Anthropo-logiques - Page 5

  • Petit livre blanc irlandais sur le confinement et pour une politique de santé publique contre la Covid-19

    Imprimer

    C'est une sacrée ressource -et une bénédiction- que d'être curieux des choses. Récemment, j'ai été pris à partie sur les réseaux sociaux par une journaliste de mes connaissances (qui m'avait invité pour une émission de radio il y a quelques années), contestant avec une belle énergie mes publications autour du confinement et de ses effets délétères.

    J'en garde le souvenir d'une personne de qualité, à la tête bien faite, à la culture générale ample et à la réelle ouverture d'esprit, dotée de surcroît d'une belle créativité.

    Pourtant ici, rien n'y fait : mes publications sont "de l'intox", je cite des sources douteuses et de second ordre, entraînant dans mon sillage de perdition plein de créatures crédules embobinées par mon verbiage. Diable !

    Il est vrai que l'immense majorité des gens :

    1/ Ne savent pas que les réponses sanitaires à la Covid-19 sont en transgression des recommandations des plans pandémies (fort bien faits) dont se sont dotés nos pays.

    2/ Ne savent pas lire la science- ce qui en effet chose compliquée. Toute question ouverte va voir être publiées des publications aboutissant à des conclusions contradictoires. Ce phénomène -normal- est évidemment aggravé par la corruption existant à large échelle dans le domaine de la production scientifique. Il faut donc trier les études en fonction de leur pertinence, de leur solidité et de leur probité, ce qui requiert un œil averti dont sont particulièrement dépourvus les journalistes ainsi que la plupart des médecins.

    3/ Ignorent l'étendue de la recherche autour d'une question donnée et vont donc butiner en fonction des filtres des médias qu'ils lisent ou de leurs réseaux sociaux sans avoir une vue d'ensemble de la production documentaire.

    Ces trois paramètres rendant malaisée la discrimination des informations, réduite in fine à une question de croyance (je crois Delfraissy plutôt que Raoult ou vice-versa).

    L'adage du Pr Montagnier tient toujours : la vérité prend l'escalier. Par exemple, quand lui (virologue et Prix Nobel de médecine) et Mme Alexandra Henrion-Caude (généticienne et anciennement directrice de recherches à l'INSERM) ont évoqué la possible origine artificielle du Sars-CoV-2, quelle volée de bois-vert n'ont-ils pas reçue !

    Pourtant, aujourd'hui, la question se pose plus que jamais et même le très sérieux et officiel CNRS vient de publier un article (sur lequel nous reviendrons prochainement) au sujet des anomalies génétiques du nouveau coronavirus, concluant qu'une origine artificielle est tout aussi plausible que la version d'un double-franchissement naturel de barrière d'espèces...

    Sur toutes les questions ouvertes ou contestées, la lumière se fera peu à peu. La somme de truanderies à l'encontre d'une certaine molécule et les facilités accordées en Suisse comme ailleurs au Remdesivir (hors de prix, inefficace et toxique) devrait quand même nous mettre la puce à l'oreille. On dira pudiquement que ce n'est pas le cas pour tout le monde...

    Je suis heureux de partager ici un texte que vient de publier un collectif de médecins et experts en santé publique irlandais face au confinement  imposé par leurs autorités. Ils y disent à leur tour ce que je m'évertue ici à faire connaître : que la balance coûts / bénéfices des mesures de confinement est lourdement négative.

    Cette idée simple et vraie mettra du temps à cheminer : quand on a fait croire à des gens qu'ils étaient en danger de mort et qu'ils ne devaient d'être encore en vie que grâce à un certain gris-gris, le sens critique est suspendu pendant un certain temps.

    Ce collectif irlandais énonce à son tour -et comme pour ce blog en la documentant solidement- cette réalité que le confinement est une mesure sortie de nulle part, absurde et destructrice. J'aimerais bien être agréable en prétendant le contraire... mais non.

    Et c'est hors de ma politesse comme de mes forces de fermer les yeux sur la destruction de tant de gagne-pains, petits, moyens ou grands mais bien sûr surtout les plus fragiles, avec le cortège de misère qui en découlera.

    Tout ça pour rassurer une population que l'on terrorise depuis des mois... au lieu d'en prendre soin et notamment de la soigner comme il est possible précocément.

    Ah oui : à propos, le Parquet de Paris vient d'ouvrir quatre informations judiciaires pour la gestion de la Covid par les autorités françaises, notamment pour "abstention volontaire de combattre un sinistre" et "mise en danger de la vie d'autrui".

