Anthropo-logiques - Page 6

  • « Le journalisme, une victime consentante de la crise ? »

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    C’est une joie pour moi que de partager ici un nouvel article remarquable d’Amèle Debey, qui s’interroge sur la dérive de sa profession au long de l’année écoulée. Et il est vrai que ses confrères qui ont échappé au naufrage de la pensée unique se comptent littéralement sur les doigts d’une main.

    Relevons toutefois que les dames ont été plus à l’honneur puisque les plumes et les voix qui ont fait un vrai travail d’investigation et de réflexion critique sont à quelques exceptions près féminines : Catherine Riva et Serena Tinari (de Re-check) pour le volet enquêtes, Amèle Debey et Myret Zaki pour l’analyse et les commentaires, Amaële O’Brien et Judith Monfrini sur la scène radiophonique, autant d’intelligences qui ont su apporter autre chose que le copier-coller de la communication officielle et ne pas se contenter d’aligner bobard après bobard en suivant les ordres ou la pente du moindre effort.

    Tout en comprenant l’intérêt de ne pas tirer à boulets rouges sur une profession sinistrée, ma propre critique du naufrage de la presse romande est évidemment autrement plus radicale que celle développée ici par Amèle Debey. Le « ne pas vouloir savoir » et l’ignorance butée de certaines réalités pourtant abondamment documentées (comme la prégnance des conflits d’intérêts et de la corruption au sein des politiques de santé) sont plus que des maladresses d’un groupe professionnel emprunté face à une réalité complexe : il s’agit de fautes déontologiques graves dont je suis par ailleurs convaincu (le temps nous le dira) qu’elles ont des dimensions pénales.

    Quand les médias unanimes répercutent en boucle depuis des mois et des mois des informations fausses, dont elles auraient le moyen avec un travail de vérification minimal de savoir qu’elles le sont, et qui terrorisent et traumatisent la population, on peine à trouver la moindre circonstance atténuante probante à ce naufrage.

    A deux exceptions près relevant de la psychologie sociale : tout d’abord, la soumission à l’autorité a ici joué à plein dans une « expérience de Milgram » collective. Les médias se sont fait embrigader comme dans toute dérive totalitaire en ce qu’on a désigné à leur intention les « ennemis » du bien commun sous les traits de celles et ceux qui osaient questionner les incohérences des mesures dites sanitaires.

    Cet « effet de corps » sous des dehors vertueux est en réalité redoutable comme levier d’instrumentalisation. On peut toutefois relever que cela fait ou devrait faire partie des fondamentaux de la presse que de connaître ces processus d’instrumentalisation (parfaitement décrits et enseignés) pour savoir s’en protéger. La triste réalité est que la profession s’est dévoilée comme ignare non seulement des réalités sanitaires et de la science compliquée qui les fonde (ce qui se laisse comprendre) mais aussi -ce qui est bien plus problématique- de sa propre pratique. Ce qui est hélas rédhibitoire : aucun être ou groupe humain n’a la moindre chance d'échapper aux parti-pris et aux erreurs de perspectives sans un minimum de conscience réflexive.

    L’autre piège, qui en découle, aura été de se faire les hérauts de la vérité, comme Alexis Favre s’en est récemment réclamé dans une douteuse tribune dans les colonnes du Temps (au moins cela aura été ton sur ton). Le rôle d’un journaliste, avançait-il, est de servir la vérité.

    La naïveté de cette posture aura réalisé le glissement de la déontologie à la collaboration, comme dans cette émission mémorable au cours de laquelle le journaliste en question a aligné les contre-vérités, allant jusqu’à affirmer au Dr Edouard Broussalian que les « vaccins » (qui n’en sont pas) contre le Covid avaient bel et bien passé en accéléré les quatre étapes de validation requises. Ceci alors que la phase 3 se poursuit en réalité jusqu’à fin 2022… et que nous sommes bien sûr dans une expérimentation génique à large échelle parfaitement problématique à de multiples égards.

    Ayant pris parti, imbu de son rôle d’asséner la « vérité » (fusse-t-elle fausse), le pauvre animateur a montré dans toute sa crudité la réalité de cette dérive d’une presse aux ordres des autorités au détriment précisément de ce qui doit fonder un travail journalistique digne de ce nom.

    Ajoutons à l’équation que la presse établie dans son ensemble est aujourd’hui elle-même dans une situation de conflit d’intérêts généralisée (puisqu’elle doit sa survie aux perfusions d’argent public) et on comprend le blues des anciens de la profession, que l’effondrement de toute l’éthique de la profession navre à juste titre.

    Car vraiment ce naufrage est poignant : peut-on concevoir qu’aucun média officiel en Suisse n’a même mentionné les études publiées par le Pr Ioannidis à Stanford montrant que les mesures de contraintes n’ont pas d’utilité probante face au Covid ?! Ou l'étude Danmask, dont la publication fut reportée pendant plusieurs mois du fait de ses embarrassantes conclusions, montrant qu'il n'y a pas d'avantage au port du masque en plein air ? C’est comme si la presse faisait le black-out sur une finale de Wimbledon jouée par Roger Federer ou censurait un sommet du G7…

    Peut-on imaginer qu’aucun média suisse n’ait diligenté la moindre enquête sur les différentes études scientifiques falsifiées visant à faire obstacle à tel ou tel remède risquant de contrarier les plans de vaccination généralisée, alors même que des universités suisses étaient impliquées au premier rang de cette fraude ?

