La santé dans tous ses états

  • La crise du Covid est-elle aussi une BONNE NOUVELLE ?!

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    Après le Dr Frédéric Badel, je suis heureux de partager ici le texte d’une autre médecin-psychiatre, la Dre Frédérique Giacomoni. J’ai souvent souligné combien cet ordre d’expertise avait manqué dans la gestion de cette crise. Les dérives de certains cercles (par exemple les comités d’experts) ont eu pour quiconque connaît tant soit peu le domaine une dimension psychodynamique et même franchement psychopathologique qu’il aurait été essentiel d’appréhender.

    Pareillement, l’impact de mesures sanitairement douteuses mais à l’évidence psychiquement et socialement délétères a été très mal évalué et apprécié par ces soi-disant savants.

    Nous devons donc ramener de toute urgence les dimensions psychique, socioéconomique et psychosociale à l’avant-plan de la gestion de cette syndémie / endémie pour sortir du réductionnisme scientiste et de l’imbécilité technique qui en est la conséquence – caractérisé par des mesures qui font bien plus de dégâts qu’elles n’apportent d’avantages.

    Le texte du jour (que je remercie chaleureusement son auteure de m’avoir autorisé à publier ici) donne un point de vue original mais ô combien important : nous avons bien sûr à ce stade toutes les raisons de nous lamenter de la médiocrité catastrophique des réponses politiques, des dérives éthiques et largement corrompues des milieux « scientifiques », des dégâts massifs produits sur tous les segments de la population et d’une hystérie collective qui restera dans l’histoire comme une bouffée délirante sans équivalents.

    Mais nous pouvons (et même devons) aussi y voir le passage obligé pour avancer vers une civilisation qui soit moins imbécile socialement, écologiquement et humainement. Pour avancer vers une reconnaissance avisée de la réalité de nos besoins et vulnérabilités en tant qu’êtres humains et en tant qu’espèce.

    Pour entreprendre in fine de créer enfin un monde qui soit digne de cette humanité (en nous et entre nous) qui reste à naître sous une forme viable et durable.

    La position de Frédérique Giacomoni est donc à la fois réconfortante et encourageante : oui, nous avons basculé dans des modes collectifs de pensées et d’affects régressifs, infantiles et superstitieux – le moins cocasse en l’espèce n’étant pas que les dérives les plus hallucinées de ce mouvement se soient présenté comme « scientifiques » et « responsables » alors qu’elles auront été la parfaite antithèse de l’un et de l’autre qualificatifs.

    Mais chaque crise (on connaît l’étymologie du mot) est un possible marchepied vers un futur désirable. En dépouillant la situation actuelle de son hystérie régressive mortifère (avec ses évidentes tentations totalitaires) nous pouvons porter les questionnements urgents au point d’incandescence qu’ils réclament.

    Pourquoi des cercles d’experts se trompent-ils avec autant de systématicité et de suffisance ?

    Pourquoi les corps intermédiaires et ceux qui les dirigent ont-ils basculé dans autant d’aberration et cette « banalité du mal » qui les conduit à infliger des souffrances aussi massives qu’inutiles aux populations fragilisées qu’ils sont censés protéger ?

    Pourquoi les citoyens sont-ils aussi soumis à l’autorité, au point de vivre collectivement une gigantesque expérience de Milgram ?

    Pourquoi des évidences comme l’inutilité du port du masque (équivalent à placer un filet avec des mailles de 3cm sur la carrosserie de votre voiture pour la protéger d’une tempête de sable !) et sa nocivité crasse, notamment sur les enfants, ne rencontrent-t-elle majoritairement que des esprits éteints ou abrutis ?

    Pourquoi une telle absence de réflexivité, un tel défaut d’intelligence, la résurgence de tant de bassesse parmi nos élites et gouvernants ?

    Voilà de bien belles et bonnes questions. La Dre Giacomoni débute son texte en rappelant le fameuse formule « nous sommes en guerre » du président (sociopathe) Emmanuel Macron. Elle déroule son propos plein de lumières à partir de là. Tout en la remerciant de sa si constructive contribution, je me résous pour ma part à accepter que si nous sommes bel et bien en guerre, ce n’est jamais in fine que contre la bêtise humaine qui donne à ce stade l’impression (j’espère me tromper) d’avoir encore de beaux jours devant elle…

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  • Covid : anatomie d'une crise sanitaire

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    Il est bien sûr trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur l'épidémie que nous venons de vivre : bien des questions restent à ce stade sans réponse ou avec des éléments de réponse à confirmer. L'hypothétique deuxième vague ressemble de plus en plus à celle de Brice de Nice, ce qui est un motif de soulagement -même s'il convient de rester prudent. Il n'est pas impossible qu'il y ait dans les semaines à venir quelques petits départs de feu (dus à des "clusters") et c'est l'hiver prochain que nous saurons si l'épidémie s'est éteinte d'elle-même ou si le Sars-CoV-2 se sera invité comme acteur récurrent des viroses hivernales, au même titre que la petite vingtaine d'agents infectieux endémiques.