     

     

    Lire la suite

    Lien permanent 0 commentaire
  • Covid : intox médiatique, stratégies et débat démocratique

    Imprimer

    On  ne le dira jamais assez : la gestion de l'épidémie et le traitement de l'information à son sujet par les médias subventionnés (c'est-à-dire à peu près tous aujourd'hui) constituent la vraie catastrophe en cours.

    Si l'on était précis dans les termes, on devrait même parler de terrorisme d'état, le terrorisme étant une action délibérée visant à terroriser la population. Or c'est bien ce à quoi nous assistons.

    En ce qui concerne la "deuxième vague", la question est bien sûr : cette situation est-elle exceptionnelle et si oui de quelle manière et dans quel ordre de grandeur ?

    A biberonner l'info oligocéphale délivrée par containers entiers par les médias, on a de quoi repartir en effet dans la Grande Peur du printemps, en pire, puisque nombre d'acteurs nous annoncent que ce nouvel épisode sera "encore plus grave que le premier" -ce qui est d'ores et déjà faux selon les indicateurs dont nous disposons.

    C'est dire s'il est important de chercher à voir les choses avec lucidité. Et là, elles apparaissent à nouveau (dieu merci) sous un jour très différent !

     

    J'ai rappelé il  y a quelques jours ici qu'existe dans notre code pénal un article prohibant le fait d'alarmer indûment la population. L’art. 258 CP prévoit en effet que “Celui qui aura jeté l’alarme dans la population par la menace ou l’annonce fallacieuse d’un danger pour la vie, la santé ou la propriété sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire”.

    Depuis le mois de mars, je m'agite pour rappeler que nous devons présenter les chiffres et données relatifs au Covid-19 de manière pertinente et lucide. Ce qui passe par le fait de les contraster et de les mettre en perspectives. J'ai contesté la présentation monomaniaque du Conseiller d’État Mauro Poggia en indiquant que si on ne complète pas cette information avec d'autres données (en l’occurrence les deux tableaux suivants), alors on génère bel et bien cet effet de panique dans la population. L'idée bien sûr n'est ni de banaliser, ni de minimiser, mais d'éviter une dramatisation à l'extrême qui ne fait que rajouter de la souffrance à la souffrance en désinformant la population. Je me suis permis d'insister auprès de lui :

    Vous DEVEZ contraster et mettre en perspectives les données pour ne pas entretenir la psychose. Avec une médiane des décès à 86 ans en Suisse, ne meurent actuellement (sauf exception - il en existe mais on ne bloque pas une société pour cela) que des personnes en toute fin de vie qui seraient mortes de n’importe quel autre virus. La flambée des hospitalisations est composée à 90% de cas sans caractère de gravité (hors soins intensifs et intermédiaires) avec un taux de rotation important. Et les services de soins intensifs ne sont pas anormalement surchargés dès lors qu'on tient compte de leurs taux d'occupation habituels.

    TdG PIC.jpg

     

     

    Cas ICU.jpg

    Occupation SI 2.jpg

    Les médias ne cessent de nous balancer au visage des gros titres portant sur les taux d'occupation alarmants aux soins intensifs, sur la dramatique éventualité de devoir trier les patients ainsi que sur l'appel à l'aide de différents hôpitaux. Tous sujets inquiétants au possible on en conviendra...

    Sauf que, en fait, la situation actuelle est relativement normale pour cette saison et que ces trois questions se posent en permanence ! C'est dur à croire étant donné la virulence et la prégnance de la propagande anxiogène, mais la situation est actuellement relativement normale sur tous ces fronts.

    Je devine une moue dubitative chez certains lecteurs... Alors lisez plutôt l'excellent article (que c'est rare de nos temps !) de deux vraies journalistes (que c'est rare de nos temps !) qui font un réel travail d'enquête (que c'est rare de nos temps !) dont vous trouverez le lien ici.

    Mmes Catherine Riva et Serena Tinari, qui ont déjà produit des articles de grande valeur ce printemps et cet été -hélas restés quelque peu confidentiels- nous offrent ici l'antidote dont nous avons tous besoin pour nous dés-hypnotiser du travail de sape des autorités sanitaires et des pseudo-médias qui hélas encombre l'espace noétique du temps présent.