    Peut-on imaginer qu’aucun média suisse n’ait pris la peine de lire et répercuter les éditoriaux et articles empressés du British Medical Journal alertant sur la corruption, la falsification et l’instrumentalisant de la science depuis une année d’une manière qui détruit des vies ?

    Peut-on imaginer que la presse installée n’ait ni lu ni compris ni commenté les articles des pharmas affirmant à tort des taux d’efficacité des « vaccins » (qui n’en sont pas) eux aussi falsifiés ?!

    Peut-on concevoir qu’aucune question n’a jamais été posée sur l’opacité des négociations entre les états et Big Pharma, l’impunité accordé à celle-ci, avec garantie d’engranger l’entier des bénéfices alors que la recherche a été pour l’essentiel financée par des fonds publics ?

    Peut-on concevoir que l’autorisation (toujours valable) par Swissmedic du Remdesivir, médicament inefficace, toxique et hors de prix contre le Covid, n’ait pas soulevé la moindre question dans la presse suisse ?!

    Ce qui renvoie à cette confidence que m’a faite un journaliste à la retraite, évidemment atterré par le travail actuel de ses collègues, me disant qu’autant certains sujets difficiles comme les relations Nord-Sud ou la pollution par les pesticides pouvait être abordés dans notre pays avec quelques précautions, autant tout ce qui a trait à la médecine et aux pharmas est absolument tabou et couvert par une omerta de plomb.

    Le travail des quelques journalistes ayant conservé un sens de leur mission n’en est que plus appréciable et admirable, les temps sont forcément durs pour eux et elles aussi. C’est donc avec un coup de chapeau sincère que je publie ce nouvel article pertinent d’Amèle Debey.

    Puisqu’elle mentionne un commentaire qui me concerne avec Samia Hurst, je me permets de préciser à ce sujet que je n’ai jamais encore été déporté. Je ne suis non plus pas Juif à ma connaissance, mais mes grands-parents ont, au péril de leur vie, hébergé, caché et procuré des faux-papiers à des fugitifs juifs sous l’Occupation, ce pour quoi je leur voue une admiration et une reconnaissance incommensurables.

    Je sais aussi que les pires dérives totalitaires se sont toujours appuyées sur des « comités scientifiques » aux ordres et affirmant ce que l’on attendait d’eux au mépris de toute science et de toute éthique. Y compris la solution finale, justifiée par les élucubrations délirantes de médecins et de scientifiques eugénistes.

    Comparaison n’est pas raison bien sûr, mais quand je vois les « scientifiques » de la Task Force (dont Mme Hurst est quand même vice-présidente), bénéficiant de salaires à six chiffres payés par le contribuable, expliquer à des gens qui sont en train de tout perdre que ma foi il va falloir garder tout fermé pendant encore des mois sans la moindre justification scientifique digne de ce nom, je ressens en effet et de la colère et du dégoût.

    Non pas contre les personnes en tant que telles, mais en tant qu’elles se font les chevilles ouvrières d’une destruction de la vie de millions de personnes par une désinformation rien moins que scandaleuse. Et ceci a fortiori pour des personnes qui comme Mme Hurst ou M. Kiefer se présentent comme éthiciens.

    En France, l’éthicien de la médecine Emmanuel Hirsch souligne à juste titre dans une tribune libre que « la loyauté et le discernement n’ont pas survécu à cette gouvernance de la pandémie ».  Indiquant en conclusion : «  Je suis inquiet que l’on abuse d’une autorité politique jusqu’à manipuler nos vérités, assumant le risque de perdre toute crédibilité dans un contexte où la relation de confiance n’apparaît plus comme nécessaire ».

    Les campagnes de culpabilisation et de maltraitance de la population mises en œuvre par les acteurs concernés sur la base d’idées parfaitement fausses, démenties par la science, doivent être dénoncées bien sûr sans attaques personnelles mais sans la moindre complaisance.

    Alors oui, j’assume que si des « scientifiques » sont incapables de tenir compte de la meilleure science qui contredit leurs dogmes aussi bien que des exemples probants de pays ayant obtenu de bien meilleurs résultats que nous sans avoir infligé cette maltraitance et toute cette destruction à leurs populations, alors ils doivent être, courtoisement mais très fermement, contestés.

    Leur phobie de participer à ce qui ressemblerait à un débat d’idées digne de ce nom, soit ouvert et critique, montre au passage la faiblesse de leur position et la réalité de leur mauvaise conscience. Il est bien sûr ô combien plus facile de tenir salon à la RTS en se faisant cirer les pompes par les pseudo-journalistes de service.