    La question de l'hydroxychloroquine continue de susciter les (à-peu près) mêmes passions -en dépit du fait que son utilisation n'est plus d'actualité devant le reflux du coronavirus. The Lancet vient de sortir une grande étude (non exempte de faiblesses) tendant à prouver l'inutilité et même un effet néfaste à sa prescription.

    Nous sommes actuellement dans une situation où toute certitude raisonnable est hors d'atteinte : études et contre-études se succèdent, chaque "camp" réagissant à celles qui servent sa cause comme des supporters d'un club de foot à un but marqué par leur équipe et incriminant l'arbitre à chaque but encaissé...  tout ceci ne ressemblant plus beaucoup à de la science.

    Chaque camp accuse l'autre de partialité voire de tricherie, notre bonne presse suisse (toujours inféodée aux intérêts dominants) ne parle que des études concluant à une absence d'efficacité et un chienne n'y reconnaîtrait pas ses petits.

    Comme j'annonçais que ce serait le cas dès début avril, nous pataugeons dans les scories et les dérives de la "recherche scientifique" médicale, qui permet de confusionner à l'infini et de manière stérilisante une vraie question de recherche. Qu'en plus de deux mois et demie, aucun essai clinique intègre, impartial, et indiscutable n'ait été produit laisse entrevoir quelque chose de la religiosité qui aura prévalu au débat... et de la probable absence de volonté réelle à établir des données probantes.

    Même le New England Journal of Medecine est retombé dans ses pires travers en publiant des études (concluant à l'inefficacité de l'HQ) parfaitement malhonnêtes - je dis cela du fait qu'elles sont non seulement très mal faites, mais outrageusement tendancieuses.

    Bref, au-delà de cette cacophonie qui perdure, nous pouvons heureusement malgré tout déjà dessiner quelques perspectives solides quant à ce que nous avons vécu.

    D'abord, parce que des données cruciales se confirment (comme la prévalence et la létalité réelles du Covid). Elles rejoignent les analyses que j'ai faites dès le 12 mars, montrant que le coronavirus bien sûr n'est pas anodin (et certainement pas une "gripette") mais avec un paradoxe étonnant : moins grave et dangereux qu'une grippe pour l'immense majorité des gens - et hélas beaucoup plus pour certaines catégories à risque. Je l'ai à nouveau exprimé en réponse à l'article de Heidi news, c'est l'incapacité à penser ce paradoxe qui aura fait tant de dégâts dans les décisions des autorités et le travail de la presse.

    Celle-ci commence à rétro-pédaler méchamment : ce discours complémentaire que je n'ai cessé de réclamer depuis deux mois commence à être relayé par des organes qui étaient jusque là dans la loyauté servile à une version unique (et passablement erronée) de l'épidémie.

    Si donc bien des questions restent ouvertes, la crise sanitaire peut déjà être analysée. C'est l’exercice auquel je me livre dans mon livre "Covid : anatomie d'une crise sanitaire, l'analyse qui démystifie le discours officiel" (qui vient d'être publié en e-book, disponible sur les plateformes de librairie en ligne) dont je suis heureux de partager ici les deux premiers chapitres -ainsi que la table des matières.

     

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  • Les vertus du coronavirus

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    Cette bestiole aura réussi la prouesse de faire bouger les gouvernements -dont le nôtre- à la vitesse grand V, là où leur empressement à protéger la santé de la population de ce qui la menace est habituellement lymphatique.

    Notre conseiller fédéral Alain Berset a ainsi doctement déclaré qu'un conseiller fédéral "se doit de dire la vérité, quitte à être impopulaire"...

     

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  • BROUHAHA SUR LES PRIMES

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    Je m'excuse d'insister : 80% de la morbidité globale (de toutes les maladies !) serait évitable si l'on s'occupait de protéger la population de ce qui endommage sa santé (pollution, malbouffe, bruit, mauvaise organisation du travail, sédentarité et mauvaise médecine - qui constitue la troisième cause de maladie et de décès).

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  • PLACEBO : MODE D’EMPLOI ?!

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    Quelle est la part de tout traitement qui relève de l’effet placebo ? La réponse, appuyée sur 15 ans de recherche, vous choquera probablement : au moins 30 à 40% de l’effet positif obtenu dépend intégralement de vos croyances et attentes positives, ainsi que celles de votre médecin.

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