Neurosciences

  • Covid : anatomie d'une crise sanitaire

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    Il est bien sûr trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur l'épidémie que nous venons de vivre : bien des questions restent à ce stade sans réponse ou avec des éléments de réponse à confirmer. L'hypothétique deuxième vague ressemble de plus en plus à celle de Brice de Nice, ce qui est un motif de soulagement -même s'il convient de rester prudent. Il n'est pas impossible qu'il y ait dans les semaines à venir quelques petits départs de feu (dus à des "clusters") et c'est l'hiver prochain que nous saurons si l'épidémie s'est éteinte d'elle-même ou si le Sars-CoV-2 se sera invité comme acteur récurrent des viroses hivernales, au même titre que la petite vingtaine d'agents infectieux endémiques.

    La question de l'hydroxychloroquine continue de susciter les (à-peu près) mêmes passions -en dépit du fait que son utilisation n'est plus d'actualité devant le reflux du coronavirus. The Lancet vient de sortir une grande étude (non exempte de faiblesses) tendant à prouver l'inutilité et même un effet néfaste à sa prescription.

    Nous sommes actuellement dans une situation où toute certitude raisonnable est hors d'atteinte : études et contre-études se succèdent, chaque "camp" réagissant à celles qui servent sa cause comme des supporters d'un club de foot à un but marqué par leur équipe et incriminant l'arbitre à chaque but encaissé...  tout ceci ne ressemblant plus beaucoup à de la science.

    Chaque camp accuse l'autre de partialité voire de tricherie, notre bonne presse suisse (toujours inféodée aux intérêts dominants) ne parle que des études concluant à une absence d'efficacité et un chienne n'y reconnaîtrait pas ses petits.

    Comme j'annonçais que ce serait le cas dès début avril, nous pataugeons dans les scories et les dérives de la "recherche scientifique" médicale, qui permet de confusionner à l'infini et de manière stérilisante une vraie question de recherche. Qu'en plus de deux mois et demie, aucun essai clinique intègre, impartial, et indiscutable n'ait été produit laisse entrevoir quelque chose de la religiosité qui aura prévalu au débat... et de la probable absence de volonté réelle à établir des données probantes.

    Même le New England Journal of Medecine est retombé dans ses pires travers en publiant des études (concluant à l'inefficacité de l'HQ) parfaitement malhonnêtes - je dis cela du fait qu'elles sont non seulement très mal faites, mais outrageusement tendancieuses.

    Bref, au-delà de cette cacophonie qui perdure, nous pouvons heureusement malgré tout déjà dessiner quelques perspectives solides quant à ce que nous avons vécu.

    D'abord, parce que des données cruciales se confirment (comme la prévalence et la létalité réelles du Covid). Elles rejoignent les analyses que j'ai faites dès le 12 mars, montrant que le coronavirus bien sûr n'est pas anodin (et certainement pas une "gripette") mais avec un paradoxe étonnant : moins grave et dangereux qu'une grippe pour l'immense majorité des gens - et hélas beaucoup plus pour certaines catégories à risque. Je l'ai à nouveau exprimé en réponse à l'article de Heidi news, c'est l'incapacité à penser ce paradoxe qui aura fait tant de dégâts dans les décisions des autorités et le travail de la presse.

    Celle-ci commence à rétro-pédaler méchamment : ce discours complémentaire que je n'ai cessé de réclamer depuis deux mois commence à être relayé par des organes qui étaient jusque là dans la loyauté servile à une version unique (et passablement erronée) de l'épidémie.

    Si donc bien des questions restent ouvertes, la crise sanitaire peut déjà être analysée. C'est l’exercice auquel je me livre dans mon livre "Covid : anatomie d'une crise sanitaire, l'analyse qui démystifie le discours officiel" (qui vient d'être publié en e-book, disponible sur les plateformes de librairie en ligne) dont je suis heureux de partager ici les deux premiers chapitres -ainsi que la table des matières.

     

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  • Réponse à Heidi News

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    Ce média en ligne a publié un article me concernant le 13 mai, sous la plume de M. Yves Pandelé. La rédaction indique avoir été sollicité par « beaucoup de lecteurs » qui s’interrogeaient sur mes interventions. Ce qui se laisse comprendre puisque mes analyses se sont très tôt éloignées des affirmations répétées par les autorités -notamment suisses et françaises- au long des semaines.

    Je suis heureux qu’Heidi news démontre par son article qu’un débat d’idées est encore possible dans notre pays, ce dont je commençais à douter étant donné la « sourde oreille » des médias établis. Dont j’ai souligné cependant la qualité du travail journalistique à certains aspects, tout en déplorant une approche inutilement anxiogène ainsi que l’empêchement problématique de leur part de tout vrai débat d’idées.

    De bonnes âmes ont exhumé de mes nombreux passages à la RTS plein de sujets anecdotiques que ce média m’avait invité à traiter. Le domaine d’expertise d’un anthropologue est ma foi bien celui des phénomènes de société. Certains d’entre nous ont choisi de nobles sujets de recherche, d’autres de plus triviaux (comme la salle de bains pour en donner un exemple) ; je me suis en ce qui me concerne activé en santé publique depuis 1995. Et autant la RTS a aimé en effet à me faire parler un peu de tout et n’importe quoi (qui restent des sujets valables pour une analyse ethnologique), autant j’ai à la longue constaté que lorsqu’il s’agissait de mon domaine d’expertise, leur intérêt s'évanouissait comme par magie !

     

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    Lien permanent Catégories : Neurosciences, Santé 25 commentaires
  • Neurosciences et évolution de la religion

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    La religion et la philosophie évoluent lentement à mesure que de nouveaux concepts -notamment scientifiques- sont popularisés et intégrés dans la société. En effet, beaucoup de gens diront que la religion promeut des idéaux et des normes sociales, mais lorsque vous contestez la doctrine religieuse à travers le prisme de la science, celle-ci transforme lentement la religion. On l’observe par exemple dans la manière dont l'Église catholique a intégré la théorie de l’évolution ou l’écologie dans de nouveaux modèles théologiques. La science en général évolue lentement, mais les neurosciences sont différentes : les cartographies du cerveau que nous établissons sont souvent dépassées en quelques années.

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  • PLACEBO : MODE D’EMPLOI ?!

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    Quelle est la part de tout traitement qui relève de l’effet placebo ? La réponse, appuyée sur 15 ans de recherche, vous choquera probablement : au moins 30 à 40% de l’effet positif obtenu dépend intégralement de vos croyances et attentes positives, ainsi que celles de votre médecin.

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  • Pour innover ou trouver des solutions, stimulez votre cerveau spirituel !

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    La créativité est un processus neurologique qui a fait l'objet d'innombrables recherches. Dans une étude publiée récemment, une équipe de Harvard a demandé à des volontaires d'imaginer comment utiliser de manière inhabituelle des objets ordinaires, comme une chaussette, un savon ou un emballage de chewing-gum... L'usage normal tend à s'imposer et, chez les personnes peu créatives, bloque généralement l'émergence d'idées nouvelles.

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