    L’article d’Amèle Debey aborde ces questions avec plus de retenue que c’est mon cas, mais avec une solide pertinence. Et oui, un «wake-up call » pour la profession est nécessaire de toute urgence !

     

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  • Des statistiques au scandale (II) : comment la France (n’) a (pas) géré l’épidémie de Covid

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    Ce texte constitue le second volet de l’article que m’a fait parvenir un statisticien, dont la première partie a été publiée hier sur ce blog sous le titre « Des statistiques au scandale : comment la France (n’) a (pas) soigné, prescrit ou combattu la Covid ».

    L’auteur continue de démontrer une remarquable maîtrise de son sujet en abordant ici la tragique réalité de l’inutilité des mesures de contrainte imposées depuis une année. Dont la désinformation à haute dose par les autorités et les médias est parvenue à occulter le fait qu’il s'agit de mesures qui n’ont jamais été préconisées dans aucun plan pandémie pour une bonne et simple raison : on savait parfaitement qu’elles sont à la fois inutiles et très lourdement destructrices.

    Si le but (il s’agit désormais de l’hypothèse forte) était d’asservir la population et de la mettre sous surveillance, alors tout a fonctionné à merveille !

    Si le but était de protéger nos populations d’une épidémie de gravité moyenne, alors c’est une tuerie.

    Le second pouvant accessoirement servir le premier…

    Je remercie à nouveau l’auteur pour ses analyses de grande qualité et vous souhaite bonne lecture !

     

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  • COVID-19 – Des statistiques au scandale : comment la France (n’) a (pas) soigné, prescrit ou combattu la Covid

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    Depuis plus d’un an que je tiens ce blog sur la crise en cours et le prétexte sanitaire sur lequel elle s’appuie, j’ai été souvent époustouflé par la qualité des textes que leurs auteurs m’ont adressés pour publication. Grâce à la qualité de ces contributions, cette page est devenue un espace unique de diffusion de contenus savant hors des canaux académiques ou officiels, que l’on sait massivement dévoyés par la corruption systémique.

    Il faut bien comprendre en effet qu’aujourd’hui, le monde académique est corseté de manière quasi-totalitaire : les rares courageux à oser penser hors des sentiers battus subissent des pressions et des mesures de rétorsion écrasantes. Et comme toute la production de savoir est désormais conditionnée au succès de la recherche de financement par projet (le plus souvent avec l’obligation d’inclure des partenaires privés), on comprend le pli généralisé de se faire oublier, au coût de laisser se dérouler les pires dérives… et d’en devenir des complices par omission.

    Certains scientifiques contournent cet écueil en proposant pour publication des contenus de qualité à des francs-tireurs comme votre serviteur, le succès de mon blog assurant une certaine diffusion.

    Ceci rejoint heureusement les efforts de certains centres d’excellence (comme l’IHU de Marseille) qui ont aussi fait le choix de mettre en ligne leurs productions scientifiques sous forme de pré-prints ainsi que de diffuser ouvertement des contenus de vulgarisation -dont les remarquables vidéos du Pr Raoult constituent aujourd’hui une sorte de standard sous l’intitulé ravigotant (mais à aussi à contrecourant du temps qu’il est possible) « nous avons le droit d’être intelligents ».

    C’est dire la joie mais aussi la gratitude avec laquelle je présente ici ce nouvel article de haute volée proposé par un contributeur anonyme qui m’avait déjà proposé un article absolument remarquable portant sur les indicateurs statistiques de mortalité pour la France en 2020.

    L’auteur récidive avec une suite tout aussi passionnante et rigoureusement construite que le premier volet.

    Le texte est long et fouillé, de sorte que j’ai choisi de le publier en deux temps : la première partie figurant infra reprend les données de mortalité, d’occupation des services dits de réanimation et de prescription hospitalière, avec une conclusion sans équivoque mais du coup solidement documentée !

    Elle sera suivie demain de la publication du second volet intitulé « comment la France (n’) a (pas) soigné, prescrit ou combattu la Covid » rappelant (il est sidérant à ce stade que la plupart des gens l’ignorent, dûment désinformés il est vrai par les médias) que les mesures destructrices imposées depuis une année n’avaient -et pour cause- jamais été recommandées et ne reposent sur aucune science digne de ce nom.

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  • Vaccin : a-t-on encore droit à l’esprit critique et de poser les bonnes questions ?

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    La fabrication du consentement en cours (que certains n’arrivent toujours pas à voir malgré la massivité et la grossièreté des moyens de propagande mis en œuvre) emploie comme il se doit un assortiment limité de dogmes forcément infaillibles et donc inquestionnables.

    Mme Samia Hurst, vice-présidente de la Task Farce (qui n’en est pas à une sortie près) a tout récemment vilipendé les manifestants de Liestal pour non-port du masque en plein air. Ceci alors qu’aucune étude sérieuse au monde n’a jamais démontré (et pour cause !) les bienfaits de cette absurdité et qu’aucun des regroupements « hyper-dangereux » comme les rave parties sauvages de la période du Nouvel-An, le carnaval en Guadeloupe, les manifestations à travers l’Europe ou les libertés restaurées au Texas en en Floride n’ont entraîné le moindre regain de contamination pour une raison très simple : se balader en plein air n’est pas source de contamination, même au sein d’un foule !