    La conclusion de leur article résume bien l'enjeu social, civilisationnel et sans doute pénal du sujet abordé ici :

    "Sur la question des unités de soins intensifs, les infographies publiées et actualisées chaque jour dans les médias – qui omettent de mettre en contexte les chiffres présentés – ne permettent donc pas à la population de se faire une idée fondée sur des preuves solides de la situation dans les hôpitaux en Suisse. Ni de comprendre dans quelle mesure celle-ci est véritablement exceptionnelle et préoccupante, ou dans quelle mesure elle découle plutôt du mode de fonctionnement du système de santé dans notre pays.

    Dans un monde idéal, chaque fois qu’ils s’expriment sur ces données, les représentants des exécutifs fédéral et cantonaux devraient préciser ces différents points.

    Mais comme nous ne vivons pas dans un monde idéal, ce rôle échoit en principe aux médias. C’est à eux de poser ces questions, d’aller chercher l’information et de donner les moyens au public d’interpréter les événements dans leur contexte, mais aussi de confronter le gouvernement avec ces faits. La grande question est donc: où sont passés les journalistes ?"

    A l'heure où la fondation Aventinus rachète deux titres de presse (Le Temps et Heidi News) qui se sont illustrés ces derniers mois par un vigoureux travail de désinformation et des pratiques s'asseyant piteusement sur la déontologie journalistique, on souhaite bien du plaisir mais surtout de l'ardeur et du courage à son président François Longchamp. Il s'agit quand même en quelque sorte de nettoyer les écuries d'Augias...

    On verra si l'ancien Conseiller d’État parvient à mener à bien cette tâche herculéenne. Si c'est le cas, il n'aura plus qu'à aller combattre l'hydre transhumaniste et numérique qui organise en sous-main tout ce merdier pour parler français, comme le documentaire Hold-Up le donnera à comprendre et apprécier dès mercredi...

    Je partage ici un texte plein de sagacité et de bon sens de M. Franck Grouhel, expert en processus de changement et management Kaizen, que je remercie de son accord. Il est beau de voir depuis le mois de mars autant de citoyennes et citoyens dotés de compétences et d'expertise multiples faire le travail que les journalistes d’aujourd’hui (à de rares exceptions près) ne font plus.

    Son article met justement de très judicieuse manière les choses en perspective, dans une réflexion qui aurait vocation à nourrir utilement le débat démocratique s'il y en avait encore un. A défaut, on peut exiger sa restauration !

     

    Lire la suite

    Lien permanent 0 commentaire
  • Politique sanitaire genevoise : la peste et le choléra

    Imprimer

     

    Les cantons alémaniques regardent la lente descente aux enfers genevoise avec commisération mais aussi avec un œil salutairement critique. Observant à quel point notre pauvre canton s’empresse de singer la France jusque dans ses pires aberrations, ils gardent un sang-froid et un pragmatisme tout germaniques à des années-lumière de la panique qui s’est emparée de nos autorités.

    Mauro Poggia, pourtant habituellement courtois, va désormais jusqu’à m'accuser de tenir des propos irresponsables sur les réseaux sociaux. On croit évidemment rêver, même si ce genre de renversement est caractéristique du désastre en cours. Car quoi, nous voici subissant de force les diktats successifs du Conseil d’État qui ne respectent aucunement les bonne pratiques en matière de gestion d’une épidémie,  multiplient les mesures arbitraires, hasardeuses et lourdement délétères, accumulent les preuves de l’inefficacité des dites-mesures, précipitent en pure perte des milliers d’indépendants, d’entrepreneurs, de commerçants, des restaurateurs et bien sûr d’employés vers la faillite et la pauvreté… et viennent nous expliquer que critiquer, science à l’appui, leur coupable égarement est « irresponsable ».

    Ceci me rappelle l’importance du vol aux instruments en aéronautique : certaines situations (notamment quand voler à vue n’est plus possible du fait de la nébulosité) font courir le risque au pilote de perdre tout repère et en particulier de se désorienter au point de voler sur le dos en étant persuadé d’être en position normale. Avec le risque, en cherchant à gagner de l’altitude, de se précipiter vers le sol et de se crasher.

    Franchement, nous en sommes là avec notre pauvre gouvernement cantonal. Les présupposés sur lesquels il a basé toute sa politique anti-Covid se révèlent être complètement faux, mais au lieu d’y réfléchir et d’en tirer de saines conclusions, il ne semble capable que d’imposer de manière forcenée le « toujours plus de la même chose », peu importe le prix à payer et les dégâts provoqués.

    Tout ceci est passablement contre-intuitif (et surtout aux antipodes de la propagande que nous avons subie depuis des mois) mais il importe de rappeler un certain nombre de choses.

