M. Pollini de sa confiance, puisque c'est le troisième article que ce scientifique a la bonté de m'autoriser à publier sur ce blog.  Ce que je fais avec  une joie tenant d'une part à la qualité de ses productions, pleines de pertinence et de perspicacité épistémologique, mais aussi d'un humanisme vibrant et joyeux ; et d'autre part au fait que j'ai fait la plus grande partie de mes études à Montréal, certes de l'autre côté de la montagne pour ceux qui connaissent la ville (à l'UdM), mais en suivant les remarquables travaux en anthropologie médicale des équipes de McGill, dont notamment celle d'Ellen Corin et Lourdès Rodriguès.

    Jacques Pollini revient ici sur ce thème étonnant de l’étiquetage de « complotiste » qui aura constitué un des traits saillants du temps (servant certes utilement une certaine propagande) mais surtout une inconduite civique d’autant plus intéressante qu’elle s’est banalisée (portée par des leaders d’opinion) au point d’être perçue comme acceptable.

    Cela m’a (en partie) amusé de me retrouver catalogué ainsi par certains microcosmes, étant donné que je suis d’une part un bon connaisseur de la neuro-psychologie du complotisme et d’autre part un des rares experts des complots innombrables -avérés- qui sévissent dans le domaine de l'industrie de la maladie.

    Entendre des conformistes et des incultes me ranger dans ce grand fourre-tout disqualificatoire ne manquait donc pas d’ironie ni même d’une certaine drôlerie. Ce qui en revanche m’a plus inquiété est que ce procédé inique (dans lequel ont dérapé des personnalités comme Alain Berset et Mauro Poggia ainsi que différents rédacteurs en chef de la presse romande) est caractéristique d'une sorte de totalitarisme de la pensée.

    Avec un renversement à la fois absurde et dramatique qui est le suivant : pour celles et ceux à qui cela aura échappé, un certain nombre de dysfonctionnements et d’aberrations se sont produites dans les réponses sanitaires et politiques. Toute personne se prétendant démocrate et attachée au débat d’idées (et donc à la diversité des points de vue) ne pouvait avoir comme position raisonnable que de souhaiter, demander et même réclamer un débat d’idées libre et ouvert entre personnes compétentes ayant quelque chose à dire et surtout différents points de vue à exprimer.

    Or, en même temps qu’un déni de plomb tombait pour étouffer toute critique (en Suisse et en Belgique plus encore qu’en France), les autorités basculaient dans un discours effectivement à tonalité paranoïaque puisque ce jeu normal de la démocratie et de la pensée critique était diabolisé d’emblée au moyen de l’étiquetage bien commode de « complotisme ». Avec cette pointe redoutable qu’à voir un complot ourdi par des complotistes dans les questionnements et critiques légitimes soulevés par des observateurs (trop bien ?) avertis des choses sanitaires, les autorités en question dérapaient elles-mêmes dans le complotisme (au sens psychopathologique du terme) contrairement à la grande majorité de ceux qu’ils dénonçaient !

    A tel point que nous en avons plaisanté entre nous avec quelques-uns des résistants, médecins et scientifiques, en nous disant que si aujourd'hui un expert n'était pas taxé de complotiste, c'était qu'il n'avait vraiment rien de pertinent ou d'intelligent à dire sur la crise sanitaire !

    Bref, sacré embrouillamini, à nouveau, tant ce genre de renversement constitue un des motifs systémiques fondamentaux de ce changement de monde et de l’effondrement qui l’accompagne.

    Reste cette parole vile, à texture fascisante, banalisée par et dans les élites !

    Ce qui nous conduit à un autre motif préoccupant de l’effondrement : la plupart des élites se sont dévoilées sous un jour abusif, malhonnête et cynique, avec l’arrogance de ceux qui n’ont de compte à rendre à personne et peuvent s’arroger tous les droits. Réalisant la prophétie énoncée par Albert Jacquard il y a quarante ans, souvent rappelée ici, qui disait en substance que nous étions (alors) en train de  créer un monde dangereux en sélectionnant les individus les plus ambitieux ou les plus conformes, pavant la voie au naufrage de la gouvernance et de la moralité publique que nous observons hélas aujourd’hui.

    Un lecteur m’a fort aimablement transmis une très intéressante vidéo, datant de 2016, traitant de la dimension abusive et paranoïaque du discours anti-complotiste. Je ne connaissais pas son auteur (qui est philosophe) mais celui-ci pense de manière fort pertinente et rationnelle, en plus de se montrer excellent pédagogue. Aidant à comprendre pourquoi les inconduites diffamatoires des autorités et des bien-pensants devraient impérativement être désignées, au même titre que les discours racistes ou homophobes, comme inacceptables et honteux.

     

    Voici la présentation que m’adressa ce lecteur :

    Remarquable déconstruction du concept « hautement problématique » de #conspirationnisme (ou #complotisme), plusieurs années avant l’émergence du COVID…

    Dans cette vidéo, Charles Robin (alias Le Précepteur) souligne avec raison que l’emploi de ce terme consolide un amalgame structurel entre une recherche libre de la vérité et un « trouble paranoïaque ».

    Pour lui, les anti-conspis ont une posture intellectuelle clairement « anti-scientifique » et utilisent des raisonnements circulaires pour discréditer leurs opposants intellectuels, usant de la même rhétorique douteuse que les vrais  « complotistes ».

    Ainsi, le concept de « conspirationnisme » est un concept politique « psychiatrisant le débat » et permettant à ceux qui l’emploient de se soustraire à la contre-argumentation. Il est impropre et non pertinent, car il dispense toute personne qui en a recourt de devoir se prononcer sur des faits.

    Par conséquent, il « sert les intérêts de tous ceux ayant pour but de disqualifier des propos jugés hérétiques. » « C’est un gigantesque sac sémantique permettant de ranger tout ce qui contredit de près ou de loin la version officielle » et qui relève « d’un positionnement dogmatique, c’est-à-dire idéologique ».

    « Remplacez le mot de complot par "lutte d’intérêts" ou "rapports de force" et vous verrez que ce dont on se moque sous le nom de conspirationnisme ne désigne rien d’autre que la marche ordinaire du monde ».

    « Espérons que l’anti-conspirationnisme primaire ne devienne pas le nouvel avatar du dogmatisme et du narcissisme, qui n’ont pour effet que celui de nous maintenir dans l’ignorance, et de nous et du monde. »

    Ceci devrait plaire aux "complotistes" actuels tels que Jean-Dominique Michel.

     

    Ce à quoi je ne puis que répondre : oh que oui !

    Ceci en introduction du texte magnifique de Jacques Pollini, qui analyse cette question à la lumière de notre pesante actualité avec la pertinence radicale et l’élégance de la pensée qui sont les siennes.


     

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