    Mais pour Mme Hurst, si ! Elle sait combien le virus diffusé insidieusement par les asymptomatiques (une autre assertion douteuse au possible) reste dangereux, même si le risque est « 18 fois moins élevé qu’en espace clos » dicte-t-elle doctement au journaliste qui l’interroge. Mme Hurst connaît ainsi tout de la réalité à la virgule près, ici comme avec les PCR réglés à 40 cycles CT+ qui renseignent (si, si !) de manière fiable sur l’épidémie et tout comme avec les projections de ses collègues de la Task Force qui comme on le sait ont fait carton plein dans leurs pronostics

    Et l’on voit à nouveau ici cette « psychologie du complotisme » à l’envers : la racine de celui-ci est de trouver un sens (même faux, même absurde) à un ensemble de faits angoissants. Les pseudo-scientifiques regroupés au sein de la TF, ont ainsi la science infuse, lisent dans les astres, prévoient le futur – et qu’importent les démentis cinglants infligés à longueur de semaines par la réalité, on ne va quand même pas s’abaisser à tenir compte de celle-ci !

    D’autant plus que le dogme, non content de dire la vérité « ssscientifikkk » dirait Bigard, désigne aussi l’ennemi : ces manifestant irresponsables qui « mettent en danger la vie des autres », à l’image de ces gens qui préfèrent ne pas se faire vacciner (pour des raisons qui correspondent simplement à ce qu’étaient avant le délire les bonnes pratiques médicales) et sont désormais désignés comme les responsables de l’échec futur des campagnes vaccinales.

    La conclusion hélas coule de source : on ne raisonne pas les fanatiques, et il est impossible de dialoguer (avec la co-construction de pensée que cela implique, fondant toute démarche de connaissance) avec des gardiens du dogme.

    Où sont la science, l’éthique, la démocratie, le débat citoyen dans tout cela ? Ne cherchez pas : les scientifiques et les politiques et les journalistes nous expliquent depuis une année que le débat est clos ab initio dès lors que des milieux scientifiques (connus par ailleurs pour leur degré sidéral de corruption et leur aptitude à produire des études scientifiques frauduleuses contre avantages de carrière sonnants et trébuchants) se sont exprimés avec force études bidouillées ! Tout en snobant superbement les meilleurs articles publiés par les meilleurs auteurs...

    On fera la liste de ces dogmes et si tout ceci ne finit pas trop mal, les générations futures riront beaucoup de découvrir que des cercles d’experts ont recommandé des batteries de mesures dignes des superstition les plus farfelues – comme imposer le port de masques ne présentant aucune bénéfice probant  pour se protéger (et protéger les autres) des virus et de surcroît évidemment nocifs pour la santé portés à journée longue. Nous rappellerons pour celles et ceux qui ne font que regarder la télé ou lire les journaux que même le port du masque en bloc opératoire n’a jamais eu pour but d’arrêter les virus, ce dont il est parfaitement incapable !

    Las, se basant sur des modélisations aussi absurdes que les autres (mais surtout pas sur ce qu’on observe dans la réalité, la science ne s’abaisse plus dans le réel depuis que l’informatique lui a permis de s’exonérer de ce pensum…), la Task Force a une foi quasi-mystique (ou en tout cas fétichiste) dans le port du masque, les vertus du confinement (malgré qu’une année d’observation à l’échelle mondiale des effets de cette mesures abandonnée au XVIIIème siècle confirme qu’elle est aussi  absurde qu’inefficace) et BIEN SÛR par les vertus d’une expérimentation génique qu’on impose au mépris de tout principe de précaution et en bidouillant -d’emblée et à chaque étape- les données pour être sûr de pouvoir l’imposer !

    Alain Berset nous avait prévenu dès le mois de mars 2020 : le vaccin était d’emblée notre seule planche de salut. Tout comme la suppression des libertés, la destruction de l’économie et l’imposition de l’identité (QR Code) numérique… Autant de scénarii considérés comme complotistes il y a peu et qui figurent simplement désormais au tableau des dogmes à croire aveuglément dès lors que les autorités et la « ssssciencccce » le disent.

    Pourtant, nul n’oserait considérer par exemple que la lutte contre la grippe (oui, le Covid est épidémiologiquement de l’ordre de gravité d’une grippe sévère selon l’OMS !…) doive passer par le tout vaccinal, le déni de soins, l’hystérie collective, le fascisme institutionnel (droit d’exception) ou encore la mise sous stress maximal pendant une année de toute la population avec dézingage totalitaire des voix dissidentes.

    Si c’est le monde que nos compatriotes souhaitent (sachant qu’il n’y aura pas de retour en arrière, cette idée régressive est simplement le miel de tout le piège attirant tant de psychismes en lambeaux), alors fort bien.

    Sinon, c’est la dernière minute pour nous extraire de cette transe mortifère, remercier les fanatiques religieux en blouse blanche, renvoyer les apprenti-dictateurs à leur potager et construire un monde qui soit sensé et digne de nous et des générations à venir.