    Lire la suite

    Lien permanent 0 commentaire
  • Covid : revenir aux fondamentaux de la santé publique

    Imprimer

     

    C'est un motif ignoré du grand public que la gestion en cours de la crise sanitaire transgresse de manière injustifiée les principes éprouvés et meilleures recommandations ("best practices") en santé publique.

    La plupart des mesures "lourdes" qui nous sont imposées ne reposent ainsi sur aucune science solide, n'ont jamais été pensées ou proposées auparavant, et constituent à l'inverse des expérimentations hasardeuses et à haut risque. Ceci alors que leurs dommages "collatéraux" (maintes fois évoqués sur les pages de ce blog) sont aussi massifs qu'effrayants.

    Et que sur les objectifs visés ("lissage" des courbes épidémiques, soulagement des flux hospitaliers), l'hypothèse forte aujourd'hui est que ces mesures sont non seulement inopérantes mais même contre-productives.

    Bien des gens aujourd'hui, convaincus par exemple de bonne foi -mais à tort- que le port généralisé du masque et le confinement sont des mesures utiles, s'y rallient et les réclament sans du tout se douter de leur violente irrationalité !

    C'est dire s'il est important que des spécialistes et experts s'expriment haut et fort pour rappeler les fondamentaux en santé publique et appeler au retour du bon sens.

    C'est le sens de l'appel lancé par Elisabeth Paul (chargée de cours à l'École de santé publique de l'Université Libre de Bruxelles) et Jean-Louis Lamboray (co-fondateur de l'organisation Constellation ASBL) et co-signé par un prestigieux panel de scientifiques belges.

    Un tel appel se doit de résonner aujourd'hui dans tous nos pays martyrisés par une gestion invraisemblablement brutale et hasardeuse de la situation épidémique.

    Merci donc à ses auteurs et signataires et à nous tous désormais d’œuvrer pour ramener nos autorités (en pleine dérive autoritaire et pseudo-scientifique) à la raison !

     

    Lire la suite

    Lien permanent 0 commentaire
  • Le confinement est inefficace et même contreproductif !

    Imprimer

    Vraiment : quelle drôle d'époque !

    Nous sommes face à une saisonnalité (et non pas une deuxième vague) pressentie et annoncée depuis longtemps et, malgré cela, nous vivons la même gabegie.

    Les patients ne sont toujours pas soignés au stade précoce de l'infection. Les hôpitaux se retrouvent engorgés par un flux de patients et pour cela, on met à l'arrêt une société et précipite des millions de personnes dans la misère, tout en instrumentalisant les soignants qui en viennent à devenir des multiplicateurs des injonctions délétères de l’État.

    Ils s'adressent en effet à la population sur le registre : acceptez et soumettez-vous aux mesures qui vous sont imposées "pour nous aider" et parce que sinon "vous êtes des égoïstes qui êtes la cause de cette épidémie."

    Heureusement, quelques-un(e)s cherchent encore à y voir clair. Et parmi les motifs les plus intéressants que l'on observe, le fait -ici à de nombreuses reprises présenté- que non, le confinement n'a pas d'effet tangible sur les courbes épidémiques.

    Ce qui s'inscrit en faux de tout ce qui nous est affirmé depuis le mois de mars.

    Les données probantes sont impitoyables : le confinement n’aplatit pas les courbes, celles-ci vivent leur vie quelles que soient les "mesures autoritaires" (et non pas sanitaires) que l'on prend ou non. Il tend même à les aggraver, pour des raisons déjà développées ici (surinfection et multiplication des cas graves). Et provoque des dégâts infiniment pires : la surmortalité attendue au Royaume-Uni comme conséquences délétère du confinement de mars-avril ascende à 200'000 morts supplémentaires ainsi qu'à une estimation de dix à seize millions de chômeurs supplémentaires !

    Or que font à nouveau nos gouvernements ? Ben, confiner pardi : what else ?!

    Certes, les idées sont lentes à cheminer dans les esprits quand une propagande aussi massive et brutale a été martelée depuis des mois et des mois. Et oui, il faut s'armer de patience pour inverser ces idées fausses qui creusent les vraies tombes d'aujourd'hui et de demain (la mortalité actuelle de la Covid-19 est faible, est touche une population ayant dépassé l'espérance de vie !)

    Je suis d'autant plus reconnaissant à MM. Gilles Pech de Laclause et Arnaud Delenda ainsi qu'à la Dre Lana Augistinici, qui conduisent une passionnante recherche épidémiologique et statistique depuis des mois.

    Ayant eu la bonté de me consulter (avec nombre d'autres experts) tout au long de leur travail, ils m'ont permis d'en suivre le développement. Avec leur accord (dont je les remercie), je suis très heureux de partager ce travail de grande qualité avec les lectrices et lecteurs de ce blog.

    Il s'agit à nouveau d'un article requérant un certain effort de lecture pour les personnes qui ne sont pas habituées à cette sorte de littérature scientifique. Ici encore celles et ceux qui en feront l'effort en seront récompensés !

    Une petite manie de lecture des articles scientifiques consiste à commencer par en lire le résumé (abstract) puis la conclusion ("discussion") pour voir ce dont il est question et ce que l'article vise à démontrer. Ensuite, on s'aventure dans le corps de l'article pour en évaluer la pertinence épistémologique et méthodologique.

    Je vais donc ici simplifier la tâche des lectrices et lecteurs en faisant figurer d'emblée en chute de ce préambule les conclusions auxquelles arrivent les auteurs.

    Pour toute personne ayant conservé une once d'ouverture d'esprit face au narratif officiel, elles devraient à tout le moins éveiller l'attention...

     

    La conclusion est contre - intuitive, heurte les idées reçues, et touche les ressorts profonds de la psychologie collective. Plus un investissement est massif, et plus la tendance est d’investir encore. Plus un sacrifice a été important, plus il est difficile d’admettre qu’il était inutile. Comme dans la crise « subprime » de 2008 la perte se creuse et personne ne veut voir la réalité des chiffres, tant les conséquences de l’erreur collective sont gigantesques et effrayantes. Quel aurait été le sort de ceux qui auraient tenté d’expliquer aux Incas que leurs sacrifices n’ont aucune influence sur la course du soleil ? Nous restons modestes mais renforcés dans notre conviction (depuis 7 mois maintenant). Nous avions déjà fait le constat d’une absence d’effet des NPI (mesures sanitaires non-pharmaceutiques, NdA) les plus strictes déjà relevé par la littérature scientifique [24], [25]. Nos conclusions vont au-delà.

     

    1. Le confinement ne « décale » ni le pic de nouveaux cas, ni le pic de mortalité, au contraire, il « l’anticipe ».
    2. Le confinement « n’aplatit » pas la courbe de nouveaux cas, ni la courbe de mortalité, au contraire, il la « gonfle ».
    3. Le confinement réalise un effet pervers indésirable d’augmentation des décès. Le contraire de l’effet imaginé.
    4. Le raisonnement selon lequel le confinement général strict et indifférencié influe directement sur le « R0 » de propagation épidémique est faux. Une mesure de confinement général strict et indifférencié n’impacte pas directement le R0 mais l’un de ses paramètres : le taux de contact.
    5. La question du port du masque généralisé se traite de la même manière.
    6. Les modélisations mathématiques et statistiques ont été basées sur des « hypothèses » non scientifiques et un dévoiement des modèles :
      • Utilisation de R(0) comme un paramètre alors qu’il est un indicateur,
      • Appréciation à l’estime d’un niveau de « discipline » de la population,
      • Choix arbitraire de l’impact sur R(t),
      • Un modèle « tordu » dans lequel on modifie R(t) à un instant t par une « Non Pharmaceutical Intervention »,
      • Une prévision des hospitalisations non démontrée,
      • Du back testing mais pas de modélisation prédictive.

    La course à une communication scientifique en temps réel, avec des équipes de plus en plus nombreuses, hiérarchisées, outillées et internationalisées devient homogène dans sa production. Focalisées sur les mêmes sujets avec les mêmes approches et les mêmes sponsors, les scientifiques peuvent reproduire à l’infini les mêmes biais. Ces publications sont relayées par des médias qui ne jouent pas leur rôle de mettre en perspective des points de vue différents, influençant l’opinion publique, enfermant les décideurs dans des voies sans issues.

    A l’évidence, des NPI strictes et indifférenciés n’ont, au mieux, aucun effet direct, au pire, un effet contraire à celui recherché, sans parler des dommages collatéraux. Peut-on prendre ce risque ? Des politiques de santé publique aussi fruste sont-elles dignes de l’Europe, de la modernité, de la démocratie ? A l’évidence, ce sont des NPI fines, ciblées, personnalisées, étudiées, et évaluées, qui sont efficaces. Certes, cela demande un peu plus de travail, de patience et d’étude.

     

    Avec ma gratitude renouvelée aux auteurs (la version pdf de cet article peut être téléchargée infra), je vous souhaite bonne lecture !

     

    Lire la suite

    Lien permanent 0 commentaire