    Comme la guérison de toute cette déraison passe par l’intelligence et donc le débat (n’en déplaise aux journalistes-garde-chiourmes au service de la « vérité » totalitaire), je suis heureux de livrer ici un texte remarquable (trait coutumier de cette auteure), d’une scientifique digne de ce nom qui a longtemps travaillé pour l’industrie pharmaceutique. Mme Caroline Vandermeeren, dont toutes les productions sont à suivre avec bonheur sur un réseau social aux pratiques contestables, dénonce la mode visant à opposer les « pros » et les « antis », trait caractéristique de la pensée totalitaire, forcément binaire.

    Ce qui peut nous procurer un petit exercice d’hygiène mentale : la prochaine fois que vous entendrez un(e) journaliste, scientifique ou politique parler des « PRO ou ANTI-masques » ou des « PRO ou ANTI-vaccin », il suffit de penser : « narration totalitaire » et de chercher quelque chose de plus intelligent à se mettre sous les neurones…

     

    Bien sûr, les effets, l’utilité et les risques réels des « vaccins » sont autant des questions qui restent à ce stade ouvertes. On peut même espérer dans le meilleur des cas que l’efficacité puisse être bonne et les effets secondaires limités.

    Mais baser une « politique » de santé sur un seul élément (une expérimentation à très haut risque, négociée en secret, à partir de données fournies uniquement par des fabricants qui sont des repris de justice multi-récidivistes et achètent à volonté les « scientifiques ») relève du chef d’œuvre criminologique mais certainement pas sanitaire.

    Je conclus donc cet article par le résumé que m’a proposé un observateur avisé des nombreux points d’interrogations guère rassurants qui restent en suspens et -tant qu’à prendre- il vaut mieux connaître.

     

    MA POSITION CONCERNANT LES VACCINS

    Par Caroline Vandermeeren, docteure en biotechnologie, conseillère en gestion des changements et des risques en pharma et biotech.

     

    Je vais écrire ceci afin que plus personne ne puisse avoir de doute sur mes opinions concernant les vaccins :

    Je ne suis pas antivaccin, le simple fait qu’on puisse le penser étant pour moi un sujet d’étonnement et d’amusement parfois.

    Comment pourrais-je l’être ?

    J’ai travaillé pendant près de 12 ans pour un des grands groupes, dans la section vaccin.

    Je l’ai quitté parce que j’étais en désaccord avec les valeurs de la société appliquées au personnel… en aucune façon parce que j’avais des inquiétudes par rapport aux produits.

    Et je n’ai jamais publié aucune critique à propos de mon ancien employeur depuis que je l’ai quitté (je vous invite à chercher, vous allez chercher longtemps).

    Ce que je leur reprochais, je l’ai dit en personne avant de les quitter, et par avocat interposé ensuite, et notre séparation s’est conclue définitivement au tribunal (et ça ne regarde que les parties concernées).

    Je suis vaccinée avec quasiment tous les vaccins standards proposés à la population en Belgique (à l’exception de HPV, puisque celui-ci n’avait aucun intérêt pour une personne de mon âge au moment de sa mise sur le marché).

    Ma fille a reçu tous les vaccins infantiles à l’exception du vaccin varicelle (parce qu’elle a contracté la maladie 2 mois avant la date de la vaccination, la rendant inutile).

    Je ne suis pas une fervente militante de la vaccination grippale, ce vaccin pouvant démontrer des bénéfices pour certains, certaines années…et aucun pour d’autres et d’autres années…et je déplore profondément les informations très peu éclairantes qui sont fournies aux personnes (concernant ce vaccin et les autres, d’ailleurs ceci est une des conclusions que j’ai tiré de ces derniers mois : la plupart ne savent pas grand-chose à propos des vaccins, pas plus les médecins que les patients).

    Je peux cependant être critique par rapport aux vaccins, tous sans exception.

    Être critique ne signifie pas que je jette le bébé avec l’eau du bain :

    * Aucun vaccin n’est parfait, ils sont tous améliorables, ils ont tous des qualités et des défauts, et nier les défauts est d’une stupidité sans nom puisque cela empêche d’envisager des améliorations qui – pour certains – vont commencer à s’avérer nécessaires.

    * Bien que j’aie bénéficié directement de la manne du vaccin H1N1, j’ai toujours répondu à chaque personne qui me demandait mon avis à l’époque avec la même intégrité qu’aujourd’hui (comprenez que je ne me souviens pas avoir dit à qui que ce soit qu’il y avait un bénéfice à en attendre, considérant le profil de la personne et la situation au moment de la vaccination).

    * En écoutant les anti-vaccins, j’ai d’ailleurs pris conscience de faits qui mériteraient d’être analysés (sans pour autant être d’accord avec les conclusions, il y a des faits qu’ils remontent et qui sont parfaitement recevables).

     

    A propos des vaccins Covid, je peux en même temps :

    * Être parfaitement opposée au fait qu’on vaccine massivement les populations mondiales avec des vaccins qui n’ont pas terminé le cycle d’évaluation clinique, qui ont été développés trop rapidement pour pouvoir prétendre être des standards du genre, et qui n’ont pas démontré une utilité à grande échelle ET parce qu’il y a de nombreux risques (tant en terme de santé que de situation épidémiologiques) qui sont niés ALORS qu’ils pourraient transformer cette stratégie en catastrophe planétaire (qu’il sera impossible d’annihiler, les vaccins étant des produits sans retour en arrière possible).

    * Être choquée de la campagne de propagande (c’est encore plus choquant de voir comment des médecins et états se prêtent à ce qui est – à juste titre – interdit aux entreprises parce que c’est ce que les médecins et états ont revendiqués pendant des années).

    * Considérer que ces vaccins pourraient cependant être des outils intéressant dans une stratégie réfléchie de sortie de crise, SI on pondérait de façon opportune la balance risques/bénéfices globale, ET si on assurait une surveillance active optimale pour assurer une adaptation agile des recommandations sur base des faits.

     

    Tout ceci, c’est probablement bien plus subtil qu’un discours PRO ou ANTI vaccins… et c’est sûr qu’il semble être difficile aujourd’hui pour tout le monde d’accepter les nuances.

    C’est pourtant – je pense – une position beaucoup plus sensée que celles qui sont prônées par la majorité (qu’ils aient décidé de lutter contre cette vaccination ou pour cette vaccination, dans les deux cas ils ont décidé de négliger les faits qui ne collent pas avec leurs opinions, ce qui n’en fait pas des exemples d’intégrité scientifique, éthique ou médicale – je n’excuse aucun, ils sont tous dans la même logique délétère).

    Voilà, je ne retiens personne qui ne soit pas capable d’entendre un avis qui n’est probablement jamais parfaitement aligné avec sa propre opinion.

    Je ne cherche pas à faire plaisir ou à accumuler des adhérents.

    J’essaie simplement de ramener du bon sens et du dialogue, et je peux entendre et accepter toutes les opinions (pour autant qu’elles soient formulées de façon respectueuses).

    Je suis une farouche opposante aux PRO/ANTI n’importe quoi…si vous aviez besoin de me classer dans une catégorie.

    Bonne journée

     

     

     

    QUELQUES DONNÉES* POUVANT INCITER À LA PRUDENCE VIS À VIS DES “THÉRAPIES GÉNIQUES PROPHYLACTIQUES”À BASE D’ARN messager

    * presque toutes vérifiées par l’auteur à la source

     

    1.  Dans la documentation officielle de Pfizer (*): 3 paramètres clé NON ÉVALUÉS par leur étude:

      • Pharmacocinétique (absorption, distribution, transformation et élimination)
      • Pharmacodynamique (effets biochimiques et physiologiques dans le corps)
      • Génétique (analyses génétiques spécifiques)

    (*)https://media.tghn.org/medialibrary/2020/11/C4591001_Clinical_Protocol_Nov2020_Pfizer_BioNTech.pdf(page 72)

     

    2.  Calendrier des essais cliniques du vaccin PfizerBioNtech (*). Date estimée de fin d’étude : 31 janvier 2023.

    (*)https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04368728

     

    3.  L’ATU (Autorisation Temporaire d’Utilisation), comme son nom l’indique, est temporaire, a été accordée dans l’urgence par le Gouvernement Américain, comme expérimentale (“investigational” selon les propres termes de Pfizer dans leur demande d’autorisation ; source : document de la FDA). Cette autorisation a permis de sauter plusieurs étapes ordinairement imposées avant autorisation d’utilisation de tout médicament.

     

    4.  Pfizer (et d’autres) ont imposé par contrat une exemption totale de toute responsabilité judiciaire et financière concernant tout effet secondaire de leur produit.

    (Source : diverses sources officielles faciles à trouver.)

     

    5.  La société Pfizer a été condamnée à 2,3 MILLIARDS de Dollars d’amende (*) en 2009 pour “informations falsifiées” et fraudes diverses (la plus forte amende de l’histoire judiciaire.)

    (*)https://www.justice.gov/opa/pr/justice-department-announces-largest-health-care-fraud-settlement-its-history

     

    6.  A regarder pour une explication simple et claire des différents vaccins : vidéo du Professeur C. Velot (Génétique Moléculaire, Université de Paris Sud). Aux alentours de la minute 29:30 ou 29:45, il décrit plus en détail les risques potentiels

    Version française : https://youtu.be/tYwCxe9gvQY?t=4

    Version sous-titrée en Anglais : https://www.youtube.com/watch?v=73-oxZsSWQ0

     

    7.  11 Mars 2021 : le Danemark, la Norvège, l’Italie, l’Islande, l’Autriche, l’Estonie, la Lituanie, le Luxembourg et la Lettonie suspendent l’utilisation du vaccin Astra Zeneca, en raison de « cas graves de caillots sanguins chez les personnes vaccinées », disant cependant qu’il n’est pas établi qu’il y ait un lien direct entre le vaccin et les caillots sanguins, « pour le moment ».

    (source: British Medical Journal, https://www.bmj.com/content/372/bmj.n699)

    « Il n’est actuellement pas possible de conclure s’il y a un lien. Nous agissons tôt, il faut une enquête approfondie » [Il a été exigé que l’EMA -L’Agence européenne du médicament –fasse une enquête.] « Nous et l’Agence Danoise des médicaments devons réagir aux rapports faisant état d’effets secondaires graves possibles, à la fois du Danemark et dans d’autres pays européens« , a déclaré le directeur de l’autorité sanitaire Danoise, Soren Brostrom, dans un communiqué.

     

    8.  Alexandra Henrion Caude (généticienne, ancienne directrice de recherches à l’INSERM) – 2 interviews différentes février/mars 2021 :

    « Les conséquences de l’utilisation de vaccins à ARN sont impossibles à prédire [l’ARN est une molécule tellement polyvalente qu’elle peut se lier à pratiquement n’importe quelle autre molécule]. Parce que l’ARNm peut interagir avec un nombre énorme de molécules différentes, s’il rencontre un nouveau ou le même pathogène, cela peut entraîner une amplification de la gravité de la maladie causée. Une fois injecté, il est impossible de le contrôler. »

    « Le rapport Pfizer montre que dans les essais : parmi les personnes vaccinées, une sur 8 de celles qui ont malgré tout contracté le virus, a développé une forme sévère ; parmi les personnes non-vaccinées, une sur 16 a développé une forme sévère (deux fois plus ont développé une forme sévère parmi les personnes vaccinées, par rapport aux non-vaccinées). »

    (source:https://odysee.com/@Emp%C3%AAchonsleNouvelOrdreMondial:a/-coronavirus-alexandra-henrion-caude-vaccin-arn-messager-pfizer-biontech-:f

     

    9. Rudolf Jaenisch (du MIT, considéré par beaucoup dans le monde scientifique comme le “père” de la science transgénique) vient de publier un article (*) en pré-impression (décembre 2020), soumettant des preuves que –au moins in vitro –l’ARN du SARS-CoV-2 serait capable d’intégrer le génome humain contrairement à ce que beaucoup affirmaient jusqu’ici. Quelles implications possibles concernant les vaccins à ARN messager qui semblent contenir une part d’ARN du SARS-CoV-2 ?…

    (*) https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2020.12.12.422516v1

    Extrait du résumé :« … Nous proposons des preuves que les ARN du SRAS-CoV-2 peuvent être transcrits à l’inverse dans les cellules humaines par transcriptase inverse (RT–reverse transcriptase) à partir d’éléments de LIGNE-1,ou par RT du VIH-1, et que ces séquences d’ADN peuvent être intégrées dans le génome cellulaire et transcrites par la suite. … / Cette nouvelle caractéristique de l’infection par le SRAS-CoV-2 peut expliquer pourquoi les patients peuvent continuer à produire de l’ARN viral après guérison et suggère un nouvel aspect de la réplication du virus à ARN… »

     

    10.  Le vaccin Pfizer contient du PEG (“polyéthylène glycol”). Un Américain sur sept peut, sans le savoir, être allergique au PEG.

    (source : FDA, American Food & Drug Administration)

    Au minimum, tout le monde devrait subir un dépistage d’anticorps anti-PEG avant de recevoir les vaccins Pfizer et Moderna. C’est un simple test sanguin. Tous ceux qui envisagent de se faire vacciner devraient demander à leur médecin de faire un test sanguin pour exclure la présence d’anticorps anti-PEG avant de recevoir le vaccin.”

     

    11.  Il paraît également prudent, avant de se faire vacciner, de vérifier si on a déjà eu ou non la Covid (symptomatique ou pas) car Pfizer eux-mêmes semblent déconseiller aux personnes qui ont eu la maladie, de se faire vacciner.

    (Risques de réactions encore plus sévères que la maladie elle-même en raison de possibilité d’infection virale « recombinante ».) Sources : Vidéos de A. H Caude et de C. Velot)

     

    12.  Le SARS-CoV-2 est un NOUVEAU VIRUS, que la science connaît et comprend encore très peu. La technologie ARNm est AUSSI NOUVELLE : jamais utilisée sur l’humain auparavant. Est-il raisonnable de combiner les risques : utilisation d’une toute nouvelle technologie prophylactique contre un virus également nouveau ?

     

    13.  De manière totalement imprévisible, à court ou à long terme, la technologie ARNm comporte un risque d’interférer avec le système immunitaire inné.

         (Source : A. Henrion Caude + d’autres experts en immunologie, diverses interviews ou articles).

     

    14.  Nadav Davidovitch, (Professeur, Université Ben Gourion de Tel Aviv et Directeur du Syndicat des médecins Israéliens) :

    « Si les vaccins ont jusqu’à présent été efficaces contre certains variants, nous ne pouvons pas affirmer que les individus vaccinés sont définitivement protégés. On ne sait pas encore si les personnes vaccinées sont ou non capables de transmettre le virus, même sans être malades. »

    Source : The Times of Israel, 11 mars 21.

     

    15.  Vaccinations et rappels (ou nouveaux vaccins) pourraient-ils devenir une boucle sans fin, en tout cas pour un bon bout de temps? avec de graves risques potentiels d’amplification du processus de mutation…?

    Source: British Medical Journal (25 février 21) https://www.bmj.com/content/372/bmj.n579

    Citation :

    “…l’émergence duVOC-202012/1 et de ses mutations (y compris E484K), combinée à d’autres variants préoccupants [“variants of concern”], y compris ceux du Brésil et d’Afrique du Sud, met en évidence la capacité du SRAS-CoV-2 à développer rapidement de nouveaux variants phénotypiques; ainsi la résistance aux vaccins de ces mutants devient une sérieuse et réelle possibilité.”

     

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  • La crise du Covid est-elle aussi une BONNE NOUVELLE ?!

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    Après le Dr Frédéric Badel, je suis heureux de partager ici le texte d’une autre médecin-psychiatre, la Dre Frédérique Giacomoni. J’ai souvent souligné combien cet ordre d’expertise avait manqué dans la gestion de cette crise. Les dérives de certains cercles (par exemple les comités d’experts) ont eu pour quiconque connaît tant soit peu le domaine une dimension psychodynamique et même franchement psychopathologique qu’il aurait été essentiel d’appréhender.

    Pareillement, l’impact de mesures sanitairement douteuses mais à l’évidence psychiquement et socialement délétères a été très mal évalué et apprécié par ces soi-disant savants.

    Nous devons donc ramener de toute urgence les dimensions psychique, socioéconomique et psychosociale à l’avant-plan de la gestion de cette syndémie / endémie pour sortir du réductionnisme scientiste et de l’imbécilité technique qui en est la conséquence – caractérisé par des mesures qui font bien plus de dégâts qu’elles n’apportent d’avantages.

    Le texte du jour (que je remercie chaleureusement son auteure de m’avoir autorisé à publier ici) donne un point de vue original mais ô combien important : nous avons bien sûr à ce stade toutes les raisons de nous lamenter de la médiocrité catastrophique des réponses politiques, des dérives éthiques et largement corrompues des milieux « scientifiques », des dégâts massifs produits sur tous les segments de la population et d’une hystérie collective qui restera dans l’histoire comme une bouffée délirante sans équivalents.

    Mais nous pouvons (et même devons) aussi y voir le passage obligé pour avancer vers une civilisation qui soit moins imbécile socialement, écologiquement et humainement. Pour avancer vers une reconnaissance avisée de la réalité de nos besoins et vulnérabilités en tant qu’êtres humains et en tant qu’espèce.

    Pour entreprendre in fine de créer enfin un monde qui soit digne de cette humanité (en nous et entre nous) qui reste à naître sous une forme viable et durable.

    La position de Frédérique Giacomoni est donc à la fois réconfortante et encourageante : oui, nous avons basculé dans des modes collectifs de pensées et d’affects régressifs, infantiles et superstitieux – le moins cocasse en l’espèce n’étant pas que les dérives les plus hallucinées de ce mouvement se soient présenté comme « scientifiques » et « responsables » alors qu’elles auront été la parfaite antithèse de l’un et de l’autre qualificatifs.

    Mais chaque crise (on connaît l’étymologie du mot) est un possible marchepied vers un futur désirable. En dépouillant la situation actuelle de son hystérie régressive mortifère (avec ses évidentes tentations totalitaires) nous pouvons porter les questionnements urgents au point d’incandescence qu’ils réclament.

    Pourquoi des cercles d’experts se trompent-ils avec autant de systématicité et de suffisance ?

    Pourquoi les corps intermédiaires et ceux qui les dirigent ont-ils basculé dans autant d’aberration et cette « banalité du mal » qui les conduit à infliger des souffrances aussi massives qu’inutiles aux populations fragilisées qu’ils sont censés protéger ?

    Pourquoi les citoyens sont-ils aussi soumis à l’autorité, au point de vivre collectivement une gigantesque expérience de Milgram ?

    Pourquoi des évidences comme l’inutilité du port du masque (équivalent à placer un filet avec des mailles de 3cm sur la carrosserie de votre voiture pour la protéger d’une tempête de sable !) et sa nocivité crasse, notamment sur les enfants, ne rencontrent-t-elle majoritairement que des esprits éteints ou abrutis ?

    Pourquoi une telle absence de réflexivité, un tel défaut d’intelligence, la résurgence de tant de bassesse parmi nos élites et gouvernants ?

    Voilà de bien belles et bonnes questions. La Dre Giacomoni débute son texte en rappelant le fameuse formule « nous sommes en guerre » du président (sociopathe) Emmanuel Macron. Elle déroule son propos plein de lumières à partir de là. Tout en la remerciant de sa si constructive contribution, je me résous pour ma part à accepter que si nous sommes bel et bien en guerre, ce n’est jamais in fine que contre la bêtise humaine qui donne à ce stade l’impression (j’espère me tromper) d’avoir encore de beaux jours devant elle